Marilyn, ou l'éternelle incarnation de la beauté, du glamour, du mystère et du drame... ♥

Marilyn 1962

Lorsqu'au matin du 5 août 1962, son corps est retrouvé sans vie dans sa maison de Brentwood, commence aussi une longue enquête dont les conclusions ne satisferont jamais l'imaginaire du public. L'ouvrage de Sébastien Cauchon ne cherche pas à apporter de nouvelles théories, mais s'intéresse plutôt à dresser le portrait des personnalités ayant entouré la star les mois précédant la tragédie. Certains noms ont d'ailleurs suscité de nombreuses controverses, comme la gouvernante Eunice Murray, le couple Paula et Lee Strasberg ou son médecin Ralph Greenson...

Mais replaçons le contexte. Au cours de cette année 1962, Marilyn n'est pas en grande forme - une opération de la vésicule biliaire, une importante perte de poids, des insomnies, un divorce, une campagne de presse insatiable. Le tournage du film, Something's got to give, tombe au plus mal. Marilyn multiple les absences et attise la colère de George Cukor - les studios finiront d'ailleurs par licencier l'actrice. De son côté, la jeune femme s'établit dans une hacienda, part au Mexique en quête de meubles et de fournitures, fait du jardinage, plonge dans sa piscine, boit du champagne, reçoit ses amis avec parcimonie. Parmi ces derniers, on compte naturellement Allan Snyder (Whitey) son maquilleur fétiche, Agnes Flanagan sa coiffeuse à qui l'on doit ce blond platine, May Reis son assistante personnelle la plus dévouée... Viennent s'ajouter d'autres trublions, aux intentions pas toujours louables, dont Larry Schiller, le photographe qui a immortalisé Marilyn en train de nager nue sur le plateau du film abandonné, ou Pat Newcomb son attachée de presse qui se battra pour un retour en grâce après une erreur de débutante...

Non, l'entourage n'était pas sain autour de la jeune femme épuisée et fragile, mais dont la force de caractère en a également surpris plus d'un. Miss Monroe possédait cette double personnalité de paraître naïve et d'agir avec spontanéité - au grand dam de sa nouvelle comptable, Cherie Redmond, ahurie par les dépenses dispendieuses des sangsues vivant à ses crochets. Sauf que Marilyn était aussi une femme d'affaires, pointilleuse et intransigeante, capable de vous rayer de son existence d'un trait. Les aléas de la vie n'ont cependant pas fait sa fortune et Marilyn souffrait de solitude, au point de s'attacher vite et (souvent) mal.

On ne réécrira pas l'histoire, mais on ne se lassera pas de la ressasser. Ce livre n'apporte sans doute aucun nouvel éclairage sur la star mais est écrit avec intelligence et passion. Se lit aussi avec grand intérêt. Manque néanmoins quelques photos pour illustrer l'ensemble ! ☺

Stock, 2016