17/03/08

Voilà, c'est fini !

Quel dénouement pour Emma ?

emma_7Le tome 7 vient de paraître en anglais, je n'ai pas résisté. J'ai reçu le livre le jour de sa sortie, je l'ai dévoré aussitôt. Il me fallait également savoir s'il s'agissait du dernier tome, ou si la série - annoncée en cours, par les sites spécialisés - n'était pas prête de voir le bout. Ouf ! ce tome 7 signe bien la fin. Un prochain tome 8 va voir le jour, mais il s'agira d'un simple recueil d'histoires courtes mettant en scène des personnages secondaires de la série Emma.

Amis lecteurs, vous suivez ma folle passion depuis quelques mois et vous êtes impatients de savoir mon avis sur LA FIN. Je vous vois fort inquiets après la tombée de rideau du précédent tome, lorsque William reçoit d'Emma une lettre de séparation, découvrant par la suite qu'elle a disparu ... ignorant encore qu'un kidnapping a été ourdi dans le dos des amoureux pour contrer leur projet de mariage. Où est Emma ? William parviendra-t-il à la retrouver ?... Oui, on s'en doute.

Mais alors, qu'est-il possible d'envisager pour ce couple séparé par des clivages sociaux, dans cette société victorienne où les codes, les rangs et les apparences sonnent comme des coups de fouet violents et handicapants ? ! Objectivement, leur union est utopique. Un pur conte de fées, le sirop réclamé pour toute bluette sentimentale. Ah, justement Emma est un pur shôjo, un manga romantique, une comédie sucrée et mielleuse, très attachante. Mais au-delà de la romance entre Emma et William, la série propose une vision réaliste du petit cerclé fermé de la gentry. On discerne le soin scrupuleux apporté par la mangaka pour rétablir l'ambiance anglaise, colporter l'étiquette de la bonne société, mettre l'accent sur les petites mains qui travaillent en coulisses. C'est grouillant, intelligent, ça respire l'amour pour ces clichés britanniques d'une autre époque et le message passe instinctivement, tant le lecteur se passionne pour l'histoire, les personnages, etc.

Au début, j'avouais trouver William Jones benêt et fichtrement maladroit. Le type coincé dans son costume trois-pièces, son chapeau haut-de-forme et son statut de fils à papa. Et puis la rencontre avec la jolie soubrette, Emma, vient le sortir de sa torpeur et réveiller son excentricité (c'est ainsi que son ancien camarade d'école le qualifie !). Plusieurs tomes avaient su nous offrir des scènes vibrantes d'émotion et des retrouvailles enflammées, mais ce tome 7 nous en livre encore un bon cru ! Savourez, lectrices impatientes, cette fin va connaître son summum de course-poursuite dans la forêt, un gros coup de colère et une déclaration toute simple, très pudique, mais beaucoup plus bouleversante qu'un discours de trois heures. A quand le mariage ? la fin est ouverte. Mais cette scène qui boucle la série est terriblement touchante, elle montre un William tendre, vaillant et sur lequel Emma sait pouvoir toujours compter. Bah moi je fonds ...

Emma, de Kaoru Mori - Série (terminée) en 7 volumes.

A venir un volume 8 : un recueil d'histoires courtes, avec les personnages secondaires de la série.

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16/03/08

Pourquoi j'aime les mangas ?

A ceux qui posent encore la question, voici un billet à lire :

http://lsj.hautetfort.com/archive/2007/02/13/j’aime-les-mangas-parce-que.html

Parce que, moi aussi :

  1. Ma génération a été grandement influencée par le Japon et ses dessins animés.

  2. Le manga couvre large : amour, science-fiction, policier…

  3. On peut trouver de tout à des petits prix, selon le titre et l’éditeur.

  4. Comme dans la BD, on trouve des grands noms, signe en général de bons titres.

  5. Après un certain temps d’adaptation, j’ai pu sélectionner les titres qui m’attiraient le plus et rejeter ceux qui au premier abord m’avaient semblé intéressants mais qui ne valaient pas la peine que je débourse tous les mois.

  6. Je ne préfère pas les mangas aux autres lectures.

  7. Les mangas complètent ma culture littéraire, et m’apportent un peu de détente dans ce monde de stress.

  8. J’aime donc les mangas PARCE QUE !

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Parce que ce slogan est devenu incontournable ! ...

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Du tri dans mes mangas !

hot_gimmick_1Belle surprise que ce manga, au-delà de l'affreuse couverture qui n'augurait rien de bon ! Le début aussi laissait présager un goût amer, un peu niais, mais l'action semble bien se reprendre et propose une vision intéressante de la hiérarchie sociale au Japon. Il existe, par exemple, des résidences qu'on appelle shataku et qui abritent les employés d'une même compagnie. Pour Hatsumi, cette situation représente l'enfer, car il lui faut sans cesse composer, faire bonne figure et céder à la pression existante pour éviter le blâme sur ses parents. Le cauchemar devient réel, car il y a toujours des personnes malveillantes pour vous prendre au piège (madame Tachibana, la mégère responsable de la résidence, et son fils Ryôki). Cela commence sur un malentendu, Hatsumi est surprise avec un test de grossesse, et Ryôki s'empresse d'exercer un chantage abusif. Heureusement intervient Azusa, qui est de retour en ville. Le garçon avait grandi dans la même résidence aux côtés d'Hatsumi, avant de déménager à l'étranger. Aujourd'hui il est devenu le mannequin vedette pour un magazine, et ainsi la coqueluche du lycée. Hatsumi a retrouvé son meilleur ami d'enfance, prête à tout partager  avec lui. Elle reste pourtant muette sur l'étrange ascendant dont fait usage Ryôki - toujours à cause de cette terrible pression sociale ! - et se laisse humilier sans moufter.

La série est terminée, elle comprend 12 volumes. Les critiques lues à son sujet sont toutes très positives et soulignent la finesse du scénario à mettre en avant les rouages compliqués de la hiérarchie dans la société japonaise. Mais c'est aussi une histoire d'amour et de haine, où les méchants et les gentils ne sont toujours ceux que l'on croit. Il existe toutefois un certain sadisme dans les rapports, où l'on comprend que la tyrannie et l'acharnement pèsent lourds dans la balance. Je gage que cette complexité prenne un rôle important dans l'intrigue !

Genre(s) : Shôjo, Comédie, Romance

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academie_aliceEncore une couverture grotesque, pour un contenu finalement plus pertinent. L'Académie Alice est une école pour surdoués, un cadre assez spécial où l'on accueille exclusivement des enfants possédant un don inné, autrement dit un Alice. Hotaru est une gamine insupportable, élevée à la campagne, qui va décider de tout quitter pour retrouver sa meilleure amie Mikan, partie depuis six mois à l'Académie Alice sans donner de nouvelles. Est-ce un miracle si Hotaru est admise dans cette école, ou possède-t-elle véritablement un Alice, comme le suppose son professeur ? La jeune fille a une semaine pour prouver aux camarades de sa classe qu'elle est des leurs. Or, son arrivée n'est pas bien accueillie et Hotaru s'attire aussitôt l'antipathie de Natsume, un garçon populaire et redoutable, qui possède un Alice puissant et incontrôlable.

Un peu de magie, de fantastique, quelques doses d'humour et de facétie... Ce manga possède beaucoup de charme et L’Académie Alice rappelle par certains côtés l’univers aigre doux de Card Captor Sakura, et par d’autres l’école Poudlard des petits sorciers en herbe d’Harry Potter (selon l'éditeur). C'est une lecture légère, qui conviendra aussi pour les plus jeunes. (La série est en cours au Japon.)

Genre(s) : Shôjo, Comédie, Fantastique

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parfait_tic_1Un amour de manga ! J'en tiens encore un ! C'est Parfait-tic, une série en 22 volumes (en cours de traduction) qui raconte une histoire sentimentale entre une fille et deux garçons. D'un côté, il y a Fûko, une demoiselle pétillante et enjouée, âgée de 15 ans. La veille de la rentrée au lycée, elle voit emménager deux nouveaux locataires au-dessus de son appartement. Ce sont deux cousins, Ichi et Daiya. L'un est plus froid qu'un glaçon, l'autre a un charisme dévastateur. Sans cesse rembarrée par le premier, Fûko finit par se rapprocher de Daiya mais doit s'en méfier car le jeune homme a une réputation de tombeur !

Encore un scénario sur le triangle amoureux, mais ceci dit c'est tendre et attachant. Que souhaiter de plus ? L'histoire est gaie, elle parvient à nous faire aimer les personnages (très bien dessinés, j'avoue, ils sont tous très beaux !) et les situations cocasses dans lesquelles est plongée l'héroïne (oui, en plus, c'est assez drôle !). La mangaka a tendu une perche à ses lecteurs, en suggérant que l'élu ne serait pas forcément celui auquel on penserait le plus. Alors, ça veut dire quoi ? Tous les espoirs sont permis - permis de rêver et fantasmer ! Décidément, cette série me plaît énormément !

Genre(s) : Shôjo, Romance

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I_wishAprès la mort de ses parents et de son frère, Ryujin prend rendez-vous avec K, un magicien qui prétend pouvoir réaliser n'importe lequel de vos voeux. En contrepartie, il vous prend la chose qui vous est la plus précieuse. Ryujin lui demande de ressusciter sa famille, mais K refuse. Cependant, il décide de la prendre comme assistante...

Bof, je ne m'attarde pas. Je n'ai pas su entrer dans ce manga, les illustrations me rebutaient, l'histoire est sombre et, bref, ça n'a pas collé. C'est tout ! (La série est terminée, en 7 volumes.)

Genre(s) : Action, Fantastique, Magie

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Say_LoveChae-Won est un lycéen qui a été déçu par une jeune fille plus âgée. Depuis, il ne veut plus s'intéresser aux filles plus vieilles que lui. Mais, un jour, ses camarades de classe organisent un rendez-vous avec des étudiantes. Chae-Won cède finalement et rencontre Seulgi. Après une soirée bien arrosée, ils se réveillent dans une chambre d'hôtel sans se souvenir de ce qu'il s'est passé ! Le lendemain, Seulgi croise Chae-Won en tenue de lycéen ! Elle le gifle en découvrant qu'il lui a menti, et qu'il n'est pas étudiant...
Trois mois plus tard, Seulgi réapparaît et annonce à Chae-Won qu'elle est enceinte.

Encore une déconfiture ! Les illustrations dans ce manga sont épouvantables, il y a un contraste dérangeant entre la beauté de la jeune fille (cf. la couverture) et les traits exagérément grossis, enlaidis des autres. C'est pour moi le point faible de cette série, du coup je ne suis pas séduite, pas entraînée à pénétrer dans l'histoire, pas sensible du tout...

 

 

 

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Libellés : Hot Gimmick ; L'Académie Alice ; Parfait-tic ! ; I wish ; Say love.

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15/03/08

Mlle Ôishi, 28 ans, célibataire

melle_oishi_01Kon Ôishi, 28 ans, est célibataire, bosseuse, débordante d'enthousiasme et prête à rencontrer le prince charmant. C'est sous les traits de son collègue, Henmi, qu'elle pense décrocher le gros lot. Divorcé, père de deux enfants, l'homme promet mariage et confort, mais demande à Kon-chan de quitter son job parce qu'il compte s'occuper d'elle. Premier couac. La jeune fille ne moufte pas, elle obtempère mais choisit de décrocher un petit boulot de vendeuse dans une mercerie. Bien lui en a pris, suite à une restructuration du personnel, Henmi perd son emploi. Il est effondré, incapable d'assumer ce revers. Aussi Kon-chan lui propose d'emprunter une somme rondelette  à ses parents pour soulager leurs soucis d'argent. Autant la jeune fille redouble d'efforts pour mettre du beurre dans les épinards, autant Henmi est totalement inactif, végétatif et inconséquent. Pour preuve, il achète une voiture flambant neuve, cache ses nombreuses dettes et passe tous les week-ends chez son ex pour le bien des enfants (dit-il). Kon-chan supporte la situation de plus en plus mal, se confie à son frère, Yukari, et à son meilleur ami, Tetsu, un coiffeur au look destroy. Tous, y compris ses parents, la forcent à quitter Henmi et surtout de refuser tout engagement (dans le mariage) avec cet irresponsable.

Oui, le mariage est sacré et brille de mille feux devant les prunelles de notre héroïne. Elle a déjà 28 ans et, selon elle, gâché ses chances pour décrocher le pompon. Tout ce qu'elle souhaite, c'est un mari, des enfants et un joli appartement. C'est un peu pour toutes ces raisons qu'elle rechigne à franchir le cap de la rupture avec Henmi, même si elle ressent de plus en plus d'amertume auprès de lui. Ce n'est pas vraiment la vie de couple qu'elle rêvait.

melle_oishi_02Et puis, vient la rencontre avec Kanji, un camarade de Tetsu. Il est plus jeune que Kon-chan, insouciant, drôle et charmant. Il est rempli d'attentions qui touchent notre demoiselle, mais celle-ci va vouloir encore une fois tout précipiter. La trentaine approche à grand pas, elle refuse de ne pas être mariée, de ne pas avoir de petit ami, d'être toujours célibataire. Kanji est un bon prétendant, mais il est souvent absent, très indépendant. Cette attitude déconcerte Kon-chan qui ne voudrait pas l'étouffer non plus, pour  ne pas le perdre. Elle attend donc ses coups de fil, et chaque instant passé à deux est pur, sublime et fusionnel. Il est difficile de ne pas craquer pour Kanji, malgré ses (légers) défauts. Au début, cela s'annonce plutôt mal pour Kon-chan - quoi ? encore un drôle de numéro ! - mais finalement leur relation est particulière, parce qu'elle n'est pas entrée dans une case et parce que Kanji refuse tout ce qui est plan-plan.

Malheureusement, Mlle Ôishi n'est pas douée pour le bonheur, pas vernie du tout ! Quand la situation entre Kanji et elle connaît enfin une certaine sérénité, c'est le destin qui vient tout remettre à plat. Implacable, douloureux. Quelle claque !

Tetsu aussi est dans une sale impasse, coincé dans une liaison improbable avec une fille qui le harcèle et qui est complètement folle. De son côté, Yukari, le frère de Kon-chan, va tomber dans un goufre profond où relations d'un soir se mélangent à une radicale baisse d'estime de lui-même. C'est la panade ! Le point de non-retour.

melle_oishi_03J'ai découvert ce manga par un pur hasard. Le titre me séduisait, et les couvertures aussi. De plus, il n'y a que quatre titres pour cette série. Pas besoin d'en rajouter, j'ai foncé et je n'ai pas regretté un seul instant. C'est une lecture ordinaire, un truc de fille qui surfe sur la vague de la célibattante qui cherche sa moitié promise, le tout à la sauce japonaise (il faut reconnaître que les auteurs japonais savent aborder la sexualité de la jeunesse avec une grande justesse et un aplomb remarquable !).

Tout de suite, j'ai été marquée par cette ambiance très proche de l'univers de Kiriko Nananan : la mangaka Q-Ta Minami possède un style graphique simple et aéré, presque classique, et une narration elliptique, où les dialogues se font rares. Cette sobriété sied à merveille à ses récits ancrés dans la vie quotidienne, dans lesquels elle s'amuse à mettre en avant ces petits détails qui font le sel des situations comme des personnages (dixit l'éditeur). Voilà pour le cadre. Maintenant, le fond.

Très sincèrement, j'ai été scotchée. Je sais déjà, dans ma petite tête, vers quelles lectrices je peux conseiller ces livres par exemple. Toute l'histoire est touchante, sensible, poignante. On accompagne Kon-chan - Mlle Ôishi, autrement dit - dans son éducation sentimentale, un parcours semé de maudites rencontres, avec des bougres mal embouchés. La conclusion pourra décevoir plus d'une lectrice, comme moi, car elle fait comprendre qu'un confort est plus appréciable qu'une folle passion. Cette solution ne me satisfait pas, mais je la respecte car j'aime beaucoup Kon-chan pour ses nombreux choix, pour son caractère et pour l'autonomie qu'elle gagne en bout de course. Plus d'une fois, cependant, elle m'a agacée car elle fait partie de ces filles qui ne se résignent pas à la solitude et préfèrent rester mal accompagnées... Mais ne noircissons pas le tableau hâtivement, car notre Kon-chan est très, très sympathique. C'est une chic fille, gentille, qui tout le temps se pose les (bonnes ?) questions. Je l'aime beaucoup car elle peut ressembler à n'importe quelle nénette de la tranche d'âge des 25-30 ans. Elle construit son avenir, sur le plan professionnel et sur l'aspect social, sentimental, etc. Elle fait des erreurs, mais elle est toujours de bonne volonté. Sincère, volontaire, elle veut croire en sa bonne étoile. Son choix, à la fin, ne me plaît pas, c'est déjà dit, mais c'est louable. Et qui ne craquerait pas pour une issue raisonnable ? (L'histoire propose d'ailleurs un intéressant contre-pied à ce qu'entreprend Kon-chan, à travers une autre jeune femme qui apparaît au cours du tome 4 ...)

melle_oishi_04Avant de conclure, une dernière petite chose, parce qu'il n'y a pas que Kon-chan dans cette histoire ! Je pense aux électrons libres comme Tetsu, notre coiffeur rebelle et amateur de conquêtes faciles, qui ne s'attache pas, ne tombe jamais amoureux. Il dragouille notre Kon-chan pendant quelques temps, mais c'est indéniablement en ami fidèle qu'il est le plus efficace. Ce qu'il vit de son côté ne manquera pas d'accrocher le lecteur, surtout au final du tome 2. Autre électron libre : Yukari, le frère de Kon-chan. Homosexuel, il n'assume pas ses choix au grand jour et se commet dans des histoires sordides. (Mais j'avoue n'avoir pas trop accroché à son personnage !) Tous ces acteurs ont en commun d'être confrontés à un événement douloureux et de chercher à leur façon de vivre leur traumatisme pour en sortir plus forts.

Agréable découverte, joli portrait de femme et quelques mouchoirs bien trempés... voilà le résultat !

Mlle Ôishi, 28 ans, célibataire - tomes 1 à 4 - Q-ta Minami

Casterman, coll. Sakka.

9,50 € le volume.

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20/02/08

Good news !

Ceux et celles qui suivent mes pérégrinations dans l'univers des livres en tout genre connaissent ma récente addiction pour une série de manga, et n'ont pas douté que j'ai failli tomber en syncope tout récemment, et pourquoi ? Simplement parce que le tome 5 d'Emma vient enfin de paraître !

emma_5

Pfiou ! J'étais donc restée sur la note du quatrième volume en étant un peu à cran ! Les lecteurs de cette série ont compris pourquoi, le livre se finissait à un moment particulièrement prenant ! Il fallait connaître la suite, au plus vite ! Quelle surprise ne me réserve donc pas ce numéro 5 ? ! C'est un voyage vers le passé qu'il nous offre, un retour vers la source d'autres amours, d'autres histoires difficiles. C'est une possibilité pour nous, lecteurs, de mieux comprendre le poids de la famille, de la respectabilité, du rang social et du regard extérieur.

L'intrigue est délicieuse ! Nos deux amoureux ont donc fini par se retrouver, mais cela ne signifie pas pour autant que les barricades soient enlevées. William est fiancé à une autre, Emma n'est qu'une soubrette... et pourtant, le garçon va affronter ses pairs pour vivre à fond sa passion folle. C'est du moins ce qu'il paraît sur le papier, car en réalité les choses n'en finissent pas de se compliquer !

emma_6J'ai poursuivi sur ma lancée en lisant le tome 6 en anglais (comment voulez-vous résister ?!) et j'en suis sortie complètement groggy et bouche bée. Je ne dévoile pas ce que le sort réserve à cette chère Emma, mais il ne faudrait pas me faire poireauter trop longtemps !!! J'ai, de plus, le sentiment que l'histoire finit trop tôt ici, je sais bien qu'il faut ménager le suspense, mais bon ...

Que nous réserve la fin de cette série ? Entre tragédie ou histoire nunuche qui s'assume, la suite d'Emma promet de belles perspectives ! Je m'en régale d'avance !!!

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Enfer et damnation ! Jusqu'à présent, j'avais lu les 6 premiers volumes d'Honey & Clover avec délectation, y appréciant infiniment le mélange d'humour et de dérision, l'abus du ridicule (qui ne tue pas) et du grotesque. J'avais un grand attachement pour tous les personnages, me passionnais pour leurs petites vies et leurs histoires de coeur. Et puis paf ! je viens de lire le tome 7 et j'avoue avoir été un peu ennuyée ! ...

honey___clover_7Quel drame ! Ce livre s'attarde beaucoup sur Takemoto qui est parti faire le tour du Japon à vélo. Il vit de petits boulots, de rencontres itinérantes. Le garçon se cherche, on se souvient de son ras-le-bol général, et puis voilà ... Du côté de la bande, Yamada rencontre enfin Rika, LE grand amour de Mayama. La jeune fille est troublée, mais accepte pourtant la proposition de collaborer avec sa meilleure ennemie.

J'ai trouvé cet épisode creux, un peu bateau. Rien de transcendant, quoi. Mais où est passé le flot d'émotions, de délires et d'inattendus qui survenaient dans le début ? ! Bien sûr, c'est toujours (un petit peu) drôle, mais un rien pêche pour retrouver ma totale exaltation ! ... Encore 3 tomes, pourtant, et je veux connaître la suite !

Ori est toujours aussi fan !

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Le nouveau Kiriko Nananan est disponible ! Il affiche  sa couverture très tendance, en jaune & noir, pour un contenu qui donne ceci :

amours_blessantesHomme ou femme, personne, dans son existence, n’échappe à ce moment où fatalement, l’amour fait mal... Il suffit de l’odeur d’un parfum pour faire resurgir le souvenir d’un ancien amant, volage et magnifique. Il suffit de croiser l’homme qu’on a tant aimé autrefois, pour retrouver ses sentiments d’antan. Il suffit encore de songer à ce corps que l’on donne en pâture contre de l’argent, pour se dégoûter soi-même. Et il suffit parfois de la promesse d’un amour éternel, pour que notre petit monde vacille...
En vingt-trois courts récits, Kiriko Nananan explore les sentiments amoureux dans toute la splendeur de leur cruauté. Sa sensibilité exacerbée, portée par son trait lisse et net, fait une fois de plus merveille. Cette oeuvre fort d'une beauté limpide nous rappelle que vient un jour où chacun blesse ou se trouve blessé. Ainsi va l'amour...

Je déconseille ce livre à tous les déprimés, les prudes, les romantiques, les idéalistes et autres utopistes. Le début du recueil est absolument déroutant, une réalité brusque et amère sur les déceptions amoureuses, ou sur ce qu'est l'amour tout court, à travers ses revers et ses petites choses communes. Un peu laid, sur le coup.

La plongée est glaciale et paralysante. Pourtant on parvient à rester à la surface et à reprendre pied. J'ai surtout compris que lire l'ensemble offrait un impact plus fort qu'une succession d'histoires très courtes légèrement dissuasives... Bien sûr, on en sort tout de même avec le coeur lourd et les espoirs éreintés. Si la mélancolie et l'amertume ne vous rebutent pas, courez-y sans attendre ! Le trait est fin, gracieux, minimaliste. A l'image du propos de chaque histoire. Tout est lisse et intériorisé. Cela vaut à l'auteur d'être sa signature, d'où l'expression sensibilité à fleur de peau qui acquiert ici tout son sens !

J'aurais voulu avoir des histoires intéressantes à raconter.
Comme dans les téléfilms, tu vois.
Mais c'est justement parce ce qui s'y passe
n'arrive jamais dans la réalité que j'ai rien à raconter.
Dans la vie, il ne se passe jamais rien,
ou alors à une si petite échelle
que c'est sans intérêt.

Pourtant je continue à attendre.
J'espère toujours que des choses bien vont arriver.

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02/02/08

Seizon life

Pour changer de nos lectures romanesques et pour midinettes patentées, voici une trilogie dans le genre policier et dramatique :

SeizonLife1  SeizonLife2  SeizonLife3

Synopsis : Takeda n'a plus que six mois à vivre avant que le cancer ne le ronge... Pour s'épargner une lente agonie, il décide de se suicider. Mais juste au moment où il s'apprête à se pendre, le téléphone sonne : la police a retrouvé le corps de sa fille unique, disparue il y a plus de quatorze ans. Au Japon, la prescription pour un meurtre est fixée à quinze ans, il reste à peine six mois à Takeda pour retrouver et faire condamner l'assassin de sa fille.

Les auteurs ont cherché à mettre la pression, vous ne trouvez pas ? Il y a cet incroyable hasard : six mois pour vivre, six mois pour retrouver un assassin, et le faire payer du meurtre de sa fille. Et six mois, c'est court ! Qu'à cela ne tienne, le scénario de cette série est tenace et a décidé de jouer avec les nerfs.

Takeda est un homme en fin de vie, condamné par la maladie, le même cancer qui avait emporté son épouse quelques années plus tôt. Désabusé, il se rend compte qu'il est passé à côté de l'essentiel pour privilégier une carrière professionnelle. Il est trop tard pour rattraper ses erreurs, jusqu'à ce coup de fil de la police qui va le pousser à donner au restant de ses jours un sens unique : venger sa fille.

Et aussitôt l'enquête nous embarque, Takeda décide de fouiller dans les affaires de Sawako et de revenir quatorze ans en arrière, suivre ses traces, refaire le parcours des derniers jours précédant sa disparition. Il essaie de renouer avec les anciens camarades de l'adolescente, d'éplucher les photos et ses efforts commencent à payer car les indices viennent peu à peu s'embriquer, tel des morceaux de puzzle.

Au début, Takeda était seul à jouer le détective éploré. La police se gaussait de lui, et puis un homme a su être touché par les motivations de cet homme. C'est l'inspecteur Murai. Tous les deux vont remonter une piste incroyable, pensant presque toucher le but, avant de perdre leurs illusions. Et puis, autre coup de théâtre, et ça repart à cent à l'heure.

Pour ça, on ne peut pas reprocher à l'histoire de ronronner au coin du feu, attendant que les pages défilent et occupent le lecteur. C'est très, très rythmé ! Au début l'enquête piétine, quoi de plus normal ? Puis il y a une avancée subite, qui peut paraître 'trop facile' , mais qui donne du piment et de l'intérêt à l'ensemble. Comment ne pas se passionner ?! L'histoire aurait pu sembler moribonde et démoralisante, elle se révèle stupéfiante. La poussée d'adrénaline qu'elle nous fait vivre est là, bien ancrée. Parce que nos enquêteurs progressent, mais le temps aussi défile. Et on tombe vraiment dans un compte à rebours infernal. Le summum revient au tome 3, celui qui met un point d'orgue, celui qui annonce la sentence. Et dans tout cela, autre point incroyable, c'est la tension psychologique qui se crée. La corde est raide, tendue plus que raide, elle vous menace de péter à la figure en moins d'une seconde. Pfiou !

Pour souffler un peu, les auteurs ont donc peaufiné le portrait du père, mettant l'accent sur son chagrin et son désespoir. Alors non ! ne croyez pas que ça va pleurer dans les chaumières, nous en sommes bien loin. Ce scénario montre intelligemment qu'on peut traiter du chagrin et du deuil insurmontable sans forcément chercher à vous arracher toutes les larmes de votre corps. Ne me taxez pas de coeur de pierre, car j'ai retenu quelques hoquets et j'ai vraiment ressenti la souffrance de cet homme, trouvant toute légitimité à son désir de vengeance. Il y a des scènes, et des passages, qui ne laissent pas de marbre. Mais c'est un tout, coincé dans une belle enveloppe. Car Seizon life est un ensemble redoutable et efficace, une brillante enquête criminelle (avec de bonnes grosses ficelles, mais bon...), enrichi de personnages attachants (un père tiraillé entre la douleur et la haine, un coupable admirable de sang-froid...). C'est une lecture qui vous mène par le bout du nez, qui vous enchaîne et vous laisse à bout de souffle ! ...  Waouh ! 

Seizon life, par Nobuyuki Fukumoto & Kaiji Kawaguchi - Panini Comics. 8.95 € le volume (Série terminée, en 3 tomes)

J'adresse un grand merci à mon capitaine Benoit pour ce judicieux conseil !

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20/01/08

Pink Diary

Après un premier essai durant l'été 2007, peu concluant car non accompagné d'efforts intensifs, j'ai donc redonné une chance à cette série, en ce début d'année 2008. Car oui, 2008 sera l'année du manga ! Cette série a de plus la particularité d'avoir été créée par une jeune malgache, Jenny, et se lit à l'occidentale (de gauche à droite) mais cultive un goût prononcé pour tous les clichés du genre manga !

PinkDiary1  PinkDiary2

Pink Diary est une série en 8 volumes (à ce jour, le dernier tome doit paraître courant 2008, selon les assertions de l'auteur). L'héroïne principale Kiyoko, 16 ans, et son frère jumeau Kenji retrouvent leur ami d'enfance, Tommy, qui a décidé de faire sa rentrée dans le même lycée. En fait, c'est une catastrophe pour Kiyoko car elle est fâchée à mort avec lui. Les raisons ne sont pas très claires au début, on comprend juste qu'une promesse faite à l'âge de 12 ans n'aurait pas été respectée par le garçon...  Et pour preuve, celui-ci semble totalement à côté de la plaque car il n'a toujours pas compris la raison d'une telle haine à son égard. Mais au lieu de faire sa petite souris discrète, il la joue mammouth dans une boutique de porcelaine ! Très lourd, donc !...

Des retrouvailles amères sont à prévoir, de plus Tommy a le culot de leur présenter sa petite copine, Sachiko, autrement surnommée la petite fille de la plage (encore une réminiscence de leur enfance, à vrai dire !). Kiyoko bout et en veut à la terre entière. Mais son problème est plus complexe : ce que cache Kiyoko, derrière son tempérament virulent, c'est une profonde blessure qu'elle ne parvient pas à cicatriser, en partie à cause de son orgueil. La jeune fille est meurtrie, elle ne cesse de se braquer dès que s'approche Tommy, et ce dernier prend un malin plaisir à la harceler.

Du coup, Tommy passe de plus en plus de temps avec les jumeaux, au détriment de Sachiko. Et pour ajouter à son malheur, l'adolescente est devenue la tête de turc d'Akémi, la peste du lycée. Pourquoi ? Simplement parce que la demoiselle a jeté son dévolu sur Tommy et décrété qu'il lui appartenait, et pour cela, elle va tout employer pour faire rompre le couple. Tous les coups sont permis, cette reine despotique sème la terreur en usant du chantage et des mensonges pour se rendre intouchable. Et en règle générale, ça marche ! 

PinkDiary3Jamais l'histoire de la fiction n'avait su proposer un personnage aussi abject et redoutable que cette Akémi ! Pour vous donner une idée, Elisa dans Candy était une vraie enfant de choeur à côté ! Le machiavélisme de cette fille est stupéfiant, il vous donne de quoi ronger votre os tant les nerfs sont mis à rude épreuve. Sans ciller, elle abuse de perversion, de roublardise et de violence pour faire plier ses ennemis. La pauvre Sachiko (oui, la pauvre ! c'est de l'acharnement, vous verrez !) n'est pas assez solide pour tenir tête, et de toute façon c'est dans l'adversité que la méchante Akémi s'épanouit ! Frustrant, aberrant, incroyable... bref Hanajima Akémi décroche le pompon !

A plusieurs reprises, j'ai été partagée entre la compassion et la révolte. Au coeur du débat, il y a Tommy, le pauvre chéri de ces dames. Faut-il fanstasmer sur un type aussi fat et bêta que lui ? D'abord il a balayé une promesse qui semblait importante aux yeux de Kiyoko, puis il est obsédé par elle, ensuite il n'est pas un petit ami attentif avec Sachiko qui en bave comme une folle à cause d'Akémi, et enfin il ne voit pas clair dans le jeu perfide de celle-ci ou c'est qu'il aime se faire entuber ? ! 

En fait, toute mon affection est tournée vers Kiyoko, bel exemple du paradoxe qui existe entre la sensibilité et la force !  Au cours de la série, Kiyoko va rencontrer un jeune photographe, Sei, qui saura par son amitié conquérir le coeur de la demoiselle. La jeune fille évolue, devient plus zen et rêve d'un futur guilleret, hélas son orgueil la tenaillant à la cheville, le retour du boomerang peut s'annoncer et faire très mal ! Et sans compter que Tommy le chouchou risque aussi de lui prendre un peu - beaucoup - la tête ...

La trahison est au centre de toute l'histoire : Kiyoko s'est sentie abandonnée, Sachiko sera trompée, Yuki, la meilleure amie d'Akémi, aussi souffrira d'être manipulée (attendez-vous aussi à un coup de théâtre la concernant, mais chut !), et la peste d'Akemi se révèlera à son tour victime d'un traumatisme lié à son enfance. C'est qu'on ne rigole pas tout le temps dans Pink Diary !

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Ce qui n'a jamais cessé de me surprendre, aussi, c'est la fine psychologie qu'emploie Jenny pour traiter les tourments de ses personnages. C'est finement conduit et analysé, traité avec profondeur et sensibilité. On y découvre, par exemple, la maladie de Sachiko (anorexie mentale) qui est la conséquence de la somme d'un écoeurement et d'une blessure. La jeune fille se sent lourde d'un trop-plein de sentiments, alors elle s'en débarrasse du mieux qu'elle peut, pensant ainsi maîtriser son corps à la perfection.

Pink Diary est une série étonnante. Bien sûr elle s'adresse aux adolescents qui partagent les désarrois de Kiyoko et toute la bande, mais elle sait s'ouvrir et grandir pour atteindre une maturité stupéfiante. Le début était très léger et gentil, c'était à se demander comment Kiyoko et Tommy allaient régler leurs comptes, pas de quoi fouetter un chat. C'était assez drôle, en plus d'être agaçant. Puis le ton est monté d'un cran en dévoilant la perversité d'Akémi qui faisait souffrir Sachiko, et nous avons fini par atterrir dans un vrai tourbillon tant la machine s'est emballée et tout le monde est perdu, a le coeur brisé, des soucis à la pelle, bref c'est le bazar et ce n'est pas tout rose !

Encore un volume et il reste de nombreux points à éclaircir : la maladie de Sachiko, la grande histoire d'amour de Kiyoko, le secret de Sophia, les absences répétées de Sei, le changement annoncé (ou pas) de Tommy, les sentiments de Kenji et la nouvelle passion d'Akémi ! ... Cela augure des chapitres palpitants et des dénouements selon deux options : radieux ou sombres.

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Akemi Hanajima
Pink Diary © Guy Delcourt Productions / Jenny 2006

Pink Diary, par Jenny. Série en 8 volumes, éditée chez Delcourt. 7.50 € le tome.

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16/01/08

Manga-maniac !

Mea Culpa aux lecteurs du mercredi qui espéraient trouver les lectures du jour par Miss C. , mais je tenais absolument à ouvrir une digne et grande parenthèse pour mon récent hobby, celui trouvé dans la lecture dévorante de mangas !

Il faut vous en reparler, vous en louer le bien fou que ce genre apporte et vous faire mordre à ce truc bizarroïde. Ce sont des petits livres, de format poche, qui se lisent à l'envers (de droite et gauche). On dirait des BDs de poche, mais les illustrations sont en noir et blanc, et les couvertures décrochent très souvent la palme du kitsch, du mauvais goût et de la nunucherie annoncée !!! Ok pour tout ça, mais moi j'adore.

Aïe ! dans mon empressement, je risque de laisser entendre que le manga est un genre cruche et débile, une lecture pour midinette et qui ne casse pas trois pattes à un canard. Que nenni !!!! Parce que dans le manga (je laisse aux spécialistes l'honneur de décliner les x qualifications de cette classe...), il y a aussi du lourd, du suspense, en plus des trucs à la guimauve, il y a du léger et de quoi ouvrir grand les vannes pour pleurnicher, enfin bref c'est comme pour la littérature, y'en a pour tous les goûts ! 

Je vais vous parler d'entrée de jeu de mon préféré, de mon chouchou, une série découverte sur le net, servie par une couverture absolument superbe (pour une fois, tiens, ça change !) et par une histoire à faire tomber à la renverse. Je parle bien sûr d' Emma ! Pour une première mise en bouche, j'en parlais déjà là !

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Cette série possède plusieurs ingrédients pour séduire un public essentiellement féminin : cela parle d'une jeune soubrette, Emma, qui vit et travaille pour le compte d'une ancienne gouvernante dans cette Angleterre victorienne. Un jour, elle rencontre un jeune homme qui a été l'élève de cette Mrs Kelly Stowner et c'est le coup de foudre. Enfin, point trop d'emballement non plus ! Notre petit gars est pataud et réservé, assez gentleman et donc consciencieux qu'il est de condition supérieure, alors pas d'affolement. De même, Emma a aussi pris en compte qu'elle n'était qu'une domestique et qu'elle devait rester à sa place.

Ce serait bien gentiment romanesque, mais pas folichon si on en restait là. Alors, pour pimenter la bluette, il se passe une avalanche de coups de théâtre : Emma perd sa protectrice, elle doit quitter Londres mais cherche à avertir William. Nos deux chéris se loupent et vont tourner une nouvelle page à leur histoire. Emma va travailler chez une famille d'origine allemande qui vit dans le Yorkshire, à Haworth - hiiiii ! les Brontës, toujours dans mon coeur ... - et William va être de toutes les sorties mondaines et rencontre une jeune lady, Eleanor. Celle-ci est folle de lui et espère qu'une prochaine demande en mariage viendra l'effleurer...

Vous dire ce qu'il se passe ensuite serait impardonnable, alors je peux tout juste insinuer que c'est une torture honteuse de la part de l'auteur d'avoir osé ce qu'elle a osé ! ! ! ! (Lisez, vous comprendrez !) Cette série est en 7 tomes, tout n'est pas encore disponible en français, et donc il faut faire preuve d'une patience exemplaire (et incorrecte) pour connaître la suite ! Le summum du scénario tourne autour de l'histoire d'un amour impossible, une gentille bluette pour ravir les plus fleurs bleues d'entre nous, c'est terriblement romanesque, mais drôle aussi. Il y a une poignée de personnages secondaires qui sont tout aussi attachants et viennent se greffer à l'intrigue pour la relever (je pense à Eleanor, au meilleur ami de William venu tout droit des Indes, et aussi à Hank qui travaille avec Emma dans sa nouvelle famille ...). Cela ouvre une perspective de rebondissements et c'est tout bonnement excitant ! 

{ Vous hésitez toujours, alors faites-vous une autre idée en découvrant des extraits, directement sur le site de l'éditeur ICI ! }   

de Kaoru Mori, éditeur : Kurokawa.  6.90 € le volume. (Manga adolescente fille : Shojo / Sunjung manhwa) 

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La série suivante, en fait, me faisait de l'oeil depuis très longtemps car c'était suite à un billet paru sur les Roses de Décembre, par Miss Holly, que j'avais souhaité découvrir cette ténébreuse histoire. Encore une fois, cela se passe dans une Angleterre du 19ème siècle, le personnage central est un être désespéré et hanté par ses démons, il se nomme Comte Cain Hargreaves. Au fil des intrigues, on découvre qu'il possède un passé lourd et terrible, fruit d'un viol incestueux, enfant mal traité, il a assisté au suicide de sa véritable mère rendue folle et échappé à sa propre mort par empoisonnement. Pour se venger, Cain cherche à supprimer son père mais ce dernier le maudit et le condamne à vivre le restant de ses jours seul et sans amour.

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Petite éclaircie dans ce lourd chapitre avec les retrouvailles d'une petite demi-soeur, née des amours du père avec une servante... La jeune Maryweather n'a pas eu la vie rose non plus et a été poussée dans la prostitution pour subvenir à ses besoins ; le bonheur sera de courte durée car la mort est sans conteste la meilleure compagne du Comte Cain !  (Enfin je m'emballe, car ceci est un apéritif servi trop vite et il vaut mieux reprendre au début, doucement et scrupuleusement, pour bien comprendre et ne pas se laisser guider par quelques relents de suspicion ! rhaaa...)

Cain est également surnommé le Comte des Poisons, et le fait que ces substances mortelles soient très présentes dans les affaires criminelles et les histoires fumeuses de la famille Hargreaves compte beaucoup dans la trame. De plus, Cain découvre l'existence d'une organisation criminelle soi-disant scientifique, responsable d'expériences ignobles sur des cobayes humains : Delilah. Mais ce qu'il lui faut encore découvrir, c'est pourquoi certains de ses membres semblent lui en vouloir personnellement...

Brrr.... je vois d'ici les frissons rien qu'à vous savoir lire ces quelques lignes. Vous faites bien de trembler, car cette série de Kaori Yuki est un sommet d'ambiance gothique où jouent des personnages torturés, marqués par le sceau du Destin qui les chemine tout droit vers la Mort ! ... C'est totalement noir et pesant, à vous donner mal au crâne. (Chose personnellement vécue !) On s'échappe des bluettes sentimentales avec cette série incroyablement maîtrisée, mais servie par un vrai fouillis d'illustrations, c'est un point aussi sensible de ce shôjo. C'est sombre et romantique, enfiévré et oppressant. La lecture n'apporte pas d'échappatoire, elle vous comprime et vous étouffe. Cependant, cela reste superbement captivant !

A tester - pour ceux et celles allergiques aux histoires burlesques et nunuches !

La série est composée en 13 volumes divisés en 5 parties (La Juliette oubliée, L'éclosion, Kafka, La marque du bélier rouge (en deux tomes), puis God child créé six ans plus tard, décliné en 8 volumes.) )

En lire + : Le site Poison .  Editions Tonkam, 5.00 € le volume.

 

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Passons maintenant à une bonne tranche de rigolade avec Yotsuba & ...

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Cette étrange petite fille aux cheveux verts est un bonheur de naïveté et de dynamisme. Elle vient d'emménager avec son père dans une nouvelle ville qu'elle découvre avec étonnement, les yeux grand ouverts sur ce milieu tout neuf et stupéfiant, du genre à se demander à quoi sert une balançoire ou une climatisation (et se soucier du réchauffement de la planète) ! La maison voisine est celle de la famille Ayase où vivent trois soeurs, Asagi, Fuuka et Ena. Chacune d'elles va s'attacher à la petite Yotsuba, l'une par sa beauté, l'autre par son amitié et la troisième par sa passion du dessin. La première rencontre avec Fuuka, par exemple, est un moment très drôle car la jeune fille, qui cherche à rendre service, fait finalement la course après la fillette, laquelle s'est souvenue qu'il ne fallait surtout pas qu'elle parle ou suive un inconnu dans la rue !

Ces moments tendres et hilarants croquent Yotsuba dans son quotidien et nous la montrent comme étant une petite fille unique et époustouflante. Peu à peu, la vie se dessine, les personnages s'enrichissent de contours plus sûrs et affirmés. Les trois filles Ayase apportent un plus - côté charme et amitié. Et puis il y a aussi ce petit truc concernant Yotsuba, qui est-elle, d'où vient-elle, qui sont ses parents (on découvre rapidement qu'elle a été adoptée) et cela ne pourra que pimenter cette série pétillante et très rafraîchissante !

Pour rire de bon coeur ! ...

de Kiyohiko Azuma - édité chez Kurokawa.  7.50 € le volume.  (Série en cours au Japon, donc je ne sais pas le nombre de volumes ... )    

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J'en viens doucement à ce bonbon qui ne paie pas de mine au commencement, et puis qui finit par vous attraper dans ses filets en vous rendant complètement accro ! Honey & Clover est une série découverte dans les archives d'Au Pays d'Ori, je ne savais pas ce qui m'attendait, mais cela me tentait.

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Cette histoire concerne des étudiants en arts plastiques qui vont partager leurs coups de blues, leurs éclats de rire, leurs instants d'amitié dans une succession de chapitres où l'action ni l'intrigue n'occupent le haut du pavé. Ce sont des moments uniques, drôlissimes et émouvants, des éclats purs de grande tendresse ou de détresse. On y trouve essentiellement des triangles amoureux, le tout à la sauce sentiments - humour - quiproquos. Un régal !

La brochette de personnages s'entoure de caractères atypiques et attachants : il y a d'abord Takemoto, un jeune naïf qui regarde la vie et réfléchit beaucoup au lieu d'agir ; il partage un appartement avec Mayama, un étudiant de dernière année, celui-ci a fait la rencontre d'une jolie veuve dont il est tombé amoureux, mais sa dévotion pour la mémoire de l'être perdu paralyse quiconque à se lancer dans une déclaration enflammée ! ... Dans cette joyeuse bande, comptons aussi sur Morita, un huluberlu champion toutes catégories, talenteux mais explosif, il est capable du meilleur comme du pire. Seule la petite Hagumi, nièce du professeur Hanamoto, parvient à le toucher et lui faire perdre tous ses moyens. Cette dernière est une étudiante de 19 ans, qui n'en paraît pas 12, bourrée de talent et qui vit dans sa bulle. Autre touche féminine : Yamada, au coup de pied assassin. Elle est amoureuse de Mayama, qui l'ignore mais la respecte beaucoup. (sic)

Ces chassés-croisés amoureux vont donc alimenter notre série (qui comporte 10 volumes ! Actuellement six tomes sont disponibles en français.) et proposent une jolie alternance entre la sensibilité et l'humour à outrance. Dans ce manga, on retrouve le trait typique de la goutte d'exclamation, des yeux énormes, d'une bouche distendue qui sont la marque du burlesque ; mais cela apporte le peps revigorant pour savourer ce délice de miel sans les piqûres d'abeille. Je pensais au début que c'était sympa, c'est tout, mais de fil en aiguille j'étais pliée de rire et je découvrais la suite de leurs aventures sentimentales avec impatience ! ... En cette fin du tome 4, un personnage est parti et un nouveau prétendant vient mettre son grain de sel pour séduire une jolie demoiselle !

A suivre avec plaisir !   

de Umino Chica - Edité chez mangakana, coll. Kana. 6.25 € le volume. Série en 10 volumes / genre shôjo pour ados & adultes

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les_petites_fraises_1Héroïnes adorables et craquantes, les petites fraises sont quatre filles de 11 à 16 ans (deux soeurs, une amie d'enfance et une voisine) qui ne sont finalement pas des petits anges bien sages, bien loin de là ! Avec son emballage mignon, la série cache bien son jeu car les petites fraises démontrent qu'il faut se méfier des minois charmants !

A la tête du groupe, on trouve Nobué, lycéenne de 16 ans, qui a pour vilain défaut de fumer du matin au soir, malgré sa volonté d'arrêter. (Il semble que la suite des volumes expliquera le pourquoi de sa dépendance !) Nobué mène à la baguette sa petite soeur, Chika, qui a 12 ans, et son amie d'enfance, Miu, qui vit dans la maison d'à côté mais passe tout son temps chez la famille Itô (à noter, on ne voit jamais les parents !). Pas très loin, habite Matsuri qui n'a que 11 ans, les cheveux blancs à la racine, et une fâcheuse tendance à larmoyer facilement.

En fait, il ne se passe pas grand-chose dans les petites fraises. Aucun fil conducteur, aucune intrigue vibrante. C'est juste le quotidien raconté sans fioritures de quatre fillettes un peu pestes qui passent leur temps entre l'ennui, les devoirs et les défis à deux balles. Elles ont toutes les quatre leurs caractéristiques (l'une est la cheftaine autoritaire, l'autre la timorée, une autre plus timide et la dernière chahutée).  Petit bémol : au début ce n'est vraiment pas facile de s'y retrouver car elles se ressemblent quasiment toutes !

Ceci ne semblant guère engageant, ce serait pourtant une erreur de ne pas s'y plonger car, malgré tout, les petites fraises sont envoûtantes et assez attachantes (parce qu'elles sont tordues). Leurs histoires léthargiques ont un charme subtil, nimbé d'humour. Ce n'est pas un must, mais j'ai bien envie de lire les quatre tomes suivants !

Créé par Barasui - édité par Kurokawa -  6.90 € le volume (série en 5 tomes).

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Prochaines lectures : les tomes 5 & 6 de Honey and Clover ;  le premier volume de Monster pour ne pas mourir idiote ;  et d'autres pépites ! ...

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15/12/07

Georgie, la suite (et fin !)

Voici enfin un aperçu des trois derniers volumes de la série Georgie !

 

 

georgie_volume_3Donc, Georgie est à Londres, elle a rejoint Lowell Grey et veut croire en ses chances de bonheur avec lui, malgré l'annonce des fiançailles avec Elise, la demoiselle de haut rang, qui refuse d'être concurrencée par la jeune australienne.

Dans ce tome, Georgie entraperçoit le climat familial chez les Grey - particulièrement exécrable - et doit faire face au tempérament volcanique de la fiancée officielle. Lowell affirme vouloir affronter la planète entière pour vivre son amour avec Georgie.

A tout ceci, vient s'ajouter la venue d'Abel qui parcourt les rues de Londres pour retrouver la jeune fille. Et c'est tout un flot de souvenirs, de nostalgie et d'émotions controversées qui submerge Georgie face à lui. Sa proposition pourra-t-elle faire fléchir l'amour qu'elle porte à Lowell ? Ce dernier sera-t-il assez fort pour supporter le poids des convenances ?

Après un début cucul-la-praline, l'histoire ne peut s'empêcher de collectionner les soubresauts, les éclats passionnels et les points d'intrigue à venir. C'est attrayant ! La distribution des rôles demeure toutefois conflictuel, pour l'heure le personnage d'Abel réunit tous les suffrages - sexy, malheureux et prévenant. Et pourtant, les lecteurs de l'époque (1982) ont préféré Lowell Grey (ce qui me rappelle le cruel dilemme de Candy, entre Terry et le prince des collines, alias Albert ! Pouah !)

Comme toujours, ce volume se termine sur une note de suspense insoutenable !

 

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Vive action pour pénétrer dans cet avant-dernier épisode : Abel pense détenir un indice sur la présence de son frère Arthur à Londres. Est-ce lui, le mystérieux Cain, l'objet des tentatives d'assassinat par deux hommes qui sont à la solde du duc de Dangering ? ... Ce dernier a aussi décrété la mise à mort de Georgie - pas moins ! Poussé par sa protégée, Elise la fiancée bafouée, le duc est enragé d'apprendre que Lowell a pris la fuite avec l'australienne, damant le pion à ses projets de mariage convenu.

Parti se cacher en pleine campagne, le couple a bien du mal à joindre les deux bouts. Et Lowell va mal, très mal. Ses jours sont comptés et amènent Georgie à prendre une décision irrémédiable.

Pour soulager la tension dramatique, le scénario s'étoffe de personnages secondaires très caricaturaux, peu crédibles pour incarner la réalité de leur situation, mais qu'importe. L'essentiel est qu'on rigole bien, rien qu'à les croiser ! (Je pense au couple Emma et Dick, ou à Catherine et sa mère dans le volume 3.)

Pour le reste, l'histoire s'assombrit sur le plan sentimental. L'introduction du personnage de Cain donne davantage de confusion dans la répartition des cartes, tout est totalement noueux et accablant. Par ailleurs, la quête des origines de Georgie connaît un sursaut d'intérêt, une piste émerge et augure quelques instants d'artifices poignants (mais tout à fait légitimes) !

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georgie_volume_5Mon premier sentiment, en lisant ce cinquième et dernier volume, est une impression de précipitations, de solutions vite trouvées, de combinaisons miraculeuses à des intrigues brodées depuis le tout début ! C'est un peu fort, peu vraisemblable, mais cela ne va pas entacher le bonheur de lecture ressenti.

Il s'agit donc de la fin pour Georgie : Lowell est parti en Italie, Arthur est prisonnier de la folie d'un homme, Abel n'hésitera pas à se sacrifier pour sauver celle qu'il aime ... Georgie vit dans un tourbillon d'émotions nouvelles, elle se sépare d'un amour pour s'ouvrir à une autre histoire, belle et inespérée. Digne aussi de s'inscrire parmi les passions les plus dévastatrices et dramatiques !

Peut-être que deux tomes supplémentaires auraient été appréciables pour mieux gérer le trop-plein d'action et d'émotion de ce dernier volume. Cela donne un patchwork de chamboulements, un crescendo de sensations. D'un autre côté, la puissance est indiscutable, ces excès conditionnent le lecteur, et les larmes sont au rendez-vous !

Remarquable série, très romanesque et mirobolante ! Le charme des personnages, leur charisme et leur destin maudit sont autant de points extraordinaires. J'ai pris un immense plaisir à me replonger dans ce bain de jouvence, ce fut un vrai régal !

Editeur : Tonkam, Paris - Scénario : Man Izawa - Illustrations : Yumiko Igarashi - en noir & blanc - 5,95 € le volume.

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08/12/07

Nostalgie, ô nostalgie !

Qui se souvient ? C'était en 1988, la première chaîne diffusait un nouveau dessin animé qui ressemblait à s'y méprendre à Candy. Cela s'appelait Georgie.

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C'était l'histoire d'une petite blondinette qui vivait en Australie (au 19ème siècle) avec ses deux frères, son papa et sa maman dans une ferme. L'enfant est vive, dynamique, pleine de fraîcheur et d'innocence. Un vrai rayon de soleil. Les premiers épisodes font l'étalage des jours heureux, ceux d'une enfance en plein air, aux basques de ce joli bout-en-train, garçon manqué. De fil en aiguille, on découvre toutefois que Georgie est une petite fille abandonnée à sa naissance en pleine forêt par une mère agonisante et qui était poursuivie par des hommes qui traquaient les bagnards (la région était une destination sans retour pour ces prisonniers). On ignore quelles sont les origines de la fillette, mais avant de mourir la mère a insisté pour qu'elle ne quitte jamais le bracelet qu'elle porte au poignet. Ce bijou détient un secret, celui de la naissance de Georgie.

Et ainsi les épisodes s'enchaînent. Dans le dessin animé, c'est un mélange de candeur, d'instants puérils et drôles, à des moments très graves, comme la mort du père. A partir de là, Georgie va se heurter à la froideur de sa mère. Depuis toujours, la famille a élevé l'enfant sans lui révéler qu'elle était adoptée. Georgie a grandi auprès de ses frères, Abel et Arthur, et fait tout pour plaire à la mère, sans succès.

C'est au moment de l'adolescence que tout éclate. Georgie est devenue une splendide jeune fille, spontanée et pétillante. L'acrimonie de la mère pousse davantage les garçons à protéger cette petite soeur, qu'ils ont appris à chérir plus de que raison. Abel va devenir matelot pour s'éloigner d'elle, et Arthur ambitionne de reprendre la ferme. Tous les deux sont secrètement amoureux de Georgie. Quand leur mère découvre la chose, elle explose de colère et révèle à celle-ci qu'elle n'est qu'une fille de rien.

Pourquoi le cadre champêtre et idyllique vole-t-il soudain en mille morceaux ? Parce que Georgie vient de faire la connaissance du petit-fils du gouverneur, venu tout droit d'Angleterre. Il s'appelle Lowell, il est beau, courtois et dégage un charme fou. Il bouleverse l'adolescente de 14 ans qui s'amourache, provoquant ainsi la colère et la jalousie d'Abel et Arthur.

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Je crois qu'à partir de là la série tombe dans le mélodrame avec actes insensés, déclarations enflammées et passions folles et dévorantes ! ... Georgie va choisir de voguer vers l'Angleterre, d'abord pour rechercher ses véritables parents, puis pour rejoindre son chéri, Lowell, forcé de rentrer chez lui pour annoncer à sa famille la rupture de ses fiançailles avec une jeune fille de la haute bourgeoise. De leur côté, Abel et Arthur ont également décidé de traverser les océans et ramener Georgie à la maison. Mais chacun mène son projet indépendamment de l'autre.

Où Georgie passe, elle fait des ravages ! Cela peut sembler ridicule, bêbête et niais comme c'est pas possible. Mais moi je marche à fond. La première fois, j'avais 12 ans, aujourd'hui j'en ai 31 et je suis toujours autant mordue ! C'est débile, mais bon ... A l'époque, je ne connaissais que le dessin animé. Aujourd'hui j'ai découvert le manga ! ! ! !

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La série comporte 5 tomes. Contrairement au dessin animé, l'histoire se passe tout de suite à l'époque des 14 ans de Georgie, et ne s'attarde pas à son enfance. Les scénaristes avaient bien brodé pour tirer 45 épisodes et attirer un large public, surtout qu'il s'agit de l'auteur de Candy ! La lecture du manga (un shojo pure souche !) s'adresse donc aux adolescentes qui rêvent de grandes amours contrariées, avec de l'aventure, des intrigues, des trahisons, des secrets. (Et pas seulement !) A ne pas réserver aux enfants qui viendraient par là, après la découverte du dessin animé ! Nous en sommes bien loin !!! ...

Je sens l'étonnement vous gagner. Je vous rassure, l'histoire est riche d'instants très drôles et frivoles, parfois aidés par des personnages secondaires ayant beaucoup de panache. Mais le manga est nettement plus profond dans sa trame que le dessin animé.

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Ici on découvre des histoires romanesques qui sont déchirantes et poignantes. On oscille souvent entre le rire et les larmes. Et l'avenir des personnages paraît terriblement compromis... En fait, je viens de lire les deux premiers volumes. J'en suis arrivée à une scène cruciale, où je ne sais pas du tout quoi penser !!! Je me rappelais que Georgie avait une histoire qui flirtait avec la sensualité (la sexualité ?), et j'en suis donc arrivée à un point chaud ! J'ai vite commandé la suite.

J'ai également oublié la fin du dessin animé. J'ai cru comprendre que les scénaristes avaient opté pour une fin anticipée par rapport au manga. Mais la tragédie pointe, et je sens que les larmes vont couler dans les chaumières ...

A suivre, donc !

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Le générique :

 

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