19/01/15

Drôle de Karma ! de Sophie Henrionnet

Drôle de karma

 City éditions, octobre 2014

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Pauvre Joséphine ! En quelques jours, c'est l'hécatombe : plus de petit copain, plus de boulot, plus de copines pour fêter son anniversaire, un appartement dévasté par un gentleman-cambrioleur... Quoi de plus naturel, après coup, de péter un scandale dans un restaurant chic en prétendant avoir la poisse ou être poursuivie par un mauvais karma ! ? Mais lorsque sa voisine meurt sous ses yeux, foudroyée par un pot de fleurs, Joséphine prend peur. Parce qu'elle se trouvait à sa place quelques secondes plus tôt, mais surtout par la faute des visites répétées des amis de la défunte... des étrangers à l'accent russe, qui recherchent avec empressement un sac de sport. En un claquement de doigts, Joséphine part tous frais payés en Angleterre, prétendant être sa sœur Amanda, et fait son entrée fracassante dans la campagne anglaise chez les Stevens, un couple charmant et délicieusement guindé, prompt à fermer les yeux sur les excentricités de notre Frenchy. Car Joséphine est impayable, empotée et loufoque, pour ne pas dire grotesque, à collectionner les quiproquos et autres aventures en cascade au cours de cette lecture qui carbure à 100,000 volts. Même si j'ai parfois eu le sentiment du “trop” (situations exagérées et humour forcé), j'ai fini par fermer les yeux et admis que la comédie était drôlement bien troussée et clairement distrayante. Petite pointe d'originalité, l'auteur chipe les composants du roman policier pour pimenter sa sauce. Une audace plutôt payante, car l'intrigue est à la fois drôle et haletante. À déguster à petites doses, façon cocktail sucré et exotique. Joséphine Le Mantec, notre « paratonnerre à embrouilles », décroche ainsi le titre d'héroïne pétillante et dopée au culte de l'hédonisme. J'ai souvent ri à ses dépens, même si j'avoue qu'elle force aussi l'admiration et s'avère très attachante ! Bon point pour ce premier roman, fort sympathique.

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15/11/14

Bridget Jones, Folle de lui par Helen Fielding

Bridget Jones, Folle de lui

Foin du tapage protestataire contre le retour de Bridget Jones ! J'ai, pour ma part, savouré ces retrouvailles, sans tirer la langue de la savoir ... eh oui ... veuve de 51 ans. Le temps a passé, Darcy n'est plus (tragique accident de voiture) et Bridget doit se reconstruire, surmonter sa douleur et élever seule ses deux jeunes enfants, Billy et Mabel.

Et le ton de se vouloir drôle, léger, nostalgique, poignant, sincère, farfelu... c'est du Bridget Jones, après tout ! Délurée jusqu'au bout des ongles (elle OSE Twitter et les rencontres sur internet, se fourvoie mais nous fait rire constamment). Possède sans conteste un solide sens de la dérision (les cheveux en pétard, le maquillage baveux, la robe trop apprêtée pour un rendez-vous professionnel, une bourde phénoménale dans l'écriture d'un scénario, son secourisme pathétique dans les arbres...).

Bref, le temps passe mais Bridget ne change pas. C'est toujours aussi désopilant, pétri de sarcasmes, avec toutefois la conscience aiguë du temps qui passe, du corps qui se transforme en bouée, de la solitude, du désœuvrement, du sentiment d'être bonne pour le recyclage... Cinquante ans, c'est un tournant dans la vie d'une femme. Et personnellement j'ai trouvé que Helen Fielding avait su traiter le sujet avec sincérité, tout en distillant un grain de folie appréciable.

Bridget Jones m'a fait rire, mais rire. Certes, elle collectionne les expériences saugrenues, décide par exemple de s'offrir une séance de Botox, mais ressort avec une allergie qui lui crispe les lèvres et se met à baver (« un comble quand on sait que le but était de paraître plus jeune - comme si j'étais une vieille qui a eu une attaque dans une maison de retraite. Suis obligée de me tamponner sans arrêt avec un mouchoir »). Elle rencontre aussi un minot qui la fait craquer, alors que le précepte l'interdit. Argh, Bridget est une éternelle midinette !

Promesse tenue d'une lecture alerte et sans complexe, avec une héroïne pétillante et audacieuse, qu'on a bonheur de retrouver comme s'il s'agissait d'une bonne copine. Le livre a été lu par Odile Cohen qui figure parmi les interprètes féminines que je préfère en format audio : elle alterne avec brio le sens du ridicule et la corde sensible pour ce marathon de 12 heures qui ne nous semble jamais trop long ! J'ai adoré. Et pour les plus nostalgiques, le nouveau Darcy tient haut la dragée ! 

Audiolib, novembre 2014 ♦ texte intégral lu par Odile Cohen (12h 05) ♦ traduit par Françoise du Sorbier pour les éditions Albin Michel

  • l'avis de Cuné, pour la VO, qui dit vraiment tout, tout, TOUT ce que je pense du livre, de Bridget et du reste... 

13/09/14

Une vie de rêve, de Marian Keyes

Une vie de reve

Posh Lisa considère sa nouvelle promotion comme une punition : rédactrice en chef, à Dublin, pour un nouveau magazine féminin, chic et glamour... La jeune femme enrage. Elle se voyait déjà à New York, au cœur de la société branchée et brillante, et non dans ce qu'elle considère comme un trou paumé et arriéré. Même son équipe lui inspire ennui et dédain, à commencer par son assistante, Ashling, qui cultive la platitude comme un art de vivre.

Cette dernière, pourtant, est excitée comme une puce d'avoir décroché ce nouveau poste. Elle s'en mord vite les doigts, car elle ne se sent pas à la hauteur et souffre d'être perpétuellement rabaissée par sa supérieure. Même son big boss, Jack Devine, la fait frémir de pied en cap et lui manifeste un intérêt quelconque. C'est un type froid et dédaigneux, qui passe un temps fou à se chamailler en public avec sa petite copine sexy mais soupe-au-lait.

Ashling, donc, court se lamenter auprès de son amie Clodagh, qu'elle envie secrètement. Car elle a tout : elle est belle, mariée à un type sexy, a deux enfants qu'elle élève dans une splendide maison. Ironie du sort : Clodagh s'ennuie à mourir et rêve d'une autre vie. Or, se sachant privilégiée, elle n'ose l'avouer à personne.

Cette lecture a donc un faux air de comédie romantique, puisque l'histoire n'est pas avare en amertume et autres débandades affectives. Mais l'auteur a le chic de tout traiter sur un ton alerte et enjoué, empêchant ainsi la propagation des ondes négatives ! Et cela m'a plu. J'ai aimé suivre ces trois jeunes femmes confrontées aux aléas de la vie, et donc râler, soupirer et ricaner.

C'est assez cliché. Par exemple, Lisa... une pure caricature de la working girl ambitieuse. Impeccable dans son rôle : on adore la détester. Pire, Clodagh inspire le moins d'empathie. Fait-il en rire ou en pleurer, telle est la question ! Marian Keyes écrit des histoires qui ne se bercent pas d'illusions et mêle des questions existentielles à une dimension proche des lectrices (boulot, amour, famille...), tout ça sur une note sensible et légère. C'est un bon cocktail, pas trop sucré, ni trop acidulé. Le mélange peut surprendre, mais ça se déguste.

Pocket, mai 2005 ♦ traduit par Isabelle Vassart pour Belfond (Sushi for beginners)

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09/09/14

Ma vie, Mon Ex et autres calamités, de Marie Vareille

Mon ex et autres calamités de Marie Vareille

Ce livre est génial, et pas seulement parce qu'il est le premier roman de Marie Vareille, une blogueuse passionnée de chick-lit, plus connue sous le pseudonyme de Sissi de Beauregard.

Juliette a un job pas très épanouissant, une vie amoureuse ronronnante, mais se sent tellement heureuse dans ce petit confort douillet et routinier. Or, tout bascule du jour au lendemain : plus de boulot, plus de mec. C'est la bérézina, Juliette court se réfugier chez sa richissime copine, Chiara, croqueuse d'hommes par excellence. Elle pleure toute les larmes de son corps, ne quitte plus le sofa et se lamente sur son sort. Désespérée, elle prend même en filature son ex et se retrouve en train de casser sa tirelire pour s'envoler aux Maldives. Une pure folie. Complètement paniquée à bord de l'avion, elle déballe son histoire à son voisin, un type imbuvable, qui lui recommande d'avaler un bon whisky, pendant qu'elle lui broie la main au décollage. Et l'héroïne de nous régaler avec son humour, ses maladresses et son sens de la dérision... 

Lorsqu'elle arrive à l'hôtel, elle retrouve l'inconnu de l'avion, Mark, et le supplie de jouer le rôle de son petit copain pour rendre jaloux Nicolas. La suite réserve moult quiproquos en cascade, gloussements et autres rendez-vous cocasses et parfaitement improbables (c'est ça qui est bon !). Car c'est très, très drôle ! Une totale redécouverte du potentiel romantique et  romanesque, et on en redemande. Juliette est une héroïne épatante, parfois gourde, mais tellement attachante, on lui pardonne tout. L'histoire se veut légère, tendre et loufoque. On ne s'ennuie pas un seul instant. On en sort le cœur ravi, débordant d'enthousiasme et d'optimisme. Et c'est déjà une belle promesse ! En somme, on a 267 pages de pur bonheur, à prescrire en toute saison. 

City éditions, mars 2014 

31/07/14

Revivre à Butternut, Tome 2 : Un merveilleux été, de Mary McNear

Un merveilleux été

Daisy avait prévu des retrouvailles au sommet, entre sa mère, son père et elle, autour d'un déjeuner familial pourtant voué à l'échec. Un, sa mère ne pardonne pas ce coup bas. Deux, son père a déserté le foyer peu de temps après sa naissance. Trois, Daisy le voit en cachette depuis un an.
Caroline s'inquiète, à juste titre. Elle connaît le pouvoir de séduction de Jake, ne s'explique pas son soudain retour dans leur existence, se fait du souci pour sa fille et redoute tous les faux espoirs qu'il peut faire naître, avant de les briser sans état d'âme.
Pour l'heure, Jake s'installe à Butternut dans un chalet près du lac, qu'il vient d'hériter. Caroline veut le tenir à distance.
Et puis, entre son amant, son boulot et ses soucis financiers, elle n'a pas la tête pour basculer dans ses vieux souvenirs... pourtant, tenaces. Le corps lui aussi parle, sitôt que Caroline est en présence de son ex, elle se déteste de sentir son cœur battre plus fort.
En parallèle, nous suivons aussi l'histoire sentimentale de Daisy, qui a rencontré un ancien camarade du lycée, désormais garagiste avec son ami d'enfance. Will Hughes était le vilain petit canard, qui n'aimait pas l'école et rêvait d'une vie meilleure pour oublier la misère chez lui. C'est aussi un redoutable tombeur, habitué à faire craquer les filles à l'arrière de son pick-up.
Tout un poème.
Il tente aussitôt sa chance avec Daisy, mais la soirée tourne au désastre. « Je suis vierge. Pas lépreuse. » lui confie-t-elle. Et lui se sauve à toutes jambes !

L'anecdote prête à sourire, mais n'a pas eu l'effet escompté. J'étais plutôt épouvantée.
En vrai, l'histoire est doucereuse, mais assez plate et dépourvue de séduction digne d'une romance d'aujourd'hui. Certes, je n'aime pas la vulgarité ni l'étalage de chair ou les descriptions scabreuses... j'attends un juste milieu. Là, la lecture m'a semblé appartenir à un autre temps. 
À moins d'être férue de sentimentalisme exacerbé, de se contenter de miel onctueux, qui colle aux doigts, ne jugeant pas anormale l'absence de passion au programme ?!
Donc, l'histoire ne surprend pas, ou peu. Grosso modo, elle se base sur les secondes chances, un genre qui ne m'enthousiasme pas follement. Seule la fin s'en tire à bon compte, en proposant une alternative originale. J'ai plutôt apprécié.

Pleine d'indulgence envers cette série, car séduite par l'ambiance estivale et heureuse de retrouver à Butternut un nid douillet et accueillant, j'ai plutôt été déçue du rendez-vous. Le contenu est effectivement charmant, mais beaucoup trop lisse... À la place, cher éditeur, j'aimerais la suite de la série (Destiny) de Toni Blake, merci !!! ;o)

J'ai Lu, coll. Promesses, juillet 2014 ♦ traduit par Sophie Dalle

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29/07/14

Revivre à Butternut, Tome 1 : Mon voisin du bord du lac, de Mary McNear

Revivre à Butternut, Tome 1

Veuve depuis deux ans, Allie décide d'offrir à son fils Wyatt un cadre de vie meilleur en s'installant à Butternut, où elle avait gardé de bons souvenirs d'enfance. Mais impossible de chasser son humeur morose et ses doutes constants quant à savoir si elle a pris la bonne décision ! Pourtant, elle peut compter sur le soutien sans faille d'amies précieuses, Jax et Caroline, mais aussi sur son voisin, le séduisant Walker Ford.
Ne vous emballez pas trop vite en fantasmant sur la rencontre, il n'y aura point d'idylle folle et sauvage à l'horizon, car la jeune femme est fermée aux autres, complètement éteinte. « Si elle est éteinte, à toi de souffler sur les braises. » confie le frère de Walker à celui-ci. Mouahaha.
L'histoire, aussi charmante soit-elle, n'est pourtant pas débordante de séduction, pour qui s'attend à une romance dans les règles de l'art. On suit aussi plusieurs histoires, et pas seulement celle d'Allie, qui tente de se reconstruire après son deuil.
Il y a, par exemple, Jax, l'amie d'enfance, désormais comblée en amour et mère d'une famille nombreuse, qui voit un spectre de son passé resurgir et fragiliser cette belle harmonie, et aussi Caroline, la gentille propriétaire du café, qui se sent terriblement seule depuis le départ de sa fille unique à l'université.
En somme, la lecture n'est que douceur, pudeur et sensibilité, un cocktail pas désagréable non plus. Surtout si l'on s'attache à la communauté de Butternut, un havre de paix, un cadre idyllique, bref le rendez-vous qui se voudrait incontournable le temps d'un été... (mais qui ne réussit pas à m'attacher complètement).

J'ai Lu, coll. Promesses, mars 2014 ♦ traduit par Sophie Dalle

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17/06/14

Ta vie est belle, par Isabelle Alexis

Ta vie est belle

Catastrophe pour Aurélie ! Virée de son poste de bibliothécaire, elle court se réfugier dans les bras de son fiancé et le découvre en train de batifoler avec une autre. Éplorée, elle décide de quitter sa Bretagne natale pour rejoindre son frère à Paris.
Débarquant à l'improviste, au cœur d'une soirée bien arrosée, elle suscite la naissance d'une supercherie. Sa troublante ressemblance avec la journaliste et écrivain Connie Pinson donne l'idée aux potes de Fred de l'inscrire sur Facebook sous un profil bidon. La bonne vieille blague potache. Sauf que cette fois, des contacts professionnels se tissent, l'opportunité de rencontrer l'étoile montante du tennis français, puis de tomber folle amoureuse du jeune homme coulent de source...
Et Aurélie de tromper vertement son monde.
Là où la lecture devient cocasse, c'est la réapparition soudaine de la vraie Connie Pinson (qui confirme sa réputation de peste abjecte, mais douée d'un humour grinçant). Oui, franchement on sourit de la vague de quiproquos annoncée.
C'est donc la parfaite petite comédie romantique à la française, dont on savoure le ton enjoué, pétillant et les piques sans rancune contre le snobisme du microcosme parisien.
Apprécions aussi que ce sont les personnages féminins qui affichent un caractère trempé et truculent, car notre minet au service renversant fait bien pâle figure dans cet imbroglio sentimental ! Comment craquer pour cet échalas qui porte une casquette à l'envers et qui collectionne les mauvais jugements dans sa vie amoureuse... arf ! Mais on se laisse prendre au filet, on sourit niaisement et on déguste cette lecture très sympathique, à prescrire pour la détente.

J'ai Lu, avril 2014 ♦ illustration de couverture : Madeleine Martin

11/06/14

Afterburn / Aftershock, de Sylvia Day

Afterburn Aftershock

Cœur brisé, moral en vrac, deux ans plus tôt, Gianna Rossi était à ramasser à la petite cuillère. Elle s'est donc lancée dans le boulot pour oublier Jackson Rutledge. Celui-ci, beau, riche, séduisant, sûr de son charme, est de retour en ville, ravivant les souvenirs et le désir de la jeune femme. Mais Gianna a appris de ses erreurs, elle assume son attirance et son pouvoir de séduction, prend le risque de retomber dans le piège d'une relation explosive, mais intense, à certaines conditions. Et quelle histoire torride ! Durant toute la première partie (Afterburn), Gianna et Jax se livre à une guerre des nerfs particulièrement excitante et pimentée. La suite (Aftershock) est coulée dans le même moule, mais laisse une impression de trop-plein (d'émotion et d'énergie) qui épuise et frustre le lecteur. C'est bien, mais tout va trop vite ! Et puis le couple se déchire, se réconcilie, et ainsi de suite, le schéma est répétitif, on ne prend plus la mesure des véritables sentiments, leur évolution est brutale et empressée. C'est un poil dommage. Par contre, j'ai absolument adoré la famille de Gianna, les Rossi forment une unité soudée, très complice, je ne serais pas contre une série avec les frangins ! J'ai ainsi pris beaucoup de plaisir à découvrir cette romance, qui se veut légère, glamour et sexy en quelques pages. Une lecture sans prétention, qui nous fait ressentir de folles sensations.

Harlequin, coll. Mosaïc ♦ juin 2014 ♦ traduit par Alba Neri

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05/06/14

Ce si joli trouble, par Cora Carmack

Ce si joli trouble

Bliss traîne dans un bar pour y rencontrer un bel inconnu et se débarrasser de son encombrante virginité (selon sa meilleure amie). Alcoolisée, la demoiselle n'en garde pas moins à l'esprit qu'elle est terrorisée, jusqu'à ce qu'elle tombe nez à nez sur Garrick Taylor, assis seul dans son coin, avec un livre de Shakespeare.
Son cœur s'emballe. Elle flirte ouvertement avec lui, l'emmène chez elle, bascule dans le lit, et puis...

L'histoire prend un détour savoureux, franchement hilarant et incongru, et je m'en suis réjouie car le point de départ n'était pas folichon.
Par la suite, forcément ça se complique : Bliss réalise que Garrick est son nouveau prof de théâtre. Relation strictement interdite, sous peine d'exclusion. Du moins, en théorie car ces deux-là ne vont pas se formaliser et continuer d'agir sans crainte d'être pris la main dans le sac.
Ajoutez un meilleur ami qui révèle ses sentiments, des rapports tendus et conflictuels, un climat lourd, qui exacerbe les jalousies, hi hi.

C'est une romance absolument délicieuse et déculpabilisante, truffée de niaiseries, de clichés et autres situations insolites, mais j'ai envoyé balader mon sens commun et dégusté le tout comme une friandise défendue.
C'était succulent !
Garrick est sexy en diable, c'est tout vu. Bliss est encore une chrysalide, sa trouille de l'autre est l'occasion de glousser et de pimenter la relation.
Ce n'est que sensualité, délire entre étudiants (soirées arrosées et virées en boîte), petit cocon, début sur les planches, épanouissement personnel, confiance en soi... Cela fait un peu fouillis, mais on passe un vrai, bon moment. Sans prise de tête.

La Martinière J. ♦ mai 2014 ♦ traduit par Sophie Passant

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30/04/14

L'accro du shopping attend un bébé, de Sophie Kinsella

L’ACCRO DU SHOPPING ATTEND UN BÉBÉ

Eh oui, ça continue ! On n'oublie pas un rendez-vous gagnant. La recette a été maintes fois réchauffée, avec toujours les mêmes ingrédients dans le faitout : une énergie euphorisante, des anecdotes désopilantes, une héroïne insatiable question shopping, son mari débordé par le travail, dans lequel il s'enferme et rencontre des difficultés, sans jamais l'avouer à sa tendre épouse, qui va piquer une crise de nerfs, enceinte, oui, jalouse... aussi.

En gros, on ne s'ennuie pas, on se régale toujours des situations loufoques, car Becky est suivie par la gynéco des stars, Venetia Carter, qui est une ex de Luke (ça, elle ne le savait pas !). Celle-ci se la joue vipère louvoyante et cherche à humilier la jeune femme, comme lui filer des bas de contention et des sandales orthopédiques. Becky est verte de rage. Elle a compris que Venetia voulait lui chiper son mari, mais Luke ne voit aucun danger et pense que Becky exagère. Pour le coup, on se sent solidaire et on a envie de lui secouer le cocotier !!

Plus surprise par la mécanique, mais toujours accro à la série, je n'ai pas boudé mon plaisir, même si je reconnais que les trois premiers tomes étaient franchement les meilleurs. C'est toujours drôle et constamment dans la démesure, un vrai délice de suivre cette héroïne pétillante, dont la détresse va aussi nous toucher en plein cœur. L'avenir pour Luke et Becky va se corser un peu, mais on se doute qu'ils vont rebondir pour de nouveaux projets audacieux. En attendant, on prend les paris sur le sexe du bébé et sur son prénom !.. ☺

Pocket, juin 2009 ♦ traduit par Daphné Bernard pour les éditions Belfond

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