La Nanny LizzieAprès la mort de son mari, Jocelyn n'a plus d'autre choix que de rentrer chez elle en Angleterre. Sans maison et sans argent, elle trouve refuge au manoir familial occupé par sa mère également veuve. Or, les deux femmes ont longtemps entretenu une relation compliquée et Jocelyn n'est toujours pas prête à baisser les armes même si sa fille Ruby tisse une véritable complicité avec sa grand-mère.

L'animosité remonte à l'enfance alors que leur famille s'enfermait dans les non-dits et les faux-semblants : noblesse d'un autre temps, train de vie dispendieux, soirées privées et j'en passe. La petite Jocelyn était confiée aux bons soins d'une nourrice qui a malheureusement disparu du jour au lendemain. Ses parents ont néanmoins tourné la page et minimisé le chagrin de l'enfant.

Sauf que trente ans plus tard, Hannah est de retour. Super Nanny se présente à Lake Hall et cherche de nouveau à s'immiscer dans leur vie. Jocelyn lui ouvre la porte tout en se méfiant de sa mère malade et affaiblie. Autre coïncidence, la police repêche un crâne humain dans le lac sur la propriété et ouvre une enquête pour connaître les circonstances de cette macabre découverte.

Quatrième roman que je lis de l'auteur (La fille idéaleNe pars pas sans moi ou Je sais que tu sais) et tous ont ce point commun de distiller une ambiance glaçante avec des personnages aux contours incertains. On marche à pas prudents, on sait qu'on ne peut pas prêter confiance en aveugle mais on se laisse guider vers les eaux troubles en attendant le déluge ! Cette lecture est efficace / également en format audio / car elle use d'un jeu de dupes sur fond de secrets de famille qui tourne vite à l'obsession. En bref, le suspense du roman est plus que correct car ça se tient de bout en bout. Pas mal.

©2019 / 2020 Titre original : "The Nanny" / Éditions Les Escales, un département d'Édi8. Traduit par Isabelle Maillet (P)2020 Lizzie, un département d'Univers Poche.