ReMadeDe retour à Londres, après le divorce houleux de ses parents, Leo regrette sa vie à New York et envie sa petite sœur Grace, dont l'aisance naturelle lui a permis de tourner la page et se fondre très vite dans cette nouvelle existence. Leur mère est souvent absente, débordée par un boulot éreintant, et rentre à la maison les nerfs en pelote. Le frère et la sœur se disputent constamment pour des broutilles, ils ne se comprennent plus. Bref, l'ambiance n'est donc pas folichonne. Pour oublier ses tracas, le garçon parcourt la presse et tombe sur des entrefilets évoquant des foyers épidémiques d'une grande virulence en Afrique. Or, nul ne semble s'en préoccuper. C'est alors que son père leur téléphone en catastrophe pour les obliger à quitter Londres tout de suite et sauter dans le premier train pour le Norfolk où vivent leurs grands-parents. Le virus foudroyant a quitté l'Afrique et est en train de se propager à travers le globe. Un chaos monstrueux est en marche.

Oh.My.God. Que de palpitations à la lecture de ce roman ! Plus je tournais les pages avec fébrilité, plus j'avais des yeux hallucinés en lisant ce scénario-catastrophe. Au départ, les personnages vivent un peu dans une bulle d'insouciance, ils ne prennent pas conscience de l'ampleur du désastre et ignorent que l'ennemi prépare dans l'ombre son armée, prête à s'abattre sur l'humanité. Oui, oui, on assiste avec effroi et impuissance à la mise en place du virus, on a des chapitres sur son évolution, car le virus est intelligent et s'adapte avec diligence au terrain, ne perdant jamais de vue sa mission - anéantir toutes espèces vivantes. Nul ne lui résiste, même les animaux, les insectes, les plantes. Tout est contaminé. Autant vous dire que c'est effrayant - certaines scènes décrites sont immondes - mais ça vous scotche les doigts au bouquin. Sûr et certain. Plongés dans ce bourbier, Leo et sa sœur Grace vont vivre des émotions fortes et nous les font partager pour le même prix. On court à leurs côtés pour survivre, lutter et comprendre. Pfiou, que de stress. Au final, c'est rondement bien fait, hyper efficace et addictif. On a une montée d'adrénaline au cours de ces 445 pages de lecture, tenez-vous bien, c'est redoutable. 

Casterman, 2017 - Trad. de Corinne Daniellot

Bémol sur la COUVERTURE française, car je préfère de loin l'édition VO qui annonce clairement la couleur ! ►►► CLIC ◄◄◄