La Légion de la colombe noire

Kennedy, 17 ans, pensait avoir touché le fond avec la mort de sa mère et l'existence d'un démon revanchard à ses trousses. C'était sans se douter qu'elle appartenait à un groupuscule secret, La Légion de la colombe noire, auquel appartient quatre autres jeunes gens (les jumeaux Jared et Lukas, le geek Priest et la sublime Alara). Leur but est d'exterminer les entités paranormales (poltergeist, esprit fantôme, démon etc.) en ciblant le plus redoutable, Andras, qu'auraient invoqué leurs familles respectives. Un bien lourd héritage, que voulez-vous...

Kennedy tombe des nues, on s'en doute, mais ne cherche pas à se ressaisir, persuadée d'être l'intruse du groupe. On a même l'impression qu'elle reste avec eux pour les beaux yeux des frères canons. Ah, soupirs... Quelle exaspération ! Pour le coup, Kami Garcia aurait pu s'abstenir cette sérénade sirupeuse de l'adolescente tiraillée par deux beaux gosses, aux tempéraments opposés, et qui semblent l'attirer l'un et l'autre selon les circonstances. Au secours. C'est franchement neuneu. 

Sans quoi, l'univers global me rappelle fortement celui de la série Supernatural. C'est loin d'être bluffant, de plus le schéma narratif tend à se répéter (la quête perpétuelle, entrecoupée de vilaines rencontres, des missions arrachées in extremis et la marque de la victoire sur le poignet... yala !). Au milieu, on se demande quel rôle incombe à Kennedy... une héroïne désespérante, car passive. L'ensemble est pataud, pétri de bonnes intentions, avec action, humour, sensations fortes etc. mais il lui manque la petite pincée de sel pour pimenter le tout correctement. À voir pour la suite.

Hachette, coll. Black Moon, novembre 2013 ♦ traduit par Christophe Rosson (The Legion 1 - Unbreakable)