15/03/12

“Here’s Lego Zombie Chef! Here’s Lego Zombie builder! See their grasping hands and posable limbs!”

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Au retour d'une classe de neige en Ecosse, un car transportant des adolescents fait une halte dans un restoroute. Tout le monde, ou presque, y descend pour se sustenter. Roberta, alias Bobby, n'a pas trop envie de se mélanger à la foule. Anglaise, elle est partie vivre en Amérique avant de rentrer au pays avec sa mère, pour une question professionnelle. Sans comprendre, cela fait d'elle une étrangère aux yeux de ses camarades. Smitty aussi est resté dans le car, mais parce qu'il est incontrôlable et puni par le prof. Ces deux-là peuvent dire merci à la providence, car ils vont avoir la vie sauve tandis que les autres vont être frappés par un étrange virus et devenir des zombies !

Finalement, ils vont être quatre adolescents à se débattre dans cette galère. Pete, l'intello à la tête d'albinos, et Alice, la pimbêche, vont vite se réfugier dans le car et raconter les horreurs qu'ils viennent de voir. Avec Smitty et Bobby, ils vont organiser la résistance, mais c'est difficile d'accorder ses violons quand on a du mal à se supporter. Ils ne se font pas confiance, ils se chahutent, chacun veut faire sa loi, ils s'éparpillent et hurlent, bref ils perdent autant d'énergie à gérer la cohabitation qu'à trouver des solutions pour s'enfuir.

Le roman a un vrai bon rythme qui oscille entre l'horreur et l'humour, c'est décalé, vif, inquiétant et saugrenu. Vraiment un bon cocktail dont les ingrédients peuvent sincèrement séduire le jeune lectorat ! On retrouve aussi dans l'histoire toutes les ficelles qui font le succès des comédies pour teenagers : quatre ados qui se détestent mais se voient forcés de s'entraider, des zombies laids et repoussants qui veulent mordre tous ceux qui croisent leur chemin, l'isolement, le froid, les moyens de communication inexistants, ils sont seuls contre leurs ennemis, coupés du reste du monde, et ils doivent comprendre ce qui a provoqué la transformation de leurs camarades en morts-vivants ! Peu de temps mort dans l'histoire, le suspense est bien entretenu, l'action dense est sans cesse renouvelée, même les personnages sont vraiment sympathiques... bref, voilà un livre qui fait passer un bon moment sans se prendre la tête !

Zombies Panic, par Kirsty McKay
Seuil jeunesse, 2012 - traduction de Daniel Lemoine (titre VO : Undead)

Run! ZOMBIES

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Run! ...

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14/03/12

Held you in my arms one time, Lost you just the same

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Je suis tombée amoureuse de ce livre ! 
Aurélien est un cowboy solitaire, il aime les conquêtes mais pas les attaches, jusqu'au jour où il rencontre Jolene. Franche, vigoureuse, exaltée, passionnée et passionnante. Aurélien tombe sous le charme. Sauf que c'est trop pour lui, et il prend peur en prenant le large. C'est à lui qu'il inflige la plus grande claque. A son tour de connaître les souffrances de l'amour.
Jolene n'a pas seulement le charme et l'insolence, c'est aussi une jeune femme blessée et fragile, avec un passé chargé de mauvais souvenirs. Elle aussi va apprendre ce que signifie de se donner à l'autre sans peur d'en payer le prix. Et cette relation, improbable au départ, devient belle, forte, entière, fusionnelle et tumultueuse.
C'est doux, souvent volcanique. Les coups de gueule valent autant les déclarations lyriques. C'est ce qui rend l'histoire plus émouvante, plus touchante, plus troublante.
Comment ne pas succomber face à ce roman qui parle d'amour, de musique, de blues et de rencontres uniques qui bouleversent le cours d'une vie ?! Aurélien est un rebelle qui se découvre un coeur de guimauve, d'abord il y a eu Rosemarie, si pure et bouleversante, puis Jolene, l'insoumise, et Perdita Cruz, notre cauchemar à tous. Trois rencontres, trois petits cailloux dans la santiag.
Des papillons dans le ventre, et la gorge nouée.
Il y a un passage où Jolene apprend à Aurélien à jouer To Love Somebody, elle râle en disant ceci : "Cette chanson ne supporte pas la médiocrité, sinon elle devient mièvre et débile."
Pour moi, cette réflexion s'applique aussi au roman de Shaïne Cassim.
Il faut le lire, le savourer par petites lampées, faire une pause, écouter Ray LaMontagne, se replonger avec la sensation d'y trouver autant de tendresse que d'amertume, en apprécier la texture, soupirer, et refermer la dernière page avec un léger goût de tabac et de fraîcheur sur la langue.

Jolene, par Shaïne Cassim
Ecole des Loisirs, coll. Medium, 2012 - illustration de couverture : Carine Brancowitz / www.pellmell.fr 

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Qu'est-ce qui m'a pris ? Aller me faire couper les cheveux la veille d'un jour important est une erreur de débutant.

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Xav vient de commettre un terrible faux pas en se rendant chez le coiffeur la veille d'une rentrée scolaire. Oubliez les mèches folles, il a pratiquement la boule à zéro. Une horreur ! La mort dans l'âme, il se rend au lycée avec le sentiment d'être insignifiant, une bille perdue dans la cour de récré, tandis que son meilleur pote Martin barbote comme un poisson dans l'eau en section cuisine, où il a déjà lié connaissance avec ses camarades. De son côté, Xav n'a pas trop l'embarras du choix et se voit traîner avec les deux premiers de la classe, qui s'enferment chaque midi au CDI. Autant être franc, c'est la loose, sa vie n'est qu'un échec sur toute la ligne.
J'ai souvent souri aux réflexions de l'adolescent, son regard sur lui et sur les autres est un mélange de tendresse et d'ironie, ce n'est jamais méchant, juste piquant et drôle. Et puis c'est tellement vrai. On découvre dans ce faux journal les affres de l'adolescence dans toute leur splendeur, leur justesse et leur cocasserie. Xav n'a pas changé (retour sur Récit intégral (ou presque) de mon premier baiser), c'est un garçon attachant, pris au piège de ses questions existentielles, vis-à-vis desquelles beaucoup d'autres adolescents se reconnaîtront.
L'histoire évoque le passage pas si anodin du collège au lycée, un cap à franchir chargé d'angoisses et d'interrogations (l'orientation scolaire, les nouveaux copains, les anciens qu'on pense perdre, l'envie de plaire, les parents qui ne comprennent rien, les nouvelles envies, comme de se lancer dans un groupe de rock et abandonner le piano et le classique, le regard qu'on porte sur soi, l'image qu'on aimerait renvoyer, ce que les autres voient en nous, la façon de juger et de cataloguer, la jalousie, la solitude, lire ou ne pas lire... parce que Xav trouve que la lecture est une activité de solitaire, alors que lui veut briller en société, mais heureusement il rencontre une bibliothécaire très sympa, qui va le convaincre du contraire ! ...). Enfin bref, c'est une lecture délicate et légère, qui se veut proche des adolescents et qui rappellera aussi aux autres ce qu'est l'adolescence, sans prétention, sans donner de leçon, juste avec pertinence et facétie ! 

Récit intégral (ou presque) d'une coupe de cheveux ratée, par Jo Witek
Seuil jeunesse, 2012 

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13/03/12

Julie Faulques et Olivier Latyk adaptent Jack et le haricot magique & Blanche Neige

Très jolie, cette collection Tam Tam des éditions Tourbillon. On reprend les classiques, avec une touche plus contemporaine grâce aux illustrations de Julie Faulques et Olivier Latyk dans le cas présent. 

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Jack et le haricot magique, adapté par Camille Guénot & illustrations de Julie Faulques

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Blanche-Neige, d'après les frères Grimm & illustrations de Olivier Latyk

-) des adaptations plus abordables pour les jeunes lecteurs, des albums aux couvertures cartonnées, des formats pratiques pour les petites mains, des illustrations rigolotes, surtout celles d'Olivier Latyk qui dépoussièrent la version classique des frères Grimm... de chouettes lectures, donc, pour les amateurs de contes traditionnels.

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Pêle-mêle Clarabel #52

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Le panier, par Jean Leroy - illustrations de Matthieu Maudet

C'est l'histoire d'une sorcière très attachante et faussement grincheuse qui découvre dans la forêt un panier avec un bébé. Celui-ci se met à hurler, ce qui incite la sorcière à fuir le plus loin possible car elle ne supporte pas les cris de l'enfant. Mais quelques instants plus tard, la pluie se met à tomber et la sorcière est prise de remords. Elle retourne dans la forêt et rentre chez elle avec le panier ET le bébé. Elle soupire, elle peste, elle râle, elle répète qu'elle ne supporte rien ni personne, mais c'est plus fort qu'elle. Le bébé ne cesse de pleurer et ses hurlements sont stridents, la patience de la sorcière a ses limites... et c'est alors que son voisin l'ogre se présente à sa porte, alléché par l'odeur et alerté par les braillements de l'enfant. Il se propose de la débarrasser de son fardeau, que croyez-vous que la sorcière va faire ?
L'intrigue est joliment subtile puisqu'elle joue avec les trouilles (du lecteur, et de la sorcière). C'est du plus bel effet, surtout à la fin. Ajoutez l
es illustrations de Matthieu Maudet, qui sont superbes, toutes en ombres chinoises. Vous obtenez une chouette petite lecture pour jouer avec la notion de peur et de suspense.

Le brigand à quatre mains, par Jean-François Chabas - illustrations de Cassandre Montoriol

Voilà un conte exotique, fort charmant et admirablement écrit par J-F Chabas, même si je trouve le vocabulaire un peu compliqué pour la tranche d'âge indiquée (collection Mouche), il n'en demeure pas moins poétique à l'oreille.
Des évènements troublants surviennent dans la forêt du Kuatcha, alors que les marchands sont dépouillés de leurs biens sans jamais apercevoir les coupables. Même le sultan est embêté et décide d'envoyer ses troupes pour faire cesser ce désordre commercial. La forêt serait-elle habitée par des esprits malins ? En effet, les soldats finissent par perdre un peu la tête et se résignent à rentrer bredouilles. Tandis qu'ils s'interrogent sur les mystérieux agissements qui semblent naître dans ces lieux ensorcelants, ils jurent de ne pas souffler mot ni d'avouer leur déconfiture. On découvre ainsi LE coupable - le brigand à quatre mains. Et pourquoi il agit aussi sournoisement, du moins... c'est avant de comprendre ses réelles motivations, car lui aussi en bave pour épater celle qui lui fait battre le coeur ! 
Le retournement de situation est très drôle, inattendu et attendrissant. Les illustrations de Cassandre Montoriol sont frappantes, très originales, elles se marient à merveille avec la luxuriance des détails et des descriptions du texte, c'est incontestablement une lecture enrichissante !  

Ecole des Loisirs, coll. Mouche, 2012 


Tuesday Book trailer #3

 

Around the world, black handprints are appearing on doorways, scorched there by winged strangers who have crept through a slit in the sky. 

In a dark and dusty shop, a devil's supply of human teeth grown dangerously low. 

And in the tangled lanes of Prague, a young art student is about to be caught up in a brutal otherwordly war. 

Meet Karou. She fills her sketchbooks with monsters that may or may not be real; she's prone to disappearing on mysterious "errands"; she speaks many languages—not all of them human; and her bright blue hair actually grows out of her head that color. Who is she? That is the question that haunts her, and she's about to find out. 

Daughter of Smoke and Bone - Laini Taylor

  • en VF chez Gallimard : Fille des chimères 

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Une histoire en vert

Cet album est tout simplement magnifique !  

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Je sais, c'est un peu facile à avancer, mais avouez que Lane Smith a su une nouvelle fois époustoufler son lecteur. Rappelez-vous, c'est lui l'auteur du génial C'est un livre ! Cette fois, il nous invite à découvrir l'univers d'un grand-père passionné d'art topiaire, l'histoire est racontée par l'arrière-petit-fils, qui se balade dans le jardin où la vie de l'ancêtre est racontée : grand-père a grandi dans une ferme, il a attrapé la varicelle et tué le temps en bouquinant dans son lit, il a échangé son premier baiser au collège, il rêvait d'étudier l'horticulture mais il est parti à la guerre, il a rencontré sa future femme à Paris, il s'est marié, il a eu des enfants et des petits-enfants, aujourd'hui il a un peu perdu la mémoire... et c'est son jardin qui conserve les stigmates de sa vie, riche et passionnante. 

Les illustrations sont superbes, c'est une histoire en vert comme le souligne le titre (le feuillage laisse une impression stupéfiante, tellement proche de la réalité, le rendu est parfait !). C'est aussi et surtout une histoire d'amour, de transmission, de mémoire et c'est tout bonnement admirable. Magique et émouvant. J'ai beaucoup aimé ! 

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L'histoire en vert de mon Grand-père, par Lane Smith
Gallimard jeunesse, 2012 - traduction de Catherine Gibert 

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Fourmi

Une fourmi se promène sur un ours.
Il est blanc, elle est noire, il ne bouge pas, elle en fait le tour.
Petit à petit elle prêtera sa forme pour dessiner à l'ours ses griffes, ses sourcils, son collier, ses lunettes, etc.
La fourmi s'aventurera dans les endroits les plus dangereux.
L'animal blanc reste impassible...

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Avec son look aux pages cartonnées, probablement destiné pour les plus jeunes lecteurs dans l'absolu, cet album ne manque ni de charme ni d'imagination. C'est à travers un jeu d'ombres et de devinettes que l'histoire se raconte, l'histoire d'un ours et d'une fourmi, il y a tout un travail de descriptions corporelles et d'accessoires, et puis cette petite fourmi qui se balade sur l'ours blanc, lequel ne réagit pas. Est-ce pour de vrai ou pour de faux ? Qu'est-ce que cela cache ? La fin est coquine, elle fait sourire. Les enfants apprécieront, moi j'ai adoré ! 

Fourmi, par Olivier Douzou (Rouergue jeunesse, 2012)

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12/03/12

Vivre libre. Ou mourir.

la lecture du premier tome (Delirium) est nécessaire,
http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2011/02/01/20275178.html 

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En voilà un roman absolument déconcertant ! La suite de Delirium figurait parmi mes plus grandes attentes de 2012, non sans une certaine angoisse, car la fin était tellement déchirante. Comment imaginer le nouveau monde de Lena ? Comment allait-elle se construire après ces évènements ? C'est sans entrer dans les détails que je vais envisager mon avis, sans trop nommer les concernés, sans dévoiler l'intrigue.

Il se passe clairement un tournant via ce tome 2, les choses y sont totalement différentes, plus dures, plus sombres, plus implacables. Lena est une héroïne qui a appris de ses faiblesses, et qui va désormais connaître le versant de l'amour - soit, la haine, la frustration, la rancune. C'est fort et déstabilisant, car cette fois l'auteur fait ressentir à son personnage d'autres émotions, l'obligeant ainsi à se remettre en question, à s'interroger sur ses désirs les plus profonds.

Je ne suis toutefois pas sûre que ça me plaise, que la nouvelle orientation prise par l'auteur soit à mon goût, même si les idées développées sont rigoureuses et pertinentes. Plus d'une fois je suis restée bouche bée. Et pour la première fois j'ai douté. En fait j'ai trouvé le livre moins bon, pas mauvais, mais moins excitant. Je n'ai pas ressenti cette petite flamme du début (je garde un souvenir tellement fort de Delirium, c'était prévisible que j'allais placer la barre trop haute quant à la suite), je me suis un peu ennuyée, toute la partie dans la Nature est nécessaire à l'évolution de l'histoire et du personnage, mais je suis demeurée en retrait. Je n'ai pas accroché aux nouveaux personnages, alors qu'ils ont beaucoup à apprendre et à apporter à la série, je pense spécialement à un personnage en particulier, celui qui fait basculer l'enjeu romantique dans une perspective bien frustrante ! Je ne sais pas, c'est paradoxal, peut-être excusable, mais c'est tellement frustrant...

En somme, je pense que ce deuxième tome sert davantage de faire-valoir au livre suivant. Toutes les théories autour de la fameuse maladie, l'amor deliria nervosa, ont été présentées, dans les deux camps, les pour et les contre, maintenant place au dénouement, place à l'action, place aux prises de position, et place à la détermination. Et que l'auteur rende à la série cette étincelle de passion, de vie et d'envie qui fait un peu défaut dans ce tome 2 !

Delirium livre 2, par Lauren Oliver
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2012 - traduction d'Alice Delabre 

09/03/12

“I learned that I was either crazy in love with you, or putting on the best performance of my life.”

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Comment rebondir après le final du tome 2 ? Par une belle pirouette : un trou de mémoire ! Nora se réveille dans un cimetière, sa vie a complètement perdu son sens, sa mère a désormais une liaison avec Hank Millar, le père de Marcie, et elle découvre avec stupeur qu'elle ne se souvient plus de ses cinq derniers mois. Elle a bien été kidnappée, elle est de retour saine et sauve, mais totalement amnésique. Nora n'est pas seulement frustrée, mais en colère.

Oubliez l'héroïne aux agissements pas toujours cohérents, cette fois Nora est forte, volontaire, elle a la rage au ventre, on lui cache des choses, tant pis, elle va tout réapprendre par elle-même. A commencer par sa rencontre avec Jev, un type louche, qui la sauve d'un mauvais pas avant de l'envoyer sur les roses... ce n'est pas normal. Et puis qui est Patch, autour duquel règne le silence absolu ? Même Vee, sa meilleure amie, lui ment à son sujet. C'est très, très louche. Nora a appris à se méfier, notamment du nouveau petit copain de sa mère. Hank est dangereux, sournois, puissant et redoutable. Dans l'ombre, s'organise aussi un conflit entre les déchus et les nephils. Et devinez qui va se mouiller alors qu'elle devrait se tenir à l'écart ? Han, han.

Très franchement, ce tome 3 est plus que stressant ! Puisque nous sommes dans la confidence de certains éléments, nous devinons des intrigues cachées tout en observant Nora se dépatouiller du mieux qu'elle peut, en même temps on a peur pour elle et on aimerait la prévenir, et on se demande aussi jusqu'où l'histoire va nous mener. Quelles sont les limites ? Hank Millar est un personnage retors, un vrai méchant, j'ai été bluffée par sa perversité, ce qui a accentué ma nervosité. J'ai tourné les pages du roman à toute vitesse, angoissée, emportée, excitée... bref j'étais à cran.

Certes, au début, l'absence de Patch est pesante et inquiétante. Mais sitôt qu'il apparaît, c'est du bonheur en barre. Becca Fitzpatrick peut s'enorgueillir d'avoir réussi une saga brillante grâce à son héros de papier ! Personnellement, je suis en totale admiration et ce tome 3 a su me gâter. Certaines scènes sont à se pâmer, oui, vraiment. Je n'ai pas boudé mon plaisir. Seul bémol dans l'affaire, la fin du roman est légère et pas à la hauteur de la tension ressentie tout du long. Cela fait pschiiit, c'est frustrant... mais ça explique pourquoi un tome 4 s'est soudainement révélé nécessaire, ou utile. Chacun jugera, je trouve ça un peu dommage. Sans quoi, excellente lecture pour une saga qui ne me déçoit pas du tout.

Silence (Hush, Hush #3) ~ Becca Fitzpatrick
Le Masque, coll. MsK (2012) - traduit de l'anglais par Marie Cambolieu

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