eleanor parkBack to the 80s ! Cette histoire nous transporte dans une autre vie, du temps où l'on prend le bus pour se rendre au lycée, plaquant ses fesses sur le premier fauteuil venu, ignorant les quolibets et esquissant à peine un coup d'œil à votre voisin de banquette. Eleanor est trop ronde, trop rousse, trop bizarre et mal fringuée. Park adore les comics et les Smiths. Un jour, il fait découvrir à la nouvelle son univers et là, c'est bim bam boum. Malheureusement, tout n'est pas rose car Eleanor se débat avec un quotidien fait de violence, de harcèlement, de mal-être et de zone d'ombre. Et plus elle croit au bonheur sans nuage avec Park, plus son autre réalité se ternit et la serre dans un étau jusqu'à ne plus être capable de dire ouf.

Histoire culte pour certains, poignante et inoubliable pour d'autres, j'attendais énormément de ce roman. Résultat, c'est le flop. J'ai eu un goût de trop. Trop de mouise, trop de drames, trop de sanglots longs. Des violons. De l'automne. Blessent mon cœur. D'une langueur. Monotone. Vous voyez le genre ? C'est trop trop trop. Je n'ai pas accroché. L'auteur a alourdi le tableau autour d'Eleanor. C'est affreusement glauque et poisseux. Cela prend toute la place, si bien que je n'avais plus le cœur de m'attendrir pour l'idylle naissante. Ils sont mignons, Eleanor et Park... avec leurs rêves, leurs musiques et leurs lectures. Mais ce contexte familial, non vraiment, c'est beaucoup trop encombrant. Assommant. Et déprimant. En gros, l'histoire m'a semblé pesante et lassante. Oups!

PKJ, 2014 - Trad. Juliette Paquereau