19 octobre 2006
Etes-vous prêts à jouer ?
En surfant sur le site de Zulma, j'ai testé avec plaisir un jeu littéraire particulièrement ingénieux et original, et dont le résultat étonnera votre propre humilité : oui, il y a du génie en chacun de nous ! Oui, il y a en nous, bien au fond, du potentiel pour combiner un petit texte fort, fort sympathique (moi, j'ai trouvé). Et comme je suis enthousiaste, comme j'aime partager, je vous en parle ... telle une puce excitée.
Prêts à jouer ?.. Cliquez ici et lancez-vous sans retenue, lâchez la bride à votre imagination !.. Ainsi, pourrons-nous comparer nos exercices ?.. Je vous donne rendez-vous dimanche pour les comparer ! ... C'est ok ?.. prêts, partez !
Commentaires
Voici mon texte, je l'ai intitulé "ni queue ni tête"!!!"
Sur le chemin du retour, j'ai pris mon crayon afin d'écrire une oraison funebre. Puis, en arrivant, j'ai acheté des fleurs pour mettre sur sa tombe.. Le ciel était à l'orage. En arrivant chez mon père, je me suis fait un thé au jasmin.. Bien calé sur des oreillers, il regardait les peintures que sa mère avait réalisées, et qu'il avait photographié.. Tout en épluchant une orange, il se demandait ce qu'il allait pouvoir en tirer, pour remplir sa boîte à idées..... Grâce à elle, j'appris l'art de la caresse.. En guise de préambule, nous avons réalisé un gâteau. Même si il y avait des grumeaux dans la pâte, le parfum qui sortait du four était délicieux.. La scène s'illumina sur un livre géant et un ciel de tempête.. Un enfant était assis devant un petit déjeuner copieux qui n'avait pas l'air de l'intéresser. Il était agrippé à son doudou, son pouce dans la bouche.. Dans ses yeux, on lisait de la douceur, mais sa tenue était un vrai bazard.. Il y avait même une souris verte dans l'herbe qui lui appartenait !!!! Elle me fit un signe..
Boooooooouh
Ca ne s'affiche pas sur mon écran, je suis dégoûté...
C'est amusant ! je viens de finir mon texte, le résultat est assez surprenant !
hein ça ! ? ...
Amusant et surprenant ! ;-)
Dis-moi Thom, en allant directement sur le site des éditions Zulma, puis en sélectionnant le jeu littéraire, ça passe ou pas ???? tu m'intrigues ...
Pssst, rendez-vous à (plus tard) pour comparer nos textes !!! Pas grave pour Sophie ! ;-)
Les chenilles courbées
Le mélange des parfums emplissait la salle d'une entêtante sensualité. Dans cette salle arrondie , tel le ventre replet de Paris, Jeanne se laissait bercer par la pluie comme un foetus dans le ventre de sa mère... Chacun de ses départ préfigurait une aventure : un chien perdu, un fusil brisé. Mon père était un piètre chasseur, et je m'en réjouissais en silence. Sa lenteur et sa malchance légendaire déréglait même la météo, transformant le soleil californien en innondation russe... Un accident est si vite arrivé au sein de ces vieilles demeures aux serrureries vétuste, et qui verrait dans cette tragédie un meutre déguisé.. Au lieu de ça, il préfèra la suivre hors de l'hôtel du Lac, avançant devant elle telles deux chenilles courbées. Son visage est baigné de larmes, il ne peut contenir son émotion devant les vestiges de son ancêtre.. C'était un homme illustre, fier de ses quatre-vingt printemps et de sa sagesse à toute épreuve. Tandis que son petit Marcel ne se contenterait pas d'en rêver, lui. Il réaliserait son désir d'écriture et laisserait dans la mémoire collective le gôut d'orange amère de ses madeleines. Ces grandes blondes baignées de thé qui pousserait votre mémoire au voyage.
Génial ce jeu. Merci Clarabel !
trop tard...
oh zut, je l'ai fait à midi, mais je n'ai ni imprimé ni sauvegardé le résultat, tant pis, perdu à jamais mon chef d'oeuvre (je vous rassure, vous n'y perdez pas, c'était amusant à faire, mais sans queue ni tête !)
Haem !
Bon allez, j'autorise les fuites ! Impossible d'attendre jusqu'à une date ultérieure ! Copiez - collez vos chefs d'oeuvre littéraires ! ...
Psst, LAURE : je sens bien que tu vas recommencer le jeu, hein !?!!!... ;-)
J'ai fait aussi, mais comme ma copine Laure, c'était très décousu... Je n'aime décidemment pas écrire, en fait, je me régale beaucoup plus en lisant les vôtres ;o))
Ah merci Cuné, on pense tout pareil toutes les 2.
je crois que je vais lâchement pas recommencer le jeu ('achement français ma phrase) pour cause de journée overbookee, de samedi de travail et de dimanche de travail aussi, car on reçoit un conteur, et y a encore mille choses à faire, comme savoir ce qu'on va leur faire à manger et aller faire les courses !!!
Han la la !!!
Vous me faites bien rire toutes les deux, coudes serrés, & Cie... hihihihi !!! :-)
Sandra & Sophie : z'êtes les meilleures !! :-p
hop hop hop, je me decide a laisser un commentaire ! Genial ce jeu ... j'ai adoré et voici mon oeuvre ! Merci Clarabelle de nous avoir trouver ce jeu
En regardant vers la tour, cette tour si sombre a son coeur car elle a vu le drame, je ne put retenir mes larmes. Je me souviens de mon père, de son suicide en direct depuis le haut de cette tour et bizarrement de ce pêcheur qui passait devant moi a ce moment. Pourtant je ne pouvais pas oublier ce que je venais de voir en traversant la foret : une licorne ! Mais qui pourrait croire une histoire pareille ? Personne bien sur ... On me prendrait pour une folle et c'est pour cela que je ne voulais pas en parler à mes amis qui m'attendaient pour fêter ma promotion. Peut être en parlerai-je un jour, quand, seule dans mon salon je déciderai d'écrire mon dernier testament. Tout un monde imaginaire était en phase de création dans ma tête et pourtant rien ne me semblait cohérant. Des corps exquis passaient, se mêlaient sous mes yeux, dans un silence assourdissant. Lui lit son journal et elle regarde une hirondelle picorer les graines sous le chêne. Sont ils amants ? Mariés ? Je les imagine vivant dans une maison aussi muette qu'eux deux. Est ce les humains qui ont déteint sur la maison ou est ce la maison sensée abriter leur amour qui les a rendu muets comme cela ? Elle emportait avec elle toute une famille brisée par un secret trop lourd. La gerbe d'eau me fit penser a une sorcière en colère, allez savoir pourquoi un accident si dramatique amena mon esprit a penser a une sorcière ?
Voilà mon Oeuvre !
Oui je sais... ,)... mais bon, c'est ce texte qui est sorti du "chapeau" !...
Elise était en pleurs. Lui masquait mal sa colère... . Elle vit le livre dépassait de la poche de sa veste en tweed. Elle sut tout de suite la vérité. Je l'ai tout de suite su, dès le premier regard échangé. Cétait lundi dernier au restaurant, nous venions de finir de dîner.. Il buvait un whisky, le regard perdu dans le vague. Quand je me penchais pour l'embrasser, je reconnus son parfum "Jicky" autrefois si familier, j'en eus presque les larmes aux yeux. Une vague odeur de cigarette me fit portant détourner la tête, elle était là. Elle était là et je ne l'avais pas vue. Elle, toujours aussi violemment femme, toujours aussi séduisante avec ce sourire carnassier au coin des lèvres. Je me sentis défaillir.. Voilà la réflexion que je me suis fait en descendant du train mardi dans cette gare cafardeuse. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis senti léger, léger.. Je suis allé acheter des cigarettes au bar, une petite poupée me fit penser à Martha, je l'achetais aussi, elle compléterai sa collection.. La pluie fouettait les fenêtres, c'est idiot mais je me suis dit que j'aurais dû prendre mes bottes en caoutchouc. Je me préparai un thé et m'avachis dans le veix canapé en en attendant qu'elle rentre.. C'était la lettre qu'elle lui avait envoyé quelques jours auparavant. Mais mon Dieu, comme il pouvait avoir l'air niais quand il lui souriait comme ça avec cet air gentil !. Le Setter anglais se mit à gémir, comme s'il entendait quelque chose, là bas dans le lointain... Martin poussa un soupir et reprit un scones. Elle n'arriverait donc jamais !.
pas mal Arsenik
ah oui vraiment, je le trouve pas mal du tout ton texte... !
merci Lily, j'en rougi ...
je l'ai mis sur mon blog en grassouillant les mots clés que j'avais entré dans le générateur
mais je pense que je vais me le refaire ou bien essayer le continuer celui-ci ... selon ma forme ce week end !
Félicitations !
Je constate qu'on s'amuse bien, hein !???!!! ;-)
A mon tour !
La solitude du départ
Le samedi soir, le restaurant était plein à craquer de gens qui se vidaient de leur semaine en remplissant leurs verres. L'ombre tachait les nappes là où le soleil ne pouvait pas l'effacer. Sous la table je dissimulais ma valise trop lourde remplie de livres.
Ce que j'ai à vous écrire est difficile mais ne m'en veuillez pas de déposer cette histoire entre vos mains, je ne vois pas chez qui d'autre je pourrais le faire. Heureusement que le réveil à sonné car je n'avais pas entendu l'appel extérieur. En ouvrant mes fenêtres la montagne au loin me faisait penser à l'écran de veille sur mon ordinateur..
On voyait très bien ses petits yeux jaunes à l'étroite pupille noire, et sa langue fourchue qui faisait l'aller-retour dans sa bouche avec la régularité d'un métronome. L'éclair est venue éclairer la pièce suivit du tonnerre son rival à jamais. J'étais assise à la table la tête encore pleine de ses souvenirs à jamais perdus.
A l'époque, je n'avais pas bien compris comment ces deux images si contradictoires pouvaient cohabiter. C'est à cause de cette folie que j'ai tant manqué de douceur.. Il n'y avait personne en salle, je restais seule les bras croisés enfoncée dans mon canapé..
Merci pour cette idée géniale. C'est un excellent exercice d'écriture. En ce qui me concerne, le résultat n'était pas terrible, vraiment sans queue ni tête.
Bon...voilà quand même mon résultat :
"Il décida de faire le voyage pour me rejoindre. Son imagination fertile lui faisait craindre le pire pour moi.. Il emporta une photo de grand format de mon frère. Il avait la phobie des hôpitaux mais la surmonta pour venir me voir.. Je fis ensuite un séjour en maison de repos. C'est là que ma cousine m'envoya une boîte de chocolats.. L'impression de solitude qu'elle me donnait me rappelait la maison de mon père dans le hameau de son enfance.. Elle saisit le papier et mis les cadeaux entre les mains de sa soeur. Celles-ci comportaient des lignes de vie droite et claires. Les cadeaux venaient de deux couples d'amis.. "En votre âme et conscience, je vous demanderai de garder le secret le plus strict," dit-il d'une voix mal assurée. Derrière lui se tenaient quelques animaux dont une vache et un cochon. Il peut être lié à une souffrance que peut parfois provoquer un excès de liberté.. C'est ainsi qu'Hubert cassa le pare-brise de sa voiture en décrivant un cercle."
J'ai joué et je me suis bien amusée mais mon etxte (pas fameux) est en outre rempli d'esperluettes intempestives !
Merci ...
... Florinette, Clarinette et Cathulu ! ... Le résultat est souvent amusant, vous ne trouvez pas !? Sans queue ni tête, oui. Mais époustouflant ! ;-))
J'enrage !
J'ai fait une fausse manip et j'ai perdu ce chef d'oeuvre !
Je dois de la même espèce que Cuné et Laure :-))))
Ah ! Ca m'a bien détendu tout ça, même si au début j'avais du mal avec les consignes (j'ai la tête en vrac...)
Voilà mon chef d'oeuvre :D
Une histoire étrange ...
La clef de la chambre était dans sa main. La ferme était silencieuse. Elle savait que tant que la chambre restait fermée, elle serait à l'abri d'une catastrophe. "La foudre ne pourra plus m'atteindre", pensa-t-elle. J'ai fait une rencontre décisive. Si j'avais fait preuve de paresse, je n'aurais jamais trouvé ce vieux carnet. Je l'ai trouvé dans une vieille malle ; c'est le journal d'une femme qui a vécu au début du XXème siècle. Il narre une histoire d'un autre temps. On dirait qu'un fantôme vous rend visite. Alors, dans le dédale de sa mémoire, une porte longtemps fermée à clef s'est ouverte et tout est devenu clair dans son esprit. Elle se souvint combien l'odeur de l'herbe coupée rendait fou le chien de la voisine. C'était il y a bien longtemps, à l'époque des faits. Mais, si tel est son désir, je ne dirai rien. Chaque homme a le droit de rester dans la nuit. Toute rencontre inédite est comme une naissance.
Comme Ars', je pense reprendre tout ça et je vais le mettre sur mon blog. D'ailleurs, je pense rejouer bientôt et même acheter le bouquin (cher et volumineux) de HH (voire, attendre Noël ; ce serait un beau cadeau, non ?)
Bref, merci Clara :)
Argh !! Il y a une horrible faute d'orthographe !!! :((( "temps que ..." *méga honte*
Quoique non ... Quand je dis que j'ai la tête en vrac, ce n'est pas un euphémisme ;(
Ce n'est pas grave du tout, Flo !
Et puis si tu es fatiguée, hein, tu n'as pas d'excuses à présenter ! Et cela arrive à tout le monde ! ;-)
Moi aussi j'ai trouvé ce jeu complètement addictif, on a envie de recommencer une autre fois, et c'est dommage un peu car la "magie" du début s'est un peu émoussée... la triche n'est pas loin ! ... :-p Bah c'est amusant tout plein ! Moi aussi j'ai demandé au Père Noël le livre de Hubert Haddad (en plus de la Nintendo DS Lite.. mais ça, qui ne le sait pas ENCORE !?!!)...
Merci pour nous avoir tous tenté de faire le jeu Clarabel !! Je l'ai relayé aussi sur mon site, et voici quel fût le résultat de ce petit divertissement 'littéraire' :
"Etendue sur une longue natte à même la terre, elle ne parlait plus. Seuls ses yeux pétillaient toujours en fixant mes mollets. Le claquement de la portière avant m'indiqua que le chauffeur venait d'arriver à l'instant. Il m'attendrait... La sonnerie retentit de longues secondes, je la laissais tinter, refusant de détourner mes yeux du soleil qui irradiait le banc face à moi. Quand les vents du Nord se lèveraient, la pluie ne serait plus très loin, il fallait fermer la porte du jardin. Malgré tout, l'épaisse fumée habituelle ne masquait pas la pleine lune de ce soir-là. Les ordures brûlaient, les marmites cuisaient le repas du dîner, les filles pilaient l'igname. Tout à coup, on entendit les sanglots bruyants de la vieille femme. Tous cessèrent de mâcher leur poisson, tout bruit cessa. Ils refusèrent les oranges épluchées de la jeune marchande ambulante. Comme eux, je tendis l'oreille.... Par la fenêtre ouverte, l'arbre semblait lui faire de douces promesses de l'au-delà.. La femme du marché passa près de la chambre, en longeant le mur. Elle aperçut le corps étendu et eut un regard surpris."
rhooo
tu ne vas pas me croire, mais c'est seulement maintenant que je vois ton post ! j'en ai parlé ce matin sur Fig Tree !! je te mets ma prose et fais un lien sur ton blog fissa.
biz
""Mais c'est elle qui a décidé de poser la main sur moi. Comme ça. Son baiser furtif était frais et mouillé comme la rosée du matin. Un peu de salive, un peu d'humidité ont eu raison du billet mystérieux. J'ai cru lire les mots '' Tu es le soleil noir dans mon lit."Sommeil ? Rêve ? Les deux ? Etions-nous en eau douce ou dans des draps parfumés ? Avec la même douceur exquise qu'un baiser, une caresse. Autour de son cou pendait une perle grise qui avait les reflets d'une étrange lune. Je ne parvenais pas à voir son visage, à comprendre si elle esquissait un sourire, ou un soupir. Son expression à l'aube me revenait comme une chanson triste qui ne vous quitte plus."
*sourire*
hihihi ! c'est bien parce que tu es fort occupée dans "ta chambre à toi" que je t'excuse, ma grande ! ... :-D
that's right
et dans cette petite chambre there is no internet ! :))))

