L'Assassin du trainPremière déception au moment de découvrir l'histoire : le personnage de Louisa Cannon. Cette jeune femme prend beaucoup de place alors que j'avais imaginé que les sœurs Mitford seraient les pièces centrales.
Louisa est donc la nouvelle nounou de la famille. En fait, elle vient d'échapper à son oncle qui voulait l'utiliser pour régler des dettes de jeu... Entraînée de force, elle a réussi à s'enfuir du train et ainsi rencontrer Guy Sullivan, un policier des chemins de fers. Au même moment, un meurtre est signalé. Le corps de l'ancienne infirmière Florence Nightingale Shore a été retrouvé dans un wagon verrouillé et sans voyageur à bord. Un mystère façon “chambre jaune” qui n'est pas pure fiction mais hélas bien réel (et jamais élucidé).

Jessica Fellowes s'en empare et va même proposer une solution (à mettre entre guillemets) car c'est de la pure présomption. De toute manière, j'ai envie de dire que ce crime est juste accessoire dans ce paysage littéraire. Le roman n'est pas une vraie enquête, les sœurs Mitford font de la simple figuration, on partage la vie de famille avec une Nancy exubérante, passionnée et romanesque... ses parents offrant une image excentrique et guindée. Mais j'en attendais davantage d'où ma déception. Je n'avais pas cadré le personnage de Louisa dans ce rendez-vous (je la trouve sans intérêt).
Par contre j'ai été séduite par l'ambiance, les années 20 et l'aura magique des enfants de lord Redesdale (« Je suis normal, ma femme est normale, mais mes filles sont toutes plus folles les unes que les autres. ») ♥

éditions du Masque, 2018 - traduit par Valérie Rosier