05 janvier 2008
Janvier, mois des étrennes !
Et des sorties en format poche ... pour tous les goûts ! (Comme d'habitude, je n'évoque que les livres que j'ai personnellement lus !)
Carla on my mind, Cyril Montana : Une nouvelle fois, pas facile d'entrer dans l'histoire de Cyril Montana - on y saute à pieds joints et, instantanément, on se sent largué. Tout comme le héros débonnaire et réfractaire de ce roman. Un jeune parisien, tout ce qu'il y a de plus contemporain et caractéristique à son époque. Débauché et déprimé, speedé et floué, il sort d'une relation mal décatie. La source de son mal : Carla, "moitié beur, moitié italienne. Des grands yeux noirs, un charme incroyable et une tendance très nette à vouloir masquer sa féminité". Ces deux-là s'aiment, mais mal. Leur relation connaît des hauts et des bas, surtout des bas. Et cette fois-ci, la rupture semble franche et durable. Or, pas facile d'avaler la pilule et de consommer l'absence de sa dulcinée. Donc, pour tenter de l'effacer de son disque dur, il entreprend plusieurs magouilles, dont s'inscrire à un club de rencontres sur internet. Mais les cyber-liaisons sont autant d'épisodes cocasses et saugrenus qui peuplent la série de déconfitures qui sont le lot quotidien du jeune héros. Que ce soit au boulot, avec sa colocataire ou au coeur du métro parisien, le narrateur rame sec. Même s'il s'échine à voler des vélos, il n'en sort pas moins qu'il pédale dans la semoule !
Pour la grande littérature, on repassera. "Carla on my mind" équivaut à du pur divertissement, avec un langage et un style très modernes, une tonalité à faire jeune et branché envers et contre tout. Les séquences sexe et drogues côtoient les épisodes d'amertume et déconfiture, à croire que ce soit indissociable. C'est juste ce que je trouve reprochable : la tendance trop facile à parler cru. Pourtant, comme pour "Malabar trip", j'aime beaucoup, je trouve que la lecture est agréable, plaisante et drôle, malgré tout. * J'ai Lu, 4.20 € *
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Une fenêtre sur l'Hudson, Brian Morton : Nora, une jeune nouvelliste de trente-cinq ans, a cessé d'écrire. Ses textes, inspirés des expériences de ses proches, lui ont valu de se brouiller avec eux. Pourtant, elle ne peut se résoudre à renoncer à sa vocation. Un soir d'insomnie, elle appelle le seul être qui puisse la comprendre : Isaac, l'homme qu'elle a quitté cinq ans auparavant. Ce dernier, photographe, traverse lui aussi une crise : il a perdu l'inspiration. Aussitôt renaît leur ancienne complicité, et avec elle son lot de doutes et de peurs.
Brian Morton vient de signer un roman à la fois simple et prenant. C'est une histoire de sentiments, de rapprochements entre deux êtres qui pensaient être faits l'un pour l'autre. Les obstacles pour leur belle idylle sont d'ordre artistique, ils sont tous deux au pied du mur et l'essor de Nora fait vaciller le statu-quo d'Isaac. Ils sont complices, se croyaient invicibles, et pourtant... une nouvelle peut tout ruiner. S'ajoute aussi la maladie de Billie, la tante de Nora, le dernier pilier de la jeune femme. La perte de celle-ci fait tout voler en éclats, Nora et Isaac se retrouvant soudainement face à face, pour de vrai. Pas facile, même s'ils pensaient bien se connaître, avec le temps. Ce roman est magnifiquement écrit, il y a peu d'élans, beaucoup d'introspection, et une mine d'anecdotes littéraires pour chaque circonstance. Une petite pépite ! * 10-18, 9.30 € *
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Les autres, Alice Ferney : "Personnes susceptibles s'abstenir" était la règle préconisée par ce nouveau jeu de société qu'a offert Niels à son frère Théo, lors de sa soirée d'anniversaire. Sont réunis leur mère, les amis et fiancées. Tous s'engagent dans ce jeu brûlant qui a pour but de délier les langues et mettre à jour les vérités cachées. Que pensent les uns et les autres, les uns sur les autres, les uns des autres ?
Ce roman délie la parole, ouvre la boîte de Pandore. Il est décomposé en trois parties, d'abord on lit les pensées des protagonistes, puis on assiste à la joute verbale, puis on prend le pas du narrateur, de l'auteur qui décrit ce repas suicidaire avec toute l'élégance et la subtilité qui caractérise l'écriture d'Alice Ferney. C'est d'une poésie inqualifiable, tant sur la valeur des sentiments, sur le poids de la maternité et la féminité (thèmes abordés dans le roman).
Au cours de cette soirée, certaines paroles auront été lâchées et ne pourront plus être rattrapées. Les personnages ont tous bien conscience de cet enjeu mais ils foncent tête baissée. Un peu abasourdis, écoeurés, révoltés mais exaltés "d'être avec les mots comme des poissons dans l'eau". Ce roman donne enfin le pouvoir au langage, aux mots et à la langue éclatante et qui s'exprime, se libère. Il ne met pas en péril le sentiment de l'amitié car, après tout, un personnage le souligne : "Sans amitié, pas de confidences ni d'aveux ou de révélations, pas de critique profonde et transparente. En ce sens les amis, pour le bien qu'ils essaient de nous faire, sont aussi cruels que les ennemis qui nous souhaiteraient quelque mal.".
En un mot comme en cent, ce roman est magnifique, tout en grâce et dénuement, et dont le point final sera : "Qui peut croire que les mots servent la vérité ? Qui sait ce qu'ils tranforment vraiment en nous ? Quel est ce pouvoir qu'on leur prête ?". (La réponse est cachée dans ce livre !) * Babel, 9.50 € *
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Auprès de moi toujours, Kazuo Ishiguro : Je ne reviens pas sur l'histoire du roman qui doit garder son aura de mystère pour préserver son intérêt. La quatrième de couverture est elle-même judicieusement rédigée : ni peu, ni trop. Le bon dosage ! Donc, de manière plus poussée, j'ai du mal à m'avouer complètement séduite par ce nouveau livre de Kazuo Ishiguro. J'adore cet auteur, je suis admirative de son style et surtout de sa maîtrise à mener son sujet, à ne pas sortir des sentiers battus, à diriger son lecteur en le bichonnant vers une volonté de connaître et tourner la page suivante. C'est du grand art, un grand classicisme déjà prouvé dans ses précédents ouvrages, bref un orfèvre romanesque ! Et "Auprès de moi toujours" est du même acabit : rien à redire.
En fait, j'ai plus été embêtée par le fond du problème, le fond caché de cette histoire. Le pourquoi de ces trois personnages, Kathy, Ruth et Tommy, et leurs années passées dans un centre appelé Hailsham. Au fur et à mesure qu'on en découvre davantage, d'abord on se pose de plus en plus de questions, et lorsque la fin apporte toutes les réponses, j'étais décontenancée, un peu au bord du malaise. Le sujet dont traite Ishiguro ici est très délicat et sensible. Il me rappelle un roman de Philippe Claudel ("J'abandonne"). Donc, à la fois perplexe et émue, j'ai basculé d'un instant à l'autre dans de troublants sentiments. Je ne reproche rien au roman en lui-même, il est excellent. La traduction est assez bonne, à part le titre ("Never let me go" est ici traduit en "Auprès de moi toujours") qui laisse penser à une bluette faussement sentimentale. La portée du roman bouleversera tout lecteur, du moins moi je ne suis pas restée insensible.
Je conseillerai à tout ceux qui aimeraient découvrir ce roman de ne pas chercher à trop connaître son contenu avant de l'ouvrir et donc d'aborder la lecture de manière très neutre. Puis, de mettre un peu de côté les critiques dithyrambiques pêchées dans la presse, le présentant audacieusement comme "un chef d'oeuvre". L'attente au tournant risque de faire mal ! A lire ! * Folio, 7.20 € *
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Personnages désespérés, Paula Fox : Otto et Sophie Brentwood sont un couple marié, d'une quarantaine d'années, habitant un pavillon cossu d'une banlieue bourgeoise, sauf que le spectacle dans la rue oscille par moments à la débauche (vagabonds, vomissures, déchets, etc.). Ils n'ont pas d'enfants mais une mercedes et la collection complète des oeuvres de Goethe. Leur histoire vascille suite à la morsure d'un chat errant, Sophie lui offre de la nourriture, compatissante, le caresse et tente de l'amadouer, en souriant, presque fière d'elle et de son acte de grande humanité, et puis, frappée "de stupeur et d'horreur", elle manque s'écrouler, étouffe un cri... Le chat a planté ses dents dans le dos de la main !
Cette morsure produit un effet cataclysmique dans le couple, révélant fêlures et zones d'ombre. Otto s'est brouillé avec son associé, et ami de longue date, Charlie Russel, pour cause de conservatisme aigu. Sophie repense à son amant, Francis Early, se fâche avec une amie célibataire, reçoit un coup de fil anonyme, peine à se motiver pour traduire un roman français, pense écrire une lettre à sa mère... Trois jours passent, dans un suspense assez morbide : Sophie a-t-elle attrapé la rage par ce chat errant ?
"Personnages désespérés" est un roman solidement construit, aux dialogues incisifs, aux détails permanents dans la prose et la structure du texte. Paula Fox s'attarde sur le couple Bentwood, homme et femme. Même si l'intrigue semble tourner principalement autour de Sophie, l'époux n'est pas mis de côté, il est même un élément incontournable dans l'émergence des drames (si l'on exclut le chat, bien sûr). En trois jours, le couple s'analyse et la fin semble réparatrice, du moins, tout comme le suggère Jonathan Franzen en préface. Pas moins de six à sept lectures hantent l'auteur des "Corrections" qui cherche encore et encore la réponse à toutes ses questions ! * Folio, 6.80 € *
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Samedi, Ian McEwan : Cela m'est difficile de le reconnaître, mais je n'ai pas aimé ce nouveau roman de Ian McEwan. Difficile pour moi d'admettre cet échec car j'apprécie beaucoup les histoires de cet écrivain, un auteur que je trouve admirable et dont le talent littéraire est d'emporter son lecteur dans des situations étouffantes et proches du délire obsessionnel... Pour "Samedi", j'ai eu le sentiment qu'il venait d'écrire son "Mrs Dalloway". Or je n'ai jamais aimé ce roman de Virginia Woolf, peinant à suivre les pérégrinations d'une dame élégante dans les rues de Londres... Ian McEwan vient de reproduire mon cauchemar avec son personnage Henry Perowne, un neurochirurgien réputé qui approche de ses cinquante ans et mène une vie merveilleuse : mariage heureux qui dure depuis vingt ans avec Rosalind, la femme qu'il aime et avec qui il a eu deux enfants, Theo, jeune musicien talentueux, et Daisy qui rentre de Paris suite à la prochaine publication de son recueil de poèmes. Ce samedi, il se réveille quelques heures avant l'aube et aperçoit par la fenêtre un avion en feu. Des bouffées d'angoisse le prennent, nous sommes en février 2003, les spectres du terrorisme sont dans les rues de toutes les capitales du monde.
Le roman raconte donc une journée dans la vie d'Henry Perowne, le 15 février 2003, plus exactement, un samedi comme les autres : câlins dans le lit conjugal, partie de squash avec un confrère anesthésiste, courses dans les beaux quartiers, visite à sa vieille mère dans un hospice de la banlieue et dîner en famille. Puis les clashes surgissent : un avion en feu, une manifestation contre la guerre en Irak, un banal accrochage et la violence qui s'introduit dans son foyer protégé. "Henry aura beau tenter de reprendre le fil de sa journée, ses vieux démons et le chaos du monde le rattraperont sans cesse durant ces vingt-quatre heures, au terme desquelles plus rien ne sera jamais comme avant." (quatrième de couverture).
Il faut attendre longtemps avant que ne surgisse l'action capitale, d'où mon amertume. En attendant, les nerfs sont mis à rude épreuve, on attend beaucoup, et on espére autant. J'ai donc une certaine déception avec ce roman, partout qualifié comme étant l'oeuvre où "le romancier parvient à la plénitude de son talent". La qualité est effectivement incomparable, mais l'intérêt lui se fait un peu mousser... Juste un peu dommage. * Folio, 7.70 € *
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Une promesse, Sorj Chalandon : Une maison en Mayenne, apparemment vide, silencieuse et inhabitée, reçoit la visite de sept personnes qui viennent à tour de rôle pour ouvrir les volets, dresser la table, mettre des fleurs, remonter l'horloge, lire de la poésie à haute voix, etc. Cette maison est celle de Fauvette et Etienne. Ce sont les deux âmes sombres du lieu, maintenues présentes par la lampe et les visites. Les mois passant, la promesse faite par les sept amis commence à peser. Le mystère doit s'éclaircir et la parole donnée doit être revue, analysée, corrigée... oubliée ? Pour faire le point, chacun y va donc de sa petite histoire, qui seule suffira à maintenir en vie le souffle des disparus. Tel est donc le propos de ce deuxième roman de Sorj Chalandon, auteur du "Petit Bonzi". C'est une histoire à la fois émouvante et attendrissante, qui met en lumière les rapports d'amitié et les liens sacrés qu'ont su créer le couple de Fauvette et Etienne avec leurs proches. Les rites qu'accomplissent religieusement les uns et les autres répondent à une exigence secrète, un pacte obscur pour retarder le deuil. D'un côté, on pense à des personnages spectraux, d'un autre on lit l'hymne d'une prodigieuse amitié et d'un amour éternel. Ce roman est un mélange bouleversant entre le beau, le sacré mais aussi la maladresse. Il y a, à certains égards, quelques moments d'étrangeté qui pénalisent le lecteur à être pleinement touché, mais "Une promesse" reste un joli roman... * Le livre de poche, 5.50 € * Prix Médicis 2006.
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Puisque rien ne dure, Laurence Tardieu : Un couple se retrouve après quinze ans de séparation, provoquée par la disparition de Clara. L'amour de Vincent et Geneviève était lié par leur enfant, mais en partant cette dernière a tout emporté... Le roman est un message pudique du drame causé par la perte d'un enfant, qui ravage tout. A chacun sa façon de surmonter cette épreuve, à sa manière Laurence Tardieu a su imposer un style simple, bouleversant et sans pathos, même si le sujet flirte bien souvent avec les cordes sensibles. Le thème de la maternité et de la perte de son enfant avait été abordé dans le deuxième roman de l'auteur, "le jugement de Léa". "Puisque rien ne dure" affronte plus franchement les zones d'ombre et de lumière, place le lecteur à la place des personnages. De prime abord sombre, mais jamais mélo, le roman se termine sur quelques notes de poésie fort appréciables. A parcourir, sans retenue. * Le livre de poche, 4.50 € *
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Café Viennois, Michèle Halberstadt : Frieda convie sa fille Clara à la suivre dans son périple qui la ramène à Vienne, une ville qu'elle a quittée avec sa famille en 1938, pour échapper aux persécutions antisémites. C'est pour Frieda un retour rempli d'émotions, de tourbillons pour cette femme dont la joie de vivre ne cesse d'étonner la fille. Cette dernière, plus morose, laisse supposer qu'elle traverse une période sombre et mélancolique.
On le découvre sur le tard, après avoir deviné qu'un mal la rongeait, que ce voyage à Vienne allait également la bousculer et lui donner une autre conscience de son identité, de son appartenance à une société.
"Café viennois" est un roman composé de plusieurs morceaux d'histoire : celle de Frieda qui revient à Vienne, celle où Frieda se rappelle son départ précipité en 1938 et les années d'errance pour fuir les nazis, puis celle de Clara, minée et désespérée, qui effectuera seule une nouvelle escapade à Vienne sur les traces du film avec Orson Welles, "Le treizième homme".
Ce roman est une bonbonne à échos, tant de voix se lancent, racontent leurs anecdotes et se culbutent entre elles. La construction est impeccable et rigoureuse. De plus, Michèle Halberstadt a su demeurer très sobre et pudique, au-delà de l'étalage du faste un peu baroque de la capitale autrichienne. On perçoit très bien les failles des façades de rêve, c'est d'ailleurs une peinture de Vienne dessinée sans oeillères : "Vienne majestueuse, baroque, crépusculaire, mais aussi coquette, insouciante, frivole. Vienne indécise, influençable, provinciale, étriquée et mesquine. Vienne exaltée, romanesque, excessive et fatale". Vienne aux deux visages, étalée sans concessions de la part de cette femme non pas remplie de rancoeur ou d'amertume, mais réaliste et désabusée.
Le ton du roman a parfois tendance à frôler le laconisme avant de se ressaisir, et offre des chapitres sur les souvenirs d'une Frieda adolescente fort touchants et captivants. Il y a aussi un goût pour la cuisine viennoise, à travers son chocolat et sa pâtisserie à déguster chez Demel. Oui, on s'y croit, l'eau nous vient à la bouche !
Bref, ce roman est un beau moment de lecture, plutôt agréable, même s'il a tendance à s'éparpiller et emprunter plusieurs directions. J'en garde le souvenir d'avoir lu de très bons passages. * Le livre de poche, 5.50 € *
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N'attendez pas trop longtemps, Agnès Marietta : Lors de sa sortie, ce roman avait été poussé par des éloges de la presse, le comparant au roman d'Anna Gavalda "Ensemble c'est tout". C'est autour d'une maison à vendre dans le Vexin que quatre personnes vont se rencontrer, se connaître et voir leurs petites existences évoluer, trembler, bref prendre un nouveau tournant. François Delbreuve est le propriétaire d'une maison qu'il ne souhaite pas céder à n'importe qui et réserve l'exclusivité de la vente à un agent immobilier, Jacques Verniot. Celui-ci est marié à Michèle, ils ont deux filles et la visite de la maison dans le Vexin le bouleverse - c'est la maison de ses rêves ! Clara Miniot, romancière à succès, est la première potentielle acheteuse de la maison. Elle est célibataire, mère d'un grand garçon qui la désespère par son aspect trop conventionnel. La maison dans le Vexin n'est pas son coup de coeur, en fait elle est plutôt troublée par sa rencontre avec Verniot. Puis, débarque en grandes pompes Nathie Desmarets, mariée avec des enfants, un peu débordée par sa vie, entre trop travailler et ne plus travailler... c'est une femme qui a besoin d'événementiel, de "poésie" !
La maison dans le Vexin cristallise tous les désirs cachés des uns et des autres. Elle devient un catalyseur de sentiments enfouis qui doivent, comme par enchantement, exploser et voir le jour. Ce roman, tant comparé à celui d'Anna Gavalda, n'a finalement en comparaison de procurer un bien gentil plaisir de lecture. Je n'ai pas trouvé dans celui d'Agnès Marietta ces dialogues qui font mouche, ce style alerte, faussement simple et percutant. C'est honnêtement une belle histoire, même si les personnages sont un tantinet bêtas (je pense au couple de Jacques et Clara). Certains noeuds se défont un peu trop vite à mon goût. Mais l'ensemble est très agréable à lire, cela fait rêver à un coin de campagne mais ne me porte pas non plus à tout lâcher pour vivre l'aventure. "N'attendez pas trop longtemps" est un roman plaisant et attachant dans lequel on peut y trouver sa place, mais il a aussi certains aspects agaçants et décevants si l'on s'entête à le comparer à un autre. Bref, mettez tout de côté et lisez-le pour vos vacances ! * Pocket, 6.30 € *
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A perte de vue, Amanda Eyre Ward : Trois soeurs grandissent dans la petite ville de Holt, près de New York, en se serrant les coudes. Leur vie de famille n'est pas rose : le père boit et la mère a perdu tout sens de la réalité en planant à dix mille pieds. Un jour, elles décident de changer de vie et font le projet de fuguer vers le sud. Cependant, au moment de partir, Ellie, la plus jeune âgée de cinq ans, disparaît. Seize ans plus tard, Madeline, la cadette, tente de convaincre sa soeur Caroline et leur mère de déclarer la jeune fille morte, pour les besoins d'une autre affaire criminelle. Les deux femmes refusent, elles ont chacune l'espoir de retrouver Ellie. D'ailleurs, leur mère pense avoir retrouvé la trace d'Ellie dans le Montana. Elle supplie Caroline de partir à sa recherche.
"A perte de vue" est un roman où l'on parle d'amour, de drame et de mystères. A partir de la disparition d'une gamine de cinq ans, une famille va apprendre la dissolution et la reconstruction. Deux soeurs, pourtant unies dans leur enfance, vont se séparer et ne plus se comprendre. Leur vie d'adulte est opposée, l'une vit dans un monde de rêves et l'autre est plus pragmatique. Au centre, leur mère tente d'apporter un équilibre familial, jusque là fragile et bancal, mais elle est elle-même terriblement dévastée. La disparition d'Ellie est restée une plaie béante, un mystère, un drame secret, qu'il faut soit étouffer et ne plus évoquer, soit entretenir pour ne pas oublier. Ce roman est une leçon d'espoir, d'espérance. L'héroïne principale, Caroline (on suit longtemps ses monologues) est une attachante célibataire de 32 ans, qui cherche également à fonder sa propre vie, sur les décombres du passé familial. Roman d'apprentissage ou, tel un road-movie, l'histoire va se construire pas à pas, avec des flashbacks, "A perte de vue" est un roman étonnant, accrocheur et construit avec intelligence. Ce livre a été une agréable surprise pour moi, je vous le conseille ! * Pocket, 6.30 € *
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La voix, Arnaldur Indridason : Dans un grand hôtel de Reykjavik, le corps du Père Noël a été retrouvé mort poignardé. Cet homme était en fait le portier et portait accessoirement le costume rouge pour le goûter d'enfants organisé par le directeur. Il logeait depuis des années dans un cagibi dans les sous-sols de l'établissement, ne faisait pas de vagues et pourtant son sort semble ne préoccuper personne. Voilà une chose qui intrigue le commissaire Erlendur, s'installant au coeur de l'hôtel pour mieux enquêter, fuyant également l'esprit des fêtes qui galope autour de lui.
Erlendur cherche, questionne, s'interroge. Il découvre que le mort n'était pas celui qu'on pensait, qu'il était une vénération dans sa jeunesse, et que son passé peut donc figurer parmi l'élément clef de son homicide.
Comme toujours, les fouilles d'un autre temps permettent d'alimenter l'intrigue présente. On croise, cette fois, les ombres des sévices entre un père et un fils, un harcèlement moral et une récente enquête sur laquelle travaillent ses collègues et qui fait étrangement écho à ce meurtre inquiétant.
Arnaldur Indridason a été révélé grâce au succès époustouflant de "La femme en vert" et il confirme avec "La voix" son incroyable potentiel à mener son lecteur dans des chemins troubles, boueux et glauques. Sa maîtrise de la trame policière est impressionnante, jamais ennuyeuse car les rebondissements surgissent très facilement. L'intérêt est maintenu du début à la fin. A cela, s'ajoute le charisme des personnages, Erlendur et ses inspecteurs, plus les silhouettes d'Eva Lind, qui tente de surmonter le trauma de la perte de son bébé, et du frère d'Erlendur (un drame dans l'enfance qui continue de hanter le commissaire). C'est en bref un roman noir et policier très haletant, où l'ambiance oppressante côtoie l'opacité des âmes humaines. En étant à la fois sinistre et émouvant, ce genre de roman vous aggrippe pour ne plus vous lâcher avant la dernière page. * Points policier, 7.50 € *
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Bonnes lectures, amis lecteurs !
Commentaires
Ah, "La voix" enfin en poche, chouette! Et "Puisque rien ne dure", je vais pouvoir le lire enfin (j'attendais la sortie poche pour l'acheter), cool! (et je n'aime pas "Mrs Dalloway" non plus, ce roman m'a profondément ennuyée, du coup j'ai carrément détesté "Les heures" de Cunningham...)
Oups, ne me dis pas que tu as lu tous ces livres pendant la nuit, hihihi ... Quel éventail de lectures, tu nous proposes-là, t'as pas pitié de ma LAL, là ... Tu ne me connais pas encore trop, mais moi si : JE VAIS TOUT NOTER !!!!!!!! Aïe !!!!! Bonne journée ! Bises
bonne année !
souvenir sympathique ( sans plus ) de Carla on my mind, très fort et très beau de Personnages désespérés, de Samedi ( que j'ai adoré - mais bon, Mrs Dalloway est sans doute, avec la Chambre de Jacob, le roman de Woolf que je préfère) et de Puisque rien ne dure - je m'en vais aller découvrir le Brian Morton qui a l'air intéressant ( sinon, dans mes dernières joies, François Emmanuel, Thomas Reverdy et et...surprise, Ni d'Eve ni d'Adam, que j'ai trouvé remarquable). A bientôt
ah au fait - seul point négatif, en fait : je n'ai pas du tout du tout aimé les Autres ( alors que j'ai beaucoup aimé d'autre Ferney ).
Hello Clarabel (et bonne année !), chouette le roman de McEwan en poche ! Moi ce sont les nouvelles du début de sa carrière qui m'avaient déroutée, mais les romans suivants m'ont tous plu. Pour Mrs Dalloway, il m'a fallu deux essais, mais finalement je me suis laissé séduire :)
Je note celui d'Alice Ferney, m'intrigue celui-là.
Je suis contente de voir que "Au près de moi toujours" sort en poche! Tout le monde m'en parle!
Et à sa sortie j'avais été curieuse de "Samedi" mais si tu as été déçue....
Damned, que de titres !
J’en ai lu quelques uns :
- Les autres, Alice Ferney : je n’ai pas comme toi été emballée. La première partie est superbe, le coté répétitif ensuite m’a lassé, notamment la dernière partie. Je me souviens d’avoir trouvé une phrase totalement stupide, il faudrait que je la retrouve. Mais il est vrai qu’Alice Ferney écrit superbement bien.
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- Samedi, Ian Mac Evan : comme toi, je l’ai trouvé trop long, trop lent, trop lassant. Mais c’est un bel exercice, plutôt masculin, sans doute ?
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- Puisque rien ne dure, Laurence Tardieu : comment exprimer en quelques mots le chavirement que ce livre a provoqué chez moi ? A lire, lire et relire.
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- A perte de vue, Amanda Eyre Ward : le roman qui, un peu par hasard, a suscité mon pseudo !!! Joli roman, belle écriture à plusieurs voix. Une bonne auteure à découvrir, surtout son précédent roman « Le ciel tout autour », magnifique plaidoyer contre la peine de mort, un livre qui m’a bcp touchée. Le nouveau roman d’AEW sort ce mois (le 17 ou le 23) il s’appelle « Pardonnez moi ». Une auteure dont j’achèterai son livre les yeux fermés.
Pour le reste, je vais me laisser tenter par quelques uns, et mettre « Auprès de toi toujours » en haut de ma PAL !
Merci pour cette très belle liste en poche !
Moi en 2007, j'ai lu et découvert Paula Fox avec Personnages désespérés : un choc surtout la fin.
Un livre qui marque ;-)
Que de tentations dès le début de l'année !
Je suis très attirée par Café Viennois de Michèle Halberstadt, ainsi que par le livre de Paula Fox. Ca fait plusieurs articles que je lis la concernant, qui m'ont donné très envie de la découvrir.
Merci pour toutes ces idées, beaucoup sont notées car je n'ai pas lu la plupart des livres que tu évoques (hormis Personnages désespérés dont on m'avait dit tant de bien que je suis restée sur ma faim...). Une fenêtre sur l'Hudson et Café viennois et A perte de vue sont ceux qui m'intriguent le plus!!
Merci et bonnes lectures
Bonne année Clarabel! L'année commence en force avec la rentrée littéraire et les sorties poche. J'avais aimé "Personnages désespérés", moins "Puisque rien ne dure". J'ai noté encore la sortie poche "La formule préfére du professeur" de Yoko Ogawa, plus accessible que ses autres romans et avec impatience "Une femme à Berlin" (Anonyme), pas lu.
Alice, bonne année à toi aussi !
J'attends avec impatience que tu me parles de cette "Femme à Berlin" (qui m'intrigue) et de "La formule préférée ..." (j'aime beaucoup l'auteur, bien qu'elle soit étrange dans son univers !).
Généralement nos goûts sont convergents, à de très rares exceptions près. Bien hâte d'en découdre !
Bizzz **
Elou, merci merci !
Ce qu'il y a de pratique avec un format poche - surtout pour le prix - c'est qu'on peut s'aventurer à découvrir un roman ou un auteur, sans trop se casser la pipe ! :)
Enfin, j'ai bizarrement constaté une légère inflation dans les prix de ces poches, ou je me trompe ???
Nanou, ce titre avait été le premier livre lu de Paula Fox, j'avais bien aimé.
Mais j'ai également lu Le Dieu des cauchemars, qui m'a définitivement conquise ! (Il existe en collection Arcanes, chez Joelle Losfeld, pour 9.90 €)
Je te souhaite une belle lecture !
Alice, cela ne me surprend pas du tout !
J'espère que tu vas poursuivre la découverte du monde de Paula Fox. Il est étrange, mais hypnotisant !
Amanda, je me rappelle très bien l'anecdote sur ton pseudo, mais je ne savais pas de quel titre d'Amanda Eyre Ward tu parlais exactement ... Et donc tu sembles avoir tout lu d'elle, et la suivre de près !
C'est vrai que cet auteur possède un talent narratif remarquable, qui accroche aussitôt. J'avais bien noté la prochaine sortie de son nouveau roman, et moi aussi je compte bien le lire !!!
Tu n'as pas tort sur l'aspect répétitif des Autres, Laure aussi avait été lassée par ça. Je reconnais qu'à la fin cela devient un peu saoulant, mais j'avais trouvé l'écriture tellement belle !
"Samedi" est un roman qui m'a déçue et frustrée. C'est embêtant. J'avais adoré de lui "Un bonheur de rencontre" (folio) - absolument flippant, je te le conseille !!
Et pour finir, dois-je rappeler qu'un détail dans "Puisque rien ne dure" m'a carrément dévastée .. ? (Quelle idée de choisir ce prénom, ouhlala ... )
Eugénie, surtout n'hésite pas à t'aventurer dans les mondes de Kazuo Ishiguro et d'Ian McEwan, même si j'ai été plus ou moins déçue ...
Le prix du poche permet de fabuleuses audaces, y'a plus qu'à oser maintenant !!! :)
Bladelor, bonne lecture alors ! Je suis ton avis, qui m'intrigue aussi ... :)
Rose, bonne année à toi aussi !
Je n'ai pas encore tout lu d'Ian McEwan, je savoure par petites touches, et je suis tour à tour emballée ou frustrée ... alors je prends garde!
Parmi mes coups de coeur - hmmm - il y a ce "Bonheur de rencontre", un roman qui m'a époustouflée. Pfiou !
Pour Mrs Dalloway, je crois avoir déjà tenté sa lecture au moins trois fois. Mais je m'entête, toujours et encore. Peut-être qu'un jour je vais enfin m'y 'faire' ...
Bizz **
Jp, bonjour & bonne année à vous !!!! (Très heureuse de vous retrouver !)
Avez-vous lu le p'tit dernier de Cyril Montana, qui sort ce mois-ci ?
J'ai une grande affection pour cet auteur, et même si je n'accroche pas toujours au début, je me laisse assez vite embarquer dans son délire. Cela ne marquera pas les annales de la littérature, mais c'est beaucoup de plaisir à lire et découvrir. Très distrayant, quoi !
Nath, pitié non ! La nuit, je dors aussi, de temps en temps ! :))
Je te souhaite de faire de belles découvertes dans cette liste ! Bonne(s) lecture(s) !!!
Fashion, et voici et voilà le bonheur de retrouver notre cher Erlendur !!! (Un autre roman paraît début février ... c'est très dur à suivre, je sais !)
Et que te souhaiter pour la prochaine lecture du Laurence Tardieu ? Hmmm, tu liras, tu comprendras !
Beaucoup de plaisir, à toi ... ! :)
YOUPIIII ! Enfin La Voix en poche, je vais me précipiter dessus, depuis le temps que j'attends ! Je vois que tu as été très généreuse dans les suggestions de ce début d'année, je sens que mes bonnes résolutions vont fondre commme neige au soleil !
Pour ma part, j'avais beaucoup aimé Les Autres, et aimé Auprès de moi toujours bien que le côté étrange m'ait déstabilisée...
Je n'ai lu que "Auprès de moi toujours" d'Ishiguro (et je seconde pour la traduction du titre... je l'avais d'ailleurs noté dans mon billet), qui a été l'un de mes coups de coeur de l'année! Je note le Tardieu et Ferney et "une promesse"! Merci pour tous ces commentaires!!
Note à part: Vous avez de la chance pour le prix des bouquins en Europe. Ici, c'est presque 2 fois le prix (taux de change inclus!)
Une promesse est un livre magnifique alors maintenant qu'il est sorti en poche plus personne n'a d'excuse
Enfin !! Ca fait un an que j'attends que la voix sorte en poche... Je vais enfin pouvoir craqué (en fait il vaudrait peut-être mieux attendre la fin du swap noir c'est noir). Je ne partage pas ton avis sur les autres d'alice ferney. J'ai attendu longtemps avant de lire ce livre (il était tout le temps emprunté à la bibli) et du coup j'ai été déçue alors que j'adore les romans polyphoniques. Je l'ai refermé avant la fin ayant l'impression d'une redite sans fin. Je suis déçue de ne pas l'voir aimé...
Je note Alice Ferney dans ma Pal, merci Clarabel !
N'en jetez plus ! Bon, ce n'est pas grave, je me suis justement offerte ce matin un nouveau carnet à remplir de titres...
j'hésite pour Puisque rien ne dure. Je note Café Viennois, La Voix et Les Autres ( j'avoue, j'ai un faible pour Actes Sud, et donc Babel )
J'attends impatiemment ton commentaire sur Millenium, mais ne raconte pas trop quand même, hein.
Côté poches ( qui subissent une inflation sans aucun doute ), je me suis délectée de Un heureux événement d'Eliette Abecassis et de Une autobiographie de Agatha Christie ( un peu frustrant ce dernier, mais il se lit tout seul )
merci pour cette sélection variée Clarabel
Oh je viens de nommer un article presque comme le tien...les grands esprits se rencontrent ! Je promets, je n'ai pas copié.
Encore plein de belles histoires à noter ! Merci Clarabel !!
Difficile de ne pas se laisser tenter ! Merci beaucoup pour tous ces avis de lecture !
Je te souhaite une très belle année 2008 !:)
Pour AUprès de moi toujours, je l'ai en attente et j'ai suivi ton conseil, depuis bien longtemps maintenant: ne pas connaître l'histoire car j'ai l'impression qu'effectivement, si j'en connais trop avant de l'ouvrir, je risque d'être déçue ou désarmée.
Quant à N'attendez pas trop longtemps, j'ai étédéçue, trouvant les personnages un peu niais effectivement et sans consistance; une gentille lecture mais qui s'oublie bien vite.
J'ai fait la queue à la caisse avec une telle pile qu'elle s est effondrée !
Merci pour l'info, il y en a au moins 2 qui étaient déjà dans ma LAL, je note avec grand intérêt les sorties poche!
Tamara, tu as osé prendre des résolutions ? ! Tss, tout le monde sait que ça ne tient jamais la route ! La preuve !!! :))
Rhoo, quel succès cet Erlendur ! Quel sex-appeal (haem !) !!
Karine, deux fois plus cher ! damned ! je range mes récriminations !! :))
autant faire le bon choix, hmmm ... et je te souhaite une bonne pioche avec le Tardieu et le Chalandon ! (Pour le Ferney, les goûts sont partagés !!!)
Arsenik, aucune excuse, non ! si ce n'est d'être un peu récalcitrant, parce que les goûts et les couleurs ... ça se cultive aussi !
Ah mais je conseille de lire ce livre tout de même ! Il ne faudrait pas passer à côté non plus !!! :)
Goelen, les avis sur Les Autres sont tellement opposés, et je crois que la redite était une audace prise par l'auteur qui impliquait un double tranchant, soit on aime, soit on déteste ! je pense qu'il faut surtout retenir de ce livre la beauté de l'écriture, et l'exercice de style car c'est un livre qui parle aussi du langage et des mots ... à prendre ou à laisser !!! :)
Aelys, ce fut une plaisir !! :)
Antigone, oui les grands esprits sont toujours en phase !!! et rien ne m'étonne plus venant de ta plume ! (chouette d'y être associée !!)
Emmyne, surtout fais-toi plaisir et griffonne ce petit carnet tout nouveau tout beau qui ne demande qu'à être envahi !!! ;o)
Promis, je tiendrai ma langue pour Millenium, et je ne cautionne pas les spoilers ! Bouche cousue, et je me fendrai d'un "j'ai aimé" ou "j'ai été déçue" (sic) ...
Pour rire !!! :)
Tiens, j'ai acheté Une autobiographie d'Agatha Christie dernièrement (eh oui ça n'arrête jamais !) et ton 'frustrant' me donne des yeux ronds comme des billes ! ... à quoi dois-je m'attendre ? rholala !
Lou, merci et bonne année à toi !
Cathulu, ta librairie devrait fournir des petits paniers, ce serait plus prudent ! à moins d'être une accro à 'je me fais des biscotos' ???
Sophie, oui surtout ne cherche pas à connaître l'histoire exactement ! laisse-toi guider et envahir et tu tomberas de ta chaise !!! :)
Et je suis d'accord pour le petit livre d'A. Marietta. A préconiser pour les vacances, de la détente et zou ! on n'en parle plus !
Véro, bonnes lectures alors ! :))
j'ai bcp aimé : une promesse et puisque rien ne dure, lu en 2007.
deux valeurs sûres !!! :)
Dans ta sélection, j'ai lu "Puisque rien ne dure" qui m'avait fait une forte impression et "Café viennois" qui m'avait un peu ennuyée.
Je ne suis pas allée au bout de "Samedi" que j'ai trouvé trop lent à démarrer, ennuyeux et un peu confus mais je vais essayer de lire un autre titre de cet auteur.
Ton article sur Ishiguro m'intrigue beaucoup...Je note!
Et il faudrait que je lise enfin du Indridason!
Que de livres à découvrir! :)
Oui, Finette, pour lire Indridason il te faut commencer par La Cité des Jarres et faire ainsi connaissance avec ce tombeur d'Erlendur - haem, on repassera pour la côte de séduction, mais bon ... :)
Quant à Ian McEwan, tu peux retenter avec "Un bonheur de rencontre" !!!!
J'en ai lu 3 :
Aupres de moi toujours : c'est un livre qui reste, qui marque....c'est tres fort et envoutant comme beaucoup de ces livres mais cette fin est presque baclée ou décevante ou je ne sais pas mais je suis restée sur un gout de trop peu, c'est une véritable chute qui ne m'a pas semble à la hauteur du reste...
Personnages désesperés : gifle est le mot qui me vient à l'esprit - une lecture apre.
N'attendez pas trop longtemps :facile, pas aussi charmant et plaisant que Gavalda, un bon petit livre de vacances qui se lit sans y penser
Voila c'etait juste mon avis.....pour participer
Ce n'est pas juste ton avis, c'est très important aussi !!!
Et nous partageons les mêmes impressions, en gros, et au bout du compte ! ;o))
J'avais repéré La voix. Mais Puisque rien ne dure me tente fort aussi!
Bonjour Maijo ! "Puisque rien ne dure" est un roman bouleversant !
"La Voix" s'inscrit dans une 'série', donc il est préférable de connaître Erlendur dans Une femme en vert par exemple (ce n'est que le deuxième, mais il est meilleur que La Cité des jarres !).
J'ai lu aujourd'hui "A perte de vue" et j'ai plutôt bien aimée. Cependant je trouve que la fin est quelques peu baclée.. et puis quelques questions demeurent.. Mais comment puis-je les poser ici sans dévoiler les mystères du livre??
J'aurai aimée avoir le point de vue de ceux qui l'ont lu.

