15/05/07

La femme interdite - Delphine de Malherbe

femme_interditeLa femme interdite s'appelle Lila. Elle a 24 ans et partage sa vie avec Serge, âgé de 55 ans. Mais Lila a un problème : elle souffre de vaginisme, l'impuissance féminine. Son corps se crispe dès qu'on l'approche. Son corps est vierge, la jeune femme, elle, est pourtant brisée.
Sa relation avec Serge semble à bout de souffle, mettant ces deux amants face à une liaison stérile et qui les dérange de plus en plus. Décidée d'en guérir, Lila consulte un énième médecin, mais son couple n'est-il pas déjà perdu ?
En voici un roman pudique sur un thème dont on lève très rarement le voile à son propos. Et pourtant les corps impénétrables, ça existe mais on n'en parle guère, et ça bouleverse car : Comment aimer lorsque le corps s'y refuse ? Se ferme ?
Très surprenant, ce roman de Delphine de Malherbe décide de briser la loi du silence. De manière enlevée, pour mieux masquer l'émotion et les angoisses, elle décide donc de retracer ce parcours avec heurts et déboires, son amour pour un homme épuisé et son chemin vers la guérison.
Jamais de mélancolie, un peu d'ironie, beaucoup d'humour et de dérision, bref le style est fin et s'apprécie. J'ai toutefois pensé que ce "roman" aurait pu se soulager de quelques passages qui pèsent et alourdissent le rythme de lecture.
Sans quoi, pas mal. Sujet étonnant, à découvrir quoi !

JC Lattès - 265 pages / Janvier 2006.  A LIRE : lu / lu  ** Découvrez aussi le MySpace de Delphine de Malherbe !

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L'amour vient en dansant (1941)

amour_dansantMartin Cortland (Robert Benchley), le directeur d’un grand cabaret, est très sensible au charme de ses danseuses. Amoureux de sa nouvelle recrue, Sheila (Rita Hayworth), il lui achète un magnifique bracelet de diamant. Mais Sheila est nettement plus intéressée par le meneur de revue de Cortland, Robert Curtis (Fred Astaire), qui danse si bien. Aussi, lorsque Cortland lui offre le braclet, est-elle soulagée de voir débarquer la femme de celui-ci (Frieda Inescort).

(La suite)

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14/05/07

L'Aventure de Mme Muir (1947)

mrs_muir_4Dernière mise à jour :

Au début du siècle à Londres, Lucy Muir, jeune et belle veuve, quitte sa belle-famille pour aller vivre au bord de la mer avec sa fille et sa servante. Lucy loue un cottage qu’on dit hanté par le fantôme du capitaine Gregg. Il l’est en effet et apparaît à Lucy qui, loin d’être terrorisée, lui voue au contraire une grande tendresse malgré son caractère frustre et bougon.

(La suite)

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Piazza Bucarest - Jens Christian Grondahl

piazza_bucarestIl est bien difficile de parler de ce livre, de son histoire et de la résumer. C'est emmêlé, fils et intrigues forment une tresse, et c'est un casse-tête d'entreprendre de les désentortiller !
On pourrait donc dire que l'histoire commence par l'arrivée d'une lettre postée de Roumanie, envoyée à Copenhague et adressée à une certaine Elena. C'est le narrateur qui la réceptionne, et il s'interroge. Car Elena est la deuxième femme qu'a épousé son beau-père, quelques années après son divorce avec la mère de celui-ci. Mais Elena aussi est partie et a quitté Scott en lui laissant un simple mot, sans explications.
Désormais retourné dans son pays natal, Scott vit seul avec ses fantômes et son passé embrumé. La lettre de Roumanie est une invitation à plonger dans le temps et les souvenirs. N'étant pas prolixe, l'homme raconte cette partie de son existence qui a conduit le photographe à faire un reportage à Bucarest. Il avait une quarantaine d'années, il ne pensait pas tomber amoureux de cette jeune fille de vingt-deux ans, Elena.
Même s'il se doutait qu'elle ne l'aimait pas, il lui a proposé le mariage pour fuir le pays de Ceausescu.
On pourrait presque décomposer le roman, tant le narrateur est le rapporteur de deux histoires assez distinctes et que seule une lettre sert de trait d'union. Troublant, donc. Mais captivant !
JC Grondahl écrit à un moment : "Raconter n'est pas seulement conserver des souvenirs, mais aussi en éliminer." Et c'est justement ce qui fait la marque de l'écrivain danois. C'est un mélancolique, un puriste de la nostalgie et du temps passé. Son style est lent, élégant et cultive les mystères. Sa mise en scène semble parfois empesée, mais jamais bien longtemps (ici, il faut donc dépasser les 30 premières pages). Ses personnages ont peu de relief, peu de charisme, pourtant leurs histoires nous captivent. "Il n'est pas ici question d'une histoire sensationnelle. C'est juste une de ces histoires qui, vues de l'extérieur, semblent parfaitement banales, la manière dont se façonne une vie. (...) Une histoire tout à fait ordinaire, avec ses pas et ses passages lents ou brusques, avec ses lacunes, ses creux et ses vides obscurs et inconnus qui la font avancer ou déraper."
"Piazza Bucarest" est un roman admirable, incroyablement bien écrit, et qui vous parle donc de la vie d'hommes et de femmes qui se sont croisés, un peu aimés, jamais compris, puis quittés sans chercher à retenir, conservant des plaies béantes. Remarquable, oui.

Gallimard, 180 pages.  Janvier 2007

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13/05/07

Salles Obscures

Les films Classiques sont toujours très présents dans ma vie. J'en parle moins parce que je réfléchissais à une autre solution de "présentation" ... Mes dernières séances continuent donc, à cette adresse :

salles_obscures_3

Salles Obscures

adorable_voisine_2Dernière mise à jour :

L'adorable voisine - film réalisé par Richard Quine en 1958.

Avec James Stewart & Kim Novak.

Propriétaire d’une boutique d’objets d’art dans Greenwich Village, Gillian (Kim Novak) est une sorcière moderne, jolie et sexy, mais terriblement seule. Elle s’ennuie, tout en se désespérant de ne pas être une femme comme les autres. Le jour où elle apprend que son charmant voisin de palier (James Stewart) est sur le point de se marier, elle décide de le séduire en lui jetant un sort…

(La suite)

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Comme si vous y étiez !

Donc hier soir, samedi 12 mai 2007, avait lieu le célébrissime concours de l'Eurovision en direct de Helsinki ... Oui, ok j'ai loupé l'émission, juste saisi les résultats (et encore !) je me suis endormie avant la fin ! C'est en écoutant la radio ce matin que j'ai appris le pays gagnant : la Serbie qui participait pour la 1ère fois avec cette chanson (attention, moi je n'aime pas !)

On a frôlé ceci :

C'était, certes, beaucoup plus drôle et déjanté ... mais bon, nous voici désormais en connaissance du prometteur "Dancing Lasha Tumbaï". A suivre !!!

Vient ensuite le groupe des bombasses russes ...

Mouaip...

Voyons du côté des Turcs qui a eu l'honneur des 12 points par le public français ! !

Dommage pour The Krazy Mess Groovers qui représentaient la Belgique mais n'ont pas été qualifiés pour la finale !!! J'aimais bien, moi !

Et même nos petits français, Les Fatals Picards, n'ont pas remporté l'adhésion des européens ... c'est affligeant !

Ce qui prouve que l'Eurovision, c'est superbement kitsch ! Les grands gagnants ne sont pas forcément les plus brillants (ces résultats vous le prouvent !). Tant pis pour les millions d'européens, vous loupez de grands moments. Sur ce, tous en choeur :  Et je cours, je cours, je cours, I've lost l'amour, l'amour, l'amour
Je suis perdu, here without you, and I’m crazy, seul à Paris
Je tu le manque, sans toi I can't, et sous la pluie, I feel sorry
Champs Elysées, alone, la nuit, le Moulin Rouge, I feel guilty  (...)

Autre consolation ... HS :

Parce que mes soeurs savent très bien que si j'avais eu un garçon, je l'aurais prénommé ... Elvis !  :)

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12/05/07

Samedi, c'est shopping !

Un samedi de mai, où la météo annonce un temps mi-figue, mi-raisin ... à part lire, que faire ? Du shopping ! J'ai bien compris ! Alors j'ai d'abord commencé à  cliquer comme une malade sur le net parce que la princesse de la maison a littéralement craqué pour ...

fauteuil_capitonne_enfantUn fauteuil capitonné exprès pour enfant !  Elle a vraiment craqué. De joie, ses yeux ont brillé et elle a versé quelques larmes ! Comment résister ? Mais comme je suis une consommatrice raisonnable (haem, haem), j'ai d'abord voulu me renseigner sur le prix et vérifier un peu s'il n'y avait pas moins cher ailleurs.

J'ai eu beau fouiller et farfouiller - non ! tout était à des prix honteusement indécents ! Heureusement le site le propose en promotion à 30% , la facture m'a semblé moins amère et finalement fort convenable !

Et puis, à bien y réfléchir, Miss C. nous demandait aussi un piano ! ... Quitte à choisir, nous avons opté pour ce sympathique petit fauteil. Attendons maintenant de le voir en VRAI ! :/

La nouvelle chambre de Miss C. est toujours dans le bazar. Les travaux n'en finissent pas, celles qui me connaissent m'entendent seriner depuis des mois "mes livres sont dans des cartons, mes meubles traînent, les vêtements s'empilent dans tous les coins, plus la place pour fourrer mes livres non plus ... ". Point de transition tout à fait opportuniste, nous en profitons pour présenter ce livre :

grand_desordre_kitty_crowther

Le Grand désordre, par Kitty Crowther !

Sans blague. C'est un album formidable qui raconte la vie en désordre d'Emilienne qui vit seule avec son chat Daguerréotype (!) quand soudain la visite de son amie Sylvania la met devant le fait accompli : trop de désordre ici, il faut ranger !

Les jours vont passer, mais Emilienne garde le bon cap. Tranquillement, sans s'énerver ... peut-être arrivera-t-elle à un semblant de quelque chose ?

J'ai bien aimé le passage du rangement des livres :

"Bon alors, je commence à rassembler les livres, ceux avec les images d'un côté et ceux où il n'y en a pas de l'autre. Ceux-là, je les mets sur l'étagère la plus haute. Avant de les placer, avec un chiffon doux, je les caresse un à un, cela prend du temps... Mais est-ce que cela ne prend pas encore plus de temps d'écrire ? Quelle énergie dans les livres !

grand_desordre_extrait_4La poussière se détache toute seule. Les livres dont les couvertures me plaisent, je les garde près de mon lit, pour les regarder longtemps. Les images que je préfère sont celles où je ne comprends pas grand-chose, mais, à force de les déchiffrer, je finis par leur donner un sens. Celles qui sont les plus mystérieuses m'attirent. "

Lorsque Daguerréotype revient enfin, Emilienne s'est endormie au milieu des livres éparpillés ici et là.

Ah ! j'aime beaucoup ce livre. Il parle notamment de la place des objets dans nos vies, leur importance (pour moi qui suis horriblement matérialiste) et notre attachement à ce qu'ils représentent, aux souvenirs auxquels ils se rapportent... Je crois que j'en reparlerai, car il mérite qu'on s'y attarde. Pour nous surtout, il nous raconte une histoire belle et envoûtante.

A suivre, donc...

Parce qu'une journée de shopping ne se résume pas à traîner sur le net pour trouver la bonne affaire, elle consiste également à traîner ses talons sur les pavés de la ville normande où je vis.

shopping

Moi je vous le dis : ça use ! Heureusement, dans ma boîte aux lettres, m'attendait un joli (et gros !) paquet :

MafaldaMafalda ... l'intégrale !  575 pages de bonheur, proposé à un prix intéressant pendant le Festival des prix - (bien sûr) impossible de résister !

Voici un appétissant point de vue (qui n'est pas de moi, mais que je partage !) : On y retrouve avec toujours autant de plaisir toute l'oeuvre de Quino. Mafalda, née en 1964, est rapidement rejoint par sa bande de copains et par son frère Guille. Malgré les 40 années qui nous séparent de son enfance, ses réflexions, ses revendications, ses désillusions et ses contestations n'ont pas pris une ride. Mafalda commente toujours l'actualité de notre société, peu importe l'époque, le pays et le gouvernement, elle vise juste et appuie où ça fait mal. Très proche des Peanuts de Schulz dont Quino avoue s'être inspiré, Mafalda est plus engagée, plus à gauche et plus râleuse que Charlie Brown et sa bande. Cette intégrale est enrichie de dessins inédits et de strips censurés.

Pour ceux qui ne connaissent pas, je le conseille fortement !

Avant de boucler ce billet fleuve et frivole, je signale à mes camarades du Swap Littérature Jeunesse que j'ai osé pénétrer dans une librairie quepourlajeunesse cette après-midi ET j'ai noté, noté, noté pas mal de références ! Va falloir trier maintenant !

Allez bonne nuit pour ceux qui s'y préparent et bonne journée pour ceux qui la prennent à bras-le-corps !

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Mariés, pères de famille ~ Tatiana de Rosnay

L'auteur nous met en garde: l'époux est une espèce à surveiller scrupuleusement ! Celles qui se sentent en sécurité et sûres d'elles, eh bien méfiez-vous !! Qu'ils soient bons pères de famille, maris exquis et charmants, tous succombent au démon de midi. L'âge n'a pas d'importance, la situation sociale non plus. Dans son recueil de nouvelles, Tatiana de Rosnay brosse le portrait de couples confrontés à l'adultère. Son message est clair : il n'y a plus de morale, les maris trompent leurs femmes, sans exception.
Fichtre ! Autant en ricaner, plutôt qu'avoir des frissons dans le dos !.. Onze nouvelles pimentent "Mariés, pères de famille" (roman d'adultères). Onze histoires placées sous le signe de l'humour grinçant et sur la dérision. Interrogée, l'auteur s'explique: "Une dizaine de femmes découvrent qu'elles sont trompées. Leurs points communs : elles sont jeunes, 30 ans, sont mariées depuis moins de 10 ans, et ont des enfants. Sinon, elles sont toutes différentes, par leur milieu social, leur métier, et surtout leur façon de réagir à l'adultère de leur mari. C'est cette réaction qui m'a intéressée et qui constitue le pivot du livre."
C'est finement écrit, analysé et conduit. Amenées par de pertinentes citations, toutes les histoires laissent un goût doux-amer. Souvent prévisibles et cocasses, les nouvelles de "Mariés, pères de famille" restent effarantes. Un cauchemar pour certaines, un bon plan de rigolade pour d'autres. C'est un livre qu'il est préférable de lire au lieu d'en être acteur !

mai 2004
Merci l'auteur pour ce cadeau.

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La ballade de Lola ~ Xavier Houssin

Trop court mais chargé d'émotion brute, "La ballade de Lola" donne la parole à un papa dont la petite fille a brutalement disparu sur le chemin de l'école. Un matin, comme ça... Sans traces, sans indices, sans témoins. Une petite fille de neuf ans disparaît de la vie de ceux qui l'aiment à moins de deux cents mètres du domicile.

Sous forme d'une marelle, ce père retrace son désir d'enfant, la naissance de la petite Lola et les années qui ont suivi jusqu'à ce matin maudit et tragique. Laissant seuls deux parents inconsolables, mortifiés et forcément qui vont se déchirer.

Xavier Houssin nous dépeint avec une très grande justesse la douleur d'un père, le chagrin des parents qui perdent un enfant soudainement, et puis le silence, l'attente, l'envie de comprendre et d'accuser. "La ballade de Lola" est un petit roman de seulement 75 pages qui déverse une émotion foudroyante. Comment se relever d'une telle détresse, d'un tel désarroi ?..
C'est beau et grave. D'une effroyable justesse. "La ballade de Lola" laisse une trace indélébile chez le lecteur.

mai 2004

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11/05/07

Ce qu'en dit James - Dominique Schneidre

ce_qu_en_dit_jamesComment faire avec une toiture délabrée, un âge certain, un genou qui lâche, un compte en banque à découvert et une riche bibliothèque ? Demander conseil à des auteurs éclairés. Après tout, ils sont là pour leur imagination !
Alice est une septuagénaire attachante, charmante et pétillante. Face à son problème de toit qui fuit, elle décide de se tourner vers ses auteurs qui vivent à ses côtés dans sa petite maison, intervenant de ci, de là, posant une assiette de fromage sur la table avant de réprimander la dame qui ne cesse de s'aplatir, "Tolstoï fronçait les sourcils et arpentait le seuil de la cheminée comme si c'était la steppe russe, les mains croisées dans le dos" ou "Avec James, il est prudent de ne pas insister. Nos relations étaient un peu tendues depuis quelques jours".
Dominique Schneidre convie dans son histoire des écrivains illustres, depuis Kipling, Shakespeare, Henry James, Edith Wharton ou Lewis Carroll et leur donne la parole dans un étrange mais assez jouissif échange avec l'héroïne Alice. Une invraisemblable relation s'est établie dans ce foyer, une folie douce mais réconfortante, très stable aux yeux des milliers de lecteurs qui se reconnaîtront en Alice, "Abandonner mes livres si longtemps me déstabilisait. Il en est ainsi à chaque visite de Basile. Il prend toute la place. (...) Mon lien avec les livres se distend et je me mets à vivre comme s'ils n'étaient plus qu'un décor, je leur bats froid et donne aux gens la première place. Quand je suis seule, tout est plus facile."
Les allusions ne manquent pas "les livres sont des bouées de sauvetage que seule ma grand-mère avait su me faire laisser sur le sable" et ne peuvent laisser insensibles, "Alice, vous qui vivez dans les livres, vous ne voudriez pas trouver quelque chose de beau à lire à la messe ?".
"Je ne sais pas si c'était une bonne façon d'équilibrer les relations avec Tolstoï... Soyons franche, quand je suis gaie, je n'ai pas envie d'avoir à m'en justifier auprès de lui. Léon Daudet, Lewis Carroll, Thomas Bernhard, Tchekhov ou Proust, voilà de bons compagnons ! Peut-être Mark Twain, à qui je n'avais pas fait signe depuis longtemps..."
Lancé par une ouverture primesautière, le roman poursuit son chemin vers des sentiers plus nostalgiques, vers l'enfance, le fils Basile et les amours perdues. Le problème du toit demeure en filigrane, leitmotiv des digressions d'Alice, mais les têtes-à-têtes avec les auteurs sont les plus intriguants, les dialogues, les interventions judicieuses et savantes, bref on ne demande que ça !
Délicieuse balade parmi les livres, aux côtés des écrivains qui nous hantent et des êtres de papier qui sont les compagnons fidèles des grands lecteurs, "Ce qu'en dit James" est un roman original et tendre, drôle et spirituel, truffé d'une érudition qui n'écrase pas mais vous transporte... Ce roman se déguste ! "Buvons à notre imagination plutôt qu'à nos souvenirs."

Seuil, 174 pages / Février 2007.

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