11/02/20

Bed Bug, de Katherine Pancol

Bed BugVraiment... vraiment... vraiment pas convaincant !
J'avais hésité à me ruer sur ce roman au moment de sa parution (je me revois en librairie en train de lire les premières pages avant de reposer le bouquin)... sceptique, oui. Finalement j'ai succombé au format audio parce que j'ai TOUT lu de Katherine Pancol depuis des années... et avant son succès populaire suite à sa saga des Crocodiles etc.
Mais non, vraiment pas ! Quelle déception.
On découvre l'histoire de Rose, une jeune chercheuse en biologie, passionnée par les insectes et leur vie amoureuse. Elle rêve de sauver le monde et de trouver LE remède pour soigner le cancer par exemple. Par contre, sa vie sentimentale ressemble au désert de Gobi. La nana est une grande idéaliste, une romantique rêveuse avec des penchants inavouables, capable de fantasmer devant son boucher en train de lui préparer ses paupiettes ! Ouais, ouais, ouais.
Bref. Rose s'amourache d'un collègue qui travaille à New York. Le béguin semble à sens unique mais notre héroïne est entière, passionnée et fonceuse. Le jour où on lui offre l'opportunité de poursuivre son travail à NY, on ne la retient plus, elle s'envole et tire déjà des plans sur la comète (et fait l'amour les fenêtres ouvertes ?). Mais le type, lui, bah il s'en fiche un peu. En plus, Rose a un lourd bagage familial, pas de papa, une maman très égoïste et froide, heureusement sa grand-mère veille sur son équilibre... fragile, car Rose suit une thérapie en faisant une obsession sur les zizis.
Moui, moui, moui. C'est à la limite du ridicule sauf qu'on nous dit que c'est plutôt de la tragicomédie. Parce que Rose fait un blocage... la vision d'un pompon de marin va la tétaniser sur place. Pourquoi ? L'histoire ne nous tient pas en haleine, elle nous attriste et loupe son portrait de jeune femme moderne dans une société brute et brutale. On veut du prince charmant, finalement pas charmant, on veut de la tendresse et des paillettes, et puis voilà, quoi.
Bref. Le thème est redondant (souffrance des femmes, cruauté des hommes, indifférence de la mère). Mais j'ai trouvé ça fastidieux et décevant.

©2019 Éditions Albin Michel (P)2019 Audiolib

Lecture plutôt sympathique de la narratrice (cette fois, ce n'est plus Marie-Eve Dufresne, que j'adore).

Par contre, le choix est discutable quant à donner un accent trop typé pour certains personnages (comme Big Denise). Trop cliché ! On trouve aussi une petite mélodie légère qui ponctue chaque chapitre. Cela donne l'illusion d'un programme joyeux avec la promesse d'un moment léger et distrayant... euh, pas tellement. Le contenu est assez grave sous une façade insouciante.

 

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L'Enfant du Cerf (Shikanoko, #1) par Lian Hearn

A58814C'est encore une immersion hallucinante que nous propose Lian Hean à travers cette série (en quatre tomes) qui s'inspire des grandes épopées guerrières du Japon médiéval. Comme souvent avec les romans japonais, les noms des personnages me freinent un peu pour me sentir à l'aise et naviguer à l'aveugle. J'ai besoin de temps pour m'acclimater et mémoriser la distribution.
Nous suivons donc le jeune Kazumaru, orphelin de père, condamné par son oncle, abandonné en pleine montagne où il rencontre un sorcier et reçoit un masque de cerf au pouvoir remarquable. Désormais Shikanoko (son nom adulte) voyage en compagnie d'un vieux sage et d'une belle enchanteresse qui fera tourner les sens du seigneur Kiyoyori. Lorsque son fils, le jeune Tsumaru, est enlevé, l'homme n'a plus trop le choix que de se rendre chez le prince abbé pour prêter allégeance. Une conspiration contre l'empereur gronde, mais Kiyoyori reste fidèle à ses valeurs.
Humm... en fait, c'est pratiquement mission impossible de présenter cet ouvrage car l'intrigue est nouée de mille nœuds qui cadenassent le plan de façon remarquable. Plus on progresse dans la lecture, plus les liens nous apparaissent et nous ébranlent.
Car c'est une sempiternelle histoire de pouvoir, de vengeance, d'amour et de jalousie. Une histoire avec des accents fantastiques car les bois sont hantés par des esprits, les personnages sont possédés et la magie circule dans l'air. C'est assez sombre aussi car les ambitions - et les passions - sont dévorantes. Je ne vous raconte pas la fin, mais j'étais sous le choc !
Impossible de ne pas ouvrir La Princesse de l'Autumne dans la foulée.

Gallimard jeunesse, 2017 

Couverture illustrée par : Yuko Shimizu

Traduit (anglais) par : Philippe Giraudon

Lian Hearn dévoile dans ce «prequel» les origines mythiques du «Clan des Otori». Elle nous plonge dans un monde envoûtant où se mêlent les aventures de samouraïs traditionnelles et une dimension surnaturelle d'une grande originalité.

 

Posté par clarabel76 à 11:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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