19/02/10

Je lis aussi des Albums ! #3

camping_aztequeSonia et Gaston vivent dans un appartement où règne un joyeux capharnaüm de meubles, de jouets et autres bizarreries. Il est souvent difficile de trouver son chemin qui mène à la cuisine ou de trouver une place pour dormir, on se croirait à bord d'un navire au coeur d'une tempête, hissez les voiles, moussaillons, suivez la Grande Ourse, filez droit devant, n'hésitez pas à bifurquer sur votre gauche, et votre compte est bon. Cette vie, aussi géniale soit-elle, est un peu pesante. Les enfants ont honte et sont gênés d'accueillir leur camarade de classe, Pierre, venu préparer son exposé chez ses amis. Or, ce dernier est ébahi devant ce spectacle et déploie vite un enthousiasme débordant. Cette maison fourmille de cachettes, de trésors... et d'ailleurs le garçon découvre que sous cet amas de bric et de broc se trouve la communauté des Aztèques. Ils cohabitent avec la famille de Sonia et Gaston depuis des lustres, les enfants n'y pensaient plus, ou les considéraient comme une nuisance sonore et envahissante. Grâce à Pierre, ils vont le suivre dans cette aventure, la découverte des Indiens Aztèques, en travaillant sur leur exposé dans la même foulée. C'est une lecture pleine de surprises, qui nous marque surtout grâce aux illustrations d'Aurore Callias. C'est magique, cela ne s'explique pas, on croirait une forme bigarrée, merveilleuse, un assemblage sans queue ni tête, où on a le sentiment de s'y perdre, mais c'est en fait une mine de petits détails qui nous fait plonger, aux côtés des personnages, dans une exploration exaltante et riche en informations sur les indiens Aztèques.  Un bon point pour cet album particulièrement original.  (Camping Aztèque dans une armoire normande, Aurore Callias. Gallimard jeunesse, coll. giboulées, 2009 - 14€)

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J'ai déjà confessé être quelque peu amoureuse de l'inspecteur Lapou de Bénédicte Guettier, son flegme et son charme débonnaire me rendent toute chose. Bien sûr, au bout de la plume, il y a un auteur qui possède ce talent rare de savoir être drôle avec intelligence. Son trait de crayon est reconnaissable entre mille (l'âne trotro, c'est elle aussi !). Bref. Cette nouvelle collection, Patati et Patata, se situe sur les traces de l'inspecteur Lapou en mettant en scène les légumes du potager dans des situations désopilantes (chaque livre s'apparente presque un one-man show !). Cette fois, pas d'enquête, de disparition, de crime, de mystère, de drame à déplorer. Les histoires mettent un point d'honneur à nous parler de la vie des légumes en jouant sur leurs caractéristiques de façon à toucher le jeune lecteur - le potiron trouve qu'il a un gros popotin, le chou pète tout le temps, la patate ne sait pas articuler et le champignon est fier de son chapeau. Comment raconter les légumes sans se la jouer ? Comment dire des choses sérieuses sans en imposer une tartine ? Bénédicte Guettier a trouvé la solution - l'humour ! - en espérant que cette approche permettra de rendre les légumes appétissants, et de donner envie de les aimer.

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Au choix, nous avons 4 titres au menu : Popo le potiron ; Champierre le champignon ;  Pat la patate ;  Chouchou le chou. En bonus, à la fin de chaque livre, à l'instar de la série de l'inspecteur Lapou, se trouvent deux recettes pour rendre les petits et les grands friands de légumes.  (gallimard jeunesse, giboulées, 2010 - 3,50€ le volume !)


18/02/10

On en était tous là. A bout. A bout de nerfs, de paroles, de regrets. A bout de force.

une_putain_de_belle_nuitNeuf adolescents (huit garçons et une fille) rentrent d'un match de foot où l'équipe vient de se prendre une taule. L'ambiance dans la fourgonnette est lugubre, les esprits sont mis en sommeil, ça ronronne, chacun cogite et personne n'exprime tout haut ce qu'il pense tout bas. Puis, c'est l'accident. Le minibus tombe dans un ravin, le chauffeur meurt sur le coup et l'entraîneur est dans un état critique. Un par un, les adolescents se faufilent hors du véhicule, ils sont tous sain et sauf mais leurs esprits ne sont pas pour autant calmés. Choqués, et encore plus énervés. Cette nuit, qui s'annonce longue et angoissante, va être le reflet de leurs tracas, leurs rêves, leurs espoirs et leurs désillusions. Certains pensent à leurs prochaines vacances, d'autres revivent le match, l'occasion de régler quelques comptes, de reprocher aux uns d'être des incapables ou à d'autres de se croire les petits chefs. Les adolescents sont tous au bord du gouffre, littéralement parlant, ils souffrent pour un chat perdu, pour un amour brisé, parce qu'ils se sentent incompris ou désespérément seuls. Cette nuit, teintée de larmes et de sang, va faire tomber les masques. Tous se cherchent, se perdent, se trouvent. C'est une putain de belle nuit au cours de laquelle on assiste à une quête générale de l'identité de soi, et lorsqu'on est un adolescent paumé, cela donne parfois matière à un récit vibrant, passionnant, sombre, froid et inquiétant. On parle de colère, de doute, de confiance trahie, d'amitié. Les souvenirs d'enfance reviennent aussi, comme pour saupoudrer cette nuit si noire et oppressante. Un sauf-conduit pour revivre des jours heureux, ou comprendre le malaise du moment. Tout s'explique. Le roman est conduit à plusieurs voix, dans une ambiance de huis clos, de quoi procurer cette vive sensation d'urgence, de survie et de sursis.  Pas mal du tout.

du même auteur : Echancrure

Une putain de (belle) nuit ~ Michel Le Bourhis
Seuil, coll. Karactère(s), 2010 - 137 pages - 8€

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17/02/10

Je bulle...

Sortez les cotillons, les serpentins, les confettis et les bouteilles de champomy, c'est le baptême de la nouvelle collection de l'école des loisirs : mille bulles. Comme son nom l'indique, cette collection va accueillir les bandes dessinées, pour tous les goûts, pour les lecteurs qui sont à peine sortis des jupes de leur mère et pour ceux qui se disent qu'on n'est jamais trop vieux ni trop jeune pour se faire plaisir... Pour ouvrir cette collection, six premiers titres sont proposés, j'en présente une partie ! ;o)

Louisette la taupe : Rapidissimo de Bruno Heitz

Louisette_la_taupe__Rapidissimo_de_Bruno_HeitzLouisette la taupe se fait du souci pour son ami Fernand. Depuis qu'il est parti en vacances en Camargue, il n'a plus donné signe de vie. Avec ses amis les lapins, elle scrute le passage du facteur et passe au peigne fin le contenu de sa boîte aux lettres pour espérer une carte postale. Hélas, triple hélas. Des factures, des courriers inutiles, jamais rien pour elle. Ce silence la mine, aussi décide-t-elle de le rejoindre en personne. Pour cela, elle se cache dans un colis fait maison ! Et tout a été pensé dans les moindres détails... La suite de l'histoire est vraiment drôle, le voyage en rapidissimo va tourner court mais notre amie la taupe ne sera pas au bout de ses surprises ! Qui a dit qu'on ne pouvait se dépayser près de chez soi ? Il suffit d'un soupçon d'imagination, la magie fera le reste... fermez les yeux, pardi !

Bruno Heitz, également l'auteur des aventures de Kiki le hamster, possède ce talent, qui me plaît, de raconter des histoires drôles, sans se prendre au sérieux, avec cette touche un brin facétieuse, des personnages toujours bien brossés, très attachants, et qui vivent des histoires incroyables, riches en surprise et qui ne cessent de m'étonner. C'est du plaisir, simple mais efficace.

(casterman, 2005 - collection mille bulles de l'école des loisirs, 2010)

Monsieur Blaireau et Madame Renarde, Tome 1 : La rencontre de Brigitte Luciani et Eve Tharlet

monsieur_blaireauD'un côté, il y a la famille Blaireau : le père, seul, avec ses deux fils. De l'autre côté, nous avons la famille Renard : la mère et sa fille unique. Ces dernières ont été obligées de fuir leur terrier à cause des chasseurs, elles trouvent un refuge chez les Blaireaux, et le charme semble opérer entre monsieur et madame... Mais les enfants ne sont pas de cet avis, les renards et les blaireaux sont trop différents et ne peuvent vivre ensemble dans le même terrier.
Voilà une jolie histoire qui prouve que les contraires s'attirent, et qu'il est préférable de faire la somme de nos différences, au lieu de continuer à les stocker dans des cases distinctes. Les illustrations sont aussi douces que le propos de l'histoire, je crois qu'elle plaira davantage à une cible jeune (dès 6-7 ans).

(dargaud, 2006 - collection mille bulles de l'école des loisirs, 2010)

Ludo : Tranches de quartier de Bailly, Mathy, Lapière

ludoIl me semble que je connaissais déjà Ludo, ou alors c'est ma fille qui m'en a probablement déjà parlé. Je ne sais plus. Bref. Ceci n'a pas d'importance, cette bd est remise au goût du jour et proposée aux lecteurs (cible jeune, selon moi, dès 7-8 ans). Ce sont des tranches de vie, non pas une histoire qu'on nous raconte de la première à la dernière page, mais plutôt une succession de chapitres courts (en fait, ce format me frustre un peu).  Ludo est un enfant de 8 ans, passionné de bd, fasciné par le personnage de l'inspecteur Castar, qui lui rappelle quelque part son papa policier. Mais le métier de celui-ci n'est pas aussi exaltant. Aussi le garçon, à l'imagination débordante, mélange très vite les situations du quotidien avec les récits lus dans sa bd préférée. L'ensemble est sympathique et plaira vraiment aux plus jeunes.

(dupuis, 2008 - mille bulles de l'école des loisirs, 2010)

Max et Zoé : La grosse bêtise de Etienne Davodeau et Joub

Max_et_Zo__La_grosse_b_tise_de_Etienne_Davodeau_et_JoubMax et Zoé rendent visite à leur maman qui travaille dans un village du Jura plombé par la neige. Leur père doit les rejoindre, quelques jours plus tard, avec son camion. Les deux enfants ne loupent jamais une bêtise, ils aiment courir dans la forêt, font des glissades sur le lac gelé et rencontrent un vieux monsieur avec son cheval. Il s'agit de Matthias et Jean-Charles, les derniers à pratiquer le débardage. Dans le village, on se moque grassement de lui et on le pousse à la retraite avec l'arrivée du nouvel engin qui remplacera les bras et les jambes de Matthias et son fidèle compagnon. Les enfants sont sensibles à la détresse de l'homme et proposent de lui amener ses courses tous les jours. En chemin, ils ne sont pas avares de quelques bêtises, qu'importe... le cacao chaud de Matthias sera toujours le remède pour vous remonter le moral, panser les bobos et consoler les bleus. Sauf que Max et Zoé vont commettre la bêtise en trop, avec des conséquences fâcheuses pour Matthias, lequel pourrait se laver les mains en se disculpant, mais cela signifierait aussi trahir une amitié toute neuve.

J'ai beaucoup aimé cette histoire, l'atmosphère du village et ses habitants qui s'emportent et accusent en deux temps, trois mouvements, et puis le froid, l'isolement, le choc des cultures... C'est un univers qui me séduit instantanément. L'histoire de Max et Zoé est captivante et ne manque pas de rebondissements, les enfants sont ingénieux, les jeunes lecteurs se sentiront proches d'eux parce qu'ils font les quatre cent coups et, dans le même temps, ils ont conscience de leurs erreurs et tentent de les réparer. C'est maladroit mais charmant. Avec, en bonus, des animaux ou des camions qui parlent, et se lancent des noms d'oiseaux du style : salut, usine à crottin... - content de te revoir, vieux tas de tôle.

(delcourt, 2002 - mille lunes de l'école des loisirs, 2010)

Si j'avais un ordre de préférence à donner, je placerai donc en tête Louisette la taupe : Rapidissimo de Bruno Heitz, suivi de Max et Zoé : La grosse bêtise de Etienne Davodeau et Joub.
Avec une mention spéciale tendresse pour Monsieur Blaireau et Madame Renarde, Tome 1 : La rencontre de Brigitte Luciani et Eve Tharlet.

Les deux autres titres de la collection mille bulles sont : Etoile : Le Petit cirque de Rascal et Peter Elliot ; Le vieil homme ou le serpent ? de Toni & Slade Morrison, et Pascal Lemaître.

       etoile_le_petit_cirque          le_vieil_homme

Dernière précision, chaque volume de la collection coûte 5,90€  !

 

 

Je lis aussi des Albums ! #2

les_boulzoreillesOlivier Adam a déjà signé plusieurs romans pour la jeunesse, mais il me semble que c'est le premier album auquel il participe : les Boulzoreilles, avec les illustrations d'Euriel Dumait. Le résultat est agréable, les aquarelles se marient joliment avec l'univers d'Olivier Adam, lequel se révèle plus gai et enchanteur que d'habitude. Il nous raconte en effet l'histoire d'une petite fille fascinée par le grand arbre au fond du jardin et ses petits habitants invisibles à l'oeil nu. Les Boulzoreilles sont de drôles de bêtes poilues avec des dents et des oreilles. Et puis, il y a Georgio, le plus gros, celui qui se tient toujours à carreau. Il est le seul qui sait ouvrir les fleurs juste en les regardant. Mais Georgio continue de grossir, il double de volume, il ne peut plus grimper en haut de l'arbre, il devient rouge comme les feuilles de l'automne, jusqu'au jour où il vire au violet, puis au bleu, avant de s'élever dans les airs, et là... c'est le feu d'artifices. Tout ceci me laisse sans voix, j'ai aimé les couleurs de l'album, l'histoire est une invitation au voyage vers un imaginaire que chacun cernera selon ses humeurs, c'était une petite curiosité que je devais absolument assouvir, l'ensemble n'est pas mauvais, je ne suis pas mécontente de la rencontre, mais je ne suis pas tombée à la renverse non plus. (seuil jeunesse, 2010 - 13,50€)

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Place à la petite merveille : Thomas le magicien par Sébastien Perez & Clément Lefèvre.

thomas_le_magicienJ'ai adoré cet album ! L'histoire nous réserve de très, très belles surprises. Les illustrations de C. Lefèvre sont lumineuses et apportent beaucoup de chaleur à l'ensemble. J'avais des yeux qui roulaient d'une page à l'autre, de haut en bas, scrutant le moindre détail. La dernière page tournée, le sourire jusqu'aux lèvres, je suis aussitôt revenue aux premières pages et j'ai admiré, encore et toujours, cet album qui met du baume au coeur.

L'histoire, donc : celle d'un enfant qui s'appelle Thomas Edison, pas facile de porter un tel nom ! C'était un inventeur illustre, surnommé le magicien de Menlo Park. Mais notre petit bonhomme ne file aucun complexe, au contraire, il s'en inspire ! C'est un touche-à-tout, curieux, inventif, fonceur. Il a envie de prouver qu'il appartient à la branche des génies, qu'il possède aussi ce don de tripatouiller deux, trois boulons pour donner vie à l'invention du siècle. De plus, il ne manque pas d'idées. Son esprit surchauffe, il a toujours le sentiment d'être en avance sur son temps, pensez donc : un désintégrateur de brocolis, un polochon anti-cauchemar, un collier désodorisant pour chien, un lecteur de pensées superfétatoires, une boîte rapetissante pour ranger le bazar, ou un démoucheronneur portatif pour promenades à velo !

En réalité, Thomas n'est pas très doué, même si ses parents l'ont toujours soutenu et ont été fiers de ses efforts, il faut regarder la vérité en face et reconnaître son échec. Or, tout ceci se termine sur une note encore plus gourmande... je ne dévoile rien du tout, mais j'ai trouvé la pirouette astucieuse, coquine, charmante, délicieuse, bref absolument convaincante ! Il y a du génie dans toute vie, il suffit juste de le trouver !!!

Clin d'oeil spécial au chien Flatule, l'heure des retrouvailles a sonné, les lecteurs de Sébastien Perez apprécieront.

deux sites à visiter : http://nenent.blogspot.com/  &  http://sebastienperez.hautetfort.com/

(seuil jeunesse, 2010 - 15 euros)

16/02/10

Je lis aussi des Albums !

challenge2jelisaussidesalbums   Sur l'initiative de Sophie (Herisson08), Je lis aussi des albums se présente comme un challenge facile, sympathique, avec un logo ravissant, comment résister, il offre de plus la place à de nouvelles découvertes, que j'ai bien souvent du mal à mettre en mots, tant le plaisir des yeux est indescriptible !

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lheure_du_facteurLa preuve, avec L'heure du facteur de Betty Bone (rouergue, 2010) : c'est l'histoire d'un personnage solitaire qui habite une maison isolée, cernée par la neige. Ali était déjà présent dans l'album « La nuit » (album qui est désormais indisponible, hélas), cette fois on le découvre dans sa maison en train de songer à la lettre qu'il va écrire pour Johnny Picasso.

Dans cet album, il y a très peu de texte. Par contre, les illustrations sont de toute beauté : d'une simplicité apparente, des lignes parfaites, une tonalité sobre et un contraste intéressant entre le noir, le blanc, les couleurs vives. Dans la maison d'Ali, par exemple, les meubles sont noirs. Les murs et le sol sont blancs. Par petites touches, les couleurs font leur entrée : des vêtements chamarrés, des chats qui ronronnent, le feu qui crépite,  le café qui glougloute, et son odeur chaude, délicieuse... on a l'impression d'y être !

C'est dire s'il y règne une grande quiétude dans cet album. Je le trouve admirable, avec du charme et une beauté troublante. Je suis vraiment fascinée ! N'hésitez pas à visiter le site de Betty Bone : http://www.bettybone.com/

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Gaëtan Dorémus est un auteur / illustrateur que j'apprécie de plus en plus ! Et la maison du Rouergue, aussi ! Voilà deux bonnes raisons pour me pencher sur Chat-nouille !

chat_nouilleC'est l'histoire d'un chat qui aime les pâtes et qui passe son temps avachi dans son fauteuil. Son programme : pâtes-dodo-télé-internet-jeux vidéo. A la longue, il devient tout mou et tout blanc. Terriblement accro à ses journées immobiles. Manon lui sert alors des platées de légumes, l'entraîne dans le parc pour partager les plaisirs simples de la vie. Sauf que le chat s'ennuie comme un rat mort ! Il a besoin de se sentir dans la peau d'un héros, d'un sauveur... C'est du propre de préférer la vie sur grand écran, servie sur un plateau, mais heureusement, le chat se rend compte aussi que, dans la vie, l'amitié et le sentiment d'être utile sont deux notions qui ne comptent pas pour des prunes !

Message caché tu trouveras dans cet album, ami lecteur, mais pas seulement ; ce n'est pas qu'une morale à la manger-bouger.com non plus (ouf). Ici, on trouve des petites perles, du genre : C'est ainsi que Nounouille vécut une existence de chat aussi délicieuse qu'une bonne assiette de pâtes (avec du beurre dessus et même du gruyère râpé !). J'en suis fort aise !

Cette histoire de chat-nouille, en plus d'être drôle, donne envie de croquer la vie à pleines dents. J'adore ! Je suis de plus en plus fan de Gaëtan Dorémus ! ! !

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challenge Je lis aussi des albums !

challenge2jelisaussidesalbums  Sur l'initiative de Sophie (Herisson08), Je lis aussi des albums se présente comme un challenge facile, sympathique, avec un logo ravissant. Mon défi : lire 24 albums.

    (challenge bouclé le 30 mars 2010)

    1. L'heure du facteur, Betty Bone [#COUP DE COEUR
    2. Chat-Nouille, Gaëtan Dorémus [#COUP DE COEUR
    3. Thomas le magicien, Sébastien Perez & Clément Lefèvre  [#]   COUP DE COEUR
    4. Les boulzoreilles, Olivier Adam & Euriel Dumait  [#]
    5. Patati et Patata, Bénédicte Guettier  [#]   CRUSH CRUSH
    6. Camping dans une armoire normande, Aurore Callias  [#
    7. Un loup à la maison, Mim & Sébastien Pelon [#]
    8. Le meilleur ami des livres, Louise Yates [#COUP DE COEUR
    9. Mon abominable belle-mère, Catherine Lepage [#]
    10. Splat est amoureux, Rob Scotton [#]
    11. Frère Lune et Soeur Soleil, [#]
    12. Pomelo grandit, Benjamin Chaud & Ramona Badescu [#COUP DE COEUR
    13. Le secret du soir, Cécile Roumiguière & Eric Gasté [#COUP DE COEUR
    14. Je veux qu'on m'aime, Leo Timmers  [#COUP DE COEUR
    15. Caméléon bleu, Emily Gravett  [#]
    16. Colère noire, bonsoir !, Richard Marnier & Gaëtan Dorémus  [#]
    17. Le mariage de Madame Edouard, Bernard Villiot & Muriel Kerba  [#COUP DE COEUR
    18. Sophie et le relieur, Hideko Ise  [#]
    19. Kimiko et le botaniste, Hideko Ise  [#]
    20. Mon ami à trois pattes, Hideko Ise & Kenzo Yamamoto  [#]
    21. Kid, Corinne Lovela-Vitali & Lauren Capelli  [#]
    22. Jour de lessive, Frédéric Stehr  [#]
    23. Panique à Paris, Fanny Joly & Laurent Baudouin  [#COUP DE COEUR
    24. Big frousse à Londres, Fanny Joly & Laurent Baudouin  [#]  COUP DE COEUR

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    Escape lane

    Voilà un petit roman qui a su parler à mon coeur de maman, un roman que j'ai même eu beaucoup de mal à ouvrir, à lire, à finir, tant il me mettait sens dessus dessous. D'ailleurs cela fait une semaine que je le picore, mais j'étais agacée, j'avais la tête à l'envers, je ne supportais pas l'adolescente de seize ans, Luce, et puis je me posais beaucoup de questions, j'étais glacée, comble de tout, j'ai été pétrifiée en lisant ces quelques mots :

    Luce n'arrivait plus à concevoir qu'elles aient pu partager, un jour, la douceur d'être ensemble, la complicité des sourires, la rondeur plumeuse d'un câlin. Elles avaient oublié l'époque où la fillette admirait sa maman par-dessus tout, quand celle-ci opposait le rempart de ses bras en berceau à la dureté du monde, aux chagrins, à la mort...

    Bref, j'avais peur. Ce livre me renvoyait une image qui me touchait trop intimement, j'avais le sentiment de voir dans ce duo mère-fille le futur conflit m'opposant à ma miss de dix ans (bientôt). J'anticipe, j'extrapole, mais il y a tant de petites étoiles perdues dans ce livre, qui me semblaient avoir été lâchées exprès pour moi. Tant de coincidences, trop de coincidences, au début j'avais mal. Je n'avais pas envie de plonger dans un avenir hypothétique, je n'en avais pas le coeur non plus, heureusement j'ai repris du poil de la bête, ma tête a retrouvé sa place, merci, et j'ai avalé ce roman en une goulée. C'était drôlement bon !

    metal_melodieLuce et sa maman étaient tout l'une pour l'autre, depuis le décès du papa, alors que la fillette n'avait que cinq ans. A l'adolescence, ça ne manque pas, la demoiselle nous fait une crise, adopte un look de gothique, fréquente une bande du même goût, elle ne s'entend plus du tout avec sa mère, la communication est coupée, c'est la guerre froide. Un jour, Luce rentre chez elle et découvre un appartement vide et le petit mot abandonné par sa mère : Inès est partie en Australie, pour son boulot, elle sera absente de longs mois, elle ne veut pas que sa fille la rejoigne ni ne cherche à la contacter, cette séparation a du bon, l'espère-t-elle, car elle leur offre la possibilité de souffler, de penser, de s'émanciper, de couper les ponts.

    Sur le moment, j'ai trouvé que c'était dingue ! Aberrant. Comment et pourquoi arriver à de telles extrêmités ?

    La suite de l'histoire nous en raconte plus, de mon côté je lâche l'affaire. En clair, je me tais. Je vous laisse entre les mots de Maryvonne Rippert, une vraie magicienne, la même qui avait su m'ensorceler avec son Amour en cage. Je sais qu'elle va lire ces mots, donc je me sens intimidée et muette, mais j'ai envie qu'elle sache que son roman a su me toucher, qu'il m'en a fait voir de toutes les couleurs, mais que j'ai aimé ce chemin escarpé. Et puis Luce, qui cristallisait tous mes démons, a fini par m'émouvoir. C'est une vraie tête à claques, pour commencer. Et des claques, d'ailleurs, elle s'en prend de plus en plus, c'est bon, lâchez-la, la pauvre minette.

    Vous l'avez compris, ce roman s'adresse aux adolescents et à leurs mères. C'est comprendre le pont qui nous lie, c'est se rappeler que nous sommes passés par là, que nous avons parfois des petites filles vampires élevées dans du cocon... Soupirs. C'est un roman magnifique, qui parle d'amour et qui donne des ailes. Aux filles et aux mamans.

    Metal Mélodie ~ Maryvonne Rippert
    Milan, coll. Macadam, 2010 - 210 pages - 9,50€

     

     

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    13/02/10

    Mais qu'est-ce qu'elles racontent ? !

    Toujours branchée sur les grandes ondes des blogs américains, j'avais envie de partager leurs derniers délires, à ne pas prendre à la légère. Ceci est un message strictement réservé à ceux et celles qui ont conservé une âme de midinette.

    La fête des Amoureux approchant, Heidi R. Kling, auteur d'un premier roman à paraître en juin 2010, qui s'intitule Sea, propose de décerner THE SMOOCHIES - THE BEST YA KISS OF 2009 (Prix du Meilleur Baiser dans un roman jeunesse paru l'an dernier). Le verdict doit tomber le 14 février !

    Pour l'instant, plusieurs noms reviennent dans les propositions : 

    kiss_notebook1Jace & Clary (Cassandra Clare, The Mortal Instruments)

    Sam & Grace (Maggie Stiefvater, Shiver)

    Peeta & Katniss (Suzanne Collins, The Hunger Games)

    Nick & Mae (Sarah Rees Brennan, The Demon's Lexicon)

    Daniel & Grace (Bree Despain, The Dark Divine)

    Patch & Nora (Becca Fitzpatrick, Hush Hush)

    Jack & Theodora  (Melissa de la Cruz, The Van Alen Legacy)

    Adam & Mia (Gayle Forman, If I stay)

    Ethan & Lena  (Kami Garcia and Margaret Stohl, Beautiful Creatures)

    (Plusieurs de ces romans ont été traduits ou seront prochainement disponibles en édition française !)

    Attention, attention : Le couple Katniss / Peeta est en sérieuse compétition avec ... l'autre éventualité, Katniss / Gale !

    Ceci nous amenant à L'ETERNEL DEBAT (Steph Su Reads) :

    TEAM PEETA  //  TEAM GALE

    Waiting_Out_The_Rain_by_RohanElf

    Cependant, peut-on vraiment considérer qu'il existe un triangle amoureux dans la série alors que le personnage de Gale, aussi séduisant soit-il, est si peu présent dans les romans ? ... Même dans Catching Fire (aucun spoiler dévoilé), ça reste du léger, très léger !

    On retrouve d'excellents arguments dans les deux camps, ce billet de The Page Flipper nous fait hocher la tête de part et d'autre. Je suis notamment 100% d'accord avec ceci :

    Peeta is brave, incredibly loyal, sweet and smart. Katniss, in my opinion, is so hard on him because she believes he hasn't suffered back home the way she has. The way Gale may have. But he proves himself to her time and time again and I believe the feelings she has for him are as real as their experience in the arena. And just as scary--because she has spent years trying to cut herself off emotionally from anyone other than her little sister because of the pain involved in feeling. In loving. In trusting since her father died and her mother drifted off into her own world. Which is why, I believe, she never advanced her relationship with Gale past friendship. Hanging on to Gale as her 'ideal' of because he is safe. Because, like Katniss, he isn't able to express his feelings. Whereas Peeta knows exactly who he is. And owns it.

    Gale, c'est un grand frère. Et Peeta, c'est... Peeta !
    100% Team Peeta.

    Avec en aparté :  Now, if Suzanne Collins would have had Gale pick Katniss up at the train station? If he had been leaning against the wall let's say. With a bow slung from his hip and a teary-proud grin on his face? And pulled her into a sexy, cowboy-hunter hug? And kissed her? And Peeta looked on longingly and did nothing? Then this blog post may have had a slightly altered ending. But that's not what the author chose. And that's not a choice I would have made either. Collins chose Peeta, as did Katniss, as do I.

    Héhéhé.

    Plusieurs lectrices américaines ont même argumenté leurs suppositions quant au tome 3 (à paraître le 24 Août 2010 !!!), concernant cette fin qui nous arrache des cris d'horreur et de frustration dans Catching Fire. Aucun spoiler, je vous jure ! Qu'en pensez-vous ?

    Faut-il ou non TUER LE HEROS ?   (Surlignez  ! Ceci n'est que pure spéculation, je vous rassure !)

    D'après ce que j'ai pu lire, la réponse est OUI ! Gloups.  Ne lisez pas ce qui suit, GROS RISQUES DE SPOILERS !!!

    He's too ideal for the real world. Peeta is actually in his element most in the Games; outside of the arena, we readers hardly ever see him as a fully functioning and capable character. That means that, while he'd make the sweetest and most perfect boyfriend for Katniss, it probably won't happen, because the object of Book 3 is to resolve all the conflicts that Katniss and her Mockingjay rebel crew have stirred up with the government. Peeta belongs to that government-constructed world of terror and killing, much like his idealness is a manifestation of our characters of the "dream guy." When the government topples, it makes sense that he, too, will fall. 

    Dans le fond, je suis d'accord. Mais sérieusement, je n'aimerais PAS DU TOUT que ça se finisse ainsi !

    (Je dis ça, mais je suis une lectrice qui n'est pas contente de la fin de HP ! Question de logique, le personnage devait mourir, même si c'est dur à encaisser.)

    En fait, les auteurs ont du mal à faire mourir leurs héros. Je réfléchis si je ne trouve pas quelques références susceptibles de me contredire, mais non... je ne vois pas.

    Et pour finir, le gros buzzz de cette fin de semaine, c'est bien évidemment la révélation du titre et de la couverture de Hunger Games #3 !!!

    A suivre...

    edit du 14/02 :  les commentaires sont bavards, très bavards... chargés en spoilers, donc prenez garde si vous n'avez pas lu Catching Fire ! 

    Posté par clarabel76 à 10:30:00 - - Commentaires [79] - Permalien [#]
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    mangamaniac #7

    Emmyne a lancé l'opération du Moi-s-Manga et j'étais obligée d'en être ! Le manga et moi, ce n'est pas qu'un feu de paille, c'est POUR LA VIE !   

    moi_s_mangas

    Alors, pour l'occasion, je reviens sur la suite de séries déjà présentées, comme Five par exemple...

    five t.6

    Five6Dans le tome précédent, j'étais à cran face à la déclaration finale de Toshi et par ce qu'il entendait par "Until now, there hasn't been anyone that I seriously liked". Stupéfaction générale. J'attendais des explications, elles ne sont pas venues, était-ce du lard ou du cochon, Toshi parlait-il de la Princesse, que voulait-il affirmer à miss Nakagome, et l'instant d'après, on le voit capable de renverser des montagnes pour prêter secours à la Princesse, tétanisée par l'orage. Allez comprendre... J'attends beaucoup de cette série, les premiers tomes me plaisaient infiniment, maintenant je trouve que l'histoire piétine et que ça n'avance pas entre Toshi et la Princesse. Les chapitres 24 et 25 promettaient de relancer l'intrigue, alors que toute la bande se rend dans une station balnéaire pour y travailler deux jours et une nuit. C'est aussi l'anniversaire de Toshi et la Princesse veut lui trouver son cadeau surprise. Elle va s'embarquer pour une virée nocturne à destination d'une île réputée maudite où on y trouverait un fruit fantôme. L'aventure vire au désastre, comme d'habitude, et Hina devra encore compter sur Toshi pour être sauvée ! C'est toujours la même rengaine. J'aime bien, c'est drôle, totalement abracadabrant, excessif et déjanté, maintenant j'aimerais juste qu'on passe à la vitesse supérieure, qu'on redéfinisse les liens entre Hina et Toshi, que la mangaka apporte une touche de glamour avec des sentiments à son histoire que je continue de suivre, malgré tous les défauts qui apparaissent de plus en plus !!! Allez, un petit effort. Et parce que Toshi le vaut bien !

    a romantic love story t.4

    a_romantic_love_story_4Cette fois, je décroche. La série est gentille, mignonne, mais vraiment trop cruche. J'en ai un peu ma claque de voir les deux protagonistes rougir dès que l'un frôle l'autre, ou tire la sonnette d'alarme en cas de déclaration enflammée trop publique. Pfff. Je sais combien la société japonaise est pudique et très réservée, mais là, pitié, j'en ai ma dose. C'est à réserver pour les plus jeunes lecteurs, on n'y voit que des sentiments naissants, de la timidité maladive, une héroïne prise de tête qui s'effarouche pour un rien, un prétendant amoureux mais pataud, il est passé où celui qui brillait par son arrogance dans le tome 1 !?! Pfut, il s'est évaporé. Et moi, je pleure !
    Dans ce tome 4, par exemple, Kaji retrouve celui qui lui a volé son premier baiser et il s'avère que ce garçon est aussi un ami de Yukito. Au lieu de tout confesser à son petit copain, Kaji raconte des bobards et plombe son couple. Exemple, cette scène parfaitement ridicule, pathétique mais juste excellente parce que j'en ris tellement c'est navrant !!!

    (dialogues à lire dans le sens japonais, de droite à gauche)
    on peut aussi voir en plus grand en un seul clic sur les images ! ;o)

    1. romantic20   2.  romantic21 

    3. romantic22  4. romantic23

     

    rhapsody in heaven t. 1 & 2

    rhapsody_in_heaven_2Il suffisait de demander pour mettre la main sur une série plus mature, et tadam ! En trois tomes, tous parus en France, Rhapsody in heaven est une petite bombe à retardement, au sujet pas très original, comme d'habitude, puisque c'est un énième shôjo comme je les aime, on y parle d'une histoire d'amour, et c'est déjà tout un programme !
    Miyu est une très bonne nageuse qui n'imaginait pas, un seul instant, apprendre que son nouveau lycée allait fermer le club de natation sans aucune explication. Elle plaide sa cause auprès de la présidente des élèves, Noa, et découvre avec stupéfaction que son bras droit est ce garçon qui a eu le culot de l'embrasser à pleine bouche. Aoi jouerait donc un double jeu, tous les rêves de la jeune fille s'effondrent, elle accepte alors de devenir la petite copine de Kaishi, son ami d'enfance. Mais c'est plus fort qu'elle, elle est attirée par Aoi et n'hésite pas à coucher avec lui.
    A partir de là, j'ai eu peur que l'histoire dégénère, Noa étant une horrible peste manipulatrice et obsédée, elle échafaude des plans tordus et carrément pervers. L'histoire aborde un virage déconcertant, car trop sordide. (Dans le bureau du conseil des élèves, on trouve, par exemple, un baldaquin ! Personne ne semble interloqué par cette déco, pourquoi le lecteur le serait-il !?!) Et puis finalement, l'humour, toujours, sauve la mise et l'intrigue reprend son rythme avec romance, séduction, jalousie, compétition... La routine. Avec, en sus, des moments olélés pour pimenter la sauce.
    Verdict : très bon !  Les rapports amoureux sont francs, les personnages ont du caractère, Noa se distingue parce qu'elle est un tantinet caricaturale, mais dans le tome 2 elle devient plus drôle et inventive.
    C'est un bon shôjo pas nunuche ! Cela me plaît.

    J'ai finalement lu rhapsody in heaven t.3 qui boucle agréablement la série. Miyu apprend qu'elle est envoyée avec Kaishi suivre un stage de natation à l'étranger. Noa a mis la pression sur son directeur de papa, espérant ainsi qu'un éloignement séparerait notre petit couple. Un chapitre bonus  revisite les derniers mois selon le point de vue de cette chipie, qui va enfin connaître l'amour en tombant amoureuse de ...
    Une tome 3 pas transcendant, mais sympathique. Aoi est hélas un peu transparent, même s'il révèle son caractère jaloux et possessif, ce qui n'est pas - pour une fois - particulièrement désagréable à découvrir ! Je garderai un très bon souvenir de cette série en seulement trois volumes !

    private prince t.2

    private_prince2Le premier tome m'avait donné un aperçu pouvant craindre le pire, finalement l'histoire s'est étoffée et ressemble à une gentille bluette romantique, avec un Prince pas tellement charmant, mais seulement au plus profond de lui, et une demoiselle qui ne pense qu'à étudier, au look ringard, qui ne songe pas un instant à l'amour, mais à sa soutenance de mémoire. Et pour cela, elle a besoin du prince qui détient des documents concernant son arrière-grand-mère, mais il n'est pas prêt de les lâcher facilement. Il a en effet choisi de les troquer contre une valse des sentiments. Or, à ce petit jeu, on ne sait plus qui piège qui. De plus, le cousin de Will débarque à l'improviste et tente de semer la zizanie en séparant Miyako et le prince. Ceci permettra à la jeune fille de voir clair dans ses sentiments, comptez également un réveillon de noël un peu barré, et vous obtenez la nuit la plus folle, la plus douce, la plus sensuelle qu'on puisse espérer !
    C'est un shôjo amusant et divertissant, qui traite de l'amour physique en plus des sentiments balbutiants. On ne fait pas semblant et c'est tant mieux. De l'action, du sexe, de l'amuuur, de l'humour... je suis cliente ! ^.^

    I'll be back.

    11/02/10

    Une petite fille à qui l'on offre une belle poupée caresse d'abord son visage de faïence, du bout des doigts, ...

    ... effrayée à l'idée de froisser des dentelles si propres. Puis elle la prend, elle joue. Elle s'aperçoit, presque déçue, que son jouet se plie à tous ses caprices. Toute belle et neuve qu'elle est, la poupée ne fait rien de plus qu'une autre. Elle sourit, quoi qu'on lui fasse. Pour finir, la petite fille montre son nouveau jouet à ses amies. Bientôt, la poupée de chiffons, démembrée et le crâne fendu, attendra sous un meuble qu'on lui prête attention.
    Elle attendra longtemps.

    intruseNous sommes à Vienne, au palais du Hofburg, en 1815. Une silhouette se faufile dans les cuisines et cherche un dénommé Martin, valet de son état. Sous ce déguisement d'homme, se cache la délicieuse Fanny, une corsetière amoureuse, qui a reçu la visite d'un individu venu la prévenir qu'elle se trompait sur son amant. En fait, Martin est le vicomte Frédéric de Waldaw, brillant diplomate qui tente d'avancer ses billes, malgré le climat tendu qui règne en Europe (Napoléon a été exilé sur l'île d'Elbe, les émissaires de tous les pays, Wellington et Talleyrand pour ne citer qu'eux, sont réunis à Hofburg), la police secrète est sur les dents, notamment après avoir repéré l'intrusion de Fanny, avant qu'elle ne se volatilise dans les couloirs du palais. Bref, chacun cherche son chat !

    Comble de tout, Fanny fait aussi la rencontre du tsar Alexandre et se voit offrir d'ouvrir le bal à ses côtés ! La demoiselle attire toutes les attentions, Frédéric est blême, fou de rage, conscient du scandale et du drame, sa douce court de graves ennuis, le pire c'est qu'elle semble à mille lieux de s'en soucier, puisqu'elle prend un immense plaisir à broder des histoires sans queue ni tête sur ses origines, son identité secrète, sa recherche de la vérité, et même sur l'évasion de Napoléon ! Rira bien qui rira le dernier...

    Alors, forcément, on trouve du marivaudage, des complots, des messes basses, de la vengeance, de la séduction, des culbutes dans un grand feu de passion, parfois des culbutes acrobatiques et même proprement inexplicables (la scène dans la cave, hmm, j'ai besoin d'un dessin !).  Le tout se dresse sur un fond historique habilement brossé, on croise un tsar, une impératrice, des princes et des ducs, tous tombent quasiment en pâmoison pour la belle roturière. J'en viens donc à l'incroyable somme de situations téléphonées, de coincidences aberrantes, de fautes d'étiquette et de circonstances grossières et invraisemblables. Est-ce un râle que je sens au fond de la gorge ? (Non.)

    Rendons justice à cette lecture, c'est parfaitement entraînant, fluide, romanesque. On traite de politique, de pouvoir et d'amour en dansant la valse ou le menuet, entre une bouchée de quenelle et le sorbet à la rose, après une vive émotion dans la salle des redoutes où se tient le ballet, suivront quelques bouffées de chaleur dans une alcôve, des menaces de mort, un duel au clair de lune, la promesse d'une fuite et d'une autre vie, de la précipitation, du feu, de l'action... Ouh, je confesse, monsieur le juge, un nouveau crime : le plaisir coupable de lecture ! Oui, encore.

    Je ne pensais pas que cela allait me plaire à ce point, je n'avais lu que 30 pages et j'avais reposé le livre, avec une petite moue d'insatisfaction, puis par miracle j'ai repris ma lecture et je me suis surprise à tourner les pages en gloussant comme une midinette, oui, oui. J'ai honte, mais tant pis. Ce roman m'a même fait penser à la série d'Anna Godbersen, même si je déplore n'avoir point trouvé de visage en forme de coeur, je me suis consolée avec d'autres poncifs du genre. Nulle ironie de ma part ! C'est une lecture distrayante et cela me convient ! Je lirai le prochain tome avec grand plaisir.

    Intruse ~ Nicolas Jaillet
    Hachette, 2010 - 236 pages - 12,90€

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    Posté par clarabel76 à 20:15:00 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
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