08/07/08

Comme elles, tome 1

Comme elles, c'est l'histoire de deux lycéennes que tout oppose, en particulier leur idée de l'amour. Voilà le pitch de ce manga. Et au début, c'est tout à fait ça. Puis, au fil des pages, l'histoire se délite et devient confuse. Entre les sauts dans le temps, des personnages émergeants, des physiques qui sont fort ressemblants, j'avoue avoir été un peu larguée par le propos.

Ce manga était annoncé comme le nouveau "Nana", quelle erreur !

Ici, il est question d'introspection et de recherche de soi à travers la sexualité féminine. Le ton est empreint de mélancolie et de doutes, on suit les deux filles à travers leurs histoires respectives (l'une progresse à tâtons, l'autre se lance à corps perdu mais se casse les dents) et au milieu il y a leur amitié qui s'évapore dans les airs. Mais je crois que ce qui frappe le plus dans ce manga c'est le réalisme des histoires que vivent les deux filles.

La mangaka fait montre d'une grande maturité, ne berce pas dans les relations triangulaires. C'est très loin d'être tout beau, tout rose. La perception des non-dits, des peurs et de la trahison prend une place prépondérante, de même le manga fait état de la confusion des sentiments, à travers laquelle toute une jeunesse peut se reconnaître.

La lecture du tome 2 me permettra de juger si j'adhère ou non à ce genre inclassable.

Sakura Fujisue

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25/06/08

des bourlottes et des mirlimarmitons

Qui, ou que, sont les bourlottes ?  Ce sont des créatures gracieuses de la famille des elfes. Elles ont une particularité, elles se nourrissent que de bruits, aussi, quand elles ont faim, elles déploient leurs grandes oreilles, gigotent et grignotent les sons les plus divers. Pour découvrir ce petit peuple d'écouteurs étranges et farfelus, il faut tendre l'oreille.

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Vivant en tribus dans les monts Agalpuchs, les bourlottes dorment l'après-midi et se lèvent au crépuscule pour faire leurs exercices. Quand la nuit est bien noire au-dessus des bergomiers et des fagalbas, elles vont dormir en tas, tranquilles dans d'immenses hamacs. Les bourlottes se réunissent pour leurs occupations : chasse aux bruits ou brassage des linges.

Tiquetonne est la plus petite des bourlottes. Singulière de par sa venue au monde (elle est née d'une cuisse de nymphému), elle est aussi rapide, pointue, précise, impérieuse. Tiquetonne décide et ordonne. Elle fait tout comme les autres (plier les linges, capturer les bruits) et soudain elle s'arrête et décide : c'est l'heure des cahouettes. Qu'est-ce que c'est ? C'est simple, la cahouette : on trouve une pente, on s'y bascule, on y dégringole, vas-y que je te roule, cul par-dessus tête et jusqu'en bas.

Après la cahouette tous les bruits se brouillent, ça fait de la pâte à bruits délicieuse. Ne pas en abuser, sinon brûlure de trompe d'Eustache.

Gélinotte est la suivante de Tiquetonne. Plutôt ronde, enrobée dans la placidité, elle accepte tout sur l'air de "c'est comme ça". Une étale, pas de vague, mais noyée d'ennui. Une reine d'à-quoi-bon. Gélinotte a quitté son peuple, les Francs-Moisins, en emportant son escargot sur la tête. Elle a trouvé Tiquenotte, elle l'a suivie. Elle la suit, toujours. (Pour les parties de cahouettes, elle pose son escargot.)

Cet album continue de nous enchanter à raconter la fascinante machine de vie des bourlottes, tout est orchestré dans l'harmonie, en chansons et avec poésie. Beaucoup d'imagination et de facétie, la langue est de la confiture pour tartines, les sons aussi guillerets qu'un grelot...

Imaginez la chasse aux bruits. Ici, l'arme au poing est un filet accommodé au bruit à capturer. Il faut le prendre par surprise, le filet doit imiter le décor. Un filet de plumes va pour les chants d'oiseaux, un filet de brindilles avec taches de lumières, pour les bruits de sous-bois.

Les bourlottes sautillent tendant leurs filets, telles de vieilles dames qui jouent au badminton. Tiquetonne, bonne chasseresse, est la reine des bruits de rivière et de torrent. Elle s'est fabriquée des filets d'eau souple qui retiennent les bruits dans leurs parois ondoyantes.

Chaque fin d'automne, on fête les grognes. Dans leur grande sagesse, les bourlottes considèrent qu'il faut honorer régulièrement ses mécontentements, rendre hommage aux bouderies et aux crises de rage si mal considérées. Il n'y a pas de date fixe pour la fête, mais chacun le sent bien, la mauvaise humeur rôde partout.

Il est urgent d'honorer ses chagrins.

Je vous laisse la surprise de découvrir la suite ! N'hésitez surtout pas ! Les bourlottes ont été dessinées par Diane de Bournazel sur une histoire écrite par Jacinthe Hirsch (qui aime bien tripoter les mots). Et cela se ressent à merveille, car cette lecture nous fait explorer un monde merveilleux, aux étranges coutumes. C'est bourré de charme, ça saucissonne les mots en une dégoulinade d'histoire délicate et espiègle. Les chants, par exemple, sont un hommage à la richesse de notre vocabulaire et au jonglage possible entre les sons, les mots et les idées... "grouille mouille ça caracole, ça fait rigole c'est la gargouille sur la coucourde."

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Les bourlottes, de Jacinthe Hirsch - illustrations de Diane de Bournazel.

Gallimard jeunesse, 2008 - coll. Giboulées. 12,50 €

Des spaghettis pour les jours gris, un gratin dauphinois quand il fait froid, des cocktails frais de plein été, des plats musclés pour écoliers. C'est un parcours de petits cuisiniers. Chaque recette leur donne en secret un tour de main. On joue au jeu de la cuisine. On découvre les aliments, leurs saveurs, leurs valeurs, on marie les couleurs. On évite les pièges roses du sucre, jaunes des graisses. On attrape les bons réflexes, on devient champions de l'équilibre alimentaire.

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Sympathique et flashy par ses couleurs et ses illustrations farfelues, ce livre de recettes s'adresse aux bambins qui boudent le chemin des fourneaux (et/ou chipotent le contenu de leur assiette). Il offre la solution de varier les recettes, de proposer un choix simple et goûteux, la cuisine de tous les jours, des boissons ou des gâteaux, les plats musclés ou les mitrons du dimanche, et selon les saisons !

C'est enfin un livre qui se destine très clairement aux enfants, les illustrations sont un appui dans la préparation et les recettes répondent très souvent à leurs goûts.

Mais, de plus, c'est un livre qui pourra faire aimer les légumes : par l'aspect ludique de l'élaboration de la recette, il permet de développer le goût et le plaisir de manger ce qui a été préparé. Pédagogique, il démontre les différentes familles des aliments (en les classant par couleurs), donne un guide pratique pour l'achat des produits et les ustensiles en cuisine.

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Les recettes des Mirlimarmitons, Cuisine Bonne Mine, de Paul-André Tanc - illustrations de Virginie Will.

Gallimard jeunesse, 2008 - Coll. Giboulées. 15€

^^^ Chacun son tour, madame Laure dans son jardin rempli de fleurs, today is yours ! ^^^

16/06/08

^ C'était nous ^

Nana vient d'entrer au lycée où elle essaie de lier connaissance avec ses nouveaux camarades, c'est difficile mais elle s'accroche. Dès le premier jour, on lui parle du garçon le plus populaire, Yano, aussi irrésistible qu'insupportable. En le rencontrant, Nana reconnaît qu'il est craquant mais impossible à cerner. Mystérieux, ombrageux, séducteur et taquin, Yano collectionne les facettes. Nana, elle, s'émeut et s'attache à lui. Elle lui avoue ses sentiments, même après avoir eu connaissance de son passé douloureux.

En effet, Yano a été très amoureux d'une fille qui s'est tuée en voiture. Ce fantôme hante encore le garçon, et ça le paralyse pour une nouvelle relation. Yano s'avoue incapable de s'attacher à une autre, surtout qu'il a été profondément marqué par cette autre Nana - troublante coincidence ! - qui aurait trompé sa confiance. Yano, fragile et rancunier, est devenu un garçon renfermé, qui hésite à s'engager et réclame qu'on ne le trompe plus. Il n'a plus confiance en lui et entraîne Nana dans une histoire exigeante, car terriblement passionnelle.

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J'en suis à la fin du tome 3 et Yano presse sa chérie de franchir le cap des attouchements timides ! Le garçon a, selon sa réputation, un appétit qu'il faut nourrir sous peine qu'il aille picorer ailleurs ! Nana veut être prête, elle n'a aucun doute sur ce qu'elle ressent mais elle a peur. Et puis, il y a tous ces mystères sur l'autre Nana qui est morte, sa petite soeur Yamamoto qui est dans leur classe. On dit d'elle qu'elle est bizarre, elle ne parle à personne, elle voue une haine ancestrale à Yano, mais pourquoi ? On chuchote qu'elle est également responsable de l'accident de sa soeur, qu'elle a cherché à briser le couple et qu'elle s'était entichée de Yano au collège. Cela fait beaucoup de "on-dit-que" et notre pétillante Nana ne sait plus à quel saint se vouer.

Yano se comporte étrangement avec cette fille, il a pourtant juré de ne rien cacher à Nana mais le passé ne peut s'effacer. Je suis sûre qu'il y a d'autres cadavres dans le placard, ce qu'a expliqué le garçon est faux ou en partie déguisé. Le personnage de Takeuchi, l'autre copain de Yano, semble également jouer un rôle important dans la suite du scénario. C'est bien ça le "truc" avec cette nouvelle série, car j'ai l'impression de suivre un feuilleton-fleuve un peu sentimental (du genre soap opera) qui passerait tous les jours à la télé. Dit comme ça, on pourrait penser que je dénigre ce manga ! C'est bien évidemment tout le contraire !!!

C'était Nous a été récompensé du prix du meilleur shôjo 2005 (Shogakukan) et c'est tout vous dire les qualités qu'il possède ! Cette histoire se place en douceur, elle avance à tâtons et ce n'est pas pour déplaire le lecteur conquis et séduit d'avance par tous ces non-dits qui courent d'une page à l'autre. A la base, on pourrait penser qu'on a affaire à une bluette classique : la nouvelle élève (Nana) qui tombe éperdument amoureuse du type le plus mignon du lycée (Yano), lequel fait lambiner notre demoiselle pour pimenter les prémices amoureux... Voui, peut-être. Mais non.

J'ai trouvé qu'avec ce manga on abordait avec grande délicatesse et tendresse la façon de vivre une relation amoureuse. Chaque personnage semble jouer un rôle très important dans l'histoire, qui éclatera tôt ou tard. De même, il y a énormément de choses chuchotées et volontairement omises, des secrets bien trop gros (et trop lourds) qui forcément feront tomber les masques (j'ai hâte !). Yano est un caractère intéressant, camouflé dans ses épaisseurs qu'on souhaiterait éplucher comme un oignon - las, ça fait beaucoup pleurer aussi ! Cela montre combien est complexe cette histoire, qu'elle va grossir et s'enrichir pour notre (mon) petit bonheur.

Pour information, j'ai reçu les trois tomes de la série à Noël et ma soeur avait chipé mes bouquins par curiosité. C'est donc elle qui, d'abord, est tombée vraiment accro de ce manga ! Elle a lu la suite, trépigné d'apprendre la parution de chaque nouveau tome (d'ailleurs, c'est bien embêtant car la série semble prendre le dangereux chemin de la rallonge, grrr... un tome 12 doit sortir en octobre, et selon ma frangine, ce n'était pas prévu !!!!). Bref, j'ai commandé les tomes 4 à 11 et je voudrais qu'ils soient déjà entre mes mains, tant l'attente est frustrante (vont-ils croquer la pomme, hu hu hu).

Par contre, gros tollé de protestation contre l'éditeur français - Soleil Manga - car l'adaptation est franchement pitoyable, parfois c'est illisible (on se demande qui parle, par exemple). Le tome 1 est le pire - alors, accrochez-vous car la série vaut vraiment le coup !!!

C'était Nous, Yuuki Obata - Soleil Manga - 6,95€

Découvert aussi par Ori !

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15/06/08

^ Le Sablier ^

An est de retour dans le village d'enfance de sa mère, à Shimane, petit coin perdu à des milliers de kilomètre de Tokyo. C'est sous le couvert de la honte et de l'amertume qu'elles viennent vivre sous le toit des grand-parents, la mère d'An a divorcé d'un homme criblé de dettes. Cela n'affecte pas la jeune adolescente, alors à peine âgée de onze, douze ans. Mais de suite, elle réalise l'atmosphère étouffante du village de Shimane, où tout se sait car tout le monde connaît tout le monde. Cependant, An parvient à se creuser un petit nid douillet grâce à ses nouveaux amis, Daigo, Fuji et sa jeune soeur Shiika. A l'aide de leur présence et leur amitié, An va surmonter la perte de sa mère, trop fragile et désespérée d'avoir loupé sa vie. Elle va apprendre à grandir, à quatorze ans c'est une adolescente qui se cherche, dans son corps et dans sa tête. Elle est tombée amoureuse de Daigo, qui a physiquement beaucoup changé. Leur attirance est flagrante, les rapprochements timides mais certains...

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Le retour du père d'An et sa proposition de l'accompagner à Tokyo vont chambouler ce petit théâtre campé dans ses habitudes. Etudier trois ans au lycée représente une opportunité, mais An n'est pas sûre de vouloir se séparer de Daigo. Au loin, Fuji l'ami fidèle et amoureux dans l'ombre est ravi de la proposition car il a réussi le concours d'entrée dans un prestigieux lycée pour gosses de riches à Tokyo. On devine qu'il avait choisi de s'éloigner géographiquement pour écarter son chagrin de voir An tous les jours, sans pouvoir lui déclarer son amour. Car au début, Fuji est le pilier de sécurité quand la jeune fille se sent seule et perdue à Tokyo, loin de son grand amour, etc. Et puis, en fin de tome 2, ça se complique... -vivement la suite!-

Série terminée en dix volumes, en cours de traduction, Le Sablier est une lecture passionnante et qui change du shôjo gentillet et bêta où l'héroïne a le coeur pris en étau pour les beaux yeux de deux garçons et joue la bécasse à ne pas savoir lequel choisir. Ici, le scénario est classique car une relation triangulaire est également au centre de l'intrigue. Toutefois, on s'intéresse beaucoup à l'évolution d'An, une jeune fille pétillante, qui éclot sous nos yeux. On la rencontre gamine, on la suit au fil des saisons et on nous dit tout de ses états d'âme. Car An est une adolescente d'aujourd'hui, qui aime, pleure, doute. On la voit radieuse, amoureuse et aussi déprimée. C'est un manga réaliste sur le portrait d'une demoiselle qui se façonne un univers et une personnalité au gré de ses envies, de ses rencontres. On la voit dans ses rapports avec sa famille, ses amis ou son petit ami. C'est à la fois très drôle, complètement gaga et nunuche, mais c'est aussi très grave, douloureux et cela vous met face aux situations de crise. Il y a des choix dans la vie qui peuvent beaucoup vous coûter, ce manga en est le joli exemple.

J'attends la suite des aventures avec grande impatience ! (Le tome 3 paraît début juillet ; le tome 4 en septembre !)

Le sablier, Hinako Ashihara - Kana - 6,25€

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11/06/08

Une petite sélection pour la fête des papas

Joyeux panaché de lectures, pour célébrer des papas, des rencontres, des amours etc. (et l'anti conte de fées ?)

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Comment papa et maman ont-ils bien pu tomber amoureux ?
Quand ils étaient petits, ils étaient comme le jour et la nuit.
Papa rêvait de parties d'échecs, d'ombre et d'étagères bien rangées ; maman de pagaille, de bal musette et de jolies robes bariolées. Pourtant un jour, au coin de la rue, ils se rentrèrent dedans, et leur vie ne fut plus jamais comme avant...

Il faut bien un commencement à tout ! Donc, au départ il y a LA rencontre, le coup de foudre (une maman qui aime les couleurs pâlit devant un papa abonné au sobre et qui n'en finit plus de rougir !)... Cette aventure, drôle et tendre, raconte sur le mode de comparaison des couleurs la belle épopée des gens qui tombent amoureux. Bien sûr, ça n'explique pas pourquoi mais ça prouve que tout est possible, et un jour moi aussi... (dit l'enfant).

Comment maman a changé la vie de papa... de Katarina Grossmann-Hensel, Nord Sud éditions - Janvier 2008.

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L'histoire débute par une scène de séparation. Une jeune femme, Miranda, quitte Pedro après une relation de quatre ans. Et dès les premières vignettes, le ton est donné : Pedro, aux allures de macho trapu et velu, et cependant les larmes aux yeux, demande à sa bien-aimée une dernière faveur : "Tu me laisses la télé ?"...
Miranda retourne alors à Valence qu'elle avait quitté pour rejoindre Pedro – rencontré sur Internet – à Séville où, malgré de profondes amitiés nouées avec Ana, collègue de travail, ou Manu, colocataire excentrique, elle avait eu beaucoup de mal à se sentir chez elle. Elle réalise à présent qu'elle s'est laissée emporter dans une spirale destructrice, et qu’elle non plus n’a pas toujours fait les efforts nécessaires.

En fait, j'ai tout simplement trouvé le titre cocasse ! Il vous rappelle la menace qui plane sur tous les couples, une fois le coup de foudre passé. Il s'agit donc d'une histoire de coeur et de rancoeur, à travers le portrait de Miranda, une jeune femme désespérée de se retrouver seule et chez ses parents, à l'âge de vingt-sept ans. Retour à la case départ, comme elle dit. Son idylle avec Pedro a bu la tasse et, à force de ressasser les quatre ans vécus à ses côtés, Miranda revit les mensonges, les promesses jamais tenues et un quotidien qui s'en est allé à vau-l'eau. C'est une bd assez tristounette, pleine d'amertume (attention au moral au ras des pâquerettes !), un peu teintée d'humour. Mais léger, très léger. Le ton est sobre, épuré et tout de noir & blanc. Une découverte intéressante, un memento pour ceux qui se laissent aller ! ... (warning, warning !)

Je t'ai aimé comme on aime les cons de Fonollosa & Giménez, Dargaud - Mai 2008.

... en écho, peut-être, avec le roman d'Agnès Bousquet : J'ai épousé un con (Plon)

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Trois femmes sont unies par une passion dévorante pour le boys-band 110%. Membres du FUPA110 (Fans Un Peu Agés de 110%), Sasha, Cathy, et Gerty échappent ainsi à leur quotidien un peu morose; les maris taciturnes, les enfants geignards et les collègues de travail sadiques. Complètement monomaniaques, elles sont prêtes à tout pour obtenir des photos inédites ou des fringues usagées de leurs idoles. Et elles n'hésitent pas à se battre avec des préados pour obtenir les meilleures places aux concerts du groupe.

Le ton est humoristique mais Tony Consiglio laisse rapidement poindre le côté assez pathétique de la vie de femmes un peu larguées. Il dresse le portait férocement drôle de cette Amérique obsédée par le culte des pseudo-célébrités. Cette bd n'est pas très rigolote, ou du moins c'est de l'humour grinçant et limite dérangeant. Plus j'avançais dans ma lecture et plus j'éprouvais un profond malaise pour ces femmes. Seule Cathy, la petite rondouillarde célibataire, a réussi à m'attendrir. A noter également qu'il y a des passages assez crus et "gras"... (pas trop mon goût).

Quel intérêt pour la fête des papas ? euh, c'est histoire de se dire que toute bonne femme est capable de perdre pied et fuir la réalité pour une chimère ! (I am a twilightMom, very proud of it !) ;o)

110% de Tony Consiglio, Editions ça et là - Mars 2008.

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À peine Bonnie a-t-elle tourné le coin de la rue qu’elle est interpellée par… une voiture. « Par pitié, à boire, c'est une question de vie ou de mort ! » Car Mam’zelle Dédé, une drôle de voiture de collection, crache et tousse. Elle a la gorge, ou plutôt, le moteur, en feu, et supplie la petite fille de lui venir en aide : il lui faut de l’eau, vite, vite ! Bonnie lui rend ce service puis accepte de monter à bord pour une folle aventure... Elle découvre un monde où les objets ne souffrent pas en silence et vibrent d'émotion. Mam'zelle Dédé entraîne sa nouvelle amie dans une opération de sauvetage : Tony, un coupé de ville, son amour de jeunesse, est menacé d'être broyé à la casse.

Pour les papas passionnés de voiture(s), cet album sera un instant à partager avec l'enfant. C'est un album jeunesse, dès 6 ans (pour feuilleter, lire, écouter). Car en fait il y a beaucoup de texte (abordable dès 8 ans, pour ceux qui lisent comme des grands), en plus des illustrations issues des prouesses numériques (on aime ou pas, moi j'apprécie !) - un click ici pour découvrir 6 pages. Et bien sûr : l'histoire est drôle et rocambolesque !

Mam'zelle Dédé de Jean François Ménard, illustré par Matthieu Roussel - Gallimard jeunesse, Septembre 2007.

Ok, la liste est éclectique et frôle le grand n'importe quoi. J'imagine la tête des papas avec un bouquin qui le traite de c** ! Oups. Mais si le bonhomme a de l'humour à revendre, ce sera parfait ! ;o)

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04/06/08

^ Shinobi Life ^

Shinobi Life est un petit chef d'oeuvre poignant et passionnant, une véritable histoire d'amour profonde et intelligente, intense et romantique, une romance touchante qui devrait plaire à toutes les lectrices qui aiment les shôjos !!!

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Cela débute dans le Japon médiéval avec une scène entre une princesse et un ninja sur le point de s'échapper, quand une explosion plonge le garçon dans un bond dans le temps. Il tombe du ciel et sauve in extremis une jeune fille prénommée Beni, qui fait l'objet de nombreux kidnappings par la faute de son père (un homme étrange, qu'on soupçonne puissant, mais mauvais et calculateur). Âgée de dix-sept ans, Beni est pressée de trouver la mort pour enquiquiner son paternel. Sa rencontre magique avec le ninja va pourtant changer le cours de son destin.

Kagetora est sonné par son traumatisme et reste persuadé de vivre dans une "illusion". Il ne comprend pas qu'il vient de voyager dans le temps, qu'il n'est plus au service de la princesse Beni mais de sa descendante. En effet, la ressemblance physique entre les deux est frappante, de plus elles portent le même prénom. Beni n'imagine pas qu'il est un vrai ninja, trouve que le garçon est charmant et pense qu'il vient d'être engagé comme garde du corps par le secrétaire de son père. Elle lui trouve une attitude délicieusement rétro, et pour cause ! (...)

La relation entre Beni et Kagetora est éblouissante. Ce dernier est hyper protecteur, possède un charisme renversant, il est renfermé et obligeant. Toutefois, il se dévoue corps et âme pour "sa princesse". Beni va finalement comprendre qu'il ne joue pas un jeu, quand à son tour elle va plonger dans le passé féodal de Kagetora ! L'inévitable face-à-face avec la vraie princesse risque de mettre le ninja devant un constat terrible : la Beni qu'il chérissait n'est qu'un imposteur, sa mission prend subitement fin et Kagetora est condamné à mourir, ainsi le décrète le pacte des ninjas et son ennemi juré, un ami d'enfance nommé Hitaki, compte bien appliquer cette loi.

Waouh ! C'est drôlement bien ! Et ceci n'est qu'un aperçu !

En fait, Shinobi Life était voué à n'être qu'un one-shot, d'où l'impression de précipitations dans le feu de l'action et une fin engageante, bref le succès aidant, la mangaka Shoko Conami a été poussée à en faire une série ! Cette idée de rencontre entre une jeune fille moderne et un ninja exilé de son époque est étourdissante, aidée de quelques bonds dans le temps, qui pimentent la sauce, et de grands coups de théâtre avec des vilains très méchants, qui veulent séparer notre couple, plus des instants estampillés de mille étincelles (oui, c'est tellement merveilleux, on a des étoiles dans les yeux !)...

Au début, la relation entre Beni et Kagetora est balbutiante, pétrie des us et coutumes d'un autre temps. L'attirance entre nos deux protagonistes est hallucinante, et pourtant lui sait qu'il doit tenir son rang et elle s'en mord les doigts de ne pouvoir lui mettre dans le crâne le fait qu'ils vivent désormais dans une société totalement différente. Le deuxième tome va même introduire un troisième larron, sur l'initiative du père de Beni qui complote des fiançailles arrangées. Encore et toujours, l'histoire d'amour - qui crève les yeux - est freinée et dérangée par la force des choses. (Sans cela, on s'ennuierait profondément !) (Et puis, ce serait troop facile !)

J'ai été franchement attirée par les couvertures du manga, elles éveillent un sentiment d'attirance et de sensualité. On y voit (ou devine) cette liaison sulfureuse entre la belle et le very sexy garde du corps (qui ne craquerait pas, hein !?!). Cette série est entrée dans mes conseils de lecture après l'achat de Vampire Knight (merciiii Lamousmé). Son succès repose sur l'idée assez originale du scénario (un ninja et le voyage dans le temps) mais connaît son apothéose car LE personnage de Kagetora remporte haut la main tous les suffrages. Le type est beau, il parle peu mais agit beaucoup, rapide comme l'éclair, toujours présent dans l'ombre de sa belle, c'est le chevalier servant par excellence ! Et puis, il a le don du sacrifice, un côté gentleman et viril, bref... que de vapeurs ! ! !

J'ai sans doute trop misé sur la touche sentimentale du manga, mais il faut savoir aussi que c'est hilarant, avec quelques scènes d'anthologie (Kagetora est choqué des tenues de sa belle et pense qu'elle porte un pagne - qui n'est autre qu'un string !).

Une intrigue prenante et un humour décapant sont au programme !

Shinobi Life : Shoko Conami

Asuka, 1ère impression : Novembre 2007. Actuellement 4 tomes disponibles, la série est en cours au Japon.

Collection : Shôjo  Genre : Aventure - Sentimental

Edit après lecture des tomes 3 & 4 : J'ai terminé la série hier soir, enfin terminé... je suis à cran, je veux la suite et très vite ! J'avais un sourire gaga sur le visage, je buvais toutes les pages, j'étais rondement emballée et comblée. L'action ne faiblit jamais et notre couple se bat contre leurs ennemis pour pouvoir vivre leur grand amour. Ce Kagoretora, quel dieu vivant ! De plus, on commence à découvrir les faces cachées d'autres personnages, comme Rihito ou la mère de Beni. On devine un Hitaki revenchard mais avec des blessures secrètes... aussi ! Me voilà toute fleur bleue ! C'est du propre !!! :o)

 

Lamousmé a établi une liste de mangas à découvrir et/ou lire d'urgence !

01/06/08

^ La logique des âmes ^

Un thriller psychologique sur fond de fantastique, Koênji Masahiko et Mori Yukinatsu esquissent à traits épurés et efficaces un incontournable du genre. (source)

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Matsuri, après des années d'internement, est appelée à rejoindre la brigade de recherche et d'investigations spéciales pour mettre en pratique ses facultés hors du commun. Sublime et froide d'apparence, la jeune femme est une yuta. Elle se charge de l'obscur, de ce qui a trait à la mort. Elle aide à chasser les mabui (autrement dit, les âmes) pour libérer les esprits envoûtés ou les endroits fantômes. Un peu "space" ?...

Dans ce volume, Matsuri et ses équipiers vont se frotter à des affaires très étranges : une vidéo maudite qui circule sur le net, un village perdu dont les visiteurs sombrent dans la folie et un Bagman qui emballe ses victimes découpées dans des sacs... Aussi effrayantes qu'elles puissent paraître, ces histoires appartiennent aussi au domaine des légendes urbaines. Y'a-t-il du vrai, ou du fantasme ?

Akihiko, qui suit Matsuri à la trace, est perplexe, complètement nigaud mais fasciné par cette beauté quasi surnaturelle. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Et quel est ce secret qui semble la lier au commandant Tetsuo ?

Les enquêtes sont très sombres, pas très habilement ficelées puisqu'on devine rapidement le coupable. En fait, tout repose sur l'ambiance totalement oppressante et glauque. Lorsque Matsuri revêt son kimono pour sa séance d'incantation, les scènes prennent subitement un tour effrayant. Nous sommes - pour reprendre le générique de X-files - au-delà des frontières du réel ! Un peu Quatrième Dimension, aussi.

Je ne suis pas totalement conquise par ce premier tome. Je ne fais aucun reproche sur ses qualités, mais je crois tout simplement que j'ai besoin d'une lecture plus réjouissante et légère. Ici, c'est tout le contraire. Et pourtant, c'est une série très courte, seulement deux volumes (à ce jour, le deuxième est à paraître courant Juin 2008). Vais-je lire ou non la suite ? Je ne sais franchement pas.

Editeur : Bamboo
Collection : Doki-Doki
Avril 2008 - 224 Pages

Voici une musique totalement dans l'ambiance du manga, ou qui pourrait s'en inspirer ! ;o)   

 

free music

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21/05/08

Pink Diary, la fin !

pink_diaryOn peut dire que ce tome 8 fut très attendu ! Il signe en effet la fin de la série Pink Diary, découverte quelques mois plus tôt. Je n'en pouvais plus de cliquer comme une malade pour connaître sa date de sortie, sans cesse repoussée et jamais définie. Ce fut une rude guerre avec mes nerfs ! Mais la patience fut hautement récompensée, car ce tome 8 boucle admirablement cette série qui n'a jamais cessé de m'étonner.

Pensant avoir trouvé le bonheur auprès de Sei, Kiyoko est cependant saisie de doutes car son petit ami est de plus en plus absent, se tient à distance et ne donne quasiment aucune nouvelle. Pour ne pas la rassurer, Sophia, la colocataire et meilleure amie de Sei, est la détentrice d'un terrible secret, qui pourrait avoir une influence importante pour le jeune couple. Kiyoko va donc chercher refuge auprès de Tommy, l'ancien camarade de jeux et le grand amour de son adolescence. Et c'est vrai qu'elle se sent bien auprès de lui, qu'elle renoue avec un sentiment du passé. Mais cela a pour conséquence d'embrouiller notre jeune héroïne, soudain prise en sandwich entre son amour pour Sei et son attirance pour Tommy. Il faut qu'elle fasse un choix, et surtout qu'elle apprenne de la bouche de Sei s'il est toujours amoureux d'elle ou ne souhaite plus la voir.

Quel chemin parcouru depuis le premier tome, où Kiyoko découvrait avec désarroi que son ancien grand amour est de retour dans la même ville et le lycée fréquenté par la jeune fille, de retour aussi avec une petite amie qu'il va quitter, à cause d'un chantage exercé par une ravissante peste. Les conséquences de cette histoire vont être franchement dramatiques. Je n'en dis pas plus, car j'ai souvent souligné la plongée en eaux troubles de la série, aux accents assez graves, malgré les pointes d'humour.

Ce tome 8 renoue avec l'intrigue initiale : Kiyoko et Tommy. Aujourd'hui, ils sont proches, prêts à franchir le cap. L'occasion leur est offerte, mais la jeune fille a grandi et réalise que s'accrocher au passé est une planque. Ce qui compte désormais, c'est son histoire avec Sei, qui souhaite partir loin d'elle. De jolies scènes fort romanesques sont à prévoir, de même les situations opposant les deux prétendants sont également source de ravissement, d'humour et de frémissements. Yeaaaah, j'ai particulièrement aimé ! J'ai apprécié aussi l'épilogue, la boucle est bouclée, une nouvelle page s'écrit. C'est toujours difficile de tirer un trait, de quitter des personnages qui ont su nous émouvoir et nous toucher, mais le souvenir d'une belle rencontre demeure.

Clap de fin.

Editions Delcourt, 2008. 180 pages.

Bon plan pour découvrir cette série : Delcourt vient de publier un pack tomes 1 et 2 pour le prix d'un seul (7,50 €) !

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20/05/08

Vampire Knight (pour oublier, un peu, Edward...)

Présentation de l'éditeur
À l'Académie Cross, internat réputé, la Night Class n'est composée que de beaux et brillants élèves. Mais derrière leur apparence de lycéens ordinaires, se cachent en réalité... des vampires !! Yûki et Zero sont tous deux des Gardiens, chargés de protéger ce secret. Yûki, convaincue d'une coexistence pacifique possible entre humains et vampires, prend son rôle très au sérieux... Alors que Zero nourrit une haine féroce contre ceux qu'il voit comme des monstres.

Vampire_knight

Reçu dans le cadre du swap littérature jeunesse, ce tome 1 de Vampire Knight est une spéciale dédicace d'une toquée à une autre, j'ai nommé Lamousmé, brillante libraire, totalement mordue du bel Edward, personnage ô combien charismatique (ahem) d'une série qu'on ne présente plus !

Pour essayer (je dis bien, essayer) d'oublier sexy Edward, je vous conseille la lecture de ce manga qui pourra vous consoler de votre addiction affligeante, car tenace. Lamousmé a vu juste, pour moi. J'ai simplement adoré cette mise en bouche ! Cette histoire d'académie où cohabitent humains et vampires (les premiers l'ignorent !) est une idée géniale ! On retrouve cette idée de clan avec nos vampires tous plus beaux les uns que les autres, intelligents, supérieurs, sans cesse à la frontière de la tentation. Et c'est la jeune et pétulante Yûki qui veille au grain (un pacifisme absolu, sinon rien !). Cette fille a été sauvée, dix ans auparavant, de la morsure d'un vampire par un autre vampire, le bien nommé Kaname Kuran. Ce type est une présence irréelle à lui tout seul, il dégage un magnétisme et provoque le frisson du plaisir, de l'attirance et du danger.

C'est grosso modo la donne générale dans ce manga, le mélange de la fascination et de la répulsion. On n'assiste pas à des chamailleries entre les uns et les autres, il y a un travail de "retenue" pour nos assoiffés sanguinaires (qui compensent la chasse par la prise de pilules spéciales) et la surveillance des Gardiens est redoutable. D'ailleurs, Yûki est aidée de Zero dans sa mission éprouvante (veiller jour et nuit au bon équilibre). Ce dernier est mystérieux et très secret ; recueilli quatre ans plus tôt, après le massacre de sa famille par des vampires, le garçon voue une haine viscérale pour les buveurs de sang. Mais le garçon est habité par une hostilité encore plus féroce, qu'on découvre brutalement. Le personnage, déjà fort intriguant, prend une dimension encore plus attrayante.

Parce qu'il faut bien reconnaître que se trouve dans cette série une grande, grande sensualité !!! Où figure l'interdit, se trouvent aussi le goût du risque et l'envie. Et puis Yûki est au centre de ce qui ressemble fort à un (futur) triangle amoureux - la jeune fille a noué des liens, malgré elle, avec Kuran et Zero. Cela annonce de somptueux face-à-face, de quoi nous laisser langue bien pendante, j'en frétille d'avance !

Merci, merci très chère Lamousmé ! (pour le colis, etc.)

 

Vampire knight : Volume 1 - Auteur : Matsuri Hino

Panini manga, juin 2007 pour la traduction française.

Série en cours, au Japon. Cinq tomes disponibles en France (le 6ème paraît courant juillet 08).

NB : Oui, je vais vous présenter ce fameux colis ... j'ai bien gambergé à son sujet, à votre tour d'attendre un pitit peu ! ;o)

A consulter : Un monde magique (Un site sur la mangaka Matsuri Hino)

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09/04/08

(sueurs froides et boules de coton)

Tu es un grand lecteur, essentiellement un amateur de livres qui procurent des sensations fortes, des histoires qui font peur, celles qui nouent l'estomac et donnent des sueurs froides ? Mais tu commences à être blasé, lassé de toutes ces histoires que tu ingurgites et qui te t'arrachent plus le moindre haussement de sourcils ? Je te conseille donc de suivre l'histoire de Monstro, un garçon qui est dans le même cas que toi. Mais en réalité, Monstro se prénomme Julien.

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Tous les mercredis, Julien se rend à la bibliothèque municipale où il confie son désarroi à madame Pages. Elle choisit alors de lui parler d'un livre interdit, jugé un peu spécial, mais on dit que... et il paraît que... Impossible d'en savoir plus, la bibliothécaire est toute pâle. Elle l'invite dans les coulisses de l'immense bibliothèque auprès du spécialiste des livres rares, monsieur Codex, puis auprès de l'archiviste, monsieur Crypto. Pour mettre la main sur le fameux livre d'en bas, il faut traverser un lac et rencontrer le gardien Monstro (lui aussi !) qui a une drôle de tête... Finalement toutes ces curieuses péripéties ont éreinté l'excitation de notre jeune lecteur, Julien n'a plus trop envie d'en savoir plus. Et quand il se trouve devant LE livre d'En Bas, il ne sait plus ce qu'il veut, sauf que les lecteurs sont libres de leur choix !

Le Livre d'En Bas est un livre qui raconte une vraie histoire, captivante et assez frissonnante, du genre à bien titiller la curiosité du lecteur. C'est un livre qui permet aussi d'enfoncer les portes souvent closes des bibliothèques et de percer l'envers du décor ! L'histoire en elle-même ne fait pas la morale, surtout sur le choix du jeune lecteur qui ne lit que des histoires à faire peur (chacun ses goûts, je pense ?) car elle se termine sur une note positive : la lecture est un bienfait, nécessaire. Petit bémol dans ce livre : les illustrations ne me transportent pas, mais elles n'en sont pas moins fournies en détails qui font des clins d'oeil ! (Tintin et le chien Milou, par exemple)

Le Livre d'En Bas - Pierre Touron

Balivernes Editions, 2008. 13 €

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Dans une banlieue toute grise, le narrateur se morfond dans son appartement, car tout est triste dehors, pas un éclair de couleur, pas âme qui vive. Tout change avec l'arrivée dans sa vie d'une tourterelle... L'oiseau vient chaque jour toquer à sa fenêtre, se nourrit des mets préparés par le garçon puis vient pondre ses oeufs, dans la jardinière, d'où vont éclore deux petits duvets gris et blancs. Au début, ses copains se moquent de lui, puis la classe est épatée. La tourterelle et ses petits vont finir par s'envoler et ne plus revenir, mais ils laissent place à une envie contagieuse de remplir les jardinières des balcons. Les murs gris de la cité vont se colorer et le bitume va laisser place à un square avec des arbres, des fleurs, de la pelouse.

Cette histoire est vraie ! Sandrine Lhomme raconte la genèse avec quelques clichés suivis de légendes, la rapportera à Lenia Major qui s'en inspirera pour écrire Devant chez moi. C'est un album qui respire le printemps, le renouveau, l'envie d'air frais, les couleurs. Les illustrations de Sandrine Lhomme savent très bien apporter cette touche lumineuse.

Devant chez moi, Lenia Major (à la plume) & Sandrine Lhomme (peintre en ciel bleu)

Balivernes éditions, 2008. 13€

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