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Ce tome s'inscrit juste après [[Hypothermie]] et le départ d'Erlendur vers les terres de son enfance. C'est Elinborg que nous suivons donc, à travers une enquête délicate qui met à l'honneur le caractère sensible et très féminin de son personnage. Un homme a été égorgé dans son appartement, mais fait étrange, la victime serait avant tout un prédateur sexuel, ayant coutume de droguer ses cibles avant d'abuser d'elles.
 
Ce livre pourrait faire froid dans le dos, dès lors qu'il révèle les failles de la justice islandaise qui punit très faiblement les auteurs de crimes à caractère sexuel. Finalement, j'ai davantage trouvé une dimension pudique et d'une grande sensibilité au récit. Probablement que le personnage d'Elinborg y est pour quelque chose ! On la découvre dans son rôle de compagne, auprès de Teddi, un mécanicien pépère et attentif, et dans celui de mère, avec des enfants qui grandissent, qui ont leurs secrets, et qu'elle a du mal à comprendre.

C'est donc un tome sans Erlendur qui défend honorablement ses chances, j'aime beaucoup la touche féminine qu'a su apporter Elinborg, comme j'avais également apprécié de mieux découvrir Sigurdur Oli dans [[La Muraille de lave]]. L'histoire traite du sujet douloureux qu'est le viol, et de l'éventualité d'une vengeance personnelle face à l'inertie (ou la trop grande clémence) des hautes instances du pays. Très bonne interprétation de Jean-Marc Delhausse, qui a lu les 4 titres édités chez Audiolib jusqu'à présent. 

La rivière noire, par Arnaldur Indridason
Audiolib / Métailié, 2011 - Traduit par Eric Boury
Texte intégral lu par Jean-Marc Delhausse (durée d'écoute : 9 h 04)