orphelins_baudelaire_la_totaleLes aventures des Orphelins Baudelaire se résument en l'annonce tragique de la mort des parents des enfants, de l'incendie de leur maison, de l'adoption par un sinistre Comte Olaf qui veut dilapider leur fortune.. Les trois Baudelaire vont avoir recours à leur esprit imaginatif, inventif et ingénieux pour se sortir de cette guigne. C'est ce qui est particulièrement captivant dans cette série : l'auteur ne nous plonge pas dans un univers surréaliste ou magique, au contraire on se rapproche davantage de Tim Burton et de la Famille Adams par l'esprit glauque et sinistre de bout en bout. Ambiance sombre et grotesque comme il n'est pas permis ! L'auteur Lemony Snicket va se révéler un personnage dans cette histoire, pour commencer il est le narrateur qui interpelle son lecteur, plus tard il en déballera davantage ! Les promesses sont à venir, il faut persévérer jusqu'au tome 5 (oui, c'est un peu long) pour s'embarquer dans une folle aventure palpitante ! Mais le début est annonciateur de terribles et terrifiants augures ...

 

Voilà, j'ai commencé cette série en décembre 2004 et je la termine en juin 2007. Voici mon avis sur le dernier tome :

Autant le dire de suite : j'ai été très déçue par ce 13ème volume de la Série ! Entre le sentiment de frustration, d'incompréhension et de lassitude, j'avoue avoir été balancée par une foultitude d'émotions. Il m'est cependant difficile de prétendre avoir autant aimé que les tomes précédents, non !
Je me posais la question si justement l'attente n'avait pas trop exacerbé mon envie et râpé mon enthousiasme ! ? Puisque c'est généralement très difficile de mettre un point final à une production fructifiante, de la part du lecteur et de l'auteur. Mais Lemony Snicket donne franchement l'impression de broder du vide, de tartiner du blabla et de revenir sans cesse sur des faits survenus dans le passé, un peu pour faire le point et pour rappeler les désastreuses aventures des orphelins.
baudelaire_13Dans ce Tome 13, Violette, Klaus et Prunille échouent sur une île après une terrible tempête en mer. Ils rencontrent une étrange communauté d'hommes et de femmes vêtus de blanc et qui rejettent toute possession matérielle, au nom des prêches de leur grand Facilitateur, un dénommé Ishmael. Et pour la première fois, le comte Olaf ne parvient pas à duper les îliens et se retrouve mis en cage pour crimes et agissements illicites !
L'idée était bonne, pourtant rien n'est creusé. Et les énigmes lancées depuis les derniers tomes ne trouvent hélas guère de réponses concrètes dans ce dernier volume. Tout semble dix fois plus philosophique, Lemony Snicket étale d'ailleurs une théorie confondante sur le mot "fin"... C'est déconcertant.
Je suis donc déçue. Ce tome 13, qui clôt une série assez longue, n'offre aucune apothéose, bien loin de là ! Et la frustration menace de poindre chez tous les fans !

Pour connaître mes résumés sur les 12 tomes précédents, cliquez ici !

Nathan, 234 pages. Traduit de l'anglais par Rose Marie Vassalo. Illustrations de Brett Hellquist.