26/01/12

Un chien vantard

Napoléon, chien super malin, prétend avoir sauvé son maître, perdu dans la ville sous une pluie battante...

IMG_6666  IMG_6667  IMG_6668

Lionel Koechlin est certainement de la famille des Jacques Tati, Pierre Etaix… Il offre une vision « clownesque » du quotidien, des êtres aux corps immenses et des personnages en tête d'épingle. Comme au cirque, on sourit de ses dessins avant de réfléchir, tant l'ironie et la facétie sont percutantes. Son style, plein d’humour et d’élégance, est reconnaissable entre tous. (source : gallimard-jeunesse.fr)

UN PETIT ALBUM RIGOLO POUR LES PLUS JEUNES.

Un chien vantard, par Lionel Koechlin (Gallimard jeunesse, 2012)

Posté par clarabel76 à 16:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


Petit Chien

Oh, un ballon !" se dit Petit chien en découvrant dans l'herbe une belle balle rouge à pois blancs. Mais la balle grossit, grossit et c'est un champignon ! Mais en voici un autre ici ! Et un troisième là ! Petit chien se trouve bientôt au beau milieu d'une forêt de champignons géants, qui grimpent jusqu'au ciel. Leurs pois deviennent alors flocons de neige. Tout est blanc ! De la neige surgit soudain un petit point rouge. A son tour, il grossit, grandit : c'est une fleur ! Le printemps est là !

IMG_6676  IMG_6677  IMG_6678  IMG_6679  IMG_6680  IMG_6681

On retrouve dans ce livre les images simples, graphiques, jouant sur les anamorphoses et sur l'absurde, qui ont fait le succès des premiers albums d'Anne Brouillard. Le texte, court, s'adresse aux plus petits. En filigranne, l'importance de la nature et du temps qui passe, à travers les 4 saisons qui se succèdent dans l'album, viennent rappeler les constantes de l'univers de l'auteur. (présentation de l'éditeur, qui dit tout et très bien)

MAGNIFIQUE ET CONFONDANT DE DELICATESSE.

Petit chien, par Anne Brouillard (Seuil jeunesse, 2012)

Posté par clarabel76 à 16:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Boys don't cry, but men do.

IMG_6653

Un garçon de 17 ans se retrouve avec un bébé sur les bras, lui qui envisageait de partir à l'université, paf ! son univers s'écroule. Dante est donc en colère, contre lui, contre son ex et contre la petite chose, Emma, qui vient lui pourrir l'existence. Pendant longtemps il va se tenir au garde-à-vous, en souhaitant secrètement que cette parenthèse se referme, mais le temps passe et il doit assumer ses responsabilités. 
Le ton froid et détaché de Dante donne la pleine mesure de son insensibilité et de sa rancoeur, c'est déstabilisant. Il n'est pas, mais alors pas du tout attendri par Emma, contrairement à son frère Adam et à son père Tyler, bougon en apparence, juste et droit en son âme et conscience. Tout de suite, on se faufile dans ce portrait de famille avec crainte et curiosité, la mère brille par son absence, son décès a été un coup dur pour tous, le sujet a été clos, car on évite d'évoquer les sujets trop sensibles. Chez eux, les garçons ne pleurent pas. 
En fait, ils évitent carrément d'aborder les questions qui fâchent. Adam est homosexuel et ne s'en cache pas, ses proches font l'autruche, jusqu'au drame. Tous ces événements font que, finalement, la famille devra se serrer les coudes, abattre les remparts et ne plus se contenter de partager le même toit. Pour la première fois, ils devront former une vraie famille. 
Le roman nous fait partager ces instants avec beaucoup de pertinence et sensibilité, sans tralala, pour rendre un portrait de famille aux contours flous, ce qui apporte authenticité, force et justesse à l'ensemble. Toutefois, il m'a manqué le petit truc en plus pour être pleinement conquise.

Boys don't cry, par Malorie Blackman
Milan jeunesse, coll. Macadam, 2011 / traduction d'Amélie Sarn. 

"Je ne sais pas ce que Papa attendait. Pensait-il que le simple fait de considérer cette chose allait me faire changer d'avis. Croyait-il que je me dirais d'un coup que cuire des steaks toute ma vie était finalement un petit prix à payer pour avoir la chance de chérir cette petite chose ? Espérait-il que j'allais soudain me mettre à l'aimer ? Eh bien, ça ne marchait pas. Je ne ressentais rien."