31/01/12

“Do you want this to be a love story?”

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D'abord ils se rencontrent, ils se plaisent et promettent de, peut-être, se revoir. 
Puis elle réalise qui il est et se sent trahie. 
Lui aussi est déboussolé, pour la première fois il ressent quelque chose de fort pour une fille. Sauf qu'il est en train de tomber pour celle qu'il ne faut pas. 
Deux familles, deux clans. Au milieu, une sombre affaire d'agression sexuelle. Mikey et Ellie vivent un amour tourmenté, rongé par les remords, car ils doivent choisir leur camp mais ne peuvent s'y résoudre. 
C'est très beau, très fort, vraiment prenant. On plonge dans les histoires de ces deux familles en prenant conscience des drames qui s'y jouent. Rien n'est simple, trop de responsabilités incombe à ces jeunes gens, la pression est énorme et forcément, comme Mikey et Ellie, on est pris dans l'étau, on suffoque et on croise les doigts, parce qu'on aimerait tellement que ça roule pour eux. 
J'ai finalement trouvé ce roman magnifique, dans le sens où on s'immisce complètement dans l'histoire et on vit ce que vivent les personnages. On ressent ce qu'ils ressentent. On a peur pour eux. On est heureux, ou écoeuré, ou stressé... bref, c'est une lecture comme j'aime !

Toi contre moi, par Jenny Downham 
Plon, 2011. Traduit par Amélie de Maupeou. 

“I like you," he said. He made it sound as if she was bound to disagree with him. She nodded. His face said he was telling her something very important. He said, "I mean it. Whatever happens, you have to believe that.”


30/01/12

Encore un concours ! 1 exemplaire "Passion" à gagner !

passionlaurenkate  Tentez votre chance ! 

Il s'agit du 3ème tome des aventures de Luce et Daniel, un tome consacré aux voyages dans le temps. J'en parle ICI.

Pour avoir la chance de remporter 1 exemplaire de cet ouvrage, il vous suffit de déposer en commentaire votre top 3 des couples les plus craquants en littérature.

Bonne chance à tous ! Ce concours est ouvert à tous les lecteurs résidant en France métropolitaine, Suisse, Belgique et Luxembourg. Le gagnant (par tirage au sort) sera désigné le 3 février et prévenu par mail.

Envoi assuré par Maïna pour les éditions Bayard. 

RESULTAT DU TIRAGE AU SORT : le 3 février, à 14 heures il s'agit donc du commentaire n°5 c'est-à-dire Jolanne. Bravo, et désolée pour les autres. Je te contacte par mail.

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A gagner ! 1 exemplaire du roman de Simone Elkeles : Paradise

PARADISE Tentez votre chance !  

Il suffit de déposer en commentaire votre réplique culte d'une lecture coup-de-coeur récente.

Bonne chance à tous ! Ce concours est ouvert à tous les lecteurs résidant en France métropolitaine, Suisse, Belgique et Luxembourg. Le gagnant (par tirage au sort) sera désigné le 3 février et prévenu par mail.

Envoi assuré par Maïna pour les éditions La Martinière J. 

RESULTAT DU TIRAGE AU SORT : le 3 février, à 14 heures il s'agit donc du commentaire n°9 c'est-à-dire Angie. Bravo, et désolée pour les autres. Je te contacte par mail.

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27/01/12

“I believe in lust at first sight. And attraction. But not love.”

Il s'appelle Carlos, c'est le petit frère d'Alex Fuentes, et lui aussi est un rebelle, un vrai. Après un passage au Mexique où il a mené la vida loca, Carlos est expédié auprès de son frère afin que celui-ci lui mette un peu de plomb dans le crâne. Mais Carlos a la haine, il porte un jugement dédaigneux sur les choix de son aîné, lui ne croît plus en rien, et surtout pas en l'égalité des chances. Sur son chemin, la petite Kiara Westford va lui donner du fil à retordre. Elle a été désignée pour lui servir de guide au lycée, pouah, cette nana insignifiante dont le look fait pleurer de désespoir... mais Carlos se prête au jeu, celui qui consiste à la titiller exprès pour avoir le plaisir de se frotter à une personnalité pas si fade ! La demoiselle a en effet un caractère bien trempé, et ce couple atypique va nous réserver un véritable duel de séduction haut en couleurs. Il s'agit d'une relecture dans sa traduction française, et franchement j'ai savouré. Mieux que la première fois, c'est pour dire. Toutes les répliques sont là, elles font mouche, et même les scènes les plus tordantes donnent lieu à de grands éclats de rire. C'était comme anticiper le bon, le brut, le truand. Vraiment parfait. Pas de surprise, non, mais que du bon, du très, très bon ! 

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Irrésistible attraction, par Simon Elkeles 
La Martinière J., 2011 - traduction de Sabine Boulongne. 

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Place à un registre un petit peu différent, avec l'histoire de Maggie et Caleb. Ils sont voisins et amis. Ils se connaissent depuis toujours. Un soir, Caleb prend le volant de sa voiture, il est éméché et il renverse une passante en la laissant pour morte. C'est Maggie qui est sur le carreau. Son corps est brisé, marqué à jamais. De longs mois de rééducation vont lui permettre de pouvoir de nouveau marcher, de reprendre un semblant de vie... et pourtant, rien n'est plus comme avant. Caleb a été arrêté, envoyé dans un centre de détention pour mineurs, il a purgé sa peine et doit rentrer à la maison. Le choc pour Maggie, la honte pour Caleb. Tous les deux refusent d'être en présence l'un de l'autre, mais ce ne sera pas évident. Cette fois, pas de bluette avec papillons dans le ventre. Pas de numéro de charme. Pas de roulement d'épaules ou de sourire sarcastique. Le ton est dur, âpre, avec très peu de romantisme. Maggie et Caleb ne cherchent pas à se séduire, mais à survivre. Leur histoire est tellement liée, du coup ils doivent composer l'un avec l'autre, ce qu'on imagine difficile et éprouvant. C'est une histoire plus sensible et profonde, où l'on parle de culpabilité, de douleur, de remords et de non-dits. C'est vraiment pesant, mais quelque part c'est ce qui fait aussi tout son charme. En somme, c'est un roman poignant et très touchant. 

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“Are you following me?" she asks, but doesn't meet my gaze. 
"Yeah," I say. 
"Why?" 
I give her the only honest and true answer I have. "You're where I want to be.”

Paradise, par Simone Elkeles
La Martinière J., 2012. Traduction de Sylvie Del Cotto.

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26/01/12

Un chien vantard

Napoléon, chien super malin, prétend avoir sauvé son maître, perdu dans la ville sous une pluie battante...

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Lionel Koechlin est certainement de la famille des Jacques Tati, Pierre Etaix… Il offre une vision « clownesque » du quotidien, des êtres aux corps immenses et des personnages en tête d'épingle. Comme au cirque, on sourit de ses dessins avant de réfléchir, tant l'ironie et la facétie sont percutantes. Son style, plein d’humour et d’élégance, est reconnaissable entre tous. (source : gallimard-jeunesse.fr)

UN PETIT ALBUM RIGOLO POUR LES PLUS JEUNES.

Un chien vantard, par Lionel Koechlin (Gallimard jeunesse, 2012)

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Petit Chien

Oh, un ballon !" se dit Petit chien en découvrant dans l'herbe une belle balle rouge à pois blancs. Mais la balle grossit, grossit et c'est un champignon ! Mais en voici un autre ici ! Et un troisième là ! Petit chien se trouve bientôt au beau milieu d'une forêt de champignons géants, qui grimpent jusqu'au ciel. Leurs pois deviennent alors flocons de neige. Tout est blanc ! De la neige surgit soudain un petit point rouge. A son tour, il grossit, grandit : c'est une fleur ! Le printemps est là !

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On retrouve dans ce livre les images simples, graphiques, jouant sur les anamorphoses et sur l'absurde, qui ont fait le succès des premiers albums d'Anne Brouillard. Le texte, court, s'adresse aux plus petits. En filigranne, l'importance de la nature et du temps qui passe, à travers les 4 saisons qui se succèdent dans l'album, viennent rappeler les constantes de l'univers de l'auteur. (présentation de l'éditeur, qui dit tout et très bien)

MAGNIFIQUE ET CONFONDANT DE DELICATESSE.

Petit chien, par Anne Brouillard (Seuil jeunesse, 2012)

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Boys don't cry, but men do.

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Un garçon de 17 ans se retrouve avec un bébé sur les bras, lui qui envisageait de partir à l'université, paf ! son univers s'écroule. Dante est donc en colère, contre lui, contre son ex et contre la petite chose, Emma, qui vient lui pourrir l'existence. Pendant longtemps il va se tenir au garde-à-vous, en souhaitant secrètement que cette parenthèse se referme, mais le temps passe et il doit assumer ses responsabilités. 
Le ton froid et détaché de Dante donne la pleine mesure de son insensibilité et de sa rancoeur, c'est déstabilisant. Il n'est pas, mais alors pas du tout attendri par Emma, contrairement à son frère Adam et à son père Tyler, bougon en apparence, juste et droit en son âme et conscience. Tout de suite, on se faufile dans ce portrait de famille avec crainte et curiosité, la mère brille par son absence, son décès a été un coup dur pour tous, le sujet a été clos, car on évite d'évoquer les sujets trop sensibles. Chez eux, les garçons ne pleurent pas. 
En fait, ils évitent carrément d'aborder les questions qui fâchent. Adam est homosexuel et ne s'en cache pas, ses proches font l'autruche, jusqu'au drame. Tous ces événements font que, finalement, la famille devra se serrer les coudes, abattre les remparts et ne plus se contenter de partager le même toit. Pour la première fois, ils devront former une vraie famille. 
Le roman nous fait partager ces instants avec beaucoup de pertinence et sensibilité, sans tralala, pour rendre un portrait de famille aux contours flous, ce qui apporte authenticité, force et justesse à l'ensemble. Toutefois, il m'a manqué le petit truc en plus pour être pleinement conquise.

Boys don't cry, par Malorie Blackman
Milan jeunesse, coll. Macadam, 2011 / traduction d'Amélie Sarn. 

"Je ne sais pas ce que Papa attendait. Pensait-il que le simple fait de considérer cette chose allait me faire changer d'avis. Croyait-il que je me dirais d'un coup que cuire des steaks toute ma vie était finalement un petit prix à payer pour avoir la chance de chérir cette petite chose ? Espérait-il que j'allais soudain me mettre à l'aimer ? Eh bien, ça ne marchait pas. Je ne ressentais rien."

25/01/12

"You can't just turn your heart off like a faucet; you have to go to the source and dry it out, drop by drop."

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C'est un des premiers romans de Sarah Dessen, et franchement il est très beau, annonciateur de toutes les qualités qui seront sa marque de fabrique. Halley, bientôt seize ans, rentre de vacances en découvrant la mort d'un garçon dont sa meilleure amie Scarlett était amoureuse. (Quelques mois après, elle découvrira qu'elle est enceinte et fera tout pour garder son bébé.) De son côté, Halley est tombée folle amoureuse de Tristan Faulkner, un garçon très différent d'elle, et parce qu'il incarne l'interdit et l'impertinence, elle est attirée par lui. De fil en aiguille, elle se coupe de l'attention trop protectrice de ses parents, elle commet des petites bêtises et elle ment. Alors qu'elle entretenait une relation de confiance et de complicité avec sa mère, elle réalise qu'elle veut autre chose, vivre de nouvelles expériences, avoir ses propres opinions, mais le dialogue entre la mère et la fille passe mal.

Ouhlala. Voilà donc un très joli roman qui aborde, avec tendresse et douceur, les liens qui se tissent dans une vie, ceux avec nos parents, nos amis et nos amoureux. C'est souvent compliqué à gérer, mais il y a un temps pour tout. Halley doit apprendre à grandir en se cassant les dents, sa mère doit se tenir à distance mais garder un oeil sur elle, parce que c'est son rôle aussi, et en même temps celle-ci découvre ce que c'est de "redevenir" une fille lorsque sa propre mère vieillit et perd la tête. *Instant d'identification totale.*

Plus d'une fois je me suis sentie proche des personnages, parce qu'on commet tous des erreurs, on est trop ou pas assez présent pour les autres, on pense bien faire, et ce n'est pas vrai, ou on panique et c'est pire encore. Halley, qui se sentait comme une coquille vide, apprend donc à piocher des couleurs ci ou là pour donner une dimension à ce qu'elle est, selon ses goûts et ses propres attentes (non pas selon celles des autres, c'est tellement courant !). De manière générale, j'ai trouvé que ce roman donnait un vrai sens au fait de grandir et de devenir femme à travers les différents portraits croisés dans l'histoire. Vraiment, un très joli moment à partager.

Quelqu'un comme toi, par Sarah Dessen
Pocket jeunesse, 2011. Traduction de Véronique Minder. 
Merci Alya !  

“There are some things in this world you rely on, like a sure bet. And when they let you down, shifting from where you've carefully placed them, it shakes your faith, right where you stand.” 

24/01/12

“Popularity can be a real headache.”

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Jane se réveille sur un lit d'hôpital sans le moindre souvenir de son accident. Son corps a été retrouvé dans un rosier, une voiture a tenté de l'écraser. Pourquoi, que s'est-il passé la veille au soir ? Jane et ses deux meilleures amies se sont rendues à une party où les choses ont vraisemblablement dégénéré. Le médecin qui s'occupe de Jane pense qu'elle a volontairement enterré ses souvenirs pour ne pas devoir affronter une vérité trop douloureuse, alors commence un long, lent travail de reconstruction. Comme un puzzle dont on assemble les morceaux au petit bonheur la chance. La vie de Jane, populaire, entourée, aimée, choyée, apparaît alors moins glamour et enviée. 
Et très franchement, j'ai beaucoup aimé ! C'est un
 vrai roman à suspense, avec une ambiance à la Gossip Girl (beauté, richesse, amitié et amour en dehors, mais trahison et tromperie en dedans), bref j'étais intriguée, très curieuse, j'ai tourné les pages, j'ai longtemps cru deviner le fin mot de l'histoire, je me suis trompée, mais je n'étais pas loin ! L'auteur fait vraiment planer le doute, on se surprend à remettre en question la sincérité de tous les amis et proches de Jane. Même les nouvelles rencontres, aussi grisantes soient-elles, nous semblent trop belles pour être vraies.
Une lecture redoutable et efficace. 

Hantise, par Michele Jaffe 
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2011. Traduit de l'anglais par Laure Porché. 

Is there life on Mars ?

Haddon Hall, c'est l'histoire d'une maison, à Londres, à la fin des années 60. C'est aussi et surtout LA maison qui a accueilli le couple David et Angie, et leurs nombreux amis artistes. David est encore un musicos à l'univers obscur, pas bien défini, qui pressent cependant un génie en puissance. Il crée, bidouille et tente de multiples expériences. Il essuie quelques succès d'estime, sans quoi il bute, il tâtonne. Il mène une vie d'artiste incompris, entouré de ses potes, les Marc, John, Mick et compagnie... À ses côtés, Angie, son amoureuse, lui apporte le glamour. Et l'amour libre.

Look androgyne et attitude équivoque, nous sommes en pleine époque hippie. Une période de recherche, de doute, d'insouciance. C'est ce qu'on découvre à travers cette lecture, nimbée d'une aura psychédélique fabuleuse, délicieusement décadente, parée de touches d'humour. C'est aussi balancé de rock-n-roll en déroute et de pop qui explose. Auréolant d'envie et de nostalgie une époque où tout était possible et attendu. Sous la plume de Néjib, on assiste avec fascination à la naissance d'un mythe. Ou quand David devint Bowie. Tout un art.

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L'artiste est par nature un être insatisfait. Parfois il se surprend à connaître des moments de plénitude.
Mais ce sentiment le quitte aussi vite qu'il est venu.

Haddon Hall : Quand David inventa Bowie, par Néjib (Gallimard, 2012)  smileyc002

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