16/02/12

“I am free. I am haunted. But if nothing else, I am wide awake.”

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Je ne savais pas à quoi m'attendre en ouvrant ce roman, aussi j'ai été agréablement surprise par celui-ci ! Dès le début, j'ai été séduite par l'histoire de Rose, endormie dans un tube depuis soixante ans, et qui se réveille sous l'effet d'un baiser (ça fait très cliché, mais c'est secondaire). La demoiselle est une riche héritière d'un empire interstellaire, son retour ébranle la société, mais pas seulement. Rose elle-même est tétanisée par ce qu'elle découvre autour d'elle, par le fait d'apprendre que ses proches sont morts, que la planète a été frappée par toutes sortes d'épidémies et qu'elle doit aujourd'hui tenter de s'adapter à ce qui l'entoure.

A ses côtés, il y a Bren, le beau garçon aux yeux verts, très gentil et dévoué. Rose compte énormément sur lui pour faire ses premiers pas dans le monde, sauf que tout la paralyse. Au lycée, elle fait également la rencontre d'Otto, à la peau bleue et aux yeux jaunes, une créature génétiquement créée selon un protocole discutable... Et il y aussi le Plastine, une espèce de Terminator programmé pour trouver sa cible afin de la conduire auprès de son commanditaire, quitte à l'éliminer si celui-ci demeure introuvable. Très, très flippant, à vrai dire !

Tout ceci constitue un roman au charme envoûtant, au rythme lent, aux considérations poignantes mais dont la conclusion est quelque peu décevante (c'est peut-être un détail pour d'autres, mais pour moi j'ai trouvé le choix de vie qui s'impose à Rose plutôt malsain et bancal...) ! Tout au long du roman, Rose apparaît comme une jeune fille fragile, vulnérable, nostalgique et meurtrie. Elle vit dans le souvenir de son premier amour, Xavier. Elle est parfois bizarre et incohérente dans ses agissements, je dois avouer que ça a failli m'agacer, mais c'était bien avant de découvrir et comprendre la cause son traumatisme.

Rose a été victime d'un système, victime d'un abus de pouvoir, victime d'avoir fait confiance, victime d'avoir cru en sa responsabilité, victime donc de penser qu'elle avait mérité un truc pareil. C'est affreux, révoltant, ça vous remue les tripes et ça fait réfléchir. Parce qu'il faudra du temps à Rose pour se reconstruire, si jamais elle y parvient, et rien que pour ça, on lui pardonne son air éthéré pendant les 3/4 du roman ! A nous aussi, lecteur, il faudra du temps pour digérer une histoire aussi forte et profonde, qui risque de nous hanter pendant un moment...

Belle de Glace, par Anna Sheehan
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2012. Traduit par Mathilde Bouhon. 
titre VO : A long, long sleep 

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15/02/12

La Team : Gang of Paname

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Alors là, je vous préviens, grand moment d'humour. C'est d'ailleurs ma fille qui a lu cette bd avant moi et qui était bidonnée dans son coin en tournant les pages. A mon tour, ensuite, de faire connaissance avec cette fameuse Team qui est constituée de Snoop et de ses deux copains Piou et Chatguy. Ce sont trois lascars qui vivent dans une cité où ils aimeraient tant être pris pour les durs qu'ils s'imaginent être au fond d'eux, mais en fait Snoop et ses potes sont trois rigolos. A travers une succession d'histoires courtes, nous les suivons au collège, à la piscine, au centre commercial (le coup du Père Noël qui ne vient jamais dans leur cité, trop la haine ! ...) ou à la campagne. Snoop est un dur au coeur tendre, il est amoureux de Mimine et c'est un as de l'exposé (zoom sur l'Egypte ancienne où les pharaons dansaient le break, d'où Mickaël Jackson aurait tiré son influence). Avec humour et impertinence, cette bd parle donc de ces instants de complicité entre amis, des grandes prises de considération à vouloir faire l'intéressant, pour briller devant ses potes ou l'élue de son coeur, quitte à raconter de jolis bobards (qui ne trompent personne). On se souviendra des merveilleuses vacances à New York où Snoop a tout appris des règles des caïds, alors qu'il a fait du poney dans une colonie ! C'est frais, c'est rigolo, c'est punchy et ça file le sourire. Simple, mais efficace. 

La Team, tome 1 : Gang of Paname par Wassim Boutaleb J. (Gallimard, 2012)
son blog : http://waz-island.blogspot.com/ 

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swap Jane Austen 2012

Hop, hop, hop ! C'est en compagnie de Bladelor que je me suis lancée dans l'aventure du swap Jane Austen organisé par Christelle du blog A l'ombre du cerisier (ici). 

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Nous avons : la série Downtown Abbey, A most improper magick de Stephanie Burgis, To conquer Mr Darcy d'Abigail Reynolds, Pemberley Ranch de Jack Caldwell, A weekend with Mr Darcy de Victoria Connelly, Persuading Annie de Melissa Nathan. 

Mais aussi des sablés, du chocolat, des touillettes en chocolat, des gavottes, des biscuits au chocolat belge, du thé noir (des Lords, mais surtout des amants). 

Un mug Darcy lover, et puis surtout une écharpe "In vain I have struggled. It will not do. My feelings will not be repressed. You must allow me to tell you how ardently I admire and love you."  

Encore un grand MERCI à toi, Bladelor.

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14/02/12

"Don't talk of love, But I've heard the words before; It's sleeping in my memory."

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Ce roman aborde la délicate question de la sexualité chez les adolescents. Une prise de position étonnante et osée, puisque l'histoire se boucle notamment sur LA concrétisation des désirs des deux personnages, en des termes vrais, sans chichi ni tralala, de quoi en surprendre plus d'un, mais surtout le livre leur paraîtra-t-il encore plus sincère. Car le roman parle aussi et surtout d'amour et de sentiments, aborde des questions sur l'attirance et le désir, sur la démonstration en actes et en paroles, avec au centre Maddy, une jeune fille qui a décidé de tomber amoureuse, pour de vrai, et Rich, un garçon solitaire, rêveur et poétique, très intelligent et original...
Lui est amoureux de la copine de Maddy, alias Grace Carey, une vraie garce prétentieuse, parfaitement détestable. De son côté, Maddy en pince pour Joe Finnigan, du genre très beau, très cool, irrésistible et charmant, accessoirement il a déjà une petite copine, de longue date, avec laquelle la relation semblerait s'essouffler. Bref, Maddy et Rich n'étaient pas particulièrement amis mais vont se rapprocher parce qu'ils ont envie de partager leurs déboires et leurs espoirs, et finalement ils vont mieux se découvrir et s'apprécier.
L'issue paraît tellement évidente, sauf qu'il ne faudrait pas se tromper non plus. Ce n'est pas l'histoire d'une romance trop belle pour être vraie, c'est autre chose, et cela ne lui enlève ni son charme, ni son authenticité, et encore moins sa sincérité. William Nicholson aborde les sujets crûment, sans aucune vulgarité ni mièvrerie. Et c'est très bien !

L'amour, mode d'emploi par William Nicholson
Gallimard jeunesse, coll. Pôle Fiction, 2011. Traduit par Jean Esch. 

RichandMad  -) la couverture originale smileyc219

Who needs a replica when you can see the real deal ?

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Phoebe débarque sur une petite île grecque qui abrite une académie réservée aux descendants des dieux, mais Phoebe est une 'nothos', une rien-du-tout, et ses camarades lui en font baver, comme Griffin Blake, son partenaire de l'équipe de cross. Toutefois Phoebe est une héroïne avec du caractère. Elle refuse qu'on lui marche sur les pieds et a trouvé le moyen de mettre la pression sur Griffin en acceptant de servir les basses intentions de sa charmante demi-soeur, Stella. Celle-ci voudrait que Griffin casse avec sa petite copine pour mieux le récupérer. Sans le savoir, Phoebe participe à ce mauvais plan... et refuse de s'avouer que le garçon lui plaît aussi. Phoebe a donc du pain sur la planche. Face à elle, Adara Spencer, sublime et impitoyable..
Finalement, Serfopoula réunit les mêmes critères en matière de comédie pour teenagers : l'académie rassemble son lot de pestes, de beaux gosses, de gens cool, de geeks et de sportifs, tout ça sous couvert des dieux. Malgré le cadre fantastique, les élèves ont interdiction de recourir à leurs pouvoirs, comme de lancer des foudres et provoquer des chutes.
La vie familiale de Phoebe prend aussi un nouvel essor, puisque sa mère a trouvé l'homme de sa vie et prévoit de se marier avec lui (Damian est un beau-père adorable !), de plus elle va apprendre les causes véritables du décès de son père et accuser un héritage étonnant.
Prévisible, mais sucré et léger comme de la chantilly, ce roman se savoure sans retenue. C'est adorable et drôle, plutôt caricatural dans le fond, mais Phoebe et Griffin offrent l'image d'un couple impétueux, qui passent aussi leur temps à s'échanger des répliques piquantes, ce qui fait beaucoup sourire.

Oh.My.Gods. by Tera Lynn Childs
Published May 2009 by Puffin 
Romance Writers of America RITA Award for Best First Book (2009) 

"Because I want to be with you so badly I don't care if you're screaming at me the whole time as long as I'm with you." ♥

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13/02/12

" Tu ne liras pas dans le bain, ça fait mal aux bras."

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La série de Sue Limb avec Jess Jordan est une série à laquelle je suis très attachée.
Cette fois Jess apparaît vulnérable, par la faute de son petit copain qui lui joue un vilain tour la veille de la rentrée. Elle qui flottait sur un petit nuage connaît la chute libre, de plus son prof d'anglais est en arrêt maladie et remplacé par Miss Epine, alias Tyranosaure. Ajoutez que sa meilleure amie Flora décroche le rôle que Jess convoitait, son numéro de pitre pour le spectacle de Noël n'est plus au programme, plus ce garçon très sexy, qu'elle adorait l'année d'avant, ne cesse de la coller, ce qui voudrait donc dire qu'elle lui plaît ?! Et Fred..., Fred est absent, fuyant, pathétique, cynique et bête comme ses pieds. Pff, drôle de casse-tête. 
Pour la première fois, Jess manque de ressources et constate que son humour légendaire ne peut lui venir en aide, et même sa propre mère passe tout son temps avec un Japonais qui comprend tout de travers. Néanmoins, le sens du tragi-comique de notre héroïne est toujours aiguisé et donne lieu à des scènes désopilantes. 
Dans le fond, ce tome est un tout petit peu moins pétillant que le précédent, mais quel plaisir de suivre Jess et sa clique. C'est une série anglaise qui manie bien les ficelles du genre ! Et moi je suis fan. J'espère d'ailleurs que les deux prochains tomes, parus chez Bloomsbury, seront un jour disponibles en version française. Youhou, y'a réclamation ici-bas ! 

Le tome 15 Ans Welcome to England  est disponible en format poche, dans la collection Pôle Fiction.

16 ans franchement irrésistible (Jess Jordan #4), par Sue Limb (Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2012)
traduit de l'anglais par Laetitia Devaux - illustration de couverture : Soledad Bravi 
(première édition en 2007, coll. Hors Série)

"... quand les dieux s'adressent aux mortels, c'est pour mieux les dévorer."

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Ce roman est un vibrant hommage à la folie pop des années 60, mouvement né en Grande-Bretagne, porté par sa jeunesse agacée d'être enfermée dans des carcans, avec pour symbole, quatre types venus de Liverpool, quatre agitateurs de génie, qui ignorent à quel point ils vont incarner le renouveau dans le paysage musical. 
C'est sorti dans un souffle, mais j'ai trouvé ce roman : superbe. 
Que vous dire ?! C'est l'histoire de Cornelius Caine, un jeune aristocrate, bègue, maladroit et ingénu. Après la mort de son père, il découvre que celui-ci n'était pas son géniteur mais il s'en fiche. Il quitte son pensionnat guindé et réservé pour les riches, obtient le soutien de sa grand-mère et déboule à Londres chez sa cousine Alice. Celle-ci est blonde, ravissante, pimbêche et cynique. Elle est aussi mannequin chez Mary Quant et partage son appartement avec Sally, la petite copine du manager des Beatles. 
Cornelius est un vrai, grand passionné de musique. Aussi sa rencontre avec les Fab Four sera déterminante dans sa vie, et particulièrement le lien étroit qui s'est tissé avec John Lennon himself. Très vite le garçon est grisé, se laisse emporté par ce tourbillon de bonheur, avant la chute ... terrible. 
Ce roman rend compte d'une époque dédiée à la fête, aux rêves et à la révolution. Nous sommes dans un pays qui est sorti éreinté par des années d'après-guerre et dont la jeunesse n'en peut plus de vivre et de s'éclater. La musique apparaît alors comme le refuge idéal, le défouloir propice et salvateur. 
Les années 60 sont synonymes de sons nouveaux, de textes bubble-gum qui parlent d'amour, de prises de conscience, de guitares qui dégomment et d'artistes émergeants, comme les Stones, les Who, les Kinks, Marianne Faithfull, Bob Dylan... La lecture montre l'évolution des moeurs, des tendances, des envies et des coups de gueule. C'est un joyeux fourre-tout, qui trace non seulement un portrait des Beatles, en gros, en bon, en rapide, mais qui dresse aussi un panorama musical de l'époque. Le roman a parfaitement réussi sa mission à vouloir expliquer le courant des débuts de la pop, tout en brodant autour d'une brochette de personnages communs, et très attachants, comme Cornelius, sa cousine Alice, son pote Chris ou Lady Theodora. 
Branché, sans être pédant, instructif, sans vouloir étaler sa science, ce roman touche sa cible et séduit sans concession. Enfin un titre de la collection Backstage qui m'enthousiasme pleinement !

Au nom du Père du Fils et de John Lennon, par Laurence Schaack et Goulven Hamel
illustrations de David Scrima - Nathan, coll. Backstage, 2012. 

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11/02/12

“Myth: Vampires don't exist. Truth: Dead wrong.”

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Voilà une lecture distrayante, basée sur les observations d'une adolescente de presque dix-sept ans, Mina Hamilton, dont les parents sont vampires, et qui vient d'être convoquée par le Grand Conseil pour la mettre face à cette question déterminante : va-t-elle se rallier à la tradition familiale, ou préserver sa normalité et sa petite vie cool auprès de sa meilleure amie ? Soit, devenir ou pas vampire ! Il y a plusieurs contraintes, comme de préserver le secret, changer d'identité, donc de vie. Et là, Mina hésite car elle n'est pas sûre de vouloir tout plaquer. Sa vie lui convient, Serena est une amie formidable, et puis Mina est amoureuse de Nathan, tellement beau gosse qu'elle en bafouille. D'un autre côté, sa famille compte aussi beaucoup pour elle et d'autres détails apparaissent quelque peu alléchants. Quel choix cornélien. 
Le grand Manitou des vampires s'appelle Joséphine Riley, alias Mamie Riley, pas très rigolote, stricte et exigeante, elle ne laisse guère l'adolescente souffler et l'inscrit à une série de conférences expliquant le B.A-BA de la vampire attitude. D'autres jeunes gens y participent, des cinglés assoiffés d'hémoglobine, aux yeux de Mina, et pourtant elle craque pour le séduisant Aubrey, même si son attitude fait froncer les sourcils. Qu'est-ce que c'est drôle, rien que de repenser à certaines scènes ! 
Parce que c'est tout l'intérêt du roman, entre les rencontres croustillantes, les anecdotes délirantes, les bonnes doses d'humour et d'autodérision, bref ce journal est une lecture qui ne se prend pas au sérieux, qui exploite le filon des vampires et qui s'en gausse. C'est efficace, ça se lit vite, et ça s'oubliera tout autant, mais c'est l'occasion de passer un bon moment. 
Mon béguin, dans ce bouquin, est décerné à l'oncle Mortimer. Un colporteur qui raffole des blondes affriolantes, même que ça lui a coûté son humanité... Hihi. A voir, donc.

Pourquoi Moi ?  par Kimberly Pauley
Castelmore, 2012. Traduit par Paola Appelius. 

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Pas de ciel sans oiseaux

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Mais que fabrique donc Augustin Moisson tout seul depuis des années au fond de son grand atelier ?

UN ALBUM D'UNE RARE BEAUTE ET AU TEXTE TENDREMENT POETIQUE ! 

Pas de ciel sans oiseaux, par Rémi Courgeon (Mango, 2012)

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10/02/12

Babaleine, Kiwala, Morylette, Nandouille, Serpisson etc. etc.

Voilà un abédaire rigolo et original, parce qu'il associe deux mots (généralement issus du langage familier de l'enfant, à part deux, trois exceptions, mais c'est pour mieux élargir ses connaissances !) bref, à partir de là on invente donc un troisième mot (qui n'existe pas, et c'est pour ça que c'est drôle !). Les illustrations de Nathalie Desforges sont elles aussi amusantes, rondes et au trait naïf, de quoi ravir les yeux des jeunes lecteurs. Et même les plus grands apprécieront les trouvailles de cet ABC des drôles d'animots. Jugez plutôt: 

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ORIGINAL ET LUDIQUE !

L'ABC des drôles d'animots, par Nathalie Desforges (Mango jeunesse, 2012)

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