08 mai 2008
(encore un livre qui a du chien !)
Sunny est la petite dernière d'une famille de quatre enfants. Elle rêve d'avoir un petit frère. Ses parents lui proposent d'adopter un petit chien... et c'est celui avec sa tache noire en forme de rond qu'elle choisit. Elle décide de l'appeler Jeombak, mot coréen qui signifie petite tache.

Une vraie complicité se tisse entre l'animal et la petite fille. Aux petits soins pour lui, Sunny ne se lasse pas de le bichonner, le câliner, de jouer avec lui. Puis, un jour, un voisin lui confie un chiot tout blanc. Les parents de Sunny lui expliquent, cependant, qu'elle ne peut garder deux chiens à la maison. Il faut en donner un à mamie. Le choix est difficile, car la fillette est attachée aux deux. C'est Jeombak que la famille conduit chez la mamie mais Sunny boude, pleure et refuse d'abandonner son chien. Inutile de réfléchir plus longtemps, la relation entre l'enfant et le chien est décidément très forte. On ne peut pas les séparer.

Un gros hic, avant de conclure, car je suis incapable d'expliquer la fin de cette histoire. Sunny ne retrouve plus son chien ! Est-il parti ? s'est-il perdu ? Un malheur est-il arrivé ? Cette fin est-elle une image pour adoucir une tragédie ? Ou une suite est-elle prévue ? Franchement, je suis dubitative. Je n'aime pas ça, j'avais adoré l'album que je trouvais charmant avec ses illustrations douces, aux couleurs pastel. Je craque définitivement pour les histoires mettant en scène une petite fille et son chien - là, j'étais vernie. Mais les dernières pages me peinent et me frustrent. Je veux qu'on m'explique !!!
Je ne connaissais pas cette maison d'édition : Chan-ok. Un site existe, cliquez ici pour la présentation de ce livre.
Jeombak mon petit frère,
Écrit et illustré par Kim Jung-sun
Traduit du coréen par Yun-hee Véran et Hélène Charbonnier
Editions Chan-ok, 2007 - 13,90 €
Commentaires
Peut-être le chien était-il tout simplement imaginaire? Ça parait un peu cruel comme fin autrement!
Ah oui c'est bien étrange comme fin !!
Comment expliquer une "disparition" de ce genre à un enfant ?
Je vais tenter de le feuilleter quelque part
Belle journée sous le soleil Clarabel :)
Oui, c'est bizarre...ou alors cette absence d'explication peut être vue comme une opportunité de laisser l'enfant imaginer une fin...une manière de gérer l'angoisse enfantine de la disparition...mais c'est un poil tordu !!
Bon après-midi Clarabel !!
Vous pouvez feuilleter l'album sur le site de l'éditeur, toutes les pages y figurent !
La fin ouverte est un truc pour un lectorat averti, pas pour une cible de moins de 10 ans. Je veux bien faire fonctionner l'imagination, mais je trouve que c'est frustrant. L'enfant pose des tas de questions sur l'après, mais en tant qu'adulte je n'ai aucune réponse précise à apporter !
M'énerve, m'énerve...
pas compris non plus
J'avais adoré cet album découvert en librairie jusqu'à la dernière page... Moi non plus j'ai pas compris la fin et elle m'a laissé bien perplexe ! J'ai pensé aussi que la fin restait libre pour l'imaginer mais je trouve ça plutôt dur pour un sujet aussi difficile que la perte d'un être aimé (même si c'est un chien)
Rien qu'à lire ta chronique, Clarabel, j'ai éprouvé moi aussi de la frustration.
Mais j'ai été feuilleter les pages et, personnellement, je trouve cette esthétique déceptive moins "frustrante" que si la fin avait été clairement explicite (par exemple : les années ont passé et Jeombak n'est jamais revenu...).
Mais la frustration, n'est-ce pas ça qu'il faut à un enfant pour l'apprendre à se structurer convenablement afin qu'il s'adapte plus tard à la réalité et aux contraintes sociales ?
Il faut faire l'expérience du manque et de la perte, mais cela ne porte pas ses fruits si, à côté, l'on n'a pas de soutien affectif fort pour surmonter l'épreuve.
Bref, je ne m'égarerai pas dans des considérations plus analytiques. Je vais aller feuilleter ces pages.
Je pense que l'on peut leur trouver un impact positif, celui-là même qui peut sembler négatif : la frustration faisant suite à la perte et au manque :) .
Oups !
Petite erreur dans mon commentaire : j'ai été tentée de le poster et d'aller lire l'album ensuite.
Puis, j'ai jugé préférable de faire l'inverse.
Et j'ai oublié d'enlever la phrase : "Je vais aller feuilleter ces pages", qui correspondait à mon intention première que je n'ai donc pas remplie ;) .
Je suis allée voir le livre sur le lien, et effectivement, je suis comme vous toutes, assez destabilisée par la fin de ce petit livre, à laquelle on ne s'attend vraiment pas, tant on est bercé dès le début par la douceur et les illustrations superbes.
Peut-être intéressant à lire avec un enfant, mais en préparant plusieurs fins possible et en proposant comme un jeu d'inventer la fin souhaitée, de dire pourquoi... Sinon, cela parait un peu abrupte...
Mais bon, je n'y connais rien en psychologie infantile, à part mes 3 stroumpfs que je vois évoluer, donc, j'ai peut-être loupé une étape hyyyyper importante de leur développement affectif en ne leur montrant que des histoires qui se finissent bien... C'est pourtant bien connu, "les histoires d'amour finissent mal, en généraaaaal"
Jolis rêves pour toi, Clarabel, je vais inventer une fin plaisante !
Le mystère de Jeombak est entier !
Je sais qu'il faut faire travailler l'imaginaire des enfants, mais je trouve que le sujet ici est très sensible, cela laisse perplexe.
La fin ouverte, pour ce livre, me semble absolument inappropriée ! (Et pourtant, j'aime beaucoup les "fins ouvertes", m'inventer la suite, me dessiner la suite et croquer un scénario pas possible...) Là, je suis juste tout à fait mécontente car déroutée.

