IMG_0452

Eh bien, ce roman est absolument hallucinant ! L'ambiance est mystérieuse et pesante, elle tourne autour de la mort suspecte d'un adolescent, Sturla, que le narrateur de l'histoire, Klaus, a croisé juste avant la tragédie. Depuis, il enquête sur cette disparition et veut percer le secret de ses camarades de classe, lesquels sont tantôt enjoués et insouciants, tantôt fuyants et imprévisibles.

Klaus a pour début de piste un nom : Caulfied. Qui est-il, que veut-il ? Cet individu semble régenter la vie du lycée, telle une ombre menaçante et intransigeante. Tous paraissent le craindre mais lui obéissent au doigt et à l'oeil. C'est saisissant, l'intrigue est opaque et étouffante, l'ambiance particulièrement malsaine. Malgré tout, on est scotché au fil du livre et on n'est pas au bout de nos surprises, car les révélations sont stupéfiantes.

Il est donc impossible de se sortir de ce piège et de refermer le livre pour retrouver notre petite vie tranquille, en oubliant cette histoire. C'est fichu, on a envie de connaître le fin mot, on est pris dans un engrenage, le rythme est infernal, implacable même. Et plus on touche au but, plus on sent que ça va nous retomber comme un bloc de pierre dans l'estomac. C'est fatal.

Polar nordique, glaçant, efficace et perturbant, ce roman nous emmène là où l'on ne veut pas aller. Le dénouement est terrible. Vous tournez la dernière page du livre dans un état d'hébétude, c'est dur, c'est noir, mais c'est stupéfiant. Je ne regrette pas du tout cette lecture, juste d'avoir attendu tout ce temps pour pouvoir le lire enfin. C'est fort, très très fort. À ne pas mettre entre toutes les mains, cependant !

éditions Thierry Magnier, octobre 2009 - traduit par Jean-Baptiste Coursaud