25/09/15

Le Bonheur n'est pas un sport de jeune fille, d'Elise Tielrooy

Le Bonheur n'est pas un sport de jeune fille

Guillemette est masseuse dans un centre de thalasso. Réputée pour son sérieux et ses petites attentions envers ses clients, elle n'a pourtant plus la tête au boulot depuis qu'une terrible nouvelle vient d'ébranler ses certitudes. La jeune femme remet tout en cause, tout en question. Son passé, ses origines, sa famille... rien que des mensonges !

Mona, Victor, Iris, Claudine ou encore Thomas vont également voir leur petite barque chavirer par cette onde de choc. Ils espéraient un séjour à la mer en toute quiétude, s'imaginaient profiter de la nourriture diététique pour se sculpter une silhouette élancée ou rêvaient de leurs premières vacances loin des tracas du quotidien... Foin de tout ça! Leur cure de détente ne sera pas de tout repos.

Ce roman qui s'annonçait sympathique, léger, guilleret et estival n'a finalement pas su me séduire : l'histoire est longue à démarrer et manque de fantaisie. L'intrigue est attendue, avec une galerie de personnages sans attrait. Enfin, personnellement, je suis restée à l'écart du courant romanesque. Lu sans grande conviction, avec une pointe d'amertume.

Belfond / mai 2014

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21/09/15

Le Sourire des femmes, de Nicolas Barreau

Le Sourire des femmes

Le roman avait tout pour me plaire, avec une entrée en matière alerte et séduisante. Aurélie achète en librairie un roman qui l'interpelle, car l’héroïne lui ressemble comme deux gouttes d’eau et travaille dans un restaurant qui porte le même nom que le sien, Le Temps des Cerises, rue Princesse. Cette lecture survient à point nommé, puisque la jeune femme se morfondait sur son sort suite à une rupture amoureuse. Elle décide donc d'entrer en contact avec l'auteur, un certain Robert Miller, par l'entremise de son éditeur, André Chabanais. Commence alors un délicat subterfuge, mené non sans maladresse, vers une aventure particulièrement houleuse, mais où le désordre amoureux se pare de magie et d’enchantement.

Cette comédie romantique, plantée dans un Paris pittoresque et gourmet, concentre tous les ingrédients nécessaires pour enjôler le lecteur. J'étais tout à fait disposée à me laisser faire, bonne poire que je suis, sauf que j'ai vite été saoulée par la fameuse supercherie (qui prend des tours patauds et assez niais). Je n'ai pas non plus été séduite par le personnage masculin, ni par l'écriture assez maniérée - du genre, « il a commis un attentat sur mon cœur »... Trop chichiteux et mielleux. Cela a eu pour effet de rompre définitivement le charme. Dommage.

Éditions Héloïse d'Ormesson / Février 2014 ♦ Traduit de l'allemand par Sabine Wyckaert-Fetick (pseudonyme de Sophie Scherrer) ♦

 

Le Sourire des femmes ldp

Disponible en Livre de Poche / Janvier 2015

11/09/15

À un fil, de Rainbow Rowell

À UN FIL

Georgie tient la chance de sa vie en décrochant un contrat pour son premier feuilleton TV, en coécriture avec son ami Seth. Elle doit hélas renoncer à ses projets de vacances et ne pas passer Noël en famille. Son mari Neal et leurs deux filles partent sans elle, la laissant plus désemparée que jamais. Georgie court se réfugier chez sa mère et multiplie les tentatives de joindre Neal, qui ne répond pas à ses coups de fil.

Un soir de désespoir, elle l'appelle depuis le vieux téléphone jaune de son adolescence, celui planqué dans sa chambre. Et le miracle s'accomplit, Neal est en ligne, aussi malheureux et désemparé qu'elle, et lui marmonne : « Je n’ai pas envie de rompre avec toi, pas maintenant. Pas ce soir, en tout cas. Ce soir, j’ai envie de faire comme si tout le reste n’existait pas. J’ai envie d’être amoureux de toi. »

Avant d'en découvrir davantage, le roman confirme son potentiel douillet et adorable en proposant une histoire aussi tendre et touchante que possible. On a deux personnages en perte de vitesse, qui s'aiment, c'est évident, mais qui accusent quinze ans d'une vie à deux où le malaise a fini par s'installer. Ni l'un ni l'autre ne se sent heureux. Comment ont-ils pu en arriver là ?

Puis, réalisant que Georgie parle au bout du fil avec le Neal de sa jeunesse, elle saisira l'occasion de “soigner” son couple en cernant la source du problème, devenue le poison de sa vie actuelle. Elle remontera aussi le fil du temps en ressassant sa rencontre avec Neal et les débuts de leur relation balbutiante, mais riche en émotions.

Rainbow Rowell nous offre une vision romantique et magique de l'amour, à laquelle on a aussi très envie d'y croire, et qui nous berce de douces illusions. Seul bémol, je ne me suis jamais sentie en communion avec les personnages. Et l'attitude de Neal m'a souvent agacée. Sans quoi, cela reste une jolie lecture et un doux moment à partager.

Milady / Janvier 2015 ♦ Traduit par Benjamin Mallais (Landline)

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10/09/15

Darcy, what else ? de Teri Wilson

Darcy, what else

« C’est une vérité universellement reconnue qu’une célibataire à l’aube de la trentaine doit avoir envie de se marier. » La bonne blague. C’était peut-être vrai au XVIIIe siècle, mais, aujourd’hui, Jane Austen a tout faux. Elizabeth Scott, américaine de 30 ans, a tiré un trait sur les hommes. Tous des goujats ! Surtout les plus fortunés, comme ce Grant Markham, qui fait pression sur le conseil d'administration de son école privée pour la renvoyer.

De dépit, Elizabeth décide de consacrer toute sa passion à son chien - un adorable Cavalier King Charles - qu'elle présente pour la première fois à un concours. Mais le nouveau membre du jury, venu tout exprès d'Angleterre, un certain Donovan Darcy, la traite avec dédain et snobisme. Trop, c'est trop. La jeune femme bout littéralement et lui rend son mépris avec superbe.

Après quoi, Elizabeth s'envole pour l'Angleterre où elle vient de décrocher un poste de nounou pour chiens chez ses amis, Alan et Sue Barrow. Son installation dans South Kensington est un rêve éveillé. Exit ses discours acrimonieux sur les gens pleins aux as, elle plane sur un petit nuage et oublie sa rencontre houleuse avec Donovan, dont elle a surpris la discussion au cours de laquelle il la jugeait « quelconque ».

Et pourtant, qu'elle n'est pas sa surprise quand elle découvre que son voisin d'en face n'est autre que ce gentleman bouffi de préjugés ! Elizabeth devrait alors se conformer à l'attitude glaciale et distante de son modèle - miss Bennet, ne l'oublions pas. Au lieu de quoi, elle tombe en pâmoison devant le regard ténébreux, le torse musclé et la stature impressionnante de Darcy.

Cette réécriture trop romancée d'Orgueil et préjugés a été pour moi un échec. Il manque à l'histoire de la subtilité, de la finesse, du charme et une certaine forme de crédibilité. Car il y a d'emblée un couac entre l'attitude guindée des personnages (et le prétendu rôle qu'on cherche à leur donner) et leur penchant sexuel qui submerge leurs émotions. Oui, on en est là ! L'adaptation est alors bancale et passablement risible. 

De plus, toutes les scènes se passant autour du concours canin sont à côté de la plaque. Le trait est forcé et la sexytude du héros chute en flèche. Même Elizabeth est décevante - soupe au lait et envieuse. On a connu mieux ! Cette lecture a manqué de saveur, les personnages de charisme et d'humour, bref rien pour sauver cette intrigue qui s'accroche désespérément aux grandes lignes du classique de Jane Austen sans en saisir l'essence même ! 

Harlequin ♦ Coll. &H ♦ Février 2015 ♦ Traduit par Emmanuelle Debon (Unleashing Mr. Darcy) 

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09/09/15

Le Premier jour du reste de ma vie, de Virginie Grimaldi

Le Premier Jour

Pour qui rêve de larguer les amarres, cette lecture est pour vous !

Marie est à un tournant de sa vie : à 40 ans, déçue de sa vie de couple, elle plaque tout pour s'embarquer dans une croisière, réservée aux célibataires, et s'en va parcourir le monde durant trois mois. Elle fait rapidement la connaissance de Camille et Anne, qui ont pour point commun d'être aussi à une période charnière de leur existence. Et ainsi de s'échanger des confessions sur leur vie intime, leur avenir sentimental, leurs frustrations, leurs envies et leurs peurs...

Mais l'histoire se révèle étonnamment joyeuse et enlevée ! On ressent un élan de tendresse et de sympathie pour ces trois copines, au point de s'imaginer à leurs côtés, calée dans un transat, un cocktail à la main, blablatant sur les hommes jusqu'à n'en plus pouvoir. C'est super rafraîchissant, en plus d'égrener le roman de propos sensibles, vrais et touchants, qui nous fait penser que sous le vernis de la comédie, se cache une histoire profonde et attachante, qu'on savoure pleinement.

Même JJ Goldman s'invite à la fête ! C'est vous dire comme la surprise est totale. J'ai beaucoup aimé, au-delà du cadre, de la promesse d'évasion et des rêves éparpillés. C'est une lecture attendrissante, qui met du baume au cœur. Je recommande, sincèrement.

City éditions / Janvier 2015


L'Immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, de Karine Lambert

“Le bonheur est une petite chose que l'on grignote assis par terre au soleil.”

L'Immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes

Juliette vient s'installer dans l'appartement de son amie Carla,  partie explorer les mystères de l'Inde, et découvre un immeuble cossu, habité par des femmes fantastiques et fantasques, puisqu'elle ont « renoncé » aux hommes. Pourquoi, comment ? Juliette a la trentaine d'années, célibataire, en quête d'amour. Elle ne comprend pas ce choix et  interroge ses comparses, quitte à les bousculer et les contrarier. 

À la tête de cette ruche, se trouve la Reine. Ancienne danseuse, au corps perclus de rhumatismes. La Reine, du haut de son piédestal, a imposé à ses suivantes un régime drastique en matière de relations sentimentales. Giuseppina, Rosalie et Simone l'ont consenti de bonne grâce. À force de ressasser leur passé sans gloire, elles ont préféré se calfeutrer derrière la façade de la Casa Celestina pour panser leurs plaies.

Ce sont ainsi des bribes de leurs histoires, bancales ou loupées, qu'on découvre au fil des chapitres, racontées sans réelle fantaisie, mais avec élégance et lyrisme. On n'y ressent aucune amertume, aucune détresse. C'est plutôt un ticket d'entrée pour intégrer cette attachante communauté, et on s'y sent vraiment bien, malgré les quelques artifices prodigués dans l'écriture, parfois maniérée.

C'est donc sur une note positive et concluante qu'on referme le bouquin. Heureux d'avoir croisé le chemin de cette jolie lecture, sans prétention.

Michel Lafon / Mai 2014 ♦ Livre de Poche (juin 2015)

L'Immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes

« On ne remplace pas l'amour par autre chose. On remplace les illusions, l'attente, les turbulences, la dépendance, les déceptions, les thérapies de couple, le rien, par des choses agréables, à portée de main, qui ne disparaîtront pas au premier coup de vent, à la montée de sève, au printemps.
- Vous remplacez l'amour par des ateliers de poterie et des longueurs de piscine ?
- Un univers insoupçonné de béatitude !
- Une vie sans hommes, c'est une vie sans sel, sans sucre, sans piment, sans miel. »

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08/09/15

À un détail près, de Kristan Higgins

A un détail près

Quoi de mieux, en cette période de déprime post-vacances, qu'un roman de Kristan Higgins pour vous rendre la vie plus doucereuse et supportable ? Et se consacrer ainsi à une histoire de cœurs brisés, qui cherchent à colmater ses failles dans une petite ville new-yorkaise (Manningsport), avec un bataillon de personnages attachants et tendrement envahissants. Un programme peu folichon, au scénario téléphoné, mais dont le traitement ne manquera pas de vous surprendre par sa fraîcheur, son humour et son énergie.

Tout commence sur les chapeaux de roue : Faith Holland décide de rentrer au bercail pour affronter ses vieux démons (un fiancé gay qui l'a plantée devant l'autel) pour ensuite trouver l'homme de sa vie. Cela implique également de revoir Levi Cooper, désormais le chef de la police locale, ancien héros de guerre et meilleur ami de son ex, à l'origine du sabotage de son mariage. Ces deux-là ne se portent pas une estime folle, mais font contre mauvaise fortune bon cœur.

Amenés à se croiser souvent, parfois dans des situations embarrassantes (la scène des toilettes !), ils génèrent par leurs dialogues de chouettes moments de lecture qui font mouche. C'est piquant, drôle et ça distille une intensité sexuelle appréciable, car jamais racoleuse. C'est ce que j'aime tant dans les livres de K. Higgins, qui sont avant tout des comédies romantiques, brassant des valeurs traditionnelles, des couples charmants et des intrigues simples mais efficaces. (L'auteur fustige par deux fois une célèbre saga aux nuances grisâtres...) ;-)

Cette lecture offre un concentré de bonheur, sur 450 pages, entre tendresse, émotion et une avalanche de clichés. J'ai adoré me promener dans les rues de Manningsport, avaler un café chez Lorelei ou dévorer des nachos chez Colleen. C'est juste doux, réconfortant, attachant et attendrissant. Kate est une héroïne moderne, loin d'être parfaite, avec son physique moelleux et sa vieille peur de finir seule. Elle a besoin de reprendre confiance en elle en chassant son sentiment de culpabilité depuis la mort de sa mère.

Et donc, Levi... taciturne et renfrogné, traumatisé par son passé, incapable de se confier aux autres, a lui aussi du travail à accomplir pour laisser libre cours à sa corde sensible. L'alchimie au sein du couple est réelle, touchante et pleine d'allant. Autour d'eux gravite l'imposante et infatigable famille Holland qui, par leurs anecdotes et leurs frasques, offre un portrait explosif et déjanté ! J'ai franchement hâte de les retrouver dans les prochains livres à paraître (au moins 4). Et je conclurai sur cette note, que seuls les initiés comprendront, en reconnaissant à Justin Timberlake un “potentiel” insoupçonné ! ^-^

éditions Mosaïc / Juin 2015 ♦ Traduit par Karine Xaragai (The Best Man)

Les Crevettes ont le coeur dans la tête : Journal sexy d'une trentenaire, de Marion Michau

Les crevettes ont le coeur dans la tête

Marion possède l'humour de Bridget Jones et le charisme de Carrie Bradshaw ! Trentenaire, sexy et citadine, elle ne refuse jamais une sortie, une virée, un rendez-vous, une soirée alcoolisée... dans le but de rencontrer l'Autre. Tout espoir est permis. Avec ses copines, casées ou croqueuses d'hommes, elle écume ainsi les bars et lieux branchés, en collectionnant efficacement les aventures. Sexy mais pas nympho, s'il vous plaît !

C'est avec son indéfroissable optimisme, sa gourmandise et ses excès que Marion nous transporte dans son univers de drague et de perdition. Et même si je ne me reconnais pas du tout dans son personnage, j'ai tout de même pris un plaisir fou à suivre son journal, dans lequel elle rapporte les anecdotes les plus saugrenues, mais tellement drôles. C'est comme regarder un épisode de Sex and the City, tantôt déluré, tantôt romantique, et dévorer un sandwich sauce Aidan ou Mr Big. ;-)

Et pester, et râler avec bonheur contre les choix de l'héroïne sur presque 300 pages ! La lecture est jouissive, extra à picorer et vous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne. On a certes beaucoup de dérision, beaucoup de mecs canons, beaucoup de coupes avalées, beaucoup d'escarpins et de tenues affriolantes... mais jamais de mauvais goût. C'est croustillant, moderne et déjanté. Parfait pour se détendre.

Albin Michel / Mai 2015 ♦ illustration de couverture : Margaux Motin

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07/09/15

La Bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald

LA BIBLIOTHÈQUE DES COEURS CABOSSÉS

Tout commence par les lettres que s’envoient Sara Lindqvist, jeune libraire suédoise qui ne vit que pour les livres, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, à peine arrivée, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte.

Se retrouvant seule et perdue dans cette étrange petite ville, Sara reçoit néanmoins un accueil bienveillant de la part des habitants. Ils l'installent dans la maison d'Amy, lui offrent du café, ses repas et un chauffeur pour la conduire partout où elle le désire. Du désarroi, Sara plonge dans l'euphorie. Pour la première fois de sa vie, elle considère Broken Wheel comme un véritable foyer et se sent entourée d'amis qui sont prêts à la suivre dans ses projets loufoques (ouvrir une librairie).

J'ai tout de suite su qu'entre ce livre et moi allait naître une grande histoire d'amour ! C'était une évidence, au vu des ingrédients réunis pour me raconter cette jolie histoire, sans prétention, si ce n'est de me dorloter pendant 13 heures d'affilée (durée d'écoute du livre audio). Quel régal. J'ai été happée par l'ambiance de cette petite ville, misérable de prime abord, et sa communauté excentrique mais attachante. Comme nous, Sara va peu à peu découvrir le potentiel de Broken Wheel et ne plus avoir envie de la quitter.

Voilà qui nous offre des pages et des pages d'une intrigue gentillette et peu sensationnelle, sauf qu'elle fait du bien et vous conforte dans l'idée que l'amour des livres peut sauver une vie ! ;-) On découvre aussi une histoire de solidarité, d'amour et d'amitié, une histoire empreinte d'émotion, de sentiments et de partage. Bref, c'est un bon gros bouquin qui vous donne la sensation que le monde est un peu plus fou, étrange et beau lorsqu'on relève les yeux. J'ai adoré.

Audiolib / Août 2015 ♦ Texte lu par Kelly Marot (durée : 13 h) ♦ Traduit du suédois par Carine Bruy (Läsarna i Broken Wheel rekommenderar)

C'est Kelly Marot, la voix française de Jennifer Lawrence, ayant déjà enregistré la trilogie Hunger Games pour Audiolib, qui nous convie à Broken Wheel en compagnie de Sara, Tom, Grace, George, Andy, Caroline et Jen... L'écoute est chaleureuse et très agréable. Une combinaison parfaite pour se laisser couler avec plaisir dans les mots de l'auteur et savourer cette histoire simple et adorable ! 

heart red

31/07/15

Ça peut pas rater ! de Gilles Legardinier

CA PEUT PAS RATER

Humiliée par son petit copain, qui la largue après dix ans de vie commune, Marie décrète qu'elle en a assez des hommes et entend se passer d'eux... Mais voilà qu'elle reçoit la lettre d'un admirateur secret, qui la rend toute guillerette ! Qui, parmi son entourage, se languit d'elle en soupirant ? À peine le temps de dresser une liste de potentiels qu'elle s'embarque dans de folles péripéties !

D'abord, sauver la boîte où elle travaille, contre le plan de redressement préparé en douce par le patron. Puis, rendre la pareille à son ex goujat, qui exhibe sa nouvelle conquête sous son nez, et préparer avec gourmandise le sabotage de sa soirée déguisée. (Quel grand moment !) Jouer l'entremetteuse pour sa meilleure amie, et échafauder des ruses pour démasquer sa groupie de l'ombre, au risque de se ridiculiser.

Jackpot gagnant avec cette lecture enjouée et délirante, qui parvient à alterner les séquences cocasses, sensibles et vraies sans jamais dramatiser, et en assumant pleinement son goût pour la dérision ! J'adore. C'est très, très drôle, avec un portrait de femme, blessée et malheureuse, mais à l'énergie débordante. On ne peut que s'attacher à Marie, à travers laquelle on se reconnaît insidieusement dans son désir de repli de la scène amoureuse, sa profonde amertume et sa confiance bafouée.

Le roman fait aussi montre d'une certaine lucidité concernant la vie de couple, pas toujours parfaite, et de l'antagonisme entre les hommes et les femmes, même si cela reste la plus vieille valse du monde ! On peste, on râle mais on y revient sans cesse. Bref, j'ai été transportée à l'écoute de Clémentine Domptail, qui a su offrir une lecture agréable et pétillante. Ce sont 10 h 30 passées en un clin d'œil, pour un rendez-vous toujours très apprécié avec cet auteur. G. Legardinier conforte l'idée que toute prescription littéraire devrait être obligatoire contre le blues !

Audiolib / Juillet 2015 ♦ Texte lu par Clémentine Domptail (durée : 10h 30) ♦ Fleuve Noir, 2014