14/04/10

hÔTel éTRANge

IMGP7361Hôtel étrange est une nouvelle série en format bd, et aussi le nom de la pension de famille tenue par la ravissante Marietta et ses amis (Kaki, monsieur Léclair et monsieur Snarf). L'hôtel tourne à plein régime dès le retour du printemps, le reste du temps c'est repos. La ronde des saisons leur aurait-elle joué un vilain tour lorsque toute la clique, tirée du lit en urgence, découvre l'arrivée des nouveaux clients ? L'heure n'est plus à l'hibernation. Branle-bas de combat. Il faut réapprovisionner les stocks, en nourriture et en bois, mais quelle poisse ! Dehors, le paysage est enneigé. Que fait Monsieur Printemps ? ! C'était son rôle de chasser l'hiver pour installer le printemps. Pourquoi n'a-t-il pas tenu son rôle ? Tout de suite, le pire est envisagé. Peut-être a-t-il été kidnappé ?

Commence une longue aventure pour Marietta, Kaki et monsieur Léclair. En chemin, ils recrutent ce cher Célestin qui semble connaître le pays comme sa poche et pourra les guider pour éviter tous les dangers (les grincheux, les maugures, le smog et même monsieur Hiver qui aurait la réputation de changer en glace ceux qui osent le déranger). La mission s'annonce périlleuse, haletante ... et cocasse. Tous nos héros sont sympathiques, à commencer par Kaki, le petit monstre velu, toujours le premier à faire des bêtises, à se la couler douce et à se gaver de gourmandises.

Katherine et Florian Ferrier ont réussi à créer un joli univers, qui plaira aux plus jeunes lecteurs (dès 8-9 ans) grâce à une palette gaie et colorée. L'histoire est très simple, empreinte d'humour et de douceur. On y trouve une galerie de personnages sortant du domaine de l'imaginaire, comme des fantômes, des monstres, mais rien d'effrayant (à part les Grincheux, je trouve). Un joli début pour une série qui, je l'espère, connaîtra le même succès qu'Anna et Froga.

Hôtel étrange : Le printemps en hiver ~ Katherine & Florian Ferrier
éditions Sarbacane (2010) - 12 euros
 

 

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11/04/10

... try not to fall into the ocean or get run over or anything, all right ?

IMGP7362Pas franchement emballée par ce roman graphique, illustré par Young Kim, je ne m'épancherai pas sur les bons et mauvais aspects de cette lecture, pour ma part je n'ai pas été sensible aux illustrations, j'ai trouvé les décors bâclés et autres détails récurrents, comme la petite goutte de sueur sur Bella, absolument rédhibitoires. L'histoire est fidèle à l'oeuvre originale, nullement influencée par les films, les personnages, par exemple, ne ressemblent pas aux acteurs. Par contre, soit ils sont trop beaux ou ne collent pas avec le fruit de mon imagination (les Cullen sont loupés). Cela restera le sempiternel souci de chercher à mettre en image une histoire qui appartient au domaine du fantasme. Il y aura constamment des lecteurs sur le carreau. Donc, contentez-vous des romans.  (Et faites-vous votre propre film dans la tête.)

Sur cette brève note, il me faut dénoncer d'autres romans graphiques à paraître (une nouvelle mode ? ). Chat échaudé craint l'eau froide, paraît-il. Que nenni. Je sens en moi une forte poussée de fièvre curieuse, en dépit des risques encourus. C'est tout le drame de ma vie ! A surveiller, donc : The Mortal Instruments, la série de Cassandra Clare, CLIC  ou Blue is for nightmares de Laurie Faria Stolarz, CLAC .

Twilight: v. 1: The Graphic Novel - Young Kim (mars 2010)
Et pour ceux qui l'ignoraient, ce premier volume ne raconte qu'une partie du roman, soit jusqu'au chapitre de la clairière.

Quelques  clichés ...

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challenge Lire en VO - 15 LireEnVo

 

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16/09/09

Septembre en t'attendant ~ Alissa Torres

Casterman Ecritures, 2009 - 215 pages - 18€
illustrations de Sungyoon Choi
traduit de l'anglais (USA) par Fanny Soubiran

septembre_en_tattendantLe 11 septembre 2001, Luis Torres se rend au World Trade Center où il vient de décrocher un nouveau poste après son licenciement en juillet. Il est marié à Alissa, le couple attend son premier enfant dans moins de deux mois. Hélas, tous leurs rêves vont être brisés. Ce 11 septembre fatal va plonger Alissa dans un dénuement total, sans nouvelles de son compagnon elle va errer dans les rues, hanter les institutions, toquer à toutes les portes, avoir un pressentiment, éprouver de la colère, du désespoir et du chagrin. Luis est mort, ça ne fera plus de doutes mais le parcours du combattant ne fait que commencer.

L'histoire d'Alissa nous montre la multitude d'épreuves à affronter, en plus du choc, du traumatisme. Enceinte, elle se retrouve toute seule, sans un sou, complètement démunie. Les semaines qui suivent le 11 septembre, tout n'est que compassion et empathie, mais plus les mois passent et les victimes éplorées deviennent les boulets d'une société résolument patriotique, honteuse de ses pleurnicheries et qui blâme ceux qui quémandent de l'argent, toujours plus d'argent. Et de découvrir alors que le fonds fédéral de compensation pour les victimes des événements du 11 septembre n'est qu'un leurre, une vaste supercherie qui viserait plus à protéger l'état et les compagnies aériennes contre les intentions de procès.

L'histoire d'Alissa Torres est vraie, elle est servie par les illustrations de Sungyoon Choi qui travaille au New York Times. Ce n'est pas une histoire impudique, où l'auteur se sert de sa triste expérience pour l'étaler à la face du monde, au contraire elle a longtemps lutté contre les sollicitations de la presse. Ce livre, c'est surtout pour son fils, en mémoire du papa qu'il ne connaîtra jamais. C'est tendre et émouvant, à lire comme ça. Mais le récit rend compte d'une réalité plus douloureuse et pernicieuse, d'un abattement général et d'un système illogique, de ce sentiment de courber l'échine face à ce qui semble être une aumône, le déshonneur de pleurer, le fait d'être soudain seule au monde, pratiquement incomprise et délaissée. Et puis, le mari de Alissa Torres était un ressortissant colombien, qui n'avait pas encore ses papiers de citoyen américain, ce qui soulève aussi un autre problème. Souvent, Alissa se fait d'ailleurs la réflexion, si elle n'avait pas été enceinte, aurait-on eu la même sympathie pour son cas.

Une lecture sensible, pleine de faits nouveaux, qui apporte un éclairage intéressant, jamais affecté, car plus dans un souci de clarté. Ce qui est bon et généreux, contre ce qui paraît aberrant et inhumain. L'équilibre parfait. Parfois, on oublie presque le deuil d'Alissa, tant elle se dédie à sa course pour le souvenir de son mari et contre les ignominies qui l'entourent, mais lorsque cela surgit, c'est ... rempli d'électricité. Comme une décharge dans tout le corps. Très troublant, à vrai dire.

 

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03/09/09

lectrice de bd #2

Bien des Choses ~ François Morel, avec Pascal Rabaté
Futuropolis, 2009 - 180 pages - 19€

Oui, vous vous rappelez ces cartes postales
Quand on était p'tit, il fallait toujours se forcer à les écrire et y'avait...
Voilà, fallait toujours écrire à notre tante, notre grande-tante, notre grand-oncle et puis, bah
Ca nous barbait, alors
Nos parents, ils écrivaient la carte et puis on signait en bas
Puis maintenant, le temps a passé

Bien_des_chosesTout au long du siècle dernier, le vingtième, l'une des traditions estivales consistait à s'adresser des mots écrits à la main sur des petits bouts de carton.
Mais tout fout le camp, et même la carte postale est devenue une denrée rare, pratiquement en voie de disparition ! La faute aux emails et à Internet ? Y tenait-on franchement à ces cartes illustrées très kitsch, avec au dos des phrases lancées dans le vide, le plus souvent insignifiante, trompeuse ou éculée, bons baisers de trifouillis-les-oies, il fait beau, le ciel est bleu, le soleil brille, c'est l'heure de la trempette, etc.
Il fallait de l'optimisme à tout prix !  On évitait de faire état des moustiques, des méduses, du monde sur la plage, des bouchons sur la route, des locations décevantes, bref on s'en tamponnait le coquillard. C'est vrai, après tout, qu'est-ce qu'on s'en fout ?
Taratata.
Une carte postale, c'est juste un peu de rêve qui passe.

Au départ, il y a un spectacle, écrit et joué par François Morel, avec Olivier Saladin. A l'occasion de la sortie en dvd, les éditions Futuropolis proposent le texte original illustré par Pascal Rabaté.
Parfaite collaboration et osmose de rêve, croyez-moi.
Dans ce livre / album, on découvre donc les cartes postales échangées par les Rouchon et les Brochon au gré de leurs nombreux périples autour du globe. Ce sont de vrais maniaques de la carte, tout y est à la fois inutile, creux, sans intérêt, futile et drôle. Très souvent, ils n'ont strictement rien à raconter de leur voyage, un mot succinct sur leur destination, quelques réflexions bien pensées, c'est bête mais en même temps c'est risible. Nos vacanciers aussi se plaignent régulièrement, comme la fois dans une trattoria à Florence ils commandent une pizza avec de la crème fraîche, de l'andouille de Vire et du camembert frit, le tout flambé au Calvados, mais découvrent avec dépit que les italiens ne connaissent pas du tout. (Est-ce à nous, Français, de leur donner des cours de gastronomie italienne !...)
J'ai beaucoup, beaucoup apprécié cette lecture. On se moque, mais c'est gentil. Les personnages sont pathétiques mais touchants (surtout à la fin, jusqu'au bout du bout de l'invraisemblable !). Pascal Rabaté a même veillé à une écriture graphique légère et enlevée pour souligner la poésie du texte de F. Morel, totalement dénué de cynisme.
Une excellente découverte de retour de vacances !

Le spectacle est repris au théâtre de La Pépinière. 7 rue Louis Legrand - Paris 2e - à 19h du mardi au samedi.
A Partir du 10 septembre 2009.
Avec François Morel, Olivier Saladin et la voix de Jean Rochefort. ^-^

*-*-*-*-*-*

Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune ~ Rabaté
Futuropolis, 2009 - 102 pages - 18€

le_petit_rienEncore une lecture plus qu'enthousiasmante, qui fait de moi une nouvelle adepte de Pascal Rabaté ! Mieux vaut tard que jamais.
Les éditions Futuropolis publient donc cet album, au titre à rallonge, énigmatique, un brin poétique : Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune est en fait le nom de la boutique de farces et attrapes que possède Patrick, le personnage que nous allons suivre.
Le type est un grand déprimé de la vie, sa femme vient de le quitter, il n'a plus goût à rien, il affiche une mine de dix pieds, ce n'est pas l'idéal quand vous vendez des articles censés être drôles. Tout sent le pathétique dans ce début d'histoire, ça promet.
Quelques pages plus loin, Patrick va rencontrer une charmante acrobate qui va lui redonner le sourire.
C'est une histoire étonnante et simple, celle d'un type qui cherche l'amour, avec des instants lumineux et doux, d'autres beaucoup plus sombres et poignants, et par moments c'est carrément hilarant (le frère Christian qui brille d'idiotie en passant à la télé pour intervilles !!!).
Je ne trouve pas d'autres mots pour vous dire que c'est tout simplement très bien.
J'ai naturellement beaucoup aimé.

-> preview sur bdgest

Mel, de la Soupe de l'Espace, a également beaucoup aimé.

à noter : un concours, sur Rtl, pour gagner des albums de Pascal Rabaté en répondant à quelques questions, le lien ici.

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11/08/09

Le maillot rouge ~ Marianne Eskenazi

Discover, Editions Paquet, 2008 - 80 pages - 16,50€

le_maillot_rougeMarianne passe l'été de ses seize ans sans ses parents, seule avec son frère, qui vit sa vie de son côté. Marianne traîne à la plage, elle s'ennuie, tous les jours elle observe la même bande de jeunes, ils sont plus âgés qu'elle, ont au moins vingt ans mais ils lui plaisent. Un jour, l'un d'eux l'aborde. Il s'appelle Cyril, il rentre bientôt à Paris, ils ont tout juste le temps de s'offrir un court instant de plénitude. C'est assez pour souder une histoire d'amour qui s'inscrit dans la durée.
Après les vacances, ils se revoient. Lui à Paris, elle à Strasbourg. Ils s'écrivent, se téléphonent.
Bel amour que voilà.
Et puis tout s'arrête. Marianne plonge dans un long et lent sommeil, durant lequel elle va aller vers d'autres amours, pas toujours glorieuses. Se briser les ailes. Croire en l'essentiel, mais pas forcément l'accomplir.
Le maillot rouge est un album pudique, sensuel, mélancolique et touchant, qui raconte la découverte de l'amour et des premiers émois amoureux d'une jeune fille de 16 ans.
J'ai beaucoup aimé les couleurs et le ton, triste et rêveur, sans jamais sombrer dans la morosité non plus, de l'album. Les dernières pages de l'histoire sont d'ailleurs troublantes, très émouvantes.
J'avais l'habitude de suivre le blog de Paprika, il y a très longtemps. Et je suis heureuse d'avoir enfin pu lire son travail, en un album qui remue la fibre romantique et sensible en moi.

Le blog de Paprika, http://www.blogdepaprika.com/, pour mieux découvrir son univers.

l'avis de jean-françois du génépi et l'argousier

Lire les 10 premières pages

 

 

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07/08/09

Trésor ~ Lucie Durbiano

Gallimard, coll. Bayou, 2008 - 106 pages - 16€

tresorTrésor est un album truffé de charme, décalé, désuet, absolument rafraîchissant, limite exaspérant et exagéré, mais quelle jolie bouffée d'air pur !
Christine est une jeune demoiselle naïve, férue des mathématiques, lectrice mordue des romans de Barbara Cartland, qui vit avec son père, grand archéologue à la retraite, passionné par la quête d'un trésor introuvable.
Michel, son fidèle assistant, est amoureux fou de la douce Christine, qui l'ignore. Elle lui préfère Jean, croisé dans la rue, vu et revu dans un parc puis dans un café-concert. Amoureuse, elle ignore que le garçon la manipule avec la complicité de la très blonde Simone. Qui est-elle, que veut-elle ? Cette jeune femme, marquée par une enfance malheureuse, veut sa revanche sur la vie. Elle n'en peut plus de trimer comme une malade, de s'abaisser à des petits boulots minables, elle attend beaucoup du trésor, le même qui fait fantasmer le professeur Alamaro, lequel détient un parchemin capable de révéler l'emplacement rêvé. 
L'histoire a su me rappeller le très bon film de William Wyler, Comment voler un million de dollars , avec Audrey Hepburn dans le rôle principal. Un jeu de dupes, où il est question de mascarade, de romance, de faux semblant et d'entourloupe. Trésor nous raconte le même genre d'intrigue. Soit, une comédie sentimentale et policière, un film d'aventures avec une chasse au trésor digne des meilleurs Indiana Jones, un charmant marivaudage, au style cocasse et naïf, une opération séduction qui touche en plein coeur.
Cet album est fidèle à l'univers de Lucie Durbiano, à savoir : candeur des dessins, personnalité romantique, dévouée et indolente du personnage féminin, scénario abracadabrantesque, mais qui participe à l'effet de style. Imparable, pour ceux qui aiment.

du même auteur : orage et désespoir (bayou pour gallimard, 2006) et Laurence, l'oubli de soi (les requins marteaux, 2004)

 

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19/07/09

lectrice de bd #1

je ne connaissais pas du tout la maison futuropolis, parce que je ne suis pas une si grande amatrice de bd que ça, même si j'aime en lire et en découvrir, l'occasion s'est donc présentée de faire plus ample connaissance, j'ai reçu le petit paquet promis avec une certaine curiosité doublée d'une attente non avouée, car je traverse une période noire en matière de lecture, il me faut un petit remontant pour reprendre goût aux mots et aux histoires, ce n'est pas bien méchant, tout lecteur traverse une phase de non-envie, et puis c'est l'été et ce sont les vacances, j'avoue que ma tête est ailleurs, alors quand je me suis mise à lire ces deux bds, je suis passée du cycle d'excitation au cycle de déconvenue... mea culpa aux auteurs et à l'éditeur, mais voici deux bds qui ont fini par me déprimer, malgré leur qualité esthétique indéniable.

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nouvelles_du_monde_invisibleEt si l'on racontait sa vie d'après le souvenir de ses odeurs ? Imaginez vous rappeler le parfum d'une petite copine de treize ans ou une escapade vers Jersey, c'est possible, mais soupçonnez d'avoir un odorat plus développé que la moyenne, qui vous happe au moindre souffle du vent, vous empeste par trop de pollution, ou parce que vos sacs poubelle s'amoncellent dans votre cagibi, cela s'annonce problématique, car l'odeur est partout, elle s'infiltre, elle persiste, comme celle du gaz qui vous donne un haut-le-coeur, ou qui vous transporte vers un ailleurs imaginaire, vous rappelle les embruns, l'échappée belle...
Les odeurs sont précieuses, elles évoquent plein de souvenirs agréables, même si parfois elles peuvent briser une harmonie palpable, qu'importe, à travers cette bd le lecteur voyage et hume l'air du temps, dans une texture crépusculaire, j'ai bien aimé le début, puis j'ai fini par me lasser.

Nouvelles du monde invisible, par Jean C. Denis

Futuropolis, 2008 - 165 pages - 19€

 

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la_ligne_de_fuiteMagnifique ambiance qui nous transporte du Paris fin des années 1880, aux Ardennes tristes à pleurer avant de s'évader vers le continent africain, sauvage et fier, planqué derrière ses secrets.
A Paris, Baju est rédacteur de la revue Le Décadent et pousse son jeune poète Adrien de composer quelques oeuvres en les signant Rimbaud, porté disparu depuis quelques années. Le scandale éclate aussitôt, Verlaine dénonce l'escroquerie et Adrien comprend trop tard qu'il vient de brûler toutes ses chances de réussite.
Il décide alors de partir à la recherche de Rimbaud, de rencontrer sa famille et de trouver quelques poèmes oubliés ou inédits, pour redorer son blason avant d'offrir au Décadent la gloire tant convoitée.
Hélas son périple va le conduire vers une remise en question permante, Adrien se glisse dans les pas de Rimbaud, s'embarque pour l'Afrique et s'enfonce dans une quête qui frise l'absolutisme, le désespoir et la révélation.
L'histoire a fini par me déprimer, même si je porte un véritable intérêt pour la figure de Rimbaud, il n'empêche que j'ai ressenti beaucoup de tristesse et de mélancolie dans cette oeuvre, je pense d'ailleurs que c'était le but recherché. Par contre les illustrations sont vraiment magnifiques.

La ligne de fuite, Christophe Dabitch & Benjamin Flao

Futuropolis, 2007 - 120 pages - 19€

Pour une lecture plus poussée, l'avis de Raymond

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un peu de musique pour se consoler !

 

 

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10/07/09

Celle que je voudrais être ~ Vanyda

celle_que_je_voudraisDeuxième partie de la trilogie créée par Vanyda, qui traite de l'adolescence et des passages à vide ou euphoriques fatalement inhérents, bref un cap pas toujours excitant, mais incontournable à franchir pour aider à grandir et à se trouver.
Valentine est donc entrée au lycée, néanmoins son groupe de copines a éclaté. Au début elles arrivent à coincer leur emploi du temps pour se retrouver le midi ou pendant les récréations, puis petit à petit d'autres clans se forment et les intérêts finissent par se fâner.
Valentine est une adolescente ordinaire, indécise, réfléchie, soumise. C'est une suiveuse, dans le sens où il lui faut une tête de file pour suivre le mouvement, et bien souvent elle s'embarque dans des situations gênantes où sa timidité refait surface.
Cette première année de lycée s'annonce aussi enrichissante, car Valentine élargit ses centres d'intérêt et ses relations, notamment avec Félix, son grand béguin de toujours.
La fin dénonce un goût d'amertume, terriblement parlant d'une époque floue, où on voudrait être cet autre qui ne nous ressemble pas, et où souvent on agit à l'encontre de ce qu'on souhaiterait vraiment. Mais au bout du compte, on ne sait plus.
J'aime beaucoup cette série, même si elle ne me concerne plus, elle n'est pas sans me rappeler une adolescence pas nécessairement difficile, mais plutôt réservée et pleine de questions.
D'un style sobre et délicat, emprunté aux codes du manga, le ton de Vanyda est imparable et touche instantanément.

Dargaud, 2009 - 192 pages - 14€

Preview de 7 planches sur le site BD Gest'

Pour rappel, le premier tome : Celle que je ne suis pas

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20/05/09

^Japan Ai ^

En japonais, AI signifie AMOUR et si vous aimez le Japon, soyez prêts à plonger tête la première dans le monde incroyable de la pop-culture japonaise ! (C'est pour moi !!!!)

japan_ai

Un bonheur, cet ouvrage ! Moi qui suis une passionnée de manga, d'animation et de jeux vidéos, j'étais sûre de me retrouver dans le carnet de voyage de cette américaine, Aimee, qui est invitée à se rendre au Japon par la société Volks, laquelle commercialise la poupée Super Dollfie. La jeune femme est une passionnée, une vraie, elle écrit des articles pour Haute Doll Magazine et gère une site anglophone concernant ces poupées articulées asiatiques.
Elle part donc au Japon avec deux copines, en prévoyant une escapade de Kyoto à Tokyo, avec des séances de shopping, des visites de temples, un séjour aux sources d'eau chaude, une comédie musicale, du shopping, encore du shopping, et s'habiller en geisha, devenir une cosplay émérite, se rendre dans des bars louches, manger du curry, beaucoup de curry... bref vivre à fond les clichés qui nous nourrissent lorsqu'on se gave trop de culture japonaise via le manga et l'animé... :o))

J'ai trouvé que cet ouvrage se destinait davantage à un public féminin, davantage encore à des amateurs du Japon (tendance pop-culture). Ceci n'est pas un ouvrage sérieux, dans le sens strict. Il y a de bonnes informations, des anecdotes rigolotes, c'est idéal pour donner envie (et ça marche, car j'ai décidé de jouer au loto pour me payer un petit voyage...).

aimeemajorjapanai C'est un peu moi... crevant d'envie d'y aller là tout de suite maintenant.

Et ça ce sont les fameuses poupées Super Dollfie (elles font peur, non ?)....superdollfie

*****

Il y a possibilité de lire des extraits : ICI en anglais et ICI en français.

le blog d'Aimee Major Steinberger :
http://aimeekitty.livejournal.com/

Le livre est édité en français par Taifu Comics, 2009 - 14,95€

d'autres pistes de lecture :

tonkyo_sanpo     apprenti_japonais

(des infos en cliquant sur les images)

 

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23/04/09

Amulet, Livre Un : Le gardien de la pierre ~ Kazu Kibuishi

Ce livre traînait dans la chambre de ma fille depuis plusieurs mois, je voyais bien le marque-page dépassé, à mi-parcours, donc la demoiselle avait soit calé, soit pas aimé du tout... ou que sais-je. J'ai donc chipé le bouquin pour m'en faire une idée, et j'ai compris le dilemme : en fait mademoiselle ma fille a eu les jetons ! :))

amulet

Deux ans après l'accident qui a coûté la vie de son père, Emily, son petit frère Navin et leur mère emménagent dans une maison de famille abandonnée depuis des années, héritée d'un grand-père mystérieusement disparu, Silas Charnon. Il y règne une drôle d'ambiance dans cette maison sans électricité, sans confort, et seul le bureau du grand-père rutile, tel un modèle de laboratoire pour ingénieur fou. Emily fait une étrange découverte, un collier avec une amulette qu'elle décide de porter autour du cou. Ce médaillon est en fait magique, la nuit une voix murmure de faire très attention car la famille est en danger.

Quelques heures plus tard, la mère d'Emily est enlevée sous les yeux des enfants, avalée par une créature immonde. N'écoutant que son courage, la fillette et son frère partent à l'aventure pour sauver leur maman. Ils vont se rendre dans des territoires inconnus, croiser des êtres extraordinaires, devoir affronter des dangers et se frotter à un inconnu au teint pâle et aux yeux lumineux qui convoite Emily et l'amulette qu'elle ne quitte plus. Ce médaillon dégage un vrai pouvoir, mais exerce une ascendance qui n'est pas du goût de Navin. Et on se rend compte qu'il y a une succession d'événements pas toujours profitables, enfin bref je ne raconte pas davantage !

**********

J'ai beaucoup aimé ce premier tome (trilogie en route) et j'ai trouvé certaines planches d'une beauté à couper le souffle, par contre j'ai aussi trouvé que les visages de la mère étaient souvent loupés... L'ambiance d'Amulet est magique, fantastique, épique, ok le scénario est parfois exagéré en mettant en scène cette fillette pleine d'énergie et de courage qui affronte des monstres plus gros qu'elle sans trembler une seconde. Ouah, chapeau ! ;o))

Certaines scènes peuvent choquer les plus jeunes lecteurs (il faut compter à partir de 10 ans, je crois), on parle de disparition, de mort, de kidnapping et les créatures ne sont pas toujours très sympathiques, il faut se méfier ! D'un autre côté, l'aventure est au coeur de l'histoire, les décors sont splendides, l'intrigue ne manque pas d'originalité, on trouve aussi des personnages attachants, des petits robots très rigolos, ou un doudou peureux. Cette épopée qui plonge dans une dimension fantastique ne manque décidément pas de souffle ! Le tome 2 sort très prochainement.

Akileos, 2008 - 192 pages - 12€

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