Les autodafeurs - tome 1

À la mort de leur père, Auguste doit quitter Paris avec sa mère et sa petite sœur Césarine pour vivre chez leurs grands-parents à La Commanderie, une imposante demeure qui appartient à la famille depuis des générations. Le garçon tente de cacher sa détresse et son chagrin derrière des attitudes de guignol et des répliques sarcastiques mais la perte tragique de son père le taraude. Son entrée au lycée ne lui réussit pas non plus - épinglé par le directeur dès le premier jour, il récolte aussi coups et blessures par un trio de choc, qui fait la pluie et le beau temps sur leur école.

Finalement, son morne quotidien va s'éclairer avec la découverte d'une Confrérie secrète, laquelle s'oppose depuis des siècles aux Autodafeurs, dans le but sacré de protéger la connaissance qui se trouve dans les livres et qui sont jalousement conservés comme des trésors. Ouah ouah ouah... ça fait beaucoup à assimiler, d'autant plus que les enjeux sont énormes pour Auguste. Le garçon doit absorber vite et bien sa mission, ignorant que sa jeune sœur Césarine a déjà une longueur d'avance... en bonne «artiste» qui se respecte (comprendre : autiste).

Le duo frère/sœur est attachant et fonctionne à merveille dans la conduite de l'histoire (se glisser dans la peau de Césarine est d'ailleurs une expérience fantastique et incroyable). Pendant que l'un se débat avec ses problèmes d'ado, tentant de se mouiller à une entreprise périlleuse et inquiétante, l'autre collecte des informations précieuses, sans avoir l'air d'y toucher. Les deux pistes réunies donnent une ébauche intéressante et révélent notamment de lourds secrets de famille qui promettent une suite excitante à cette histoire de plus en plus sombre et inquiétante.

On répète... donc : il y a du danger, du suspense, de l'action, mais aussi de la tendresse et de l'émotion dans ce roman d'aventures, non seulement intelligent, drôle, original et passionnant. J'ai adoré et je me réjouis déjà de poursuivre cette trilogie pleine de surprises !

éditions du Rouergue / mai 2014 ♦ couverture : © Barrère & Simon