12/05/14

Une chance de trop, par Harlan Coben

une chance de trop

“Une chance de trop” propose une intrigue habile et astucieuse, menée de main de maître par un Harlan Coben pourtant en petite forme puisque, en effet, la lecture se révèle bonne, sans être époustouflante. Disons qu'on ne s'ennuie pas, c'est déjà un bon point !

On suit donc la triste mésaventure du Docteur Seidman qui découvre, après un long coma, qu'on lui a tiré dans le dos, que sa femme a été tuée et leur bébé de six mois enlevé. La petite Tara serait entre les mains de ravisseurs qui réclament une rançon, mais le jour de la transaction, l'enfant est toujours porté disparu ! Pour le coup, les flics commencent à s'interroger sur notre bon Docteur Seidman...

Comment les blâmer ? Plus le temps passe, plus Marc collectionne les bévues, comme renouer avec son amour de jeunesse, et se rend ainsi un suspect idéal, sauf qu'il ne se doute jamais des soupçons qui pèsent sur lui. Le personnage n'est hélas pas très charismatique et exprime assez peu ses émotions. Je n'ai jamais réussi à m'y attacher !

Sans quoi, l'histoire se résume à un terrible imbroglio policier, un casse-tête délirant qui bouleverse les sens, et où on en vient à incriminer tous les acteurs et témoins du drame. Certaines révélations sont attendues, mais d'autres ont tout de même créé leur petit effet de surprise. Au final, j'ai passé un bon moment, le roman est suffisamment entraînant pour retenir le lecteur jusqu'au bout.

Pocket Thriller, septembre 2011 pour la présente édition - traduit par Roxane Azimi

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Sans feu ni lieu, de Fred Vargas

Sans feu ni lieu

Retour aux sources avec ce Fred Vargas qui date de 1997 et quel régal ! On y retrouve le fameux trio des Évangélistes, Marc, Lucien et Mathias, trois historiens érudits qui partagent le même toit et qui n'hésitent pas à rendre service à leur vieil ami, Louis Kehlweiler, dit l'Allemand, lorsque celui-ci leur présente le suspect idéal dans une affaire de crimes en série.

Mais Clément Vauquer, accordéoniste et livreur occasionnel de fougères, est surtout un benêt au physique disgracieux. La seule à le comprendre et le défendre, c'est Marthe Gardel, une ancienne prostituée, qui serine Louis pour le disculper. L'Allemand est farouche, pas follement convaincu, pourtant il renoue avec ses anciens contacts dans la police pour traquer une piste.

La manière dont procède Fred Vargas pour dérouler ses intrigues est toujours extraordinairement originale, incontournable et parfaite. Son intrigue policière n'a certainement pas à rougir de ses prétentions modestes, car l'auteur excelle dans l'art des personnages : ses Évangélistes sont trois sympathiques gaillards, des illuminés calés dans leur époque de prédilection, et sont chapeautés par le Vieux, qui leur concocte des gratins copieux et savoureux.

Kehlweiler est un type plus froid, difficile à cerner, ancien homme d'action il s'est replié chez lui pour traduire la biographie de Bismarck et a pour seul compagnon son crapaud Bufo ! Sérieusement, on ne trouve pas ça partout. Et c'est ce qui me plaît tant dans les livres de Vargas, cette propension à l'excentricité qui ne déborde pas non plus vers des sentiers improbables ou absurdes. C'est décalé, assez drôle et faussement timbré. En bref, c'est tout bon !

J'ai Lu, mars 2013 pour la présente édition

Posté par clarabel76 à 08:15:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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