encore"J'avais prévu de ne plus parler de cette boîte, je croyais en avoir fini avec cette époque, et puis j'entends Joy inside my tears et tout revient." Et la narratrice s'emballe, le coeur exalté, pleine du souvenir et des émotions lâchées par cette chanson de Stevie Wonder. Hymne à la vie, hymne à l'amour, ce petit texte écrit par Anna Rozen est un défouloir, l'ôde à la jeunesse vibrante, un cri d'amour aussi.

La chanson de Stevie Wonder a une première fin qui survient à trois minutes, et puis trois autres bonnes minutes dodues s'enchaînent, "ça n'est plus du rab, c'est carrément une énorme prime, un bis, de la gourmandise. Stevie Wonder s'étire, et moi avec. Il ne veut pas que ça s'arrête, moi non plus." Parce que, dans le fond, écouter en boucle cette chanson n'est pas un acte anodin pour la jeune femme. Cela la berce, la ramène à ses errances, à ses balades nocturnes, à son besoin de sexe, à se dire que c'est triste, et beau, et joyeux ! C'est un rapport avec le corps de l'autre, par la danse, par l'amour aussi.

Cette collection publiée par Naïve est honnêtement un régal. Je continue d'explorer leur catalogue, à lire ces textes bourrés de saveur, où se mêlent le goût de la musique à la magie des mots. Encore !

Naïve