26/03/13

Ah, Twitter ! Haïku pour les semi-analphabètes !

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Abigail Donovan a publié un premier roman qui a connu un joli succès, mais son éditrice menace de la lâcher si elle ne parvient pas à lui fournir un nouveau livre. Depuis quelques mois, Abigail sèche devant son ordinateur et découvre par hasard Twitter. Aussitôt elle rencontre un certain Mark Baynard et s'amuse à flirter en ligne avec lui.

Moi qui ne crois pas trop à ces dragues sur internet (cf. Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer ou Attachement de Rainbow Rowell), j'ai eu la très grande surprise de m'enthousiasmer complètement pour cette histoire ! Les échanges entre Abigail et Mark sont drôles, alertes, ponctués de nombreuses références à la pop culture (un vrai régal de deviner à quelle série ils pensent au moment de se dire au revoir), en somme c'est une véritable bouffée d'air pur !

Fatalement, l'auteur a maladroitement glissé un petit élément dont on aurait pu se passer, parce qu'on n'avait pas besoin de notre dose de mélo dans cette lecture pétillante. Sans quoi, vraiment quelle bonne tranche de rigolade ! de plaisir ! de surprise ! Par principe, je suis complètement hermétique aux cuicuis du petit oiseau bleu, un simple détail au final, car le réseau est juste un prétexte pour que deux personnes se rencontrent, et puis ... chabadabada !

Pour un Tweet avec toi, par Teresa Medeiros
Milady romance, coll. Central Park, 2012 - traduit par Emmanuelle Ghez

  • Un petit clic vers le billet de Mlle Pointillés, qui donne des extraits de sa lecture, de quoi vous donner envie de tenter le coup !

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21/01/13

"Parfois, être optimiste, ça demandait simplement trop d'efforts."

lamourettout

Callie a 30 ans, elle est célibataire et folle amoureuse de son patron, Mark, avec qui elle a eu une brève aventure il y a quelques mois. Elle ne désespère pas de le reconquérir, même si celui-ci s'affiche avec une nouvelle conquête. Complètement déboussolée, Callie décide d'opter pour le Plan B : il lui faut un autre homme dans sa vie, pour titiller la jalousie de Mark. Ce sera donc Ian McFarland, le jeune véto qui vient de s'installer en ville, un type trèèès séduisant mais aussi glacial qu'un iceberg. La jeune femme a bien du souci à se faire pour le dérider.

Et c'est ce qui est particulièrement drôle, car Callie est pétulante, enjouée, bavarde et pleine d'allant, tandis que Ian est tout son contraire. Or, dès que celui-ci lâche le moindre sourire ou montre qu'il n'est pas si insensible que cela, c'est la nouba à tous les étages. En attendant, il faut ramer sec. Donc, peu de jeu de séduction flagrant mais une tendre connivence qui s'installe au fil des chapitres... Certes, il est divorcé et marqué à vif, elle est obnubilée par son patron et a du mal à tourner la page. La romance entre ces deux-là ne peut que se gagner au terme d'une longue patience.

A côté, on découvre la petite ville de Georgebury dans le Vermont, avec sa communauté très attachante. Callie vit chez son grand-père, Noah, un monsieur grognon et taciturne, mais qui a un cœur d'or. Sa famille est complètement folle, ses parents ont divorcé depuis 22 ans mais son père espère se réconcilier avec sa mère, même si celle-ci ne lui pardonne pas son infidélité. Sa sœur aînée est devenue aigrie et a pris en horreur les hommes, son frère joue les détachés mais n'a aucun but dans la vie. Au milieu, Callie tente d'adoucir les angles et de faire en sorte que les réunions familiales ne virent pas à la catastrophe (peine perdue).

Enfin bon, tout ça pour dire qu'on découvre un roman surprenant et très agréable, où il est question d'amour et de romance, mais pas seulement, car une relation se construit aussi avec "tout ce qui va avec". Ceci dit, l'histoire se veut légère, frivole et alerte, j'ai beaucoup souri au cours de ma lecture et j'ai trouvé en Callie une héroïne formidable. Toujours à espérer, à garder confiance en elle et à partager cette joie de vivre. On sort de cette lecture avec la sensation de quitter une petite bulle de bonheur, sans la moindre tristesse non plus. Autant d'enthousiasme procure un bien fou ! Je relirai très prochainement cet auteur.

L'Amour et tout ce qui va avec, par Kristan Higgins
Harlequin, coll. Mosaïc, 2012 - traduit par Jeanne Deschamp

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28/08/12

"Becky, love, you were exactly the same at her age. Exactly the same."

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Découvrons Becky dans son rôle de maman : une calamité. Avouons-le. Sa petite Minnie, deux ans au compteur, est une princesse capricieuse, qui peut déjà décliner dans toutes les langues la meilleure façon de réaliser de bonnes affaires en dégainant sa carte bancaire. Luke a quelques sueurs froides. (Nous aussi.)
De plus, la crise financière s'invite à la fête... et pourtant notre Becky décide d'organiser une fiesta indécente pour l'anniversaire de son chéri. Comme toujours, notre accro du shopping fait dans la démesure. A lire, souvent c'est pesant et stressant. Complètement aberrant. Cela reste néanmoins fidèle au ton adopté par la série depuis ses débuts. Problème, la recette a fait des merveilles mais elle peine aujourd'hui à se renouveler.
C'est toujours un plaisir de retrouver Becky et son enthousiasme débordant, certaines scènes sont faciles mais bidonnantes, c'est vrai. C'est juste que ça se répète livre après livre et ça ne surprend plus.

Mini-Accro du Shopping, par Sophie Kinsella
Pocket, 2012 - traduit par Daphné Bernard

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"Every woman wants a man who'll fall in love with her soul as well as her body."

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Beth, Jennifer et Lincoln travaillent tous les trois au même endroit, sans réellement se connaître. Du moins, les deux filles sont de grandes copines, elles passent un temps fou à échanger des mails sur leur temps de boulot et ignorent qu'un système de surveillance a été instauré. Lincoln est payé pour être le flic de service mais il refuse de les rappeler à l'ordre. Malgré lui, il a lu leurs messages, a aimé ce qu'il a découvert, à tel point qu'il a maintenant le béguin pour Beth. La suite veut que ... l'on tourne les pages du livre avec un sourire complètement niais sur les lèvres.

Et pourtant, l'histoire n'est pas crédible pour un sou (tomber amoureux d'un inconnu, s'attacher à une personne parce qu'on aime ses mots, son esprit, son humour...), et puis c'est un peu tiré par les cheveux (Lincoln est un voyeur de l'ombre, il cherche d'abord à mieux connaître Beth sans savoir à quoi elle ressemble... sur papier, c'est le rêve, mais enfin ?! est-ce plausible ?). Qu'importe, c'est efficace ! Les échanges entre Beth et Jennifer sont pétillants, intelligents et rigolos. A côté, on découvre un Lincoln qui va s'ouvrir à la vie, la vraie, en se guérissant d'un passé sentimental bien encombrant et d'une cohabitation avec sa maman qui a fait son temps.

Voilà donc une lecture qui vaut ce qu'une comédie de Nora Ephron apporte au cinéma : c'est doucereux, à découvrir pour ne pas bouder son plaisir, ni vouloir chercher la petite bête et sans pester contre cette déclaration finale qui ne vaut pas un clou (désolée, j'ai été déçue par LA rencontre fatidique !). Parce qu'il y a incontestablement de jolis moments, des personnages secondaires, comme Doris, très attachants, un ton léger, un peu guimauve et savoureux qui ne donnent pas envie de lâcher le livre. Cette lecture a pour mérite de détendre et séduire en toute simplicité.

Attachement, par Rainbow Rowell
Milady romance, coll. Central Park, 2012 (traduit par Claire Allouch)

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23/07/12

“Are you telling me you think Ranger's a superhero ?”

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Ce troisième tome me voit atteinte de Stephanie-Plumite aigüe, c'est décidé, je passe l'été à Trenton, dans le New Jersey ! En effet, je ne fais que me bidonner avec les aventures complètement folles de notre chasseuse de primes. Sa dernière mission : dégoter l'Oncle Mo, le papy confiseur préféré de tout le quartier, du coup les bonnes gens grondent contre Stephanie qui veut le livrer à la police ! C'est vilain de sa part, elle le sait, mais elle a besoin d'argent. Alors elle va en baver, entre les coups de fil anonymes et les tentatives d'intimidation, la jeune femme a chaud aux fesses !

Même sa nouvelle acquisition automobile va lui en faire voir de toutes les couleurs, pour notre plus grand bonheur, car cela signifie le retour de la célèbre Buick 1953 !!! Pour son enquête, Stephanie se rapproche de Ranger, toujours aussi énigmatique et efficace, Lula et elle pensent d'ailleurs qu'il s'agit d'un super-héros et réunissent toutes les preuves pour s'en convaincre. Présentation de Lula : pétulante, rigolote, de l'argot à revendre, ancienne prostituée, actuellement embauchée chez Vinnie, en passe de devenir une chasseuse de primes, elle aussi !

Toutes les deux forment la paire : empotées, brouillonnes, fonçant bille en tête, souvent au coeur de situations compromettantes, elles nous régalent de courses-poursuites qui ressemblent à du grand n'importe quoi (le coup du cadavre qui atterrit sur leur voiture, puis le corps fourgué dans le coffre avec le pied qui dépasse, autour duquel un foulard a été glissé en guise de fanion !). Bref, on ne s'ennuie pas une minute.

Quid de l'inspecteur Morelli ? J'ai cru que ce tome allait faire la part belle à l'outsider, j'ai nommé Ranger, ce qui n'est pas déplaisant non plus, mais Morelli a tout de même ce charme canaille qui le rend particulièrement irrésistible, notre flic préféré surgit donc comme un beau diable hors de sa boîte, prêt à secourir Stephanie, ou lui faire du rentre-dedans, ce tome 3 nous offre vraiment de belles scènes, sexy, rigolotes, mettant nos nerfs à rude épreuve, dans tous les cas j'en redemande !

A la une, à la deux, à la mort (Stephanie Plum #3), par Janet Evanovich
Pocket (mai 2001) - traduit de l'américain par Philippe Loubat-Delranc


19/07/12

“This is war,' I yelled through the door. -'Lucky for me,' Morelli said. 'I give good war.”

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Parce que je viens de voir le film, avec Katherine Heigl dans le rôle de Stephanie Plum, j'ai eu envie de renouer avec la série dont je n'avais lu que le tout premier tome, il y a déjà un bon bout de temps. Bien m'en a pris, car ce fut une vraie partie de rigolade ! Stephanie n'est certes pas la meilleure chasseuse de primes du New Jersey, mais elle n'a pas l'intention de raccrocher son tablier. Ses missions mettent du sel dans sa petite existence, et puis ses collaborations avec l'inspecteur Morelli valent le détour.

Son dernier prévenu, Kenny Mancuso, est aussi un vague cousin de Joe, ce qui expliquerait son implication dans l'affaire, mais Stephanie se méfie, car Morelli prend sans jamais donner en retour. Et pourtant, leur complicité fait vraiment plaisir à suivre ! Il y a de l'électricité entre ces deux-là, hmm, ça sent l'histoire en devenir, à tel point que le personnage de Ranger n'est qu'une ombre dans le décor, le type disparaît pendant les 3/4 de l'intrigue, avant de repointer son museau cinq minutes avant la fin.

Bon, cette série ne serait pas ce qu'elle est, si on ne pouvait compter sur sa brochette d'artistes de second plan. Mamie Mazur, pour commencer, est une grand-mère adorable, pimpante et carrément déjantée. Elle s'improvise assistante de sa petite-fille en l'accompagnant aux expos funéraires et en fourrant ses doigts partout. On trouve d'ailleurs de bonnes scènes d'anthologie dans ce tome, notamment chez la famille Plum, surtout lorsque Stephanie reçoit son paquet-surprise de New York, huhuhu, c'est d'un comique ! La trame policière met du peps à l'ouvrage, mais j'ai presque honte à avouer que ce n'est pas ce qui importe le plus non plus, en somme je déclare Trenton ma nouvelle destination pour les vacances !

Deux fois n'est pas coutume (Stephanie Plum #2), par Janet Evanovich
Pocket (juin 2000) - traduit de l'américain par Philippe Loubat-Delranc

18/07/12

Accroche-toi Anna !

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J'ai été un peu déçue par ce roman d'Isabel Wolff, déçue de ne pas y trouver les éléments qui donnent des étoiles dans les yeux : en particulier, une romance bien gentille, mais pas transcendante, et pour moi qui espérais lire une vraie comédie romantique, quelle frustration !

Anna a trente-six ans, une fillette de trois ans qu'elle élève seule, le papa fait carrière à l'autre bout du monde et n'avait pas manifesté un enthousiasme débordant en apprenant la grossesse de la jeune femme... Anna tente aussi de lancer son nouveau projet d'architecte paysagiste, à Londres, tandis qu'elle embauche une jeune fille au pair colombienne, Luisa, qui entretient des relations de rêve avec la petite Milly.

En quelques 400 pages, nous suivons donc les déboires de cette maman célibataire qui tente de porter plusieurs casquettes, non sans succès, en même temps qu'elle cherche à s'occuper de sa vie sentimentale et pense avoir dégoté un secret familial. Le roman se lit vite, mais manque clairement de romantisme. Pas un instant je n'ai rêvé, souri ou tourné les pages avec avidité, j'étais en demande, en peine aussi, parce que rien ne collait à mes attentes, et j'ai terminé le roman sur une pointe d'amertume. Une petite déception, donc.

Accroche-toi Anna ! par Isabel Wolff
Pocket (2009) - traduit de l'anglais par Denyse Beaulieu
illustration de Géraldine

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17/07/12

"L'attente est un art en perdition."

"Le monde bouge en une fraction de seconde et je trouve ça bien dommage, parce qu'il me semble que nous avons perdu les plaisirs simples du départ et du retour."

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Alice Buckle entame sa quarante-cinquième année avec une angoisse non dissimulée, au même âge sa mère est décédée accidentellement et elle ne peut s'empêcher d'y penser de plus en plus. Alors qu'elle reçoit par mail une invitation à participer à un sondage sur sa vie de couple et de famille, Alice réalise avec amertume que la splendeur passée n'est plus : entre les rêves éteints, un boulot sans fard, une passion amoureuse en demi-teinte, des adolescents qui grandissent trop vite et qu'elle ne comprend plus, une vie sexuelle quasi inexistante et un mari qui pète un câble au boulot et finit par être licencié... bref, tout fout le camp !

C'est alors que sous son pseudo d'Epouse 22, Alice tisse une relation de plus en plus intime avec son Chercheur 101, derrière un écran d'ordinateur et via les messages instantanés sur Facebook. De ce trouble, viendra aussi l'heure des mises au point : William est un homme fier, qui ne se dévoile pas beaucoup, Alice est tout aussi fuyante, obstinée et complètement paumée par la situation. Alors, son mariage part-il à vau-l'eau ou ne serait-ce point une énième tentative de renouer des liens distendus ?

Moi qui m'attendais à lire une pure comédie romantique, j'ai été clairement surprise par ma lecture et n'en suis pas mécontente non plus ! Avec un humour mordant, Melanie Gideon nous propose le portrait d'une femme de 44 ans, en perte de vitesse, soudain confrontée à la magie des nouvelles rencontres et de la drague par internet. Son mari et elle se connaissent depuis vingt ans, ils sont un peu usés (au début, William m'apparaissait vraiment comme un pourri de première classe !) et ont le sentiment de ne plus se connaître. Heureusement la vision de leur couple change par la suite, cela devient plus nuancé, on revit leur complicité du début, la magie de la première fois et on se rend compte des petites étincelles qui crépitent encore entre eux. Un signe prometteur ?

Nous avons donc un roman qui n'est pas qu'une simple bluette parfumée à l'eau-de-rose, même s'il y a aussi de jolies choses qui donnent le sourire, c'est davantage une histoire ancrée dans le domaine du possible, sans être trop raisonnable non plus (on se prête tout de même à rêver d'une rencontre folle et passionnée entre Epouse 22 et Chercheur 101, tout en se mordant l'intérieur de la joue en songeant à William... oups !). C'est une lecture pétillante, rigolote, vraie et pleine de franchise sur la vie de couple, le quotidien, le temps qui passe et la vie imparfaite. On ne se prend pas la tête non plus, c'est comme regarder un film de Nora Ephron, ça rend heureux et gaga l'espace d'un court instant, toute honte bue !

La vie romantique d'Alice B., par Melanie Gideon
Fleuve Noir, 2012 - traduit de l'anglais par Séverine Quelet

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13/07/12

« Ok, Lady Pas-De-Chance, tu vas te remettre en selle, et plus vite que ça. »

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Jamais titre n'aura été plus mensonger, puisque de Marilyn, Elvis ou le prince William, il n'en est nullement question dans le roman ! Nous suivons, en fait, l'histoire de Gracie Flowers, la petite vingtaine, agent immobilier à Londres, avec une voix en or et l'incapacité de se produire en public pour chanter. Dix ans plus tôt, elle a perdu son papa, une vedette du chant et de la danse, depuis elle s'est fermée dans sa coquille et pense qu'en s'éloignant du micro elle évitera de s'effondrer à nouveau.

Gracie a un avenir tout programmé selon un Plan en 5 ans, mais celui-ci mord la poussière sitôt qu'elle loupe sa promotion au boulot. Les ennuis ne cessent de s'enchaîner : elle court dans toute la ville pour s'acheter la pilule du lendemain, vole au secours de sa mère, au bord de la banqueroute, veut sauver le lopin de terre où est enterré son père, loin des griffes de promoteurs avides, et cerise sur le gâteau, reçoit un coup de fil de sa belle-mère lui annonçant que son petit copain la quitte !

Pathétique, pensez-vous ? Heureusement Gracie Flowers ne manque pas de ressources et nous entraîne dans sa course folle avec une fraîcheur et un bonheur qui donnent des étoiles dans les yeux. Cette lecture m'est apparue tellement pétillante, tartinée de belles réflexions sur l'amour paternel et sur la musique, les chansons, l'amour aussi... C'est un régal à lire ! C'est aussi passablement abracadabresque, les frasques de Gracie ont parfois un goût de grotesque et de situations téléphonées, si je n'avais pas été sous le charme de l'histoire, j'aurais pu en rire jaune. Peu m'importe, finalement : j'ai passé un excellent moment entre les pages de ce livre, que je trouve parfait pour la détente.

Marilyn, Elvis, le prince William et moi, par Lucy-Anne Holmes
Plon, 2012 - traduit de l'anglais par Odile Carton

Les chansons. Ah, elles peuvent être tellement parfaites... Une chanson. Une simple chanson. Trois minutes et demie d'instruments et de voix, rien de plus en général. Et pourtant ces trois minutes et demie peuvent vous faire voir le monde, dans toute son horreur ou dans toute sa gloire ; elles peuvent vous émouvoir aux larmes ou bien vous faire danser en pantoufles dans votre cuisine. Elles peuvent exprimer une émotion que vous n'aviez pas conscience de ressentir, ou bien une aspiration profondément ancrée en vous. Je sais que j'ai l'air de me la jouer quand je parle de musique, mais j'ai passé trop d'heures à écouter en boucle la même chanson, les yeux écarquillés d'émerveillement, pour qu'il en soit autrement.

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02/04/12

The girls with their short skirts and bright eyes and big-city dreams. The girls of 1929.

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Letty et Cordelia rêvent de New York, de folie, de paillettes, de nouvelles rencontres, d'évasion et d'espoir. Alors elles quittent tout, elles plaquent Junction, dans l'Ohio, pour la Grande Ville. Mais sur place, l'incertitude les gagne, les deux amies réalisent qu'elles n'ont pas les mêmes attentes, elles se fâchent et se tournent le dos.

Ainsi débute l'aventure new-yorkaise, sur un clash, et dans la solitude. Cordelia va retrouver son père, un bootlegger renommé, s'entendre à merveille avec Astrid, la fiancée de son demi-frère, et tomber amoureuse. Letty va tenter sa chance dans un club de musique, elle a de l'ambition et du talent, sauf qu'il existe déjà des milliers de prétendantes du même profil, des filles souvent plus effrontées qu'elle.

Pour nos trois héroïnes, New York représente vite le lieu de toutes les désillusions, après le temps de l'éblouissement. Même Astrid, dont la place n'est finalement pas si enviable, s'interroge sur son utilité et ses envies. Orpheline de père, elle a a observé sa volage de mère enchaîner les unions d'intérêt sans jamais cesser les liaisons superficielles. A son tour, désire-t-elle épouser un type en qui elle n'a nullement confiance, pour au moins assurer son ascension sociale ?

Grande amatrice de la première série d'Anna Godbersen (Rebelles) et de l'époque des années 20, avec en ce moment Boardwalk Empire ma série tv préférée, j'étais donc quasi certaine d'apprécier ce nouveau rendez-vous. Et je n'ai pas été déçue ! Pourtant, ça sent le début, les premiers pas tremblants, les héroïnes cruches, victimes de leur naïveté, plongées au coeur de la faune, mais fortes d'un avenir qu'elles vont saisir à bras le corps... L'histoire se dessine timidement, mais nous réserve déjà des retournements de situation dignes des grands feuilletons de divertissement. Je suis totalement friande de ce qui se dessine sous mes yeux : c'est facile, léger, habilement troussé, avec de la futilité et de la romance, en plus de mettre en lumière le faste des années 1920. Cette série possède tout le charme pétillant du champagne et du jazz !

Tout ce qui brille, par Anna Godbersen smileyc219
Albin Michel, coll. Wiz, 2012 - traduit par Alice Seelow
illustration de couverture : Sophie Leblanc 

A signaler : la série Vixen de Jillian Larkin s'inscrit en sérieuse concurrente, puisqu'elle sera traduite et publiée aux éditions Bayard en mai 2012.