14/06/13

La Pâle figure - La trilogie berlinoise 2 (Audiolib)

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Nous sommes en 1938, Bernie s'est trouvé un associé et enquête pour le compte d'une éditrice victime d'un maître-chanteur, qui menace de dénoncer son fils homosexuel. Ah oui, il était courant de faire du ménage, les déviances sexuelles et autres troubles psychiques étaient rapidement éradiqués de la circulation. Tout ce désordre ne convenait décemment pas aux exigences de suprématie raciale du régime national-socialiste.

Peu de temps après, Bernie est contraint de rejoindre les rangs de la police pour arrêter un criminel en série qui s'en prend aux adolescentes allemandes. La presse a interdiction d'ébruiter l'affaire, mais déjà les esprits s'échauffent en incriminant les juifs. Bernie va devoir fouiller dans les milieux glauques de la prostitution et de la pornographie, avant de mettre à jour un plan diabolique.

Je suis toujours bluffée par cette série et sa capacité à nous plonger dans la noirceur en nous tenant par les poignets. C'est aussi le contexte historique qui fait que je n'en démords pas, car l'intrigue policière insiste parfois trop lourdement sur l'aspect sordide et repoussant, la personnalité de Bernie Gunther n'étant pas non plus très noble (le type est cynique, à juste titre, mais son attitude avec les femmes a tendance à m'exaspérer). Malgré tout, j'ai bien aimé l'enquête de ce deuxième tome, que j'ai trouvée mieux tenue et plus cohérente. Ça reste bon, très bon même !

La pâle figure - La trilogie berlinoise 2, par Philip Kerr
Audiolib (2012) / éditions du Masque (2008) - traduit par Gilles Berton
Texte intégral lu par Julien Châtelet  (durée : 8 h 35)


L'été de cristal - La trilogie berlinoise 1 (Audiolib)

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Berlin, 1936. Bernie Gunther, ancien inspecteur de police qui a démissionné pour marquer son désaccord avec les purges effectuées au sein de leurs rangs, s'est mis à son compte en devenant détective privé, spécialisé dans la recherche des personnes disparues. Et comme il le souligne, c'est devenu chose courante depuis l'accession au pouvoir du régime national-socialiste. Il vient de se voir confier une nouvelle enquête : retrouver un bijou de grande valeur, qui aurait disparu dans un incendie, dans lequel la fille du client a trouvé la mort, avec son époux, tout ça dans la plus grande discrétion, s'il vous plaît.

Enquête de routine, pense-t-on. Les premiers chapitres nous baladent, c'est plaisant, un peu à la façon d'un polar à la sauce Dashiell Hammett, en plus on aime détester Bernie Gunther, un type cynique, enjôleur et insolent. Tout est conforme à nos attentes. Puis, l'intrigue finit par nous surprendre, avec une avalanche de rebondissements et une montée en puissance de la violence, le dénouement lui-même nous met k-o. Je m'attendais à une lecture un brin désuète, trempée dans l'huile, avec un fond historique tout ce qu'il y a de plus captivant, et finalement j'en ai pris plein les loupes.

Mais je ne regrette pas un seul instant ! Le résultat est très fort et remue en nous des émotions complexes et variées. C'est même plus qu'un roman policier, le contexte historique apporte beaucoup à l'atmosphère et à l'impact que peut renvoyer la lecture. C'est passionnant, on y découvre un pays qui a déjà plongé dans la folie nazie, mais qui tente de faire profil bas à l'occasion des jeux olympiques, ceci n'enlevant en rien les actes bas et vicieux des brigades en place (gestapo, SS, etc.). Le personnage de Bernie est, lui, plus difficile à cerner. Pour l'instant, le monsieur aurait tendance à me taper sur le système. J'attends la suite pour mieux juger, car bien évidemment je me suis lancée illico dans La Pâle figure (le deuxième tome de cette brillante trilogie berlinoise).

L'été de cristal - La trilogie berlinoise 1, par Philip Kerr
Audiolib (2011) / éditions du Masque (2008) - traduit par Gilles Berton
Texte intégral lu par Julien Châtelet (durée : 8 h 50)

Existe aussi en format poche (Livre de poche, 2010)

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13/06/13

“See you in dreamland” (Au bout du rêve)

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Le jour de son seizième anniversaire, Catlin apprend que sa sœur Cassandra a quitté le foyer familial pour voler de ses propres ailes et rejoindre son amoureux à New York. Suite à cette annonce, son père s'enferme dans son bureau, sa mère pleure toute la journée et Catlin rejoint la troupe des cheerleaders sur un coup de tête. Un soir, elle rencontre le beau Matthew et son cœur fait boum.

Catlin plonge dans un rêvé éveillé, elle est folle amoureuse, elle qui se sentait invisible ou l'éternelle seconde existe enfin aux yeux d'un autre, un garçon différent, brillant, mystérieux et fascinant. Progressivement, elle s'éloigne de son petit univers ouaté, elle largue les amarres, elle plane sur son petit nuage, elle oublie ses soucis, car rien n'a plus d'importance que son bonheur avec Matthew.

Voilà un roman de Sarah Dessen qui ne verse pas seulement dans la douce félicité, la tendresse et l'émotion. C'est au contraire une histoire beaucoup plus complexe et déchirante que l'auteur nous propose. Au centre, Catlin est une jeune fille qui ne cesse de se dévaloriser et qui va se mettre en danger à force de douter d'elle-même. Elle bascule aussi dans une spirale infernale, car elle refuse d'avouer combien le départ de sa soeur a creusé un gouffre sans fond. Il devient pourtant urgent de sortir de l'ombre de son aînée, de parler à coeur ouvert avec ses parents, de fuir les paradis artificiels et les rêves qui virent au cauchemar.

C'est un roman bouleversant, qu'on lit avec intensité et beaucoup d'émotion. Les personnages sont à fleur de peau, et c'est donc tout naturel de ressentir leur détresse, leur amertume et leur désespoir, mais c'est aussi un petit cocon extrêmement attachant. C'est du Sarah Dessen, après tout. La famille de Catlin n'est pas parfaite, mais leurs amis et voisins (Boo et Stewart) sont des gens en or. Je pense que ce livre nous fait vivre une multitude de sensations, entre révolte, agacement, compassion et bouleversement. C'est un très beau rendez-vous, fort et poignant.

Au bout du rêve, par Sarah Dessen
PKJ (2013) - traduit par Véronique Minder

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12/06/13

“I must seem like the biggest nagging idiot in the world!” (Le garçon d'en face)

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Avant toute chose, ce livre a déjà fait l'objet d'une édition en 2004, sous le titre Melissa et son voisin. Le roman a seulement subi une petite modernisation au niveau des anecdotes sur les pipoles (on cite désormais Jennifer Lawrence, Bradley Cooper, Kristen Stewart, Kate Middleton, Lindsay Lohan, etc.). L'héroïne, Melissa Fuller, est en effet chroniqueuse de la rubrique mondaine, à la page 10 du NY Journal.

Un matin, elle ne se présente pas à son poste car elle a porté secours à sa voisine, la vieille Mme Friedlander, qui a été agressée chez elle et emmenée aux urgences, laissant son danois et ses deux chats à l'abandon. En bon samaritain, Mel a tout pris en charge mais cherche aussi à joindre le neveu de la dame, un certain Max, pour assumer ses responsabilités. Le type, en fait, est un photographe très imbu de sa personne, qui n'a que faire des déboires de Mel et délègue un vieil ami de sa connaissance, John Trent, de se faire passer pour lui pendant un mois, car il lui doit bien ce vieux service.

Et John se fourre ainsi dans le pétrin, en prétendant être un type qu'il exècre, dupant par la même occasion une jeune femme qu'il va trouver de plus en plus charmante, sans possibilité de lui avouer toute la vérité sous peine de la froisser. Quel micmac ! De son côté, Melissa va naturellement tout gober et s'enticher de son nouveau voisin. Elle partage son bonheur avec sa meilleure amie Nadine, mais pas seulement, puisque tous ses collègues du journal sont au courant de son aventure et se permettent de s'immiscer dans sa vie sentimentale.

Les mails ne cessent de pleuvoir, ça tombe à droite et à gauche, tout le monde a son mot à dire, et c'est ça qui est la force du livre, uniquement composé d'une monstrueuse correspondance électronique, entre amis, amoureux, collègues et proches (la famille de John Trent va aussi mettre son grain de sel !). C'est un joyeux fourre-tout, c'est très distrayant, Meg Cabot est douée pour nous embarquer dans des petites comédies romantiques et légères, donc on passe un très bon moment et c'est ça l'essentiel !

Le garçon d'en face, par Meg Cabot
Hachette (2013) - traduit par Cécile Leclère

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“Je m'ennuie au milieu de ces cotes toujours à la même place. Ça finit par me taper sur le système.”

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Ce récit m'est apparu comme la logorrhée inépuisable d'une bibliothécaire aigrie par son travail. Un matin, au moment de prendre son poste, elle tombe sur un lecteur qui a passé la nuit dans la bibliothèque. Elle est surprise et rouspète, puis se met à lui parler, parler, parler. C'est long ! D'autant plus, qu'à aucun moment, son interlocuteur ne va intervenir, aussi se demande-t-on si cet individu existe vraiment !

Aussitôt la femme embraie sur son métier, son fonctionnement, expliquant ainsi la fameuse classification décimale de Dewey (cf. le titre du livre). Puis elle s'échappe dans de nombreuses digressions, ses réflexions deviennent acerbes, elle ne supporte pas ses collègues, elle vilipende la direction, trouve qu'ils ont mauvais goût, elle est frustrée d'être au sous-sol, rayon géographie, elle aurait préféré l'histoire.

Et puis, elle se sent transparente, inexistante, elle fait partie des murs, même les rares lecteurs qui descendent jusqu'à elle ne lui prêtent aucune attention, elle soupire, elle grince des dents, parfois elle se venge, elle fait aussi une fixation sur un certain Martin. Sauf que tout ceci ne la console pas de sa détresse. En gros, elle ne trouve aucun épanouissement dans son travail, elle le sait, et nous aussi. A peine les premières pages lues, on le ressent tout de suite.

Ce petit livre m'a donc semblé déconcertant, très amer et un peu lassant. Son flot de paroles, qui apparaît comme un gros bloc interminable et sans chapitre, a été pour moi un enfermement, c'est étouffant, tour à tour usant et agaçant. Je me suis sentie totalement étrangère au désarroi de la bibliothécaire, sa hargne contre le monde extérieur a fini par me gonfler, je n'ai jamais trouvé ça piquant, ou acide, ou drôle. Tant pis.

La cote 400, par Sophie Divry
10/18 (2013)  ou aux éditions Les Allusifs, 2010

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11/06/13

“Notre mariage était à l'image de notre couple et de notre ferme, à la fois exquis et désordonné, sublime et tumultueux.”

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“Si nous voulons être heureux, nous ne devons pas l'oublier.” Ce sont surtout les valeurs véhiculées dans le livre qui m'ont plu. Après, c'est un témoignage d'une ancienne citadine qui découvre la vie à la ferme et se lance dans l'aventure avec son futur époux. Ici, pas d'ambiance croquignolette façon L'amour est dans le pré, Kristin rencontre Mark autour d'une éviscération de porc, puis tombe amoureuse de lui en avalant un foie de cerf. Sûr que, pour le glamour, on repassera.

Et pourtant, quelque chose m'a plu dans ce livre. Son côté rustique et rudimentaire, peut-être. Les petites anecdotes y sont un peu drôles, surtout surprenantes et parfois dégoûtantes (la violente attaque contre la vache Delia, il faut avoir le cœur bien accroché, et puis on zigouille les bêtes sans état d'âme, ça fait partie du cycle de la vie, chose que j'ai souvent du mal à cadrer...). C'est donc tout un parcours de vie qu'on découvre, Kristin était une jeune femme dynamique, qui aimait voyager, sortir, se rendre au pub, aller au restaurant ou au cinéma, avec Mark c'est une autre vie qu'il lui propose, et elle dit banco.

J'ai donc aimé l'authenticité de son témoignage, jamais elle ne triche, son métier est difficile mais gratifiant, son mari est entier mais généreux et entrepreneur, sa famille pense qu'elle va tout plaquer, mais elle est admirative et toujours la soutiendra. C'est ainsi, un ensemble de détails, de longues descriptions (fastidieuses) sur une aventure humaine, exigeante et hasardeuse, un portrait de femme forte, amoureuse et imparfaite (qui ne vacillerait pas, un matin, le dos fourbu, les mains bardées de cloques, les cheveux en pétard, le portefeuille vide ?). C'est un livre qui se lit avec curiosité, qui comporte des passages longuets et glauques, mais il dégage une très belle philosophie qui fait du bien, surtout ces temps-ci.

Une vie pleine, par Kristin Kimball
10-18 (2012) - traduit par Joëlle Touati

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10/06/13

“With the Smithies, it was different. There was sometimes no telling where one of them began and the others left off.”

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Sally, Celia, April et Bree se rencontrent sur le campus de la mythique université féminine de Smith, célèbre à la fois par la qualité de son enseignement et l'esprit féministe et libertaire qui y règne. Le roman s'ouvre sur l'annonce du mariage de Sally, auquel doivent se rendre ses trois copines, l'occasion pour chacune de ressasser leur première rencontre et le chemin accompli depuis.

J'avais, très honnêtement, beaucoup d'attentes concernant ce roman. Mais hélas j'ai été un chouïa déçue car je n'ai pas su m'attacher aux héroïnes, ni m'embarquer dans leur histoire. Pourtant, le roman fait plus de 500 pages et offre une perspective de lecture dense et palpitante. Au lieu de ça, je suis restée en marge du récit. Peut-être avais-je naïvement espéré une lecture plus légère, aussi j'ai vite déchanté en réalisant que le roman traite de thèmes forts et percutants (homosexualité, abus de faiblesse, viol, deuil, etc.), comprenant au fond de moi que j'avais fait fausse route.

En somme, c'est un roman d'initiation qui papillonne et illustre des jeunes femmes en pleine éclosion, à la découverte d'elles-mêmes, de leurs envies, de leurs désirs et de leurs peurs, ce sont donc des questions d'identité, de rôle et de place de la femme dans la société actuelle dont il est sujet ici. La lecture est fraîche et gazouillante en surface, mais recèle des amertumes profondes et (limite) déprimantes.

Et là, tout de suite, maintenant, cela ne collait pas du tout à mon humeur, ni à ma soif d'évasion. D'où la petite déception, pour ma part. 

Les débutantes, par J. Courtney Sullivan
Livre de Poche (2013) - traduit par Frédéric Collay et Anne-Laure Paulmont

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L'homme à la peau d'ours de Sébastien Mourrain et Anne Jonas

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Il était une fois un soldat qui, par malheur, voit la paix se déclarer. Ne sachant que faire, et sans le sou, le voilà prêt à se laisser mourir...

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C'est alors qu'apparaît le diable. Celui-ci lui promet suffisamment d'argent pour vivre largement si, sept ans durant, il ne se lave, ni ne se rase, ne se coupe ni ongle ni cheveu, et porte jour et nuit une peau d'ours sur le dos.

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Notre soldat accepte le défi.

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Année après année, il devient monstre en apparence mais cache un coeur bon et généreux, et fait le bien autour de lui. Il surmontera alors l'épreuve, triomphera du mal et en sera récompensé.

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❥Un sombre conte de Grimm aux accents fantastiques illustré avec beaucoup d'originalité. 

J'AI ADORÉ LES ILLUSTRATIONS DE SÉBASTIEN MOURRAIN ! Elles apportent au récit une élégance et une certaine solennité qui donnent beaucoup de poids au propos. Ce conte des frères Grimm se conclut de manière assez abrupte et saisissante. En tout cas, j'ai beaucoup aimé !

L'homme à la peau d'ours, conté par Anne Jonas, illustré par Sébastien Mourrain (Seuil jeunesse, avril 2013)

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Maître des Brumes de Tomi Ungerer et Florence Seyvos

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Finn et Clara habitent un village de pêcheurs, sur une île en mer d'Irlande.

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Leur père leur a fait une belle surprise : il a construit pour eux un curragh, une petite barque traditionnelle. Ils peuvent y naviguer, à condition de se tenir à distance de l'Île aux Brumes, un endroit maudit dont personne n'est jamais revenu...

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Ce n'est pas qu'ils veulent désobéir... mais, un jour d'épais brouillard, Finn et Clara sont entraînés à la dérive et échouent sur l'Île aux Brumes.

UNE HISTOIRE TROUBLANTE. ENVOÛTANTE.

Maître des Brumes de Tomi Ungerer (Ecole des Loisirs, février 2013, traduit par Florence Seyvos)

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08/06/13

Hypothermie, lu par Jean-Marc Delhausse (Audiolib)

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Tout commence par le suicide d'une femme, dans un chalet sur les bords d'un lac. Deux ans plus tôt, Maria avait perdu sa mère et en avait été très affectée. Ceci n'explique pourtant pas son geste, explique une amie de la défunte, qui tente de convaincre Erlendur d'enquêter sur sa mort en lui confiant une cassette d'un entretien qu'elle aurait eu avec un médium. La jeune femme avait foi dans le spiritisme car elle se sentait coupable de la mort (accidentelle) de son père, pendant son enfance.

Bien que dubitatif, Erlendur va s'attacher à cette histoire et fouiller le passé de Maria. De fil en aiguille, il va se rappeler son propre drame familial et les graves conséquences sur sa vie d'homme. Quelque part, cette histoire de deuil et de fantôme finit par résonner en lui comme une vieille ritournelle. Et quand on a lu, comme moi, le dernier roman en date (Etranges rivages), on n'est plus du tout surpris par les prises de position de notre commissaire apathique et solitaire. Promis, je ne juge pas, c'est écrit noir sur blanc dans le livre !

Une nouvelle fois, j'ai trouvé la lecture prenante, aux effets de style simples et épurés, mais tellement efficaces. J'ai été portée par la voix de Jean-Marc Delhausse (toujours lui !), sitôt les premières notes lancées, on n'a plus envie d'arrêter. Certes, les accents désabusés, l'amertume et le caractère grincheux de notre inspecteur peuvent paraître rédhibitoires, et puis pas du tout, car l'intrigue sera le déclencheur chez Erlendur d'un besoin d'enterrer - enfin - le passé. C'est à suivre, et c'est passionnant !

Hypothermie, par Arnaldur Indridason
Audiolib / éditions Métailié (2010) - traduit par Eric Boury
Texte intégral lu par Jean-Marc Delhausse