26/01/09
(petite annonce)
Jeune société d'édition basée à Sophia Antipolis, Calixte se spécialise dans l’édition de livres audio.
Plusieurs collections y sont développées, pour lesquelles nous recherchons des manuscrits pour éditions papier et audio :
- Collection Etat de faits : les manuscrits ne doivent pas encore être édités et correspondre à une thématique qui joue avec les faits
de société et plonge les lecteurs dans une atmosphère mi fiction mi réalité, flirtant parfois avec le thriller.
Le manuscrit doit se prêter à une lecture orale, et ne pas être trop long (pas plus de 200 pages).
- Collection de nouvelles : les manuscrits ne requièrent pas de contraintes particulières ni thématiques.
Pour tout envoi de manuscrit merci de faire parvenir un mail à pascaline.charrin@hexagone.net.
21/09/08
^Avant-première : roman coup de coeur ^
Il y a deux-trois ans, j'étais lectrice pour France Loisirs. Cela consistait à recevoir des manuscrits en v.o et de renvoyer des notes de lecture. Facile ! Dans l'ensemble, j'ai toujours eu une bonne pioche. Mais un jour, j'ai eu LA révélation de l'année et je suis très contente de vous apprendre que le roman est enfin proposé dans le catalogue de France Loisirs, en avant-première :

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
(en vo : The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society)
Son histoire :
Janvier 1946. Tandis que Londres se relève péniblement des drames de la guerre, Juliet se demande quel va bien pouvoir être le sujet de son prochain roman. Lorsqu'elle reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey, cette petite île anglo-normande oubliée, lui parlant d'un cercle littéraire et de tourtes aux pelures de pommes de terre, la curiosité de Juliet est piquée.
Au fil des lettres qu'elle échange avec les habitants - aussi fantasques qu'attachants - de Guernesey, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté sans pareille sous l'Occupation et le destin héroïque et bouleversant d'Elizabeth, une femme d'exception...
Rédigé sous la forme épistolaire, ce roman se lit d'une traite. C'est savoureux ! Au début, on pense vaguement à Helene Hanff et son 84, Charing Cross Road pour très vite l'oublier ! C'est encore mieux ici. On s'embarque rapidement dans une aventure insulaire, à Guernesey, au sein d'une communauté bougrement attachante. Ses habitants ont connu la guerre, en plus de leur isolement. Bien entendu ils se sont serrés les coudes, ont trouvé le moyen de se divertir en créant un cercle littéraire pour parler de leurs lectures. Mais en fait ses réunions servaient d'alibi pour des actes de résistance (han-han). Je n'en dis pas plus !
Vous allez adorer !
La page de présentation sur le site de France Loisirs (avec extrait)
Et pour celles & ceux qui me trouvent abominablement injuste (tout le monde n'est pas adhérent !), je ne peux que vous conseiller la lecture en anglais (ce site, play.com, propose le livre au prix de 11,49€ ICI ). J'ignore quelle maison d'édition française a mis la main sur ce livre, quelle date de parution est prévue.
Pour France Loisirs, le livre a été traduit de l'anglais par Aline Azoulai-Pacvon et c'est très bien rendu !
Avé, les lecteurs !
10/06/08
Nouveauté : Newsletter Folio
L'occasion est trop belle et j'en profite pour partager avec vous l'information... En quelques mots, je vous dis : folio, newsletter, cadeau. Je sens votre intérêt s'éveiller d'un coup, votre sourcil se hausser.
Mais de quoi s'agit-il ?
Il y a d'abord un site tout nouveau : folio qui offre la possibilité via la newsletter d'être tenus au courant des nouveautés par genre, centre d'intérêt, etc.
Pour s'y inscrire, cela se passe ici : http://www.folio-lesite.fr/Folio/newsletter.action
Quoi de plus banal, me direz-vous ? !
Mais pour l'occasion, cette inscription incite les internautes à participer à un concours pour gagner des exemplaires du livre "Entre les murs" de François Bégaudeau dont l'adaptation cinématographique a été primée à Cannes cette année. Il y a 100 exemplaires à gagner.
Ce serait dommage de louper ça ! ;o)
Parmi les prochaines sorties en folio (courant juin), j'en profite pour évoquer celle de « Rhésus » par Héléna Marienské, un roman très drôle, complètement barré, qui parle de troisième âge, de sexe et d'un singe !
Dans un Manoir proche de Paris, à Vigny-sur-Seine, une bande du 3ème âge a décidé de prendre sa revanche et de monter une armée de résistance contre la société, le gouvernement et la République. Il y a, à son bord, Raphaëlle, une bourgeoise abandonnée par son tyran de fille, Céleste, un écrivain qui a longtemps abandonné sa plume contre les jeux vidéo et les films porno, et Hector, qui débarque dans son smoking blanc et ses millions gagnés au loto. Ils sont encore quelques-autres à constituer la bande du Manoir, mais ces trois personnages sont les plus importants. C'est à leur manière qu'on suit l'histoire, par leurs témoignages respectifs, qui ne manquent jamais de piquant. La vision « des choses » prend page après page une tournure complètement différente, elle s'éclaire, s'illumine et provoque de grands éclats de rire (en plus d'une envie - mitigée - de faire la grimace).
Mais qu'arrive-t-il à ces pépés et mémés qui, brusquement, se redécouvrent des envies de sexe, pur et dur. Pas de l'amour, du sentiment, de la tendresse et une compagnie pour soulager les vieux jours, oh non ! Ces trublions lèvent les pattes, s'envoient en l'air et se moquent éperdument des gros titres dans les journaux. La France se gausse, le pays jase, les gens s'offusquent, mais le public en redemande. Car cette petite bande (bafouée, mal traitée, menacée et privée de nourriture) a un chef de fil hors du commun, il s'agit de Rhésus, un petit singe extraordinaire et qui réveille chez ce club du 3ème âge des envies de renouveau, de « recommencement ». C'est aussi lui qui aidera les résidents du Manoir à tenir les barricades, à faire front contre l'incursion de l'extérieur, pour des raisons déjà nommées plus haut.
Avec « Rhésus », Héléna Marienské parvient à bousculer les esprits frileux car son premier roman est époustouflant, prometteur d'une franchise et d'un culot fédérateurs. Qu'on se régale dans cette histoire ! Car on en voit de toutes les couleurs, ça y va dare-dare dans la frénésie sexuelle, on ne fait pas dans la dentelle et on enlève ses gants de soie en évitant les discours mielleux et lisses sur les personnes âgées. On brise les carcans, les idées « pudibondes », ça vole en éclats ! Quel exploit : sur un sujet aussi casse-pipe, la pente était dangereusement glissante mais Héléna Marienské a su éviter les pièges et s'en tire avec dextérité. La fin apporte une note une peu moins truculente par rapport aux 3/4 du roman, et c'est juste un peu dommage, toutefois cela n'enlève pas l'impression de jouissance ressentie depuis le début. Pour en prendre plein les mirettes, je vous conseille honnêtement d'ouvrir ce livre !
Article sponsorisé
01/03/08
Le joli mois de mars !
Que de belles choses pour ce mois de mars ! Cela annonce le printemps, bientôt le temps d'enlever les peaux mortes et de casser nos tirelires pour succomber aux formidables tentations.
Quatre ans après Ensemble c'est tout, Anna Gavalda revient avec une bonne petite brique rouge de 630 pages et des lecteurs impatients font déjà la queue au portillon (de leur librairie) pour ne pas louper cet événement !
Livre à paraître le 11 mars !
( A noter que la couverture a été dessinée par la dame en personne...)
Pour connaître l'histoire, il y a soit l'option 'effet de surprise', soit le résumé sur le site de l'éditeur (le dilettante) ... au choix ! - Moi je mise sur la surprise. -
Vous aviez craqué pour les personnages de Katherine Pancol dans Les yeux jaunes des crocodiles, vous allez les retrouver dans un nouvel ouvrage - une bonne grosse brique bleue - de 650 pages encore !!! C'est le mois des folies, le mois des pagivores ! Fichtre.
Après les crocodiles, place aux tortues ... Elles vous promettent une tendresse authentique, souvent désopilante, parfois sombre, mais toujours poignante, une trame virevoltante, une vivacité contagieuse ... ça promet !
Disponible dès le 3 mars (et même avant ... ! car il est déjà dispo dans certaines crèmeries !!! ).
Un peu de BD maintenant, avec l'incontournable Manu Larcenet et son 4ème tome de la série Un Combat Ordinaire.
Présentation de l'éditeur
Le chantier naval ferme, Marco est devenu père, sa mère apprend à vivre seule, un homme meurt dans la campagne, un journaliste craque. A partir de petites choses, de moments rares, de tristesses banales, Manu Larcenet continue de dresser le portrait d'un homme ordinaire, imparfait en lequel chacun d'entre nous reconnaît l'un des siens. Planter des clous, dernier tome du Combat Ordinaire, clos, magnifiquement l'une des plus belles réussites de la bande dessinée contemporaine.
Si vous ne connaissiez pas encore, il faut s'y mettre. Que vous n'aimiez pas trop la BD, ok. Cette série vous fera changer d'avis, cependant ... :o) Il s'agit, de plus, du dernier tome qui conclue une plus que belle et grande réussite de la bande dessinée contemporaine (à mon tour de planter et d'enfoncer le clou !). N'est-ce pas Tamara ?
A paraître début mars.
Petite cerise sur le gâteau, pour finir ...
Le Treizième Conte, roman découvert et fort apprécié dès l'ouverture de l'année 2007, va enfin être disponible en poche - chez Pocket aux environs du 20 mars !
Présentation de l'éditeur
Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du mond, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida. Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité. Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de sœurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.
( A souhaiter que la couverture soit aussi belle en poche ! )
Et ne pas oublier le nouveau livre de Karine Fougeray « Ker Violette » disponible depuis fin février ...
12/02/08
A noter sur vos tablettes !
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Venant de nulle part, Clara débarque un matin dans un port, en Bretagne. Elle recherche son cheval mais c'est Félix, un homme de mer qu'elle rencontre, puis Violette, une étrange vieille dame qui l'accueille dans sa maison d'hôtes. | |||
01/03/07
Elle s'appelait Sarah - Tatiana de Rosnay
Paris, 2002. Julia, une américaine de 45 ans, mariée à un très séduisant français, Bertrand, est chargée par son rédacteur en chef de travailler un article sur le 60ème anniversaire du Vél d'Hiv. Le 16 juillet 1942, des milliers de familles juives ont été parquées dans le vélodrome d'Hiver suite à la grande rafle menée par la police française. L'américaine ignore tout de ce chapitre d'histoire, mais elle apprendra, au cours de son enquête, qu'elle n'est pas la seule à avoir mis en berne ce dossier houleux... La honte de la France. Beaucoup de femmes et d'enfants ont été envoyés aux camps de la mort, et il n'y a eu aucun survivant.
La vie de Julia est un modèle de rêve éveillé avec un mari délicieux, une fille intelligente dans un cadre parisien cossu, chic et confortable. Son mari Bertrand a pourtant décidé d'emménager dans l'appartement de sa grand-mère Mamé, rue de Saintonge, et de refaire tout à neuf. Julia est vaguement convaincue... Elle ne devine pas aussitôt que les murs de cet appartement renferment des secrets, elle n'entend pas leurs murmures. En fait, Julia est complètement absorbée par son enquête, par ce qu'elle découvre sur le 16 juillet 1942. Elle court dans tout Paris, rencontre des survivants, bouscule les témoins de l'époque, se rend à Beaune la Rolande, à Drancy. Et sur sa route, elle croise un petit fantôme, celui d'une certaine Sarah, juive de dix ans, exportée avec sa famille durant la journée du 16 juillet 1942.
Au début du roman, on rencontre cette petite fille juive, seule avec sa mère et le petit frère, lorsque la police française tambourine à leur porte pour les exhorter à les suivre sur le champ. La fillette décide de cacher son petit frère dans un placard secret dont elle ferme la porte à clé en lui promettant de revenir plus tard. Promis. L'enfant ignore qu'elle part pour ne jamais revenir.. et quand elle le découvre, évidemment c'est l'horreur, l'angoisse, le sentiment de culpabilité et le début d'une lente agonie. Son petit frère, âgé de 4 ans, seul dans sa cachette, avec rien d'autre pour survivre que l'attente d'une promesse faite...
Les chemins de Julia et de Sarah se font écho, de 1942 à 2002. Soixante ans séparent cette enfant juive et cette américaine bouleversée par ce qu'elle découvre. L'enquête de Julia la mène beaucoup plus loin que prévu et va chambouler son existence entière. C'est admirablement rendu par la narration et le tempo donné par l'auteur. Tatiana de Rosnay a su imposer son roman "choc" et "chaud bouillant" sur un sujet aussi sensible. Il y a une émotion incroyable qui s'en dégage, je l'avoue : j'ai pleuré. Cela concerne le témoignage éprouvant de l'enfant, de son drame personnel et du secret qu'elle porte comme un boulet, mais toute la partie qui concerne Julia est également captivante. Cette américaine est une femme de caractère dans son travail, mais c'est une guimauve dans la réalité quotidienne. Ce qui survient dans sa vie familiale, par exemple, devient lentement une épreuve et un coup de boomerang, imprévisible. Irréversible, aussi. On se doute qu'il se passe quelque chose dans la rue de Saintonge... Si vous avez déjà eu entre les mains "La Mémoire des murs", vous pouvez comprendre que ce roman a été nourri de celui-ci ("Elle s'appelait Sarah" a été écrit vers 2003).
Il est donc important / urgent / nécessaire / indispensable (...) de LIRE ce roman très bien documenté, qui est aussi une leçon de mémoire et de devoir. Ne pas oublier. Zakhor. Al Tichkah. Souvenez-vous. N'oubliez jamais. C'est vraiment très fort et percutant. C'est écrit avec une réelle sensibilité, un sentiment d'implication et de tendresse. Et puis on pleure beaucoup, c'est vrai. Mais impossible de lâcher le livre avant la dernière page. Magnifique !
- Ecrit en anglais, traduit par Agnès Michaux, titre original : Sarah's Key.
... des bouts de phrases qui s'envolent ... :
- "C'était comme un secret. Quelque chose d'enfoui dans le passé. Quelque chose dont personne ne parlait."
- "Je porte le poids de ta mort comme je porterais un enfant. Je le porterai jusqu'à ma mort."
Laure en parle dans ses Jardins . Cuné en reste sans voix.
Les droits du roman ont été vendus dans 15 pays (USA, Grande Bretagne, Italie, Allemagne, Grece, Pays Bas, Finlande, Danemark, Suède, Tchequie, Norvège, Pologne, Ukraine, Portugal & Israel ).
26/01/07
Du nouveau, pour bientôt !
Mais qu'est-ce que c'est que ce nouveau roman, Clarabel ?
- Le tout dernier de Tatiana de Rosnay ! Il s'intitule Elle s'appelait Sarah et va paraître le 1er mars aux éditions Héloïse d'Ormesson. *
Il s'agit du 9ème roman de l'auteur, en précisant cependant qu'il avait été écrit depuis quelques années, et en anglais directement ! (oui, n'oubliez pas, Tatiana est franglaise). Ce roman a été traduit en français par Agnès Michaux.
Pourquoi tout ce temps avant sa parution ? pourquoi ce manuscrit est-il resté coincé dans un tiroir ?
- Aucune réponse, sinon que le sujet du roman est fort, poignant et très bouleversant.
Cela parle d'une femme qui vit à Paris et s'apprête à emménager dans un nouvel appartement, pourtant elle pressent que ces murs lui murmurent une histoire d'un passé lointain.
En écho, on assiste au destin d'une petite fille, Sarah, âgée de dix ans, qui bascule dans la tourmente de la guerre après la rafle du Vel d'Hiv' le 16 juillet 1942.
Passé et présent résonnent en choeur, avec quelques 60 ans qui creusent cet écart mais forcent la mémoire à se souvenir, à ne pas oublier. Ce roman nous emporte ainsi vers un terrible chapitre de l'histoire française, qui chamboule une américaine de 45 ans mariée à un français, qui cherche des réponses, qui veut comprendre l'inexplicable.
C'est subjuguant combien ce roman marque son lecteur, l'emporte aux côtés de ces héroïnes secouées par des drames en cascade. C'est toute la force d'une Histoire à laquelle Tatiana de Rosnay a su imposer son style de l'obsession sur la mémoire des murs, pour l'enquête jusqu'au boutisme et avec une réelle authenticité dans l'hommage sur les événements au Vélodrome d'Hiver.
Pour ces multiples raisons, je vous invite à ne pas louper sa prochaine sortie pour prendre dans vos bras cette Sarah qu'on ne peut décemment pas oublier ! (à suivre ...)
- Le blog de Sarah est ICI !
* Les droits du roman ont été vendus dans 15 pays (USA, Grande Bretagne, Italie, Allemagne, Grece, Pays Bas, Finlande, Danemark, Suède, Tchequie, Norvège, Pologne, Ukraine, Portugal et Israel ! ). :-)
19/01/07
A paraître en février 2007
En février, va sortir le nouveau roman de Paul Auster : Dans le scriptorium chez Actes Sud.
Voici le résumé du livre :
L’homme qui, ce matin-là, se réveille, désorienté, dans une chambre inconnue est à l’évidence âgé. Il ne sait plus qui il est, il ignore pourquoi et comment il se retrouve assigné à résidence entre les quatre murs de cette pièce, percés d’une unique fenêtre n’ouvrant que sur un nouveau mur et d’une porte qui, pour lui demeurer invisible, doit bel et bien exister puisque des “visiteurs” vont la franchir… Sur un bureau, sont soigneusement disposés une série de photographies en noir et blanc, deux manuscrits et un stylo.
Qui est-il ? Et que lui veulent ses interlocuteurs, dont cette Anna qui lui donne du “Mr Blank” et lui parle de comprimés, d’un traitement en cours, mais aussi, étrangement, d’amour et de promesses ? Une journée se passe, lors de laquelle les “visiteurs” qui se présentent reprochent au vieil homme de les avoir jadis envoyés accomplir de mystérieuses et périlleuses missions dont certains sont revenus irrémédiablement détruits. Et cependant qu’entre deux vertiges, corps et mémoire en déroute, Blank interroge des souvenirs qui refusent de se laisser exhumer, qu’il cherche dans le manuscrit l’hypothèse d’une explication, une caméra et un micro enregistrent le moindre geste, les moindres bruits de cette chambre où il subit son ultime et interminable épreuve…
Pour lire un extrait, cela se passe ici ...
22/12/06
Le titre du dernier Harry Potter est connu !
Le titre du dernier Harry Potter est désormais connu... en anglais
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30/11/06
Plus jamais comme avant - Dani Shapiro
Le drame que va vivre Rachel Jensen est celui silencieux et sournois de nombreuses familles, en somme. A près de quarante ans, Rachel attend son deuxième enfant. Elle est mariée à Ned, bel homme et professeur apprécié dans son collège, tout roule à merveille entre eux deux. Mais depuis un an, leur fille Kate, alors âgée de treize ans, est rentrée de colo d'une humeur maussade. Crise de l'adolescence, pronostiqueront nombreux de leurs amis et entourage. Pourtant, une spirale infernale va se déclencher : vicieuse, coulante et irréparable. C'est en se retrouvant seule dans leur foyer autrefois familial et idyllique que Rachel va revivre ses jours du passé, entrecroisés par le présent, pour tenter de comprendre et savoir pourquoi rien n'est et ne sera plus jamais comme avant.
Une gamine caractérielle peut-elle déclencher autant de cataclysmes ? "Un mensonge... Pour Kate, c'était sans doute peu de chose, un truc qu'elle avait laissé échapper, enfermée dans le bureau de son psychiatre comme dans un cocon dont elle croyait que rien ne sortirait. Une gamine de de quatorze ans songe-t-elle aux conséquences ? Pour elle, c'était une façon d'expérimenter une idée, de relâcher le garrot de culpabilité et de honte qui lui serrait la gorge. Alors que nos vies volaient en éclats tout autour de nous, je reconnaissais en elle l'enfant, complètement inconscient du mal qu'il fait." Cette histoire de famille est plus celle d'un drame de faits-divers triste et invraisemblable. Il y a des points agaçants, des envies de refaire le monde et réécrire les chapitres. Pourtant, comme dit l'un des personnages en cours de roman, c'est difficile d'être parents, difficile d'élever un enfant. Cette histoire montre combien les choses peuvent facilement nous échapper, faire boule de neige. Frappant, ahurissant et compatissant, le roman de Dani Shapiro baigne parfois dans une théâtralité facile, plus clémente si elle avait été un peu arrondie. C'est une lecture facile, inquiétante et où le lecteur se pose beaucoup de questions. L'histoire se met en place lentement, attisant la curiosité bien forcément. Plaisant de bout en bout, malgré les petits défauts d'une fin toute américaine !
Parution chez J-C Lattès en Janvier 2007 * déjà paru au Club France Loisirs au 1er trimestre 2006 *





