23/09/07

Le canapé rouge - Michèle Lesbre

canape_rougeAnne, la narratrice, voyage dans le transsibérien pour rejoindre son amant de toujours, Gyl, qui n'a plus donné de nouvelles depuis quelques mois. En quittant Paris, Anne a dit au revoir à Clémence Barrot, une dame âgée et sa voisine du dessous, avec laquelle Anne passait de longues heures à lire et parler des amours perdues.
Et c'était sur le canapé rouge que s'étiraient ces instants précieux.
Pleine d'espoir, folle d'attentes mais tournée sur son passé, Anne va se questionner, perdue dans ses livres, sur le sens de son entreprise, et comprendre la portée de ce voyage qui va la ramener à la vie, celle qu'elle n'attendait plus.
« Au fond, cela n'avait pas vraiment d'importance, ce qui comptait c'était la rencontre, l'instant fugace, cette sorte de hasard heureux qu'offre le voyage. Les mots n'ont plus la même valeur et même leur absence provoque de salutaires dérives. »
Michèle Lesbre a une écriture lumineuse dans un roman où, finalement, il ne se passe pas grand-chose. L'essentiel se trouve dans le fond, le style, la beauté des mots et l'introspection. Il faut savoir être sensible à cette fugacité, à saisir les petites perles pour savourer cette lecture. Concrètement, c'est une histoire de rencontres, de souvenirs et de désir. Il n'y a aucune tristesse derrière toute la mélancolie inhérente aux réminiscences, tout est sauvé par l'écriture pure, limpide et pleine de charme.
Encore une fois, Michèle Lesbre a su me combler au-delà de tous les mots !

Sabine Wespieser Editeur - 150 pages  / Août 2007.

** Rentrée Littéraire 2007 **

Les avis de Cathe ; la librairie Caractères ; Tatiana    (... à compléter si j'ai oublié des références !!!)

extrait de la présentation de l'éditeur : À la faveur des rencontres dans le train et sur les quais, des paysages qui défilent et aussi de ses lectures, elle laisse vagabonder ses pensées, qui la renvoient sans cesse à la vieille dame qu’elle a laissée à Paris. Clémence Barrot doit l’attendre sur son canapé rouge, au fond de l’appartement d’où elle ne sort plus guère. Elle brûle sans doute de connaître la suite des aventures d’Olympe de Gouges, auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, de Marion du Faouët qui, à la tête de sa troupe de brigands, redistribuait aux miséreux le fruit de ses rapines, et surtout de Milena Jesenská qui avait traversé la Moldau à la nage pour ne pas laisser attendre son amant. Autour du destin de ces femmes libres, courageuses et rebelles, dont Anne lisait la vie à l’ancienne modiste, une belle complicité s’est tissée, faite de confidences et de souvenirs partagés. (...)

Posté par clarabel76 à 12:15:00 - - Commentaires [30] - Permalien [#]