21/05/19

Mais sinon, tout va bien ! de Max Deloy

Mais sinon tout va bienCe roman est un cupcake d'amour ! ♥
On y fait la connaissance de Georges, un papa de 33 ans qui vit seul avec son garçon Henrik, douze ans, surdoué et asocial. Comédien sans le sou, il collectionne les petits contrats (poser en slip kangourou pour une pub) et loue les locaux de son immeuble hérité de ses parents à des cours de théâtre, des groupes de rock ou des tatouages sauvages. Cela assure temporairement un semblant d'équilibre, même si celui-ci demeure fragile. Et la vie est loin d'être un long fleuve tranquille. 
À la maison, son fils s'est entiché de sa nouvelle préceptrice - Margot, une punkette aux cheveux d'un bleu électrique, aussi calée en astrophysique qu'en plats végétariens. C'est la révolution du chou-fleur et du quinoa ! Mais Henrik est conquis.
Ça enlève à Georges une épine du pied - ceci dit, il ne sait pas trop sur quel pied danser avec cette nana hors norme ! Trop tard pour s'appesantir. Son attention est déjà volée. Son école d'art dramatique est en pleine effervescence. Son amie Mireille veut monter Phèdre en moins de six mois. La troupe - comptant quatre élèves - n'est pas prête. C'est là qu'entre en scène la belle Clémence - parfaite, enchanteresse, irréelle. Un miracle.
Mais Tortue Géniale fait la tête et rabroue Georges de s'étourdir à nouveau. Les ennuis se bousculent au portillon quand un promoteur immobilier cherche à acquérir son bien. Face à son refus, le requin va déployer l'artillerie lourde - service des impôts et campagne de diffamation dans le voisinage. Georges est dans la zone rouge. Un genou à terre. Et le navire prend l'eau.

Pauvre Georges ! Jamais un moment de répit... Notre homme écope avec l'énergie du forcené et c'est jubilatoire. En tant que lecteur, on passe un vrai bon moment dans cette vie chahutée où l'ambiance est joyeuse et bienveillante. On se fond dans le décor avec un bonheur sans égal et on noue avec ce microcosme un attachement inébranlable. C'est tendre, un peu émouvant mais surtout désopilant. On sent un formidable élan d'amitié autour de Georges et on dresse un rempart pour son fils et lui contre les coups du destin. C'est plein d'optimisme, gonflé d'espoir et d'un lâcher-prise contagieux. En plus, c'est raconté sans chichis et avec humour - j'ai beaucoup aimé le style de l'auteur. Ça a été une rencontre fabuleuse et inattendue. Vivement qu'on y retourne !

©2019, HarperCollins France. Collection &H

 

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13/05/19

On a dévalisé la queen ! de Jean-Francois Quesnel

On a devalise la queenRécemment divorcée, Darcy décide de poser ses valises en Ecosse pour y refaire sa vie. Elle habite avec Churchill son chien, près des ruines du manoir de Merryton. Le lieu l’envoûte et évoque des souvenirs lointains, lorsque son excentrique grand-mère lui racontait la légende d’un trésor enfoui dans les murs de la vieille bicoque.
Un siècle plus tôt, le manoir a en effet hébergé la reine Victoria, le temps d’une nuit, mais au cours de laquelle un bijou en diamant a été dérobé. Ledit bijou n’a jamais été retrouvé et Darcy a bien l’intention de résoudre l’énigme. 

Oui, c'est vrai, cette lecture est parfaitement grotesque et néanmoins distrayante !
Roman lu en à peine deux heures - parfois avec des yeux ronds comme des billes - j'ai vite pris mon parti d'en rire car c'est tantôt débile tantôt loufoque.
En ce qui concerne la partie de l'histoire se déroulant au XIXe siècle, franchement, on oublie. C'est creux, absurde et vulgaire. 
Par contre l'intrigue basée en 2015 est rigolote. Elle nous fait voyager en Écosse, dans des vieilles demeures hantées, cernées de fantômes, en pleine campagne paumée, battue par la pluie et le vent. J'ai adoré cette ambiance.
Mieux vaut donc sourire en imaginant une mascarade ou une blague de potache. L'héroïne est une Agatha Raisin qui ne fait que baver devant les hommes qu'elle croise, en rêvant à des passions torrides.
Oui, oui. C'est du grand n'importe quoi. Ou disons qu'on se marre tout du long tant la dérision est de rigueur (du moins, j'espère que c'était l'intention de l'auteur). Gloups.

City éditions, 2016

 

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05/05/19

Au petit bonheur la chance, d'Aurélie Valognes

Au petit bonheur la chanceLorsque Jean débarque pour vivre chez sa grand-mère Lucette, à seulement six ans, c'est rude d'être séparé de sa mère. Granville, c'est le bout du monde. Il faudra une éternité avant leurs retrouvailles.
Chez sa mémé, le garçon apprend d'abord à compter les saisons puis s'adapte aux nouveaux rendez-vous : la messe, le tricot, le potager, les vacances avec les cousins, le maître d'école, les lignes à copier, le copain facteur, les cartes de Paris.
Les années passent. Entre le môme et sa mémé, se tisse également un attachement profond et sincère que les aléas du destin vont mettre à mal. Car Lucette vieillit et accuse des coups de fatigue. Il est temps pour Jean de reprendre place dans sa famille.
Coup de fil à la maman. Rencontre sur un quai de gare. Le garçon n'a toutefois plus les yeux remplis d'amour aveugle envers celle qui lui a donné naissance. La réalité s'impose à lui - sa vraie vie l'attend, en Normandie. Bref.
Au début, l'histoire m'a beaucoup plu. C'est frais, simple, adorable et innocent, un peu vintage aussi, avec ce goût de l'enfance dans les années 68-70. Très sympa, sans prétention. J'étais d'humeur guillerette à écouter cette jolie comédie... jusqu'à ce que ça vire au mélo et là, j'ai moins accroché. OK pour la tendresse et l'émotion, on en a toujours besoin, par contre ça sonne creux. C'est gentillet, lisse, complaisant. En fait, à part Mémé dans les orties, il me semble que les romans d'Aurélie Valognes se mélangent tous dans ma tête et ne me laissent aucun souvenir - oups.

La voix audio choisie est masculine - choix étonnant - on ne s'attend pas du tout à une voix grave pour raconter le parcours d'un enfant de six ans. D'un autre côté, Patrick Borg vient ainsi casser l'idée d'une lecture trop mielleuse.Tendez l'oreille, c'est aussi la voix de David Boreanaz (Seeley Booth ou Angel pour les amateurs). Résultat, j'ai bien aimé ce décalage même si le roman n'offre pas non plus une gymnatisque sensationnelle, tout juste une évasion vivifiante.

©2018 Mazarine (P)2019 Audiolib

 

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03/05/19

Il est grand temps de rallumer les étoiles, Virginie Grimaldi

Il est grand temps de rallumer les étoilesAprès une série noire de lectures qui me filaient le bourdon, j'ai accueilli ce roman avec un sourire béat aux lèvres. Quel bien fou il apporte ! Son histoire est pourtant simple : une mère acculée par les dettes choisit de tout plaquer au volant d'un camping-car pour filer droit jusqu'au Pôle Nord. Ses deux filles râlent mais qu'importe... c'est désormais une question de survie.
Durant deux mois, Anna, Lily et Chloé vont vivre des aventures fabuleuses et miraculeuses. En compagnie d'un groupe de globe-trotteurs, elles vont parcourir la Scandinavie mais surtout crever l'abcès qui gangrène leur relation : une maman trop absente, un papa mis au piquet, une ado en quête d'amour et une autre en manque de confiance (qu'elle donne à son rat ou à son journal Marcel).
C'est drôle de les suivre et de participer à leur road-trip qui raconte aussi les hauts et les bas de la vie de famille, les secrets, les non-dits, les mensonges, les câlins, les coups de gueule, les désirs et les envies. Ça dit aussi qu'être maman à plein temps n'est jamais facile (on a le droit de se louper). Que les enfants grandissent trop vite et qu'ils n'ont pas toujours le bon mode d'emploi pour avancer sans trébucher. En tout cas, ça inspire un bonheur immense et ça invite à lâcher prise.
Parce que ce roman est léger, joyeux et bienveillant. Parce qu'il croit au destin et aux secondes chances. Parce qu'il arrondit les angles et fait grossir les yeux d'étonnement. Tout ça vaut bien 5 étoiles dans mon champ cosmique personnel. La version audio est de loin la formule crème fouettée du roman ! J'ai adoré la performance de Nathalie Hugo : on a l'intelligence, la tendresse, l'humour et la sensibilité. C'est parfait. On s'attache aux personnages, on voyage, on rit, on sourit, on s'esclaffe, on peste, on se dit ... quoi, non, pas possible, encore. Une lecture arrivée pile poil au bon moment.

©2018 Librairie Arthème Fayard (P)2019 Audiolib

 

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04/03/19

En poche ! Quand on s'y attend le moins, de Chiara Moscardelli

QUAND ON S'Y ATTEND LE MOINS POCKET

Chargée de communication dans une multinationale de la serviette hygiénique, Penelope Stregatti est loin de mener l'épanouissante carrière de journaliste dont elle rêvait ! Célibataire, sans enfant, accusant la bonne trentaine d'années, Penelope se plaint auprès de ses amis de sa quête impossible du grand amour. Elle a d'ailleurs créé un personnage imaginaire de toutes pièces, le comte Alberto Ristori, qui comblerait ses plus folles attentes et pallierait ainsi son désert affectif.

Un soir, en rentrant d'un cocktail arrosé, Penelope renverse à vélo un piéton qui semble incarner son mythe fantasmé. Conduit à l'hôpital, le type la rembarre et la laisse mijoter dans ses délires. La stupéfaction est alors grande pour Penelope qui apprend qu'un consultant, chargé de restructurer leur entreprise, débarque avec perte et fracas et qu'il ressemble trait pour trait à son inconnu rencontré dans la rue. Ce Riccardo Galanti nie la connaître et douche rapidement ses palpitations. Il l'embauche toutefois comme son assistante personnelle - un rôle peu enviable pour notre petite fourmi désormais complice du prochain plan de licenciement. Mais Penelope ne se laisse pas abattre, au contraire c'est une fonceuse, voire même une gaffeuse. Elle fonce bille en tête en suivant ses instincts et s'embarque dans d'incroyables péripéties, de Milan à Paris, qui nous la rendent ô combien sympathique.

J'ai pris un plaisir fou à suivre son histoire rocambolesque, conduite dans la joie et la bonne humeur, dans un esprit décomplexé et totalement déjanté. La lecture est 100% distrayante. Penelope Stregatti est, sans mentir, la cousine italienne de Bridget Jones ! Résultat, le roman est frais, drôle, excitant. Une vraie comédie pleine de suspense, d'émotion et d'humour qui va régaler les amateurs du genre. J'ai adoré. ♥

Pocket, 2019 - Trad. de l'italien par Renaud Temperini [Quando meno te lo aspetti]

 

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Follement (Lucy Valentine 1), de Heather Webber

Follement Lucy ValentineVoulant échapper au scandale, le père de Lucy Valentine lui confie les clefs de son agence matrimoniale et part se ressourcer quinze jours au soleil. Affolée, Lucy est désormais seule face à son destin : contrairement aux membres de sa famille, elle ne possède pas le fameux don qui permet de cerner les auras et d'associer les couples. À la place, elle peut deviner où se trouve un objet perdu rien qu'en touchant la personne en détresse. Et ainsi, en rencontrant un nouveau client, elle réalise que la bague confiée à sa fiancée disparue serait actuellement au doigt d'un squelette. Coincée avec son secret, Lucy mène donc sa petite enquête mais demande l'assistance de son voisin, Sean Donahue, un détective privé particulièrement séduisant.

Qu'espérais-je dans cette lecture ? Du divertissement. De la surprise. De l'humour. Des étincelles. Bingo. Ce petit roman tout à fait charmant et sans prétention en est plus que pourvu. On y trouve en effet une belle dynamique, des personnages attachants et moult relations en devenir. Étonnamment, l'auteure ne précipite pas les histoires d'amour et donne rendez-vous dans les prochains épisodes pour suivre leur évolution. Bien sûr, on sait d'avance qui craque pour qui - Sean a ouvertement avoué son attirance et Lucy a eu un flash insinuant qu'ils finiraient ensemble dans un lit. Si j'ai d'abord craint que cela nuirait aux jeux de séduction, j'ai vite été rassurée par la complicité de notre tandem. Et puis Lucy est sur ses gardes, convaincue d'être frappée de la malédiction de Cupidon depuis toujours.

Cette série, traduite en 2014 par les éditions J'ai Lu, a su combiner plusieurs genres : la comédie, la romance, l'enquête policière et la touche fantastique. La lecture est agréable et donne envie de poursuivre plus loin l'aventure. Pour un premier tome, le pari est donc réussi.

J'ai Lu (2014) - traduit par Élisabeth Luc

titre VO : Truly, Madly

 

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28/02/19

En poche ! Un amour imprévu, de Teri Wilson

Attention ! Ce roman compile deux titres préalablement parus en 2015 et publiés respectivement sous les titres de : Darcy, what else ? et Just Juliette.

Un amour imprévu teri wilson

Dans « Monsieur Darcy », Elizabeth a tiré un trait sur les hommes et le mariage. Seule Bliss, sa chienne adorée, est digne de son amour. D’ailleurs, c’est elle qu’elle a choisi d’emmener à Londres pour commencer sa nouvelle vie de nounou de chiens de concours. Mais, sur place, rien ne se passe comme prévu lorsqu’elle croise l’arrogant, désagréable et odieusement sexy Donovan Darcy. 

Quelle déception. Cette réécriture trop romancée d'Orgueil et préjugés manque de subtilité, de finesse, de charme et de crédibilité. Car il y a d'emblée un couac entre l'attitude guindée des personnages (ou le prétendu rôle qu'on cherche à leur donner) et leur penchant sexuel qui submerge leurs émotions. Oui, on en est là ! L'adaptation est alors bancale et passablement risible. De plus, toutes les scènes se passant autour du concours canin sont à côté de la plaque. Le trait est forcé, le héros est tout sauf sexy. Même Elizabeth est décevante - soupe au lait et envieuse. On a connu mieux !

Cette lecture a manqué de saveur et d'humour, les personnages n'ont aucune charisme, bref rien pour sauver cette intrigue qui s'accroche désespérément aux grandes lignes du classique de Jane Austen sans en saisir l'essence même !

Au contraire, « Mademoiselle Juliette » se révèle une bluette charmante et délicieuse, qui ravit autant les papilles que les zygomatiques. La lecture est aussi goûteuse et sucrée qu'une tasse de chocolat qu'on avalerait sans se soucier des kilos superflus. Du plaisir coupable sur toute la ligne.

La vie de Juliette est dictée par deux commandements : vénérer le chocolat et mépriser la famille Mezzanote. Pour le premier, aucun souci : le chocolat est sa passion. Pour le second, ça se complique. Car si son père honnit ces « parvenus » de Mezzanote, elle-même n’a rien à leur reprocher. D’ailleurs, ces histoires commencent à l’ennuyer. Et si, pour une fois, elle mettait ses contraintes familiales de côté ?  Elle décide alors de se rendre à un bal masqué pour faire la fête en tout anonymat et bousculer les conventions. 

L'histoire est simple, mais adorable. Sans surprise, sans la moindre aspérité. Juste quelques soubresauts en cours de route, qui ne feront pas dévier la piste non plus. On a là du romantisme pur et simple pour une jolie histoire d'amour incluant des personnages attachants. Un rappel à Shakespeare, mais de très loin. Tout est onctueux, ça colle aux doigts mais on s'y noie en buvant sa honte. Autant vous dire que c'est délectable ! Je recommande.

PS : Je n'aime pas cette couverture ! :(

Harlequin (2019) - format poche : 8.90€

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L'amour ne vit qu'obscurément, Brianna Wolfson

L'amour ne vit qu'obscurément

Willow et son frère Asher naviguent entre deux maisons, deux trains de vie diamétralement opposés. Chez leur père, les listes de corvées sont placardées sur les murs. Il est interdit de sauter sur les canapés. Impossible d'obtenir un câlin les soirs d'orage. Alors que chez leur mère, place à la fantaisie, aux éclats de rire et aux nuits blanches. On avale des pizzas et des bonbons devant la télévision. On regarde en boucle le film préféré de maman et on oublie le réveil du matin pour se rendre à l'école. Depuis toujours, un lien fort unit la mère et la fille. Et Willow voue à Rosie une admiration sans borne. Toujours débordante de peps, de joie et d'amour. Rex aussi était tombé sous le charme de cette tornade de vie et de couleurs, avant d'abdiquer face au mal qui la ronge insidieusement.

L'histoire va ainsi révéler les hauts et les bas d'une histoire attachante et désarmante de tendresse. En alternant les ressentis de Willow et la relation tumultueuse des parents, racontée en flashback, elle nous fait partager des moments d'émotion d'une rare intensité. Car la maman de Willow sombre peu à peu dans son coin. Sentant la menace grandir, la fillette s'isole et prend peur. Elle tient aussi à distance son père, méthodique et rigoureux en apparence, mais profondément soucieux du bien-être de ses enfants, sauf que la petite fille est trop ébranlée dans ses certitudes pour l'admettre.

Ohlala. J'ai été agréablement surprise par ce roman. Totalement prise au dépourvu par son histoire bouleversante et néanmoins très douce, très poétique. Au-delà du chagrin, des larmes et de la détresse, on a surtout l'amour inconditionnel du papa qui perce entre les lignes et nous touche en  plein cœur. C'est maladroit - Rex est un homme bourru et affreusement guindé - et pourtant tout sonne viscéralement sincère. Moi qui m'attendais à une chronique légère et farfelue, j'ai finalement découvert une histoire profonde sur l'amour fusionnel et dévastateur. Sur les émotions contradictoires, sur le besoin d'attention, les S.O.S muets et le sentiment de trahison. Tout ça, tout ça, et plus encore. Quelle belle rencontre, en somme. J'ai beaucoup, beaucoup aimé.

HarperCollins, 2018 - traduit par Thibaud Eliroff

Titre VO : Rosie Colored Glasses

Parution en POCHE en AVRIL 2019

l'amour ne vit qu'obscurément poche

 

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21/02/19

Ton âme sœur (ou presque) (Blue Heron 5), de Kristan Higgins

Ton âme sœur ou presqueDernier tour de piste pour les habitants de Manningsport. Parmi cette chaleureuse communauté, le sort de Connor O'Rourke nous tenait à cœur. Le jumeau de Colleen, copropriétaire du bar en ville, réputé pour son caractère d'ours mal léché, a coutume d'affoler les pronostics pour connaître l'élue de son cœur.

En vérité, notre homme se consume d'amour pour la belle Jessica Dunn, dont il est fou amoureux depuis ses douze ans. Ils se voient en cachette mais passent leur temps à se séparer car Jess n'est pas prête à s'investir dans une relation sérieuse. Du moins, elle prend pour excuse son jeune frère Davey, qui souffre d'un retard mental et qui déteste Connor. Celui-ci fait preuve de patience et d'écoute auprès de sa douce, mais cette situation lui devient de plus en plus insupportable. Après sa demande en mariage et la rebuffade de trop, Connor a décrété qu'il arrêtait les frais. Terminé. Il a besoin de construire sa vie autrement. À prendre ou à laisser.

Autant dire qu'en lisant cette présentation, je n'avais PAS DU TOUT envie de me plonger dans cet épisode. La longue valse des hésitations, au secours. Mes craintes ont donc été fondées car l'histoire m'a semblé tellement triste et plate. D'entrée de jeu, les dés sont pipés. Le couple se connaît déjà et tourne autour du pot. Aucune séduction à venir, aucune interaction malicieuse. Ça sent le froid sibérien. Soupirs. Très vite, les complications que s'inventent Jessica pour freiner sa vie sentimentale s'avèrent agaçantes. La romance impossible, le couple qui s'aime et se quitte, inlassablement, non merci. C'est une rengaine insupportable et peu émoustillante. C'est comme un vieux plat réchauffé, dont on relève la saveur avec quelques épices, sauf que ça reste fade en bouche. Au fond, c'est un peu dommage de terminer une série aussi affriolante sur une note aussi contrariante. L'auteure ne propose rien dans ce roman, elle joue concrètement les prolongations. Cela reste mon sentiment personnel car évidemment l'ambiance de Blue Heron est rayonnante de gaieté et de bonne humeur. Elle nous imprègne et nous inonde de bonnes ondes. Une juste compensation pour nous faire oublier cette sensation de rendez-vous loupé avec Connor (un sombre idiot, tout de même, quand on songe à sa réflexion après sa première nuit avec Jess... ohmygod). J'attends d'autres romans de Kristan Higgins, the one and only, pourfendeuse à jamais de lectures onctueuses et qui rendent heureux. Merci Audible Studios pour cette exclu. #wewantmore

©2018 HarperCollins pour la traduction francaise. Traduit par Marie Lauzeral (P)2018 Audible Studios

Bonne interprétation des deux comédiens, avec une préférence pour Lou Broclain, sensible et attachante. Le hic avec son partenaire masculin, ce sont les voix féminines (Jessica ou Colleen... non mais franchement). Bémol aussi pour Davey qu'on fait passer pour un môme alors qu'il a 26 ans (ok il souffre d'un retard mental mais il n'est pas débile non plus). Bien entendu, ça reste une excellente idée d'avoir plusieurs intervenants dans ce genre d'exercice. L'écoute globale a été très agréable, bravo.

  Image associée

18/02/19

Charmant, de David Safier

Charmant audibleDéprimée après la trahison de son petit copain, Nellie Oswald perd un peu la tête en dérobant un vieux carnet lors d'un vernissage. C'est au moment de croquer le portrait de son prince charmant qu'elle réalise que ce carnet est magique. Sitôt son dessin exécuté, le dénommé Rétro d'Amanpour lui fait face. Et il n'est pas content du tout.
Le type porte cotte de mailles, pantalon de cuir, bottes, cape en fourrure et épée. Il croit dur comme fer à son histoire de royaume perdu, de compagnons en déroute et de quête à mener à terme. Il est abasourdi par le monde qui l'entoure, trouve Nellie incongrue et parle droit devant lui. Il n'a aucun filtre, aucune limite, d'où certaines situations embarrassantes.
La situation est également tendue pour Nellie qui doit se dépatouiller de cette galère en courant dans toute la ville pour échapper à des mercenaires, fuir la police et sauver le monde. Voilà, voilà. C'est un peu la joyeuse pagaille dans cette histoire, mais on a désormais l'habitude avec David Safier, l'auteur de Maudit Karma.
La lecture est loufoque, au ton enlevé et à l'ambiance bon enfant. Ça part souvent dans tous les sens, c'est excessif et improbable. Pourtant on passe un bon moment car c'est du pur divertissement, sans prise de tête. On savoure les nombreuses références à Harry Potter, Star Wars ou Hunger Games. On redécouvre également le potentiel héroïque de Donald Duck. Car l'héroïne est calée en pop culture et en comics. Et tant d'autres surprises encore...
La lecture faite par Pascale Chemin est pertinente et très agréable à écouter (elle chante vraiment La Macarena !). En gros, c'est t
rès sympa, même si c'est loin d'être sensationnel. Pour une aventure comique et distrayante à souhait, c'est tout  bon.

©2019 Presses de la Cité. Traduit par Virginie Pironin. Titre original : Traumprinz (P)2019 Audible Studios

 

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