Ceux qui voulaient voir la merLassée de sa vie parisienne, Lilou plaque tout et s'installe à Nice avec son fils Marius. En l'accompagnant chaque jour au parc, elle remarque une mamie, perdue dans sa bulle, en train de ressasser le passé. La rencontre finit par se produire : bonjour, je m'appelle Aurore et j'ai le cœur brisé par un grand amour qui s'est envolé à New York pour ne jamais revenir... Si elle se confie à Lilou, c'est dans le but de transmettre son histoire à sa petite-fille qu'elle ne voit plus.
Le défi est de taille mais très excitant. Lilou dévore la correspondance des amants et devient une Miss Marple qui s'enflamme en rêvant secrètement à des retrouvailles émouvantes. Obsédée par son récit, Lilou s'attache et ne veut surtout pas décevoir Aurore.
À côté de ça, sa nouvelle vie prend aussi des couleurs chatoyantes : séances folkloriques de zumba, amitiés éclatantes, querelles de voisinage, petits meurtres en famille et j'en oublie. La partie contemporaine du roman laisse apparaître une formidable osmose et procure un bien-être très appréciable.
En revanche, les flashbacks sont plus inégaux car on se passionne plus ou moins à ces vieux souvenirs. Ils nous révèlent pourtant des moments forts avec des personnages qu'on apprend à découvrir et apprécier... mais le tourbillon dans lequel ils nous entraînent est trop disproportionné pour y adhérer pleinement. Les révélations sont banales ou attendues, si bien que je n'ai pas été transportée jusqu'au bout.
Toutefois j'ai globalement passé un bon moment : lecture distrayante et agréable à suivre ! Come and go with me ♪♫ https://youtu.be/-nt4rlmpqtc

©2019 Éditions Charleston (P)2019 Audible Studios

Cette jolie histoire est mise en avant par la narration intuitive de Marie Bouvier, simplicité, émotion, tendresse... tout est bon (sauf les intonations exagérées pour caractériser les personnages, comme la voisine méfiante ou le grand tatoué mystérieux). Brisons les codes, cessons les clichés, laissons la lecture vagabonder sans entrave et permettons à l'imagination de faire son œuvre... amen.