16/06/08

Demain matin si tout va bien - Cécile Krug

Trente-cinq ans, jamais mariée, sans enfant et toujours célibataire, Garance plane sur son petit nuage depuis sa rencontre avec Edgar. Cela fait six mois qu'ils roucoulent sous le toit de son appartement douillet, c'est l'idylle parfaite. Enfin, c'est ce qu'elle répète à tous ses amis. En vérité, Garance pédale dans la semoule. Depuis son licenciement, elle passe ses journées à ne rien faire, elle a perdu confiance en elle et, du coup, elle s'imagine que son chéri la trompe. Pourquoi pas avec Aglaé, la pseudo meilleure amie un peu peste ? Trop belle pour être honnête. Et comble de l'horreur, c'est avec elle qu'Edgar s'envole à l'autre bout du monde pour une mission de deux mois ! C'est le drame. Garance se noie dans un bourbier sans fond, elle joue le tout pour le tout en harcelant son amoureux et refait des efforts pour sculpter sa silhouette. Elle veut reconquérir Edgar, elle ne voit que lui car c'est l'homme de sa vie.

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Je classe ce livre parmi les lectures thérapeutiques : il sera oublié à coup sûr dans six mois, mais en attendant le bienfait acquis sur l'instant est du petit lait ! J'ai bu les 290 pages avec bonheur, me suis surprise à rigoler comme une bossue sur plusieurs passages (au point d'expliquer à l'homme du foyer les raisons de mes éclats de rire). L'héroïne du roman, Garance, est une péronnelle insupportable, une plaie ambulante, comme elle se décrit. Elle est totalement immature, irresponsable, maladroite mais attachante. Ses crises de jalousie, et ce qui s'ensuit, frisent le ridicule et peuvent rapidement gaver le lecteur. Et pourtant, on ne décroche pas une seconde, ne saute aucune ligne car le tout est enrôbé d'un style très enlevé, avec des expressions délirantes et audacieuses. Cécile Krug a la plume agréable, c'est même carrément hilarant. Un livre recommandé pour recharger les batteries !

Anne Carrière, avril 2005 / J'ai Lu, mai 2006.

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02/06/08

Killer Blonde - Laura Levine

Quatrième de couverture

Californienne jusqu'au bout des ongles, Jaine Austen, la trentaine, intelligente, drôle mais un peu désespérée et toujours célibataire, est engagée comme nègre par SueEllen Kingsley, une superbe blonde, pour écrire un livre sur l'art de recevoir. Tout un programme.

Comme Jaine doit subvenir aux besoins de son chat Prozac, doté comme elle d'un solide appétit, elle n'a pas eu d'autre choix que d'accepter ce travail. Et cela même si elle doit passer des journées entières assise sur la cuvette des toilettes à écouter SueEllen dicter, depuis sa baignoire, des recettes et des souvenirs d'enfance légèrement... arrangés !

Tout bascule le jour où Jaine découvre sa patronne flottant toujours dans sa baignoire, mais électrocutée. Pas de doute, il s'agit d'un meurtre ! Il est temps pour Jaine de mener ses propres investigations au coeur d'une jet-set où les apparences policées sont tellement trompeuses...

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Il s'agit du premier volet d'une série policière délicieusement drôle, mettant en scène Jaine Austen (!), une héroïne digne des romans de Janet Evanovich (dixit l'éditeur). Le début est très drôle, cette narratrice sympathique nous entraîne sans effort dans ses aventures cocasses. Jaine est une nana célibataire, avec quelques kilos en trop, qui partage son appartement avec son chat Prozac. Elle est payée pour trouver des slogans de génie et vient de décrocher un job en or (payé rubis sur l'ongle) mais contraignant, puisqu'elle doit supporter les jérémiades d'une Super Peste péroxydée avec des seins en forme d'obus, qui aime barboter dans son bain.

La mort de SueEllen Knightley n'est pas accidentelle, la liste des suspects est aussi longue que deux bras réunis, et pourtant la police soupçonne la belle-fille Heidi, qui a fait un coup d'éclat lors de sa soirée d'anniversaire en clamant vouloir la mort de l'épouse de son père. Parce qu'elle s'est liée d'amitié avec cette adolescente mal dans sa peau, Jaine décide de jouer au détective privé. 

J'avoue que la clef de l'énigme est assez bien cachée ! Jaine Austen est une enquêtrice peu orthodoxe, qui se moque d'être au coeur de situations embarrassantes (scène de catch à l'appui, en tenue légère !). Cette lecture est un vrai pschiit pour les neurones, à but strictement divertissant. Mais à tel point qu'on commence à s'inquiéter pour notre intellect, un truc aussi peu consistant... est-ce honnêtement indiqué par la sécu ? J'ai un sérieux doute, d'autant plus que j'ai senti poindre une perle d'ennui en cours de route. Jaine Austen (franchement, il fallait oser !) est désopilante, sauf qu'au bout d'un certain temps, je trouve que cela ne m'amuse plus.

(C'est comme la semi-intrigue lancée par les emails des parents de Jaine, qui vivent en Floride. La mère accro au téléshopping se plaint de la nouvelle lubie de son mari : porter un postiche de seconde main, une moumoute horrible et pouilleuse. Le père de Jaine, lui, n'en démord pas et croit être la coqueluche des copines de sa femme ! Au début, c'est rigolo mais, à force de répétition, ça devient vaguement lourd...)

Cette série est publiée dans le but d'attirer les fanas de Janet Evanovich, qui a ouvert la voie du roman policier hilarant avec une héroïne atypique et attachante. Toutefois la série de Laura Levine pêche pour l'instant à n'avoir pas su introduire une ou plusieurs présence(s) masculine(s) pour pimenter l'intrigue ! Ou susciter l'envie, que sais-je ? Aux USA, cette série a déjà "fait des petits" et rencontre un gros succès (il est vrai que c'est moins cher qu'un anti-dépresseur !). Le verdict en France est pour l'instant... d'un calme plat !

City Editions, 2008 pour la traduction française - 284 pages - 14,50€

traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jocelyne Barsse

^^^ Bon anniversaire à ma grande soeur ! ! ! ^^^

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31/05/08

La double vie de Pénélope B. - Anne Solange Tardy

Après l'humiliation cuisante infligée au mariage de son ex-petit ami, Pénélope décide de plaquer sa Bretagne, où elle mène une vie rangée et sans saveur,  pour les fastes de Paris, auprès de sa tante Aure, directrice d'une agence de communication, en plein coeur du quartier huppé de Saint-Germain. La réalité est plus amère : solitude et sentiment profond d'être une plouc, Pénélope n'en mène pas large. Pour donner le change, elle ouvre un blog et se surnomme la Mouette. Elle choisit de raconter son parcours de petite bretonne perdue dans la faune du glamour et du chic, mais ça ne vole pas haut. Les visiteurs ne se bousculent pas au portillon.

Quand vient la rencontre avec son cousin Axel, directement débarqué de New York, Pénélope voit subitement son existence revêtir les couleurs de l'arc-en-ciel. Relookage des pieds à la tête, shopping dans les boutiques prestigieuses, soirées hyper tendance... C'est le remake de Pretty Woman, en mieux. Pénélope Beauchêne est assise près des dieux, elle en fait écho sur son blog et c'est le gros buzz ! La fréquentation triple de jour en jour, les journaux se penchent sur le phénomène, notre Mouette se gausse de bonheur.   

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Pourtant, il y a un hic. Car tout est faux, tout est en toc. Pénélope le sait, mais elle se tait. Du moins, elle offre de jolis emballages pour masquer un contenu très creux, futile et inexistant. Mais voudrait-elle, franchement, se sortir d'un tel piège ? Car c'est un cadeau empoisonné ; elle reconnaît sa déloyauté, se défend d'une part de vérité et réalise que ses tricheries masquent une autre réalité : sa vie parisienne est nulle, constituée de faux-semblants, depuis le début elle s'est plantée sur toute la ligne. Même le garçon qui lui faisait battre son coeur semble avoir mis les voiles et la taxe de grosse fabulatrice ! C'est LE casse-tête du roman : Pénélope jubile, elle est adulée dans le virtuel, c'est la star de la blogosphère. Par contre, elle a viré mythomane et hésite à se regarder dans un miroir.

Je ne vais pas me défendre d'avoir beaucoup aimé ce roman ! Parce que j'ai aimé, oui vraiment ! ! ! Il est superficiel et léger (comme la chanson), trèès drôle (j'étais bidonnée comme une baleine avec le coup du nez qui saigne et les deux tampax pour éponger le flux !!!) et sa couverture rose me ravit particulièrement.

Ensuite, je ne vais pas vous faire un exposé sur l'effective vacuité d'un blog - l'histoire démontre ici qu'on peut raconter tout et n'importe derrière son écran, il y a des gens qui veulent vraiment y croire et d'autres qui font semblant - ni pointer du doigt l'affligeant parisianisme et l'hypocrisie du paraître - après tout, je m'en gave aussi ! Ce premier roman d'Anne Solange Tardy est encore un exemple du succès transporté d'un blog (Cachemire et soie) en format papier. Je n'étais pas une lectrice de son blog et je ne sais pas si ce livre raconte son expérience, mais je suis sûre d'une chose : c'est une parfaite comédie romantique et gentiment satirique (sur la blogosphère, les fashionistas, les strass et paillettes). C'est bigrement réussi, on engloutit ce bouquin, on rigole et on referme la dernière page en se disant ... bah c'était sympa !

Editions First, 2007 - 340 pages - 14,90€

Illustration de couverture : Delicatessen

Prêté par Cuné - son avis ici !

A été lu par Amanda aussi.

Un bon roman de plage, selon moi !!!

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27/05/08

Dix minutes avant l'amour - Christine Kerdellant

Quatrième de couverture

Elles sont trois : il y a Johanna, la trentenaire plus mante que religieuse, Éléonore, la psy quinquagénaire qui a appris à parler la langue dis hommes, et, entre les deux, conseillée par ses copines, Ingrid, une photographe romantique sur le point de vivre une passion, et de trouver, peut-être, derrière l'aventure, la révélation d'elle-même - de quoi commencer à vivre enfin. Trois femmes qui se ressemblent et se nuancent, se disputent et s'amusent : c'est qu'elles cherchent toutes l'amour avec un grand A. Mais sont-elles d'accord sur sa définition ? Faut-il croire que les hommes aiment ce qu'ils désirent, alors que les femmes désirent ce qu'elles aiment ? Et surtout, l'amant idéal peut-il encore être célibataire ? Cette question, l'héroïne tâchera d'y répondre, de coup de coeur en coup de blues, avec l'espoir sur la ligne d'horizon. Un roman drôle et lucide sur les relations hommes-femmes. Un manuel de survie pour (ré)apprendre à dire Je t'aime.

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Ne boudez pas votre plaisir ! Voici un roman tout à fait sympathique, qu'on lit en deux jours à tout casser et qui sait divertir sans ruiner les neurones, ni donner mal au crâne ! Trois jeunes femmes aiment se retrouver et papotent sur l'amour, les hommes et leurs attentes. Leurs avis divergent, l'une veut consommer et jeter au petit déjeuner, une autre est mariée depuis vingt ans et vilipende les amants d'aujourd'hui qui se flagellent à force de nourrir trop d'illusions pêchées dans les comédies romantiques, façon Titanic. La troisième, notre narratrice, est plus modérée, un peu romantique mais aguerrie par un divorce houleux. Elle a trente-sept ans et une fille en âge d'être lycéenne. Elle rencontre l'homme idéal, c'est le coup de foudre mais il lui avoue être marié.

Faut-il voir dans ce livre un guide sur les nouvelles relations hommes-femmes ? Non, je ne pense pas. Ou chacun son avis. Personnellement je veux encore être bercée par des illusisons dérisoires mais doucereuses. Nos trois nanas sont plutôt redoutables, ne vous retrouvez jamais avec elles dans un restaurant ou à la caisse d'un supermarché, par exemple ! (L'obsession de la diététique de Johanna est crispante !) Dans ce roman, elles s'adonnent à un passe-temps exclusivement féminin : disserter des heures sur une relation, naissante ou attendue. Elles formulent des théories à prendre à la légère -selon moi-, du genre : Sortir avec un Modigliani, rentrer avec un Rodin (je vous laisse cogiter là-dessus !) ou bien : Les hommes aiment ce qu'ils désirent, les femmes désirent ce qu'elles aiment. Cela fait un peu psychologie de magazine féminin, mais je m'en moque car j'ai franchement apprécié cette lecture, que j'ai trouvée agaçante et exagérée, mais délicieuse malgré tout. La fin, particulièrement, a su m'émoustiller car elle a ressaisi mon intérêt qui commençait à flancher. Je n'ai pas trouvé que ce livre était le pendant français de Sex and the City, comme j'ai pu le lire ci ou là - halte aux clichés faciles et/ou vendeurs ! Personnellement, je ne me suis pas retrouvée dans ces trois femmes, mais il y a un point que je ne conteste pas avec elles : le chocolat, lui, ne déçoit jamais ! N'est-ce pas ?

Robert Laffont, 2008 - 353 pages - 20€

 

Extrait : Lorsqu'on tombe sur ce genre de platitude dans un roman, on le referme en vérifiant que personne ne vous a vu l'ouvrir. Et pourtant ! C'est la loi de l'espèce. En état de délire amoureux, l'être humain est sensible aux mots sucrés et enflés comme des barbes à papa. Et pas seulement les femmes, qui s'en cachent moins. Tout le monde aime les signes tangibles d'intérêt de l'autre : le petit papier glissé sous l'oreiller, le coup de fil pour dire "Je suis heureux que tu existes", les baisers interminables et les sourires béats de complicité. Ensuite, c'est selon : certains assument et d'autres pas. Une seule règle : ne pas le dire, ne pas l'écrire et ne surtout pas le lire. Dans les vrais romans, une grande passion se termine par la folie, la mort ou le mariage. Les happy ends, c'est bon pour la chick-lit (les romans à l'eau de rose) ou la littérature américaine (on lui pardonne tout, vu ses tirages). Dans les dîners en ville, mieux vaut porter en étendard le cynisme de Christine Angot ou l'ironie de Besson (Patrick, s'entend). A lire, assurément, c'est plus drôle. Mais à vivre ? Que celle (ou celui) qui n'a jamais vécu sa (ses) phrase(s) sucrée(s) avec délectation me jette sa première lettre d'amour à la tête.

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09/05/08

Coups bas et talons hauts - Tonie Behar

coups_bas_et_talons_hautsVif, tonique et enlevé, le roman de Tonie Behar s'apprécie sans fin (faim) ! Attachée de presse dans l'agence de relations publiques de la très respectée Annick Bondy, Dahlia Arditi est belle, intelligente et bosseuse. Mais rien n'est acquis au sein de cette équipe féminine et hyper glamour, surtout lorsqu'on a pour concurrente la sculpturale Chloé de Lignan qui baigne dans le milieu du luxe depuis toujours. Chloé est son cauchemar personnel, sa Cruella perfide qui lui met des bâtons dans les roues et aime tirer la couverture à elle toute seule.

Un soir de novembre pluvieux, Dahlia est agressée dans la rue par un individu qui veut lui voler son sac quand un mystérieux Zorro surgit de nulle part et vole à son secours. Les choses en resteront là, puis six mois passent et Dahlia retrouve son Chevalier Servant au bras de son ennemie jurée... Chloé ! Vous imaginez la suite ? Petits coups bas, mesquinerie féminine, séduction folle et grandes scènes de tralala qui vous collent un sourire béat au visage, oui on mord à l'hameçon, avec un sens particulier de dégustation. Dahlia est une jeune femme délicieuse, qui aime séduire mais attend le grand amour. Elle a pour devise, au risque de déplaire, d'allumer mais de ne jamais éteindre ! Charmant.

J'ai trouvé dans la lecture de ce livre un véritable plaisir de divertissement, des clichés saturés, des ficelles grosses comme mes deux poings réunis, mais j'en demande encore ! Les vacances approchent, le beau temps est de retour, voici le livre idéal à glisser dans le sac de plage ou pour flâner dans un hamac ! A propos, préférez le terme "comédie romantique" à celui de chick-lit à la française (ou littérature de poulette), c'est beaucoup plus joli et tant pis si ça fait cucul la praline. Au moins, vous êtes déjà servi(e)s ! Bonne lecture à tou(te)s !

Mille mercis Tonie !

Editions JC Lattès, 2008 - 283 pages - 17,50 €

Illustration de couverture : Colonel Moutarde

www.comedieromantique.com

Les avis de Cathulu & Fashion

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28/04/08

Une (irrésistible) envie de sucré - Meg Cabot

une_irresistible_envieAncienne star de la pop, Heather Wells est aujourd'hui directrice adjointe de Fisher Hall, une résidence universitaire new-yorkaise. C'est un nouveau départ pour elle, avec un salaire de misère, quelques kilos en trop et la nauséeuse nostalgie du passé (petit ami goujat, fortune lapidée, carrière ruinée). Elle a trouvé refuge auprès de Cooper Cartwright, le frère de son ex, qui a hérité d'un immeuble par un grand-père excentrique. Elle occupe le deuxième étage du bâtiment rose sans payer de loyer, en échange elle s'occupe de sa comptabilité. Cooper est détective privé. Heather a un gros béguin pour lui, il est sexy, intelligent, gentil et attentionné, fâché avec sa famille, bref il est totalement différent de Jordan (son ex). Mais Cooper ne semble préférer que les grandes bringues brillantes qui font sentir au taille 46 de Heather une cruelle différence ! Qu'importe, la jeune femme de 28 ans est bien décidée à s'investir dans son job et de venir à bout de sa période d'essai de six mois à Fisher Hall. Or, c'est le drame : deux filles sont retrouvées mortes, à quelques jours d'intervalle. Heather refuse l'hypothèse de l'accident ou de la coincidence malheureuse, elle est persuadée d'avoir affaire à un tueur en série ! Paniquée, elle demande l'assistance de Cooper, essuie les rebuffades de la police et s'improvise détective en herbe pour démasquer le coupable. Sauf qu'à ce jeu-là, Heather Wells n'est pas la plus futée ni la plus perspicace des fins limiers !

C'est drôle, léger, appétissant et savoureux. C'est une lecture facile, idéale pour la détente. Aux USA, cette série est publiée en section adulte car elle se destine bien évidemment à tous, pas seulement à la jeunesse.  

Quelques perles, au passage, du genre : "Comment fantasmer sur quelqu'un une fois qu'on l'a vu en robe de chambre ?" ... Oui, moi ça me fait rire !  :o)

Traduit de l'anglais (américain) par Florence Schneider - Titre vo : Size 12 is not fat

Editions Albin Michel, 2007. Coll. Wiz - 427 pages.

Extrait : "Enlacer Rachel, c'est un peu comme enlacer un bâton. Elle est si maigre. Elle me fait un peu pitié. Qui voudrait enlacer un bâton ? Soit, je sais qu'il y a quantité de gars qui courent après les mannequins. Mais... enfin... quel homme normalement constitué voudrait étreindre - ou être étreint par - un sac d'os saillants ? Si encore elle était naturellement mince. Seulement voilà... je sais que Rachel se prive de tout, parce qu'elle a envie d'être comme ça. ça me paraît tordu."

10/03/07

Le prince pas charmant ~ Pascale Boisset

Qui a dit qu'une séparation se faisait forcément dans les larmes, la bataille et le désarroi à longueur de pages et de pages et de pages... ?
En lisant le roman de Pascale Moisset, vous changerez d'avis ! Le Prince Pas Charmant parle d'un couple qui se sépare, un couple qui a deux enfants très jeunes, un couple qui a du mal à se quitter, qui n'est pas sûr d'avoir pris la bonne décision, bref : un couple qui s'éloigne lentement, tout en douceur et en finesse, et qui part vers d'autres eaux... Et tout ça est raconté avec beaucoup d'humour, sous forme de très courts chapitres, intitulés de manière judicieuse et avec impertinence. Franchement, on sourit ! ça donne presque envie de se séparer, tellement l'épreuve est commentée avec justesse, sans apitoiement et de façon à dire: demain est un autre jour.
Si vous hésitez encore, si vous pensez que la couverture est niaise et révèle le niveau de sa littérature (hum..), détrompez-vous : l'écriture est vive et moderne, l'histoire est d'un esprit bon enfant, mais lucide, cocasse et sort de l'ordinaire.
Tableau d'une rupture qui vous redonne le moral !

mars 2004

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