30/01/18

Bilan du mois : Janvier 2018 ♪♫•*¨*•...•*¨*•♫♪

happily ever after starts here

Arroser ce début d'année 2018 avec du miel du sucre de la guimauve & résister aux spirales infernales.

Lire, en conséquence. Parmi mes préférences du mois, retrouvons :

 

Les premières enquêtes de Miss Silver, de Patricia Wentworth [#]

Amours et autres enchantements, de Sarah A. Allen [#]

P.S. I love you, de Cecelia Ahern [#]

Rendez-vous au Cupcake Café, de Jenny Colgan [#]

Éparse, de Lisa Balavoine [#]

Calpurnia & Travis, de Jacqueline Kelly  [#

Star Trip, d'Éric Senabre  [#]

La légende de Podkin le brave, de Kieran Larwood [#]

Le sourire de l'homme poisson, de Tom Avery [#]

 Passenger, d'Alexandra Bracken [#]

Audrey retrouvée, de Sophie Kinsella [#]

Encore plus de bonheur, de Rachel Corenblit [#]

♥ Quatre sœurs, Tome 4 : Geneviève, de Cati Baur & d'après Malika Ferdjoukh ♥

 

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Quatre sœurs, Tome 4 : Geneviève, de Cati Baur & d'après Malika Ferdjoukh

Genevieve Quatre soeursDernier tome de la série Quatre sœurs, et croyez-moi, le rendez-vous était attendu avec un certain pincement au cœur ! J'ai tout lu trop vite, tout aimé et j'ai profondément soupiré. 
Neuf ans. 584 pages.
Forcément, comme Cati Baur, l'instant est solennel. Et on se sent un peu perdues. Orphelines d'une famille. Avec un vide si grand au moment de tourner la dernière page.
À ce propos, je vous mets au défi de ne pas avoir envie de tout relire et de replonger depuis le début dans cet univers tant aimé des Quatre Sœurs. On en reparle ?
Moi, c'est fait. ☺

Dans cet émoustillant, et néanmoins émouvant, épisode, on focalise notre attention sur la benjamine de seize ans, Geneviève, qui aime l'ordre, la boxe et ses sœurs. L'été venant, toute la tribu Verdelaine a la bougeotte - Bettina part faire du camping avec ses meilleures amies, Enid et Hortense vont rendre visite à leurs cousins vivant à Paris, Geneviève vend des glaces à la plage et Charlie fait le vide dans sa tête en retapant sauvagement la Vill'Hervé. Toutes les cinq nous font partager leurs folles aventures estivales, parfois saupoudrées de mystère, de sensualité et de danger. La jolie Geneviève tombe sous le charme du ténébreux Vigo, Bettina se découvre une passion pour la campagne, les jeunes parisiennes font l'expérience du bruit, du monde, de l'inconstance et de la précarité. Une nuit cauchemardesque plus tard, tout ce petit monde rentre au bercail... dans une Vill'Hervé qui déborde d'âmes esseulées et de petites mains utiles. Ne manque plus que la tante Lutèce pour compléter le tableau ! Mais chut...

On sent venir le dernier tour de piste, trop tôt, trop vite. Mais il est temps pour les sœurs Verdelaine de faire leurs adieux à leurs parents, chacun tire sa révérence, se fait la bise, merci pour les souvenirs et au revoir. Je vous recommande également la lecture en page finale des remerciements de Cati Baur qui expriment avec tendresse cette inexplicable relation qui se noue entre une lecture et un public. 
Tout est parfait. ♥

RUE DE SÈVRES, 2018

 

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29/01/18

Encore plus de bonheur, de Rachel Corenblit

Encore plus de bonheur

Nouvelle saison pour l'héroïne de Que du bonheur ! dans laquelle Angela est décidée à tout déchirer et se défaire de son image de boulet du lycée.
Donc, maintenue en seconde après des résultats très moyens l'an passé, l'adolescente prend de haut ses camarades qu'elle juge mal dégrossis, en particulier ce Félix Arthaud immédiatement classé parmi les irrécupérables. De toute manière, Angela a d'autres priorités et encore le cœur  brisé par ses précédents déboires.
Sur le plan familial, tout part en sucette - son père est partisan vegan, sa mère a viré sa cuti et son grand-père en Ariège casse sa pipe. Le monde s'effondre. Angela a tout juste eu un mois de répit avant de renouer avec les embrouilles. 
Vis ma vie d'ado teigneuse et accablée de malchance ! Cest le programme du jour, à travers cette lecture réjouissante et débordante de pep's. Un rendez-vous léger et distrayant, sympa aussi dans la forme (mise en page façon journal, petits dessins rigolos). La formule est sans doute moins surprenante, mais le ton est toujours aussi mordant, plein de mauvaise foi et de dérision. On passe un vrai bon moment, sans prise de tête.
À suivre, j'espère...

éditions du Rouergue, coll. doAdo, 2017 

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Audrey retrouvée, de Sophie Kinsella

Audrey retrouvée

Victime de harcèlement au collège, Audrey vit maintenant cloîtrée chez elle et ne quitte plus ses lunettes noires. Elle tente de gérer au mieux ses émotions, suit une thérapie auprès du docteur Sarah et s'enferme à la maison où elle trouve une tranquillité d'esprit qui l'apaise et la rassure, même si le quotidien est loin d'être de tout repos chez les Turner !
En effet, sa mère a décrété l'état d'urgence pour son aîné, Frank, qu'elle juge dépendant des jeux en ligne. Le garçon a beau se défendre de s'entraîner pour le prochain tournoi international de Lord Of Conquerors, Mme Turner campe sur ses positions. Qu'il varie ses centres d'intérêt ou l'ordinateur vole à travers la fenêtre.
Caméra au poing, Audrey n'en loupe pas une miette. Sa psychiatre lui a en effet demandé de tourner un film sur sa famille pour l'obliger, à travers cet exercice, d'aller vers les autres et sortir de sa bulle. Résultat, elle rencontre Linus qui va accomplir l'exploit de percer la solide carapace de la jeune fille, rien qu'en communiquant par petits messages sur papier. 
Une révolution est en cours. Et c'est royal. Car il y a une formidable énergie qui se dégage de l'histoire et une ambiance fofolle qui fait grandement plaisir. La touche Sophie Kinsella se retrouve dans l'enchaînement des situations cocasses et dans le ton positif pour traiter des troubles paranoïaques de l'adolescente (Audrey souffre de phobie sociale, anxiété généralisée et épisodes dépressifs). Au fond, la maladie est présente, avec sa courbe tordue, ses hauts et ses bas, mais elle n'est pas envahissante, ni considérée avec commisération. L'équilibre est tout bon (au départ, je craignais que sa guérison dépende de sa relation amoureuse, mais au final on va dire que le garçon arrive juste au bon moment dans sa vie car elle est enfin prête à reprendre le train en marche).
J'ai apprécié qu'on distille de l'humour dans un sujet a priori sensible. On dévore la lecture et on sourit tout du long. Cela fait un bien fou ! C'est sensible, comique, touchant, attachant. Vraiment un très bon roman de l'auteur qui s'adresse pour la première fois à un public jeunesse ! Une réussite... une expérience à renouveler. ☺

PKJ (2016) - Trad. Juliette Lê

 

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MDR - Menteuse Drôlement Raleuse, de Kody Keplinger

Menteuse Drôlement Raleuse

Sonny est une menteuse compulsive - c'est plus fort qu'elle. Au lieu de jouer cartes sur table, elle baratine sans cesse pour se sortir des mauvais pas. Mise à la porte par sa mère devenue dingue, la jeune fille squatte en douce la chambre de sa meilleure amie mais refuse de l'avouer aux parents de celle-ci qui risqueraient de s'immiscer dans sa vie et y découvrir une vérité peu reluisante. Car Sonny est une acrobate du faux-semblant, qu'elle pratique pour mieux se protéger. C'est comme avec Ryder Cross. Ce garçon vient de débarquer de Washington D.C., où son père est membre du Congrès, et se montre affreusement snob en prenant ses camarades de haut. Sonny le déteste et ne s'en cache pas. Lui aussi le lui rend bien et l'envoie souvent sur les roses. Seule la jolie Amy Rush trouve grâce à ses yeux (cela reste à sens unique). Et lorsqu'il cherche à entrer en contact avec elle, par mail, il reçoit une réponse cinglante... rédigée sur le ton de la plaisanterie par Sonny, qui n'est autre que la meilleure amie de Amy ! Prise de remords, Sonny va néanmoins s'excuser et entamer avec lui une longue discussion sur internet. Mais au moment de se quitter, la jeune fille découvre que Ryder s'est mépris sur son compte et croyait être en ligne avec Amy. Sonny veut rapidement dissiper le malentendu, seulement toutes ses tentatives tombent à l'eau. Comble du comble, la demoiselle est sérieusement en train de craquer pour l'individu... tout en le trouvant insupportable dans la vraie vie !

Le scénario est basique et attendu, avec des personnalités fortes et piquantes pour accompagner la lecture vers un divertissement assuré. De plus, Kody Keplinger avait déjà goûté au succès grâce à The Duff, un roman sexy et rigolo, sans jamais tomber dans la vulgarité. Et là, bingo on retrouve Wesley & Bianca, la famille Rush & Amy... la petite frangine. Je me voyais déjà tout en haut de l'affichage, blablabla, sauf que la chute a été rude. Et pour une désillusion, c'est une grande désillusion. Je n'ai pas du tout accroché au couple Sonny / Ryder malgré les boutades et l'ambiance Cyrano décomplexée. L'héroïne est trop vindicative et pleine de contradictions ; l'alchimie avec Ryder n'est pas palpable et les échanges sur messenger sont lisses et ressemblent davantage à une relation copain-copine. Il n'y a pas de séduction flagrante dans tout ça. Je suis restée un peu de marbre, ça ne m'a jamais touchée et ça manquait de crédibilité aussi (Sonny porte un lourd fardeau sur ses épaules... pourquoi les auteurs en rajoutent-ils toujours autant ?!). Pour moi, le rendez-vous est loupé - la lecture trop quelconque et décevante. SNIF. 

Hachette, 2017 - Traduction par Aude Gwendoline

 

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28/01/18

Un petit quelque chose en plus, de Sandy Hall

Un petit quelque chose en plus

L'histoire se déroule sur un campus universitaire, où les premiers rôles sont tenus par Gabe et Lea, deux étudiants qui partagent le même cours d'écriture créative et qui n'auront de cesse de se frôler tout au long de l'année, sans totalement franchir le premier pas.

Leur petit numéro est pourtant scruté à la loupe par une foule d'admirateurs, qui retiennent leur souffle face à leur rapprochement balbutiant. Outre les amis ou camarades de classe, on compte aussi une prof, une serveuse, un chauffeur de bus, et même un écureuil ou un banc ! C'est dire combien la sérénade est suivie avec  une attention collective.

Pourquoi eux ? pourquoi ce cœur qui bat à l'unisson ? Simplement parce qu'ils sont tous convaincus que Gabe et Lea forment LE couple parfait, tous les signes sont sous  leurs yeux mais ils sont les derniers à les voir. Du moins, l'une est affligée d'une timidité maladive, l'autre est incroyablement pataud et socialement inadapté. Même s'ils se tournent autour ou se lancent des petits regards en coin, la promesse d'idylle est loin d'être décantée.

Tout ça est évidemment charmant, mignon et onctueux... mais finalement assez long et mou aussi. La romance est vécue à travers le regard des personnages secondaires, une idée assez originale, mais qui ne suscite ni surprise ni ne justifie l'emballement des foules. Pour moi, les tourtereaux ne sont pas crédibles dans leur genre ! Le temps s'écoule beaucoup trop vite et leur relation reste au point mort. C'est déconcertant. Vendu comme un cupcake, le roman est donc aussi goûteux et ravissant en apparence, nettement moins à la dégustation. 

Hugo Roman - New Way - 2017
Trad. Pauline Vidal

« Ils ne parlent pas beaucoup mais se regardent par-dessus leurs livres. Ils n'ont pas besoin de paroles pour flirter.
Ce serait insupportable si ça n'était pas aussi adorable. »

 

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27/01/18

Emmy & Oliver, de Robin Benway

emmy et oliver

Voisins et amis d'enfance, Emmy et Oliver sont inséparables... jusqu'au jour où, à l'âge de sept ans, le garçon est enlevé par son père et disparaît des radars. Dix ans plus tard, il resurgit sans crier gare. Pour Emmy, ce retour est celui d'un nouveau départ. Le petit garçon insouciant, qui se disait amoureux de son amie, est plus grand, plus large, plus mystérieux. Et étranger à leur vie. Sa mère, malgré l'indéfectible espoir de revoir son fils, se sent impuissante et désemparée. La disparition d'Oliver avait créé une faille et impacté la vie du quartier, d'où l'attitude surprotectrice des parents d'Emmy. Aussi, pour leur éviter des angoisses inutiles, elle leur ment depuis dix ans et dissimule qu'elle a appris le surf, se rend à des fêtes alcoolisées et s'est inscrite à l'université de San Diego, à deux heures de route de la maison. Vis-à-vis d'Oliver, Emmy se tient à distance tout en le scrutant. Résultat, elle se met à loucher et lui tire la langue la première fois qu'il pose les yeux sur elle ! Pétrifiée de honte, la jeune fille n'en mène pas large.

En fait, c'est très, très drôle. On imagine la scène et on sourit grandement. Car tout est incroyablement doux, tendre, attachant et amusant. C'est ce qui m'a immédiatement conquise. On perçoit une réelle connivence et une franche camaraderie autour d'Emmy - ses copains de toujours, Caro et Drew, sont impayables. Sa relation avec Oliver se construit sans mièvrerie et avec beaucoup de naturel. Tous les vieux réflexes se remettent en place. C'est adorable. En même temps, on suit l'évolution des uns et des autres, petits et grands, à travers des conflits de taille - comment trouver sa place dans un monde où l'on ne se retrouve pas, comment quitter le nid sans crainte du séïsme, comment lâcher la bride, comment évoquer le passé sans blesser ni accuser... C'est étonnant, en bien ! Suggéré sans prétention et avec tact. Au final, le roman possède un charme fou et fait la part belle à l'amitié comme étant un rayonnement essentiel pour s'épanouir dans l'existence. Une lecture qui réchauffe notre petit cœur tout mou. ☺

Nathan, 2017 - Trad. Anne Delcourt

 

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26/01/18

La Femme de l'ombre (Trilogie des ombres 2), par Arnaldur Indridason

La femme de l'ombreAlors qu'elle est sans nouvelles de son compagnon, une jeune femme quitte à regret le Danemark en guerre en montant à bord de l'Esja pour rentrer en Islande. Elle croise par hasard son ancien amant et apprend avec horreur que son fiancé est entre les mains des allemands. Au cours de ce voyage mouvementé, elle découvre aussi qu'un homme a fait une chute mortelle... peu après avoir prétendu être en mesure d'apporter des informations utiles sur la résistance et l'origine de l'arrestation du fiancé. Dès leur arrivée au pays, le frère du disparu va s'entêter à démasquer ce qui semble, à ses yeux, un crime crapuleux.

À Reykjavik, le tandem Flovent & Thorson fait face à plusieurs casse-tête - identifier la dépouille d'un jeune garçon battu à mort et jeté non loin d'un bar fréquenté par les soldats des troupes alliées, mais aussi rechercher une cliente mystérieusement disparue... Le souci majeur pour les enquêteurs revient surtout à marcher sur les plates-bandes des militaires, car l'entreprise va s'avérer délicate et houleuse. Ceci met toutefois en exergue la douloureuse cohabitation vécue comme une intrusion pour les locaux, même si certains en tirent profit pour s'enrichir ou s'évader en attendant des jours meilleurs.

Au final, on a une lecture structurée et hyper conformiste - c'est bien, mais peu surprenant. J'ai surtout eu le sentiment de me retrouver dans le prolongement du premier (Dans l'ombre). La conduite des intrigues criminelles est correcte, l'ambiance est toujours aussi dépouillée, le contexte de la guerre évoqué de loin en loin, les relations politiques sont tendues, et on tourne toujours autour du thème de la disparition (rappel à Erlendur). Par contre, calme plat sur les personnages. Il n'y a strictement aucune évolution, aucune épaisseur.  Rien, du vent. Je m'attendais à ce qu'ils tombent le masque, qu'ils sortent des clous, qu'ils entrouvent une petite porte... Que nenni. On stagne.

Suite aux promesses vendues, je trouve qu'on bute sur la marche avec ce deuxième tome. La série apparaît un peu fade, même si elle n'est pas déplaisante à lire. Je regrette aussi que Philippe Résimont donne à certains personnages des voix ridicules et caricaturales (Thorson, en premier). Et comme d'habitude, les personnages féminins sont loupés. Je prends néanmoins rendez-vous avec le prochain et dernier tome (Passage des ombres) à paraître dans le courant de l'année. 

 

© Éditions Métailié, Paris. Traduit par Eric Boury.  (P)2017 Audiolib.

Lu par Philippe Résimont. Durée : 9 h env.

 

Le Tome 1 est repris en poche chez Points : parution 8 février 2018

Défaillances, de B.A. Paris

défaillances audibleVoulant rentrer au plus vite chez elle, un soir de pluie, Cassandra emprunte une route isolée et croise une voiture sur le bas-côté avec une femme à son bord. Mais Cassandra ne s'arrête pas et poursuit son chemin... n'imaginant pas une seconde qu'elle apprendrait le lendemain l'assassinat de cette inconnue peu de temps après son passage.
Sidérée, Cassandra n'ose pas confier à son mari ce dont elle a été témoin. Elle ne dit rien à sa meilleure amie non plus. Se confond en excuses à l'écoute des appels répétitifs de la police pour obtenir des renseignements. Cassandra est mortifiée, honteuse et culpabilise.
À force de ressasser, la jeune femme multiplie les crises d'angoisse et ressent les premiers symptômes d'une démence précoce - elle est convaincue de souffrir de la même maladie que sa mère. Malgré les protestations de ses proches, Cassandra s'enfonce dans la paranoïa, ne sait plus ce qu'elle fait, pense perdre la tête et être victime d'hallucinations.
Pour le coup, la démonstration de la folie douce est proprement exécutée. La spirale est lancée et ne semble plus s'arrêter. C'est grinçant, agaçant, dérangeant. Le rôle de la narratrice est flou. On suit sa logique, et pourtant on doute. Par contre, j'ai tout vu venir à des kilomètres et j'en ai été fortement incommodée. J'ai pesté tout du long au vu des ficelles trop grosses et du scénario hyper convenu. J'ai néanmoins poursuivi ma lecture jusqu'au bout, toujours dans l'espoir d'être surprise. Et là... 
À vous de juger maintenant ! ☺

Lecture faite par Maud Rudigoz - à qui je dois mon intérêt persistant, car son interprétation est toujours agréable à écouter, mais cela n'occulte pas les défauts du roman. L'auteur se repose sur ses lauriers et surfe sur la mode en cours du «domestic noir». Rien de neuf sous le soleil.



>> Ce livre audio est proposé en exclusivité par Audible et est uniquement disponible en téléchargement.
©2018 Darley Anderson (P)2018 Audible Studios
Traduction de Vincent Guilluy
Lu par Maud Rudigoz. Durée : 13h env.

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25/01/18

Éparse, de Lisa Balavoine

éparseFragile et impudique, sincère et émouvante, Lisa Balavoine – la quarantaine, divorcée et mère imparfaite de trois enfants – se livre par fragments et à grands renforts de clins d'œil.
Évoquant avec timidité son enfance solitaire et silencieuse, sa mère qui l'accueille un dimanche soir avec une perruque façon Chantal Goya, son père qui a déjà pris la poudre d'escampette, ses vacances à fantasmer sur Betty, l'héroïne de 37°2 le matin, son grand-père qui fait semblant d'avaler un café avant le coucher et s'applique au rituel du broc couleur vert d'eau, sa grand-mère qui patiente devant un épisode de Dynastie, puis dévoilant sans rougir la mer en plein hiver, ses virées nocturnes, ses concerts, les pistes de danses enflammées, les soirs de verveine, le sex-friend, les dragues trop lourdes, les lendemains et les regrets, sans oublier les amours, les enfants, les doutes, les rêves, les angoisses, les pleurs.
Une vie faite de rock et de blues. Avec ses disques, ses livres, ses films... par saccades et par extraits. Son bovarisme, envers et contre tout. Ses audaces, son glamour, sa banalité, sa sensualité, ses excès, sa légèreté, ses mots doux, sa vulnérabilité, ses illusions. Sans filtre. Sans tricherie.
Une abondance de hauts et de bas pour un roman mi-nostalgique mi-poétique, acide et sucré. Se lit comme un vaste puzzle qui est tombé en vrac de sa boîte, et qu'on nous tend crânement pour le recomposer. On y saisit des bouts de soi, des bouts de nous, des bouts de Lisa. Et c'est très troublant.
Car j'aurais pu quasiment souligner tout son texte, tant celui-ci a des résonances particulières et intimes. On se raccroche aux souvenirs, on se reconnaît et on s'y retrouve. C'est vraiment bien écrit, d'une fraîcheur et d'une authenticité très appréciables. Tout est dit. Ou presque.

 

« Je laisse des morceaux de moi à chaque passage dans cette maison, je viens souvent les retrouver, et au chaud de cette amitié, panser doucement mes plaies. »

 

« Les enfants, ça vous colle aux jambes, aux doigts, aux hanches, ça colle et ça tient bien même, ça ne s'envole pas comme ça. »

 

« Il y a des moments - rares - où je prends conscience que je suis vivante et que je respire encore.
Je souris parfois lorsqu'on me regarde.
Rien n'est perdu. »

JC Lattès - 2018

 

« On voudrait que la vie ressemble toujours à un festival d'été, au générique des séries télé des années 70, à une boule à facettes qui se reflète sur la piste de danse, à l'insouciance des débuts, aux secrets de l'enfance écrits dans des cahiers sur des feuilles à grands carreaux, à une aventure bretonne du Club des Cinq, à du pop-corn qui éclate, à un compliment qui fait monter le rouge aux joues, à une robe à paillettes qui brille dans la nuit (...) »

 

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« Et de garder au fond de moi l'assurance qu'un jour les regrets peuvent devenir de doux souvenirs. »

 

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Dans ÉparseLisa Balavoine fait l'inventaire de sa vie sur fond de culture pop. Le roman est parsemé de références musicales, à découvrir avec cette playlist.

 

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