Ambiance stressante à la lecture de cette histoire de harcèlement et de traque obsessionnelle.

Je sais où tu es

Alors qu'elle sort d'une rupture amoureuse, Clarissa rencontre Rafe et passe la nuit avec lui. Seulement, le lendemain matin, ses souvenirs sont flous. Elle préfère éconduire ce prétendant un peu trop pressant... mais Rafe ne l'entend pas de cette oreille. Il va la suivre dans la rue, l'inonder de cadeaux, fouiller ses poubelles. Très vite, Clarissa prend peur et ne sait plus quoi faire. Quand elle est convoquée en tant que jurée dans un procès pour viol, elle pense déjà qu'en s'éloignant, ses ardeurs vont se calmer. Loin de là. Rafe est encore plus redoutable et continue d'envahir son espace vital (sa maison, ses proches). Confrontée également à une audience pesante, Clarissa confond peu à peu sa situation à celle de la victime...

Gloubi-boulga émotionnel droit devant ! Tout d'abord, l'intrigue est construite de façon confuse. On patauge entre les parties racontées à la 1ère personne, celles adressées à la 2ème et les faits rapportées à la 3ème. En gros, on perd vite ses repères. On s'imprègne aussi du calvaire subi par Clarissa (sans oublier Carlotta). C'est palpable. On a envie de hurler après ce désaxé, de jeter le bouquin contre un mur, de fermer les yeux, de changer d'air. Bref. On se sent hyper mal. J'ai aussi beaucoup trop absorbé la souffrance des personnages car je suis sortie de cette lecture lessivée. Mais il y a tout de même un vrai malaise derrière tout ça, un truc qui cloche (impossible à expliquer) et qui fait penser qu'on va au-delà du moche et du dur. C'est très perturbant. Affreux et terrifiant.

Albin Michel (2016) - traduit par Nathalie Cunnington

Je sais où tu es - Cover image