Le Syndrome du spaghettiLéa est passionnée par le basket qu'elle pratique depuis toujours. Elle est entraînée par son père, lui aussi un ancien champion. Et son chemin semble tout tracé : la demoiselle vise l'excellence, pas moins. Elle se plie à une discipline stricte. Elle respire le basket. C'est son souffle de vie. Lorsque la sélection tombe, pour intégrer l'INSEP, elle est folle de joie. Pas à pas, elle touche au but ultime.

Et patatras, tout s'effondre. Tout ce qui était acquis n'est plus. Tout ce qui façonnait son univers et son monde rassurant est fissuré. Tout ce qui la motivait s'est envolé à jamais. Et comment une jeune fille de 16-17 ans encaisse tout ça ? En déconnant, bien sûr. Oh, pas méchamment. Léa se comporte juste différemment, elle va mentir ou édulcorer la réalité. Elle va se réfugier ailleurs pour ne plus affronter la tempête. Elle va choisir le déni. Elle fuit sa famille aussi. Même ses amis proches ignorent à quel point ça déraille... gare à la chute !

J'ai trouvé cette lecture extrêmement touchante et bien construite pour aborder les contrecoups du deuil et l'acceptation de tourner le dos à un rêve. On s'attache au parcours de Léa, même quand ça va mal et quand ses décisions sont erratiques. On suit son chemin en se demandant jusqu'où elle va pousser le bouchon. Car on lui pardonne tout. On a envie de lui tendre les bras et de la réconforter. J'avoue, j'avais le cœur lourd. Je me suis également sentie très proche de la maman ! Et j'ai aimé Amel, Nico, Tony, Oncle Ben... toutes ces âmes bienveillantes. 

Enfin voilà, j'ai aimé ce roman alors que j'avais hésité à le lire au départ (pas attirée par la couverture ni par l'histoire du basket). Finalement, j'ai été conquise. Je n'ai pas versé de larme, mais j'ai été profondément attendrie par les revers tragiques de l'histoire. Je crois avoir lu cette histoire au bon moment aussi. Ça m'a fait du bien, quelque part. Puisque c'est un roman positif et porteur, avant tout. Ne l'oublions pas !

©2020 éditions Pocket Jeunesse (P)2021 Lizzie

⭐⭐⭐⭐