21/03/12

Mais que dit l'escargot à chapeau ? par Michel Van Zeveren

Oh ! Un escargot à chapeau qui veut traverser la route ! « Viens avec moi, petit escargot, avant de te faire écraser ! lui dit Benjamin. Benjamin ne comprend pas ce que l’escargot essaie de lui dire lorsque son ami Bertrand arrive. - Attention ! s’écrie Benjamin. Tu vas écraser l’escargot ! Crac ! ...

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Que d'humour ! Les albums de Michel Van Zeveren m'enchantent et m'étonnent à chaque fois, notamment pour la diversité des émotions qu'ils cherchent à communiquer. Dans cette histoire j'ai en effet été un peu surprise, un peu effrayée, beaucoup curieuse, un tout petit peu prise de doute et d'inquiétude, car finalement j'avais très envie d'en découdre. Mais que voulait dire l'escargot ? Et pourquoi ils portent tous des chapeaux ? Mais aussi, où va-t-on quand on est mort ? Autant de thèmes sérieux et sensibles, traités avec tendresse et facétie, parce qu'il faut toujours donner la possibilité d'imaginer ce qu'on veut. 

Un album pour sourire, frissonner, s'interroger et se rassurer. 

Mais que dit l'escargot à chapeau ? par Michel Van Zeveren (Pastel, 2012)

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“My life sucks pretty hard right now. So, yeah. I’m making jokes.”

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J'étais excitée comme une puce avant de lire ce tome 3 ... et au final, je suis contente, un peu triste, un peu frustrée, mais pas surprise non plus.
J'ai bien aimé la première partie, qui avait la lourde et délicate charge d'assurer le passage de relais, et franchement l'auteur a bien géré son affaire : on retrouve Sophie, son humour, sa détermination et son flegme, elle doit rejoindre sa mère et se rend chez les Brannicks où d'étonnantes révélations l'attendent.
Et de nouveau l'histoire nous transporte vers d'autres lieux, je vais éviter d'en dévoiler trop, mais ça tourbillonne pas mal et ça nous réserve de belles surprises, parfois un peu crispantes, le climat est plus tendu, les enjeux ne sont plus l'innocence d'antan, et Sophie se voit investie d'une mission déterminante pour l'avenir des Prodigium.
Mais à longtemps chercher des solutions, à tâtonner dans le vide et le noir, à se poser des questions sur le comment et pourquoi, l'intrigue finit par tourner sur elle-même, tel un long statu-quo qui nous fait ronger notre frein, franchement je me demandais quand l'action allait démarrer !
C'est un peu le reproche que je ferai à ce dernier tome, l'activité est plus lente, même un peu plus cérébrale (sauf que j'avais déjà remarqué que c'était une manie de l'auteur), et donc tout se met en branle dans les 70 dernières pages, c'est un peu rapide, avouons-le, le défi final laisse un goût amer, et certaines solutions peuvent être jugées trop faciles.

Il n'en demeure pas moins que j'ai beaucoup apprécié cette lecture, qui boucle gentiment la série. Hex Hall se classe à jamais parmi mes meilleures séries de divertissement. Si l'intrigue peut paraître gentillette, la série est sauvée par le charisme de ses personnages, leur humour et leurs sarcasmes. C'est frais, léger, ça donne des petites palpitations et on passe vraiment un bon moment avec Sophie Mercer.
Je ne regrette pas un seul instant d'avoir découvert cette série, qui a toujours su remplir son office : distraire le lecteur !

Spell Bound (Hex Hall #3) - Rachel Hawkins
Published March 13th 2012 by Hyperion Book 

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20/03/12

Même les morts racontent une histoire.

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Le père de Sig, Einar, vient de mourir de froid en tombant dans le lac gelé. Tandis que sa soeur et leur belle-mère se rendent en ville pour chercher de l'aide, le garçon veille sur le corps. Quelques instants après, un homme s'invite chez eux et réclame son or. Celui que Einar lui aurait volé dix ans plus tôt.
Nous sommes en 1910, dans un coin paumé en Suède, à Giron, près du cercle polaire. Wolff est une brute épaisse, qui n'a jamais cessé sa traque en réclamant justice, sauf que Sig ignore tout de cette magouille et défend farouchement l'existence d'or dans leur modeste bicoque. La famille n'a jamais eu le moindre sou, comme le prouvent les longues années de galère et d'errance, depuis Nome en Alaska.
Commence alors un tête-à-tête pesant et angoissant, entre le vieux baroudeur et le garçon qui sort tout juste de l'enfance. Celui-ci se sent dépassé par la situation, il est mort de trouille et songe de plus en plus à se faufiler dans le cellier pour récupérer le précieux Colt de son père.
Et c'est dans cette atmosphère étouffante, qui glace pourtant le sang, que le roman se construit, alternant les scènes antérieures aux évènements présents afin de mieux comprendre d'où sort ce Wolff et qu'aurait pu faire Einar pour l'agacer à ce point.
C'est habile, remarquable et bluffant. Pas moyen de reposer le livre avant la fin. Le suspense est tendu au cordeau, dans un cadre peu ordinaire, ce qui ajoute au charme du roman. L'auteur a su jouer avec nos nerfs, c'était tellement bon, terriblement stressant mais vraiment bon !

Revolver, par Marcus Sedgwick smileyc002
éditions thierry magnier, 2012 - traduit par Valérie Dayre 
illustration de couverture : Séverin Millet 

"(...) la vie nous fait l'effet d'une vaste farce..."

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Ismaël n'aime pas son prénom, en référence à Moby Dick que ses parents adoraient, sauf que ce choix relève surtout d'une plaisanterie parce que la grossesse avait dépassé son terme et sa mère se lamentait de ressembler à une baleine ! Depuis, le garçon traîne cette anecdote comme un boulet. Au collège de St. Daniel, il est devenu le souffre-douleur de Barry Bagsley, jusqu'à l'arrivée de James Scobie, un garçon chétif, au look ringard, et affublé de tics nerveux. Aussitôt, Ismaël pense qu'il voit là sa chance de survie, Barry va lui sauter à la gorge, Ismaël pourra terminer son année tranquille...
Mais le plus surprenant arrive, car James va saisir à pleines mains les remarques désobligeantes de la brute pour les lui retourner en pleine face. James est un as de la voltige verbale, il n'a peur de rien, il l'explique et le démontre. Et c'est ainsi qu'il va entraîner tout un petit groupe de geeks dans un concours d'éloquence, sous la bonne escorte de miss Tarango, leur prof d'anglais.
Voilà une lecture fort agréable et très drôle, qui démontre avec intelligence quelles sont les armes possibles pour exister, briller et résister à l'école, autrement que par l'utilisation de la force physique et le harcèlement. Les personnages sont extrêmement attachants, tous singuliers et brillants, vraiment irrésistibles, et surtout ils sont le parfait exemple que la popularité s'attache à des détails qu'on se doit de développer et non de renier.
J'ai trouvé ce roman fin, alerte, enchanteur et extraordinaire.

Appelez-moi Ismaël, par Michael Gerard Bauer smileyc219
Casterman,  2011 - traduction par Antoine Pinchot

  • à découvrir le livre diorama illustré par Joëlle Jolivet, aux éditions Gallimard jeunesse

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19/03/12

En route vers l'aventure

Un 7ème tome inespéré ! 

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Rémi et Mathilde se lancent à la recherche de leur camarade Pierre-Paul Louis de Culbert, alias P.P. Cul-Vert, dont le box à l'internat a été saccagé, laissant quelques indices qui seront fort habilement exploités par nos deux amis. Les voici partis en Bretagne, dans un coin paumé, sur une île où se trouve un château (hanté par des ancêtres et un trésor caché).
Ce sont de nouvelles aventures palpitantes qui s'offrent au lecteur, et moi qui connaissais la série sans jamais avoir ouvert un seul tome, je me tortille sur ma chaise, de confusion et de plaisir ! Car j'ai tout bonnement savouré cette lecture. C'est drôle, écrit aux petits oignons, avec des personnages dont j'ai tout de suite apprécié l'humour et la singularité, à commencer par P.P. Cul-Vert. Avouez qu'il pète-sec, excentrique, imbu de sa personne, sournois et lâche, mais c'est proposé avec une réelle tendresse, et beaucoup de finesse, qu'il est impossible de lui en tenir rigueur.
C'est une lecture avenante, balayée par le crachin breton, cernée par des mystères et des fantômes un peu rancuniers. Je me suis aussitôt prise d'affection et d'intérêt pour cette histoire, j'ai également beaucoup aimé les illustrations de Serge Bloch, je comprends mieux pourquoi la série Enquête au collège remporte autant de succès auprès des lecteurs. C'est un succès amplement mérité ! 

Enquête au collège, tome 7 : Sa Majesté P.P. Ier, par Jean-Philippe Arrou-Vignod
illustrations de Serge Bloch - Gallimard jeunesse, 2012 

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Joe Millionnaire

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Le père de Joe a fait fortune en créant un papier toilette révolutionnaire, mais ce n'est pas du goût de ses camarades de Saint-Cuthbert (une école privée, huppée, snobissime). Résultat, Joe n'a pas de copain, il se sent seul, plus seul que jamais. Il a beau être riche et pouvoir s'offrir tout ce qu'il désire, l'argent n'achète pas l'amitié. Il pense qu'en s'inscrivant au collège public, sous couvert d'anonymat, il aura plus de chance pour être apprécié pour ce qu'il est. Et c'est comme ça qu'il va rencontrer Bob.

Bob est un sacré numéro, c'est un bonhomme qui n'a pas de chance, il est grassouillet, pas méchant pour deux sous, ses camarades d'école se moquent de lui, c'est une bille au cross mais il tient à prouver qu'il n'est pas si nul que ça en redoublant d'efforts (tout, mais pas dernier à la course !). Et pourtant il n'hésite pas à échanger sa place avec Joe, au risque d'essuyer les moqueries des autres. Ceci étant, nos deux complices viennent de signer un pacte d'amitié, un vrai. C'est le début du bonheur. 

C'est le deuxième titre que je lis de David Walliams, après Le jour où je me suis déguisé en fille, et quel régal! Attendez-vous à une lecture très drôle, qui s'appuie sur des aventures foldingues et des personnages attachants. Dans l'absolu, c'est très proche de l'humour de Roald Dahl. 
C'est aussi une histoire touchante, susceptible de sensibiliser le lecteur sur les vraies nécessités dans la vie (on parle beaucoup d'argent et de possessions matérielles, sans oublier la solitude, la tromperie, les relations bidons, la convoitise et le manque de confiance). Certes l'ensemble se veut farfelu et excessif, mais il ne faut pas négliger la réflexion qu'elle suscite chez le lecteur. 
Ou alors celui-ci se contentera d'admirer la typographie pas banale de l'ouvrage (avec des listes de tout et n'importe quoi, des recettes et des menus, des exclamations de rire, des freins qui crissent, des coups dans la porte, des gros mots, des questions qui font des vagues...), en plus de suivre cette belle histoire d'amitié, et même les illustrations de Tony Ross s'approprient sans effort les rouages de l'intrigue, en se fondant à merveille dans le décor.
Un bon moment à partager.

Joe Millionnaire, par David Walliams
Albin Michel jeunesse, coll. Witty, 2012 (nouvelle collection pour les 8-12 ans) 
traduit de l'anglais par Valérie Le Plouhinec 

  • entretien avec Béatrice Vincent, directrice de collection, chez Gaëlle ICI

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17/03/12

100 raisons de prendre la vie du bon côté !

Face aux situations désespérées, il n'y a que des solutions ! 

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100 raisons de prendre la vie du bon côté ! par Amélie Falière

Des illustrations rondes et colorées, des idées pour toujours voir le verre à moitié plein, un éventail de situations qui font grimacer (ça sent le vécu, moi je vous le dis, rien qu'avec la page de la cantine !) et qui finalement peuvent devenir rigolotes si on adopte la philosophie Hakuna Matata..., bref voilà un petit ouvrage aux pages cartonnées et au contenu résolument optimiste (ça fait du bien) ! 

En fil rouge, les numéros 1 à 100 se sont cachés tout au long du livre, à toi de les trouver.

Seuil jeunesse, 2012

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16/03/12

And they ALL got stuck !

Un petit garçon veut récupérer son cerf-volant coincé dans un arbre. Le cerf-volant est récalcitrant mais le petit garçon est très persévérant, et surtout, il est doué d’une imagination phénoménale, exubérante…et joyeusement délirante.

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problème : le cerf-volant est coincé dans l'arbre
solution : lancer la chaussure pour qu'il tombe
problème #2 : la chaussure est coincée dans l'arbre 
réaction : huh ?! 

Les solutions ne vont pas manquer face aux tentatives de faire tomber le cerf-volant de l'arbre, hélas les problèmes vont s'accumuler et la problématique number one va perdurer ! Quel dilemme. Le jeune héros d'Oliver Jeffers est un garçon têtu, qui ne manque pas de ressources, j'en ai encore les yeux ronds comme des billes rien qu'à me souvenir de certains recours pour le tirer de son mauvais pas. C'est tendrement saugrenu (le coup de la scie, par exemple), complètement fou, un peu absurde, et plus l'histoire avance, plus elle s'enfonce dans l'exagération (les pompiers, le phare, et même la baleine !). La façon dont Oliver Jeffers a voulu interpréter la ténacité des enfants alors qu'ils s'attaquent à leurs problèmes est désopilante, c'est une interprétation qui part dans tous les sens, et parce qu'elle est extravagante, elle plaît énormément.

Une lecture qui procure beaucoup de plaisir, et qui est toujours aussi magnifiquement illustrée. 

Coincé, par Oliver Jeffers (Kaléidoscope, 2012)

-) l'album est lu par l'auteur himself en vidéo  

Salon du livre de Paris 2012 : le Japon à l'honneur

Ma première nuit ailleurs, par Chiaki Okada et Ko Okada (Seuil jeunesse, 2012)

C'est la première fois que Lapin ne dort pas dans sa maison. Il doit passer la nuit chez Haruchan. Il emmène avec lui son crocodile en peluche, mais loin de chez lui et sans sa maman, Lapin est effrayé et ne veut pas jouer. Et puis, au matin c'est la catastrophe : Lapin fait une chute et la patte de sa peluche se déchire un peu. Heureusement, Haruchan lui fait un pansement...

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L'histoire est toute simple, mais adorable. Les illustrations sont empreintes de douceur, dans la plus pure tradition japonaise. Un thème classique, indémodable, qui séduira les petits lecteurs. 

Dix petits amis déménagent, par Mitsumasa Anno (Ecole des Loisirs, 2012)

Dans ce livre, il y a deux maisons. La maison de gauche et la maison de droite. La maison de gauche est habitée par dix enfants, mais ils vont partir l'un après l'autre dans la maison de droite. On ne peut voir qu'un intérieur de maison à la fois. Dans quel ordre les enfants déménagent-ils? Et combien se cachent? Pour savoir si le compte est bon, il suffit de tourner la page.

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L'originalité de l'album veut que le lecteur ne va pas se contenter de lire (album sans texte, au passage), ni de feuilleter les pages, ni d'admirer les illustrations, non, il va devoir compter. Il y a mêmes des ouvertures dans les pages pour apercevoir les petits amis, comme s'ils passaient leurs têtes à travers la fenêtre. C'est fort d'un sens de l'observation à toutes épreuves que le lecteur s'armera donc avant d'ouvrir ce livre pas comme les autres. 

Un goûter en forêt, par Akiko Miyakoshi (Syros, 2011)

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Je vous invite également à découvrir l'album d'Akiko Miyakoshi parce qu'il saura à tous les coups vous surprendre ! D'abord c'est beau, gourmand, généreux, alléchant et simple. L'histoire est classique (une petite fille rejoint son père chez la grand-mère avec le gâteau qu'il a oublié). Il y a juste quelques petites touches de couleur, comme le rouge, pour rappeler le conte du Chaperon rouge... Cette fois, la petite fille va rencontrer des animaux qui vont la convier à partager un goûter. Et là j'ai fondu, le partage autour de la table est (comme je le soulignais) généreux et gourmand, c'est superbe, les dessins sont magnifiques, le réalisme est frappant... impossible de ne pas tomber sous le charme ! Un album à découvrir en toute confiance.

mais aussi, 

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Bien sûr, le papa de Kenji est très fort et capable de beaucoup de choses : remettre un gyrophare tombé d’une voiture de police ou redresser l’antenne tordue d’un robot. Mais dans certains cas, le papa de Kenji n’est pas le mieux équipé. Heureusement, tous les samedis, à la bibliothèque municipale, officient les champions de la clinique des jouets. Ils savent tout réparer. Devant leur comptoir, il y a une longue file d’enfants avec des jouets endommagés. Un peu de patience, quelques bons outils, et les jouets retrouvent une deuxième vie !

La clinique des jouets, de Yuichi Kasano (Ecole des Loisirs, 2011)

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La culotte de Kayo s’envole pendant qu’elle sèche au vent. Tous les animaux s’interrogent sur cet objet mystérieux : est-ce un bonnet ? Un drapeau ? Une couverture pour les petits ? Jusqu’à ce que Kayo arrive en courant et leur montre qu’il faut la porter « comme ceci ! »

Quelle culotte ! par Yumiko Imai (Pastel, 2011)

 

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15/03/12

Pourquoi ma grand-mère tricote des histoires ?

La Fontaine, Chedid, Huot ou Prévert : des poètes d'hier et d'aujourd'hui déroulent le fil de la vie et vous invitent au partage des mots entre générations. 

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C'était mon clin d'oeil pour le printemps des Poètes, avec cette anthologie de poèmes illustrés par Aurélie Guillerey (je ne me lasse pas de son talent !).

Pourquoi ma grand-mère tricote des histoires ?
Sélection proposée par Célia Galice et Emmanuelle Leroyer - Préface de Georges-Emmanuel Clancier
Bayard jeunesse, 2012 

PRINTEMPS-DES-POETES

affiche illustrée par Joëlle Jolivet

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