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C'est le dernier chapitre de la Trilogie Berlinoise, l'histoire se passe en 1947 et Berlin panse ses plaies. Bernie est envoyé pour une mission d'espionnage à Vienne. C'est l'heure des règlements de compte, les criminels de guerre sont jugés et sévèrement condamnés, on veut oublier, effacer et avancer. Mais les blessures sont profondes, les épouses monnaient leurs corps contre des médicaments, du parfum, de la nourriture ou de l'argent. Les maris serrent les poings et rangent leur fierté dans leur poche. C'est le temps de l'amertume, et de l'opportunisme... Les anciens bourreaux ont déjà retourné leurs vestes, changé d'identité et pactisé avec les ennemis d'hier. De nouvelles cartes sont à dessiner, pour une autre face du monde qui est encore marquée à vif.

Difficile d'être à l'aise dans un décor aussi apocalyptique et désolant. Bernie, lui, n'a toujours pas su gagner ma sympathie mais c'est un fichu bon détective, qui va tremper dans des combines de politique et de rouerie avec dextérité. C'est bien parce que j'ai aimé le contexte historique de la série que j'ai pu m'attacher à elle, en dépit de mon aversion pour les détails glauques et les descriptions graveleuses (notamment sur les relations entre les hommes et les femmes, c'est un monde très dur, franchement peu glamour !). Ceci dit, c'est une trilogie qui vaut le détour, malgré mes réserves liées au comportement cavaleur de Bernie Gunther.

Un requiem allemand - La trilogie berlinoise 3, par Philip Kerr
Audiolib (2012) / éditions du Masque (2008) - traduit par Gilles Berton
Texte intégral lu par Julien Châtelet  (durée : 9 h 52)