05 mai 2008
(...)
Vous pensiez que c'était passé ? que j'étais guérie ?
Non, toujours pas.
26 avril 2008
(stuck in a moment...)
C'était l'année 2000 et U2 venait de sortir son nouveau disque, que j'écoutais tous les soirs. A côté de moi, il y avait un bébé dans son lit qui avait pris l'habitude, tous les soirs, de s'endormir sur cette chanson. Cela fait huit ans maintenant et, pour moi, cela restera comme sa chanson à elle, rien qu'à elle. Sa berceuse.
You rock, little girl ! ;o))
18 avril 2008
(en attendant...)
Tournage en cours du film Twilight, sortie prévue : décembre 2008 pour les USA.
On se console comme on peut !
Je vous rassure, ce blog reprendra son cours normal tôt ou tard. Mais il est vrai que, pour l'heure, tout lecteur est en droit de s'interroger sur ma santé mentale ! :o)
http://www.edwardandbella.net/
(tournage de la scène du bal !) :o)
12 avril 2008
(petite histoire... avant la grande)
C'est une petite (longue) histoire que voici. Mes proches savent le bazar existant dans mon chez-moi actuellement, à cause de travaux à rallonge qui ne minent pas mon moral, mais obligent beaucoup de mes livres à roupiller dans des cartons, ah oui c'est le seul point dommageable (ahem). Bref, jeudi soir j'étais prise d'un zèle monstrueux et m'activais à faire un peu d'ordre et de rangement dans ce foutoir indescriptible. J'avoue aussi que je recherchais plusieurs titres sous la commande d'une gente dame résidant à Cabourg (car en ce samedi ensoleillé mais frisquet je me fends d'une visite au grand hôtel, etc. Nous en reparlons, peut-être, ultérieurement.) Avec application, donc, je fouille mes piles et je prépare mes gros paquets pour sustenter cette grande lectrice, craignant qu'elle succombe à une crise de panne sèche (avec mes provisions, ça ne risque plus !). Bien sagement, aussi, je me mets à feuilleter quelques bouquins, c'est toujours comme ça avec le rangement, ça part vite en quenouille à cause de ma sensible zone de déconcentration. Et je mets de côté mes petits trucs légers à lire, avec les vacances du moment mon esprit est futile, genre régressif (vous allez comprendre).

Ceci n'étant pas le pire... qui ne va pas tarder à venir ! Enfin, c'est du pire consenti, je vous rassure. J'étais donc affalée parmi mes tours de babel à faire du tri, ça pour là et ci pour après, entre-temps l'homme du foyer rentre de son boulot (tard) et pousse quelques soupirs d'effarement (je vais tout remettre, t'inquiète !), mais c'était avant... avant LA rencontre. Il était là, tout noir, dans une pile qui était étiquettée "lecture urgente, à parcourir tôt ou tard". Je le sors de sa boîte, je me dis "tiens, c'est vrai" et j'ouvre. Et la malédiction s'abat sur moi, parce que je viens de lire les premières pages et plouf. Mais de quoi s'agit-il ?

Toute la blogoboule en a fait écho, jurant ses grands dieux que c'est une lecture im-pa-ra-ble de par ses qualités inavouables (cela réveille la midinette qui sommeille en vous, grr !), entre autres. Bien sûr, je voulais goûter à ce fruit délicieux et, comme souvent, j'ai envie mais je ne sais jamais quand procéder. Ce fut donc sur un instinct innocent, je plaide non-coupable, et j'ai fondu dans les 525 pages. Une vraie marée de guimauve, mes aïeux ! Oh mais que c'est bon !!! Depuis hier, j'assomme amies et proches de mon coup de coeur, je leur raconte que je suis réveillée depuis cinq heures du matin (pas la faute d'une insomnie, mais à cause du réveil de l'homme, puis du chien noir qui gratte à la porte de la salle de bains pour réclamer sa dose de chaleur quotidienne, on va tout savoir !) et donc depuis cinq heures du matin je suis engluée dans mon livre, dans l'histoire mielleuse de Bella et de son Edward (miam, miam). Je râle un coup car je dois me laver, préparer le petit déjeuner de ma fille, veiller aux devoirs de celle-ci et m'activer en cuisine (à la va-vite) pour la nourrir au midi, en somme des tâches bassement ordinaires d'un quotidien frustrant, et tout ça m'éloigne de mon livre qui m'ensorcelle. Je ne vis plus (ou ne veux plus vivre normalement), je ne respire plus, je suis dans un état régressif, j'ai quinze ans de nouveau ! Je marche à fond dans tous les clichés, les trucs cucul la praline, les guillis dans le ventre ! Pa-thé-ti-que, mais j'adore ! :o)
Pour ajouter, histoire d'en finir avec mes anecdotes nunuches, j'ai couru hier soir, vendredi, remplir un caddy de victuailles (le frigo était désespéremment vide), d'habitude je relègue la corvée à l'homme mais pas cette fois. Devinez pourquoi ? ... Ou imaginez une cinglée dans les rayons Livres, avec ses suées froides, courant dans les rayons totalement chamboulés, pour mettre la main sur le tome 2 de Stephenie Meyer. Véridique ! Quand je vous disais que la lecture attaquait le cerveau... gravement.
Je mets pause à mon marathon pour la journée, je rends visite à ma gente dame au dernier étage de son royal palais et j'espère lui amener un visage "humain", non pas un état en transe, totalement sous l'emprise de sa drogue ! Avé, les lecteurs de ce blog.
23 mars 2008
Noël au balcon, Pâques aux tisons !

Les Cloches passent de bonne heure cette année, ne les loupez pas ! ...
Crédit illustration : Nicoletta Ceccoli
08 mars 2008
20 petites choses
blablabla, voilà donc 20 petites choses sur moâ, à la demande de mademoiselle emjy :
Je suis née à Calais le 1er avril 1976. J'ai mis au monde ma petite fille un 26 avril 2000 à 16 heures tapantes, et je me suis mariée un 31 août 2002 sous un beau soleil du nord ... J'habite la Normandie depuis janvier 2000, mais impossible de cicatriser la plaie du déracinement. Ce n'est pas que je n'aime pas (la normandie), mais c'est différent. Le village où j'habite va prochainement figurer parmi les 100 plus beaux villages de France. Un beau lot de consolation !
Parce que j'ai refusé la robe meringue,
l'église à cause d'un mari qui a fauté, et parce que j'avais déjà une petite fille, la plus ravissante de toutes, et aussi une grande envie de faire la fête et donc de danser librement sans avoir une grosse traîne qui soulève la poussière et essuie les éclaboussures d'alcool renversé ... parce que je ne suis pas romantique pour deux sous, quoi !!! Loved and married, season 1. Pourtant, oui je fonds pour les grandes passions romanesques, et je tords mon mouchoir dans tous les sens à vivre et revivre les émotions de Scarlett O'Hara. Scarlett est une incomprise, comme Heathcliff, on lui pardonne difficilement ses caprices, ses sursauts d'orgueil et son absence de tabous. Moi je la comprends et j'aimerais qu'on se rappelle, en vrac, quelques scènes marquantes du film. Passons la fausse Sibylle du début, la rencontre avec le bouillant Rhett, tellement mémorable, et hâtons-nous de suite vers les heures sombres de l'histoire. Et je la vois, Scarlett sublissime du haut de son escalier pour accueillir le retour de Rhett et Bonnie après leur voyage en Europe, quelle attitude adopter ? Rhett était parti loin de son épouse, qu'il adore et abhore, mais est rentré car la petite fille réclamait sa maman avec toutes les larmes de son corps ; revoyons aussi Scarlett dans son fourreau rouge, sur le pas de la porte des Wilkes, devant toute la communauté d'Atlanta au courant de son scandale, qu'importe, Mélanie embrasse sa grande amie, faisant fi des potins et des mauvaises langues ; Scarlett lui a sauvé la vie, et a mis au monde son fils ; rappelons-nous Tara, en pleine disette, quand surgit un soldat déserteur qui cherche à violer Scarlett, elle le tue de sang-froid, et soudain accourt Melanie, maigre à faire peur, affaiblie par son accouchement, prête à défendre son amie, avec un énorme sabre au poing, beaucoup trop lourd pour elle (le passage dans le livre est poignant !) ... Et que dire du moment où Bonnie, trop intrépide, bondit avec son poney et se rompt le cou, brisant le couple, emportant tous leurs derniers espoirs, laissant un Rhett aux abois, refusant de confier le corps de sa fille pour l'enterrement, parce que la petite avait trop peur du noir, et il s'enferme avec elle, seule Melanie pourra éponger son chagrin, mais à quel prix ! ... Je suis fan d'Autant en emporte le vent !
Je me rends compte que je parle toujours de la même chose dans ce genre de questionnaire !
Fidèle à moi-même, je répète mon grand cri d'amour pour With or without you & l'album the Joshua tree de U2 ... Cela reste pour moi, LA chanson et L'album de référence.
En ce moment, le disque qui passe en boucle sur ma platine est celui de Bat for lashes, un groupe de 4 anglaises. Absolument envoûtant.
Ah oui, il y a aussi un autre film que j'aime beaucoup. Je l'avais vu une première fois à Noël, j'étais très jeune, mais je venais de rencontrer MON premier grand choc cinématographique ! Il s'agit donc de la Mélodie du bonheur (The sound of music), un film de Robert Wise de 1965. C'est l'histoire de Marie, une couventine qui est appelée à être gouvernante chez le Capitaine Von Trapp, veuf et père de 7 enfants. Ces derniers sont de vrais petits démons qui ont pour mission de faire craquer les gouvernantes, les unes après les autres. Avec Maria, ce sera différent car elle se révèle une jeune femme pétillante, pleine d'entrain, complice et compréhensive. Elle donnera aux enfants le goût de la chanson et montera avec eux une chorale. Hélas, l'histoire se passe dans l'Autriche des années 30, le nazisme est en train de ronger l'os et le Capitaine est convoqué pour choisir son camp. Devoir ou Liberté, Loyauté ou Amour ... (bah oui, il est tombé amoureux de Maria, mais est fiancé à une Baronne très riche). Ce film est coloré, vif, entraînant. C'est très gnangnan, et hyper kitsch. Mais c'est ce que j'aime !!! (Maria est interprétée par Julie Andrews, l'autrement délicieuse Mary Poppins !)
Par contre, je n'ai jamais été une grande fan de Grease (et de Travolta en général)...
... mais j'avais acheté la musique du film (j'étais jeune).
Je n'ai jamais vu Star Wars. J'ai tenté une fois, je me suis endormie.
Je ne suis pas manuelle pour deux sous. C'est une horreur ! Aucune patience, pas l'envie ni le goût. Couture, broderie, tricot, bricolage, etc. sont des noms qui font dring à mon oreille, mais qui n'entreront pas dans mon corps. C'est un peu dommage, surtout quand je découvre les petits bijoux (accessoires et vêtements, j'entends) que sont capables de réaliser certaines filles de la blogoboule ... arf !
J'aime bien lire les blogs de filles, ceux où leurs auteurs parlent d'elles, de leurs shoppings, de leurs enfants, de leur vie extra-muros ... Je suis une voyeuse, non ?
Clarabel n'est pas un comité de lecture, mais bien une seule et même personne, qui accuse bientôt 32 ans, mère d'une fillette de presque 8 ans. Alors que répondre aux nombreuses questions des lecteurs de ce blog - mais comment fais-tu pour lire autant ? Bah je ne sais pas, je lis. C'est tout. J'ai du temps libre, aussi. Voilà, ça ne se calcule pas.
Je n'aime pas qu'on m'appelle Clarabel dans la vraie vie, j'ai l'impression qu'il s'agit d'une autre, ce n'est pas moi. Je le dis aux web-copines, qui voudraient bien mais ne peuvent point. Et puis, il faut dire aussi que Clarabel c'est ma fille !
Je déteste l'expression 'c'est que du bonheur', elle me hérisse de partout ; je trouve que ça fait tout droit sorti d'un programme de tv-réalité, au même titre que le verbe 'kiffer'. (Le simple fait de l'écrire, déjà ... brrr !) Certains diront que c'est hype, moi je pense que c'est beauf. Désolée.
J'adore les produits bain & douche de chez Sephora. En ce moment, par exemple, je suis 100 % vanille crème brûlée. Ma fille, aussi, bien sûr, est accro.
Je porte Chanel et n'en démords pas (c'est Coco l'hiver, Mademoiselle l'été et le n°5 pour les soirées). Je peux faire une entorse si c'est du Kenzo.
Parce que, Vanessa ...
Je n'étais qu'une môme et j'étais fan de l'émission Temps X le samedi après-midi. C'est comme ça que j'ai découvert La Quatrième Dimension (Twilight Zone) de Rod Serling, désormais une émission Culte ! Je me souviens aussi du samedi soir, en dernière partie de soirée, la diffusion des Envahisseurs, le feuilleton avec David Vincent qui s'égare dans la campagne à la nuit tombée en cherchant un raccourci, il est alors témoin de l'atterrissage d'un engin spatial qui vient d'une autre galaxie. Les envahisseurs sont parmi nous, ils ont pris forme humaine et ont l'intention de conquérir la Terre en anéantissant l'humanité. David Vincent est seul contre tous, contre eux, et c'est une lutte super flippante qui commence. Frissons garantis !!!! { Tiens, c'est marrant comme j'ai pu accrocher à la science-fiction et maintenant je ne me sens pas capable d'en lire !?! }
Je suis une grande, grande fan du studio Ghibli (consultez ce site si vous ne connaissez pas du tout, c'est indispensable !). J'ai grandi avec Heidi et Sherlock Holmes (je parle des animés), puis j'ai découvert des nouveaux films d'une grande beauté, d'une poésie imperceptible, parfois c'est un peu violent mais il y a toujours un message caché dans le fond. Ce sont des contes modernes, des hymnes à la nature, c'est superbe. Faites-vous un ami comme Totoro, chantez de bonheur avec les Pompoko, admirez ce qu'est le royaume des chats, comprenez la violence (justifiée) de la princesse Mononoké et partez au coeur du récit allégorique de Chihiro ! Tout est magie, fascination, étourdissement. C'est de la sorcellerie ! { Evitez juste le Tombeau des Lucioles, qui fait pleurer comme c'est pas permis ! Sans quoi, c'est très bien aussi, mais dur. }
Mission accomplie, les lecteurs ! Si d'aventure vous souhaitez remplir le même exercice, prenez le flambeau ! Comment ? Je n'ai pas évoqué une seule fois Marilyn entre ces lignes, ah mais si, voyons, la voilà !
14 février 2008
La journée des petits coeurs
Aujourd'hui pour fêter les amoureux, voici un florilège de petits coeurs à s'offrir :
Une magnifique histoire d'amour entre Sidonie, la rêveuse, et Marius, le petit scientifique.
Tous deux vont prouver que les contraires s'attirent et se complètent dans un langage poétique, accompagné de somptueuses illustrations.
Impossible d'oublier Ferdinand Elephant, qui a un coeur si gros au point que ça lui fait mal et qu'il préfèrerait l'abandonner... Mais partager son coeur avec Anabelle Sauterelle serait aussi une formidable solution pour comprendre combien est magique le mot Coeur !
Notre facétieuse Mademoiselle Zazie mène à la baguette son petit copain Max qui se désespère, sur les marches devant la porte des WC, de recevoir un baiser de sa douce. Mais un baiser, ça se mérite ! Et on n'enchaîne pas un amoureux, aussi éperdu soit-il ! ...
LE gros succès auprès des 6-9 ans. Totalement mérité, car c'est drôle et joliment espiègle.
Au fil des quatre saisons, Romarin, très amoureux, joue à attrape-coeur avec une jolie petite fille au doux nom de Fleur. Ce journal intime de deux jeunes amoureux déclinent le verbe Aimer au fil du temps, pour un album fort gracieux et absolument craquant.
Ce livre propose une jolie variante de l'amour - que ce soit au féminin, au pluriel, cassé, réparé, éludé. C'est une interrogation sur les amours homosexuelles, hétérosexuelles, sur les familles recomposées. Honnêtement, c'est très bien fait. Un livre "gay" et militant, qui montre par son message joyeux en faveur de l'amour, qu'il est universel par essence !
Pour les plus grands, il y a aussi dans mon filet ...
Dans l'Amérique des années soixante-dix, Oliver, jeune homme riche et sportif, étudiant en droit, rencontre Jennifer, musicienne et issue d'une modeste famille. Alors que tout semblait les séparer, c'est le coup de foudre. Ils s'aiment, se marient, parlent de faire un enfant qu'ils appelleraient Bozo.
Livre lu et adoré, adapté à l'écran, avec Ryan O'Neal et Ali Mac Graw, le film a su tout autant me ravir, me faire rire (comme une baudruche) et pleurer comme une madeleine.
J'ai promis un billet, très bientôt. Il faut juste laisser le temps de la maturation, comme dit Cuné. Simplement pour souligner que ce livre renferme une histoire aussi étonnante qu'un certain Orgueil & Préjugés, le charme bucolique en moins, l'impertinence enjouée de Miss Austen légèrement oubliée...
C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Déracinée de son village du Sud, Margaret suit sa famille pour s'installer à Milton, une ville industrielle, sale, puante et bruyante. Elle y découvre un univers rude et difficile, le quotidien d'ouvriers affamés et le patron d'une puissante filature de coton, John Thornton. L'un et l'autre ne se supportent pas, et pourtant une irrésistible attirance physique les pousse l'un vers l'autre. Mille étincelles en perspective !
L'excellente série BBC pour prendre son mal en patience.
Qui n'a jamais lu une bluette sentimentale dans sa vie me lance la première pierre ? ! Ce livre réunit tous les clichés du genre : une belle demoiselle livrée sur la place publique pour rembourser les dettes d'un père alcoolique, vendue donc aux enchères au plus offrant, une mise remportée par un immonde individu, bossu, portant un masque de cuir, un beau diable revenu d'entre les morts... Bref, on frissonne d'excitation ! Et dans ce scénario cousu avec du gros fil, on trouve aussi une canaille bourrée de charme et d'insolence, qui vient mettre du piment aux rencontres très olala ! Ce n'est pas Harlequin, mais ça y ressemble drôlement. Et pourtant on ne crache pas sur ses amours de jeunesse (oui, ce fut le premier roman d'amuuur que j'ai lu !) et c'est aussi pour rappeler l'un des principes premiers de la lecture : pouvoir s'évader.
J'ai aimé la remarque d'une lectrice sur ce site : On lit de la guimauve, mais on n'est pas des débiles !
Chaud devant ! Récit hautement érotique, Fraise et Chocolat retrace les premières semaines d'une passion amoureuse à travers le regard d'une jeune dessinatrice de 25 ans. Puis c'est l'histoire d'une relation dans le temps, avec le doute et la peur qui s'installent : une amie attachante, un voisin raciste, les contraintes du quotidien, la menace de la séparation, les superstitions, etc. Coquin, certes, mais très drôle !
Ce roman épistolaire relate un échange secret, déroutant et passionné. Une rencontre de hasard entre deux femmes que tout sépare : trente années, 9.000 kilomètres, deux modes de vie. Gabrielle, vieille dame amère, riche propriétaire d'un domaine colonial sous les Tropiques et Emilie, scénariste parisienne fantasque, venue participer à un festival.
"C'est l'écriture d'une passion nourrie de la passion de l'écriture". L'histoire de Gabrielle et Emilie est avant tout l'histoire de l'amour des mots. Le reste est lyrique, passionnel, pudique, poétique et romantique. Un véritable éblouissement.
Dans le New York flamboyant de la fin du XIXe siècle, Newland Archer est un jeune homme bien éduqué de la haute bourgeoisie. Promis à un avenir brillant, il est sur le point d'annoncer ses fiançailles avec la pure May Welland, quand, à l'Opéra, tous les regards se tournent vers une loge... L'apparition de la belle comtesse Olanska, la scandaleuse cousine de May qui a eu l'audace de quitter son mari et dont l'indépendance, en ce temps-là, est considérée comme impardonnable, va bouleverser sa vie.
Absolument brillant ! A été adapté au cinéma par Martin Scorsese.

Ange, le gardien de phare que tout le monde appelle Gueule cassée, guette depuis sa tour de pierre le retour de Sidjwa, son amour perdu. Une poignante histoire d'amour, sur fond de guerre ! La beauté mise à mal par le combat des hommes, l'amour ruiné par la folie et l'espoir qui devient un os à ronger jusqu'à la moelle ... Sublime.
Le père de l'héroïne, homme cruel et fascinant, a disparu. Pour oublier, elle part à New York. Mais ni son amie Bonnie ni le frozen yoghourt ne suffisent à la consoler. Heureusement, Allan surgit, insaisissable, beau comme un dieu. Celui-là, il ne faut pas le laisser échapper. Entre souvenirs de petite fille et stratégies de séduction, Katherine Pancol dresse le portrait pétillant d'une femme d'aujourd'hui. Un roman d'amour et d'humour, pour moi mon préféré de cet auteur.
"Clair de femme" est un bouleversant hommage d'un homme pour la femme de sa vie, la célébration passionnée de la patrie du couple, "d'une bienheureuse absence d'originalité, parce que le bonheur n'a rien à inventer". Etourdissant d'actualité pour un texte publié en 1977, ce roman se trace dans la coulée d'une écriture claire, aérée et révèle l'angoisse du déclin que pressentait l'auteur... Non point morbide, ce texte est lumineux, éclatant !
Un album - BD qui parle des trentenaires pas mariées, des ex, des mamans chéries, des allumeuses, des trucs à faire pour ne pas entendre le bruit dans les toilettes, des fringues des grands couturiers, du dentiste, des gentilles, des coiffeurs, des mémés, des couples et d'un tas d'autres choses. Super décomplexant !
Pour les yeux ...
Un homme et une femme se rencontrent à bord d'un paquebot entre New York et l'Europe, ils se plaisent, s'aiment mais tous deux sont déjà engagés auprès de quelqu'un d'autre. Ils décident alors de se donner rendez-vous six mois plus tard, au 102ème étage de l'Empire State Building. Le jour J, l'un des deux manquent à l'appel...
Histoire intemporelle, classique éternel, Elle et lui (An Affair to Remember) est LE film romantique à souhait, poignant comme c'est impossible d'imaginer. C'est l'histoire d'un amour, fort, pur et absolu. Un amour menacé par le sacrifice, et pourtant porté aux nues. C'est sublime. Le couple que forment Cary Grant et Deborah Kerr est magique, il transcende chaque scène et pousse le final à son paroxysme. C'est vibrant, émouvant (oui, les larmes sont là !) - mais attention la première heure du film est somptueuse, pétillante comme des bulles de champagne (rosé) - et c'est tout simplement superbe dans son ensemble !
Et pour conclure :
"L'amour !... Qu'est-ce que l'amour ?... Un caprice, une fantaisie, une surprise du coeur, peut-être des sens ; un charme qui se répand sur les yeux, qui les fascine, qui s'attache aux traits, aux formes, aux vêtements même d'un être que le hasard seul nous fait rencontrer. Ne le rencontrons-nous pas ? rien ne nous en avertit, ne nous trouble... nous continuons de vivre, d'exister, de chercher des plaisirs, d'en trouver, de poursuivre notre carrière comme si rien ne nous manquait !... L'amour n'est donc pas une condition inévitable de la vie, il n'en est qu'une circonstance, un désordre, une époque... que dis-je ? un malheur ! une crise... une crise terrible... elle passe, et voilà tout."
Sur ce, je remporte mon lot de petits coeurs pour les distribuer autour de moi.

28 janvier 2008
Yep ! Colis swap reçu !
Que se cache-t-il derrière ces petits paquets ?

Du café, brésilien, avec un léger goût de gâteau aux noisettes et de chocolat ... (slurp !) ; du chocolat (au lait) et des petites amandes pour la Miss C. (bien meilleur que le kinder ! ...) ; des sucrettes en forme de sapin ; des post-it hello kitty (déjà chipées par la Miss ...) ; une belle carte du Montmartre de 1934 ... mais encore ?


3 romans bien noirs : un Connelly pour découvrir, un Mankell pour aimer le froid et les nuits blanches & un PD James pour le classicisme dont je suis friande ! ... Plus deux carnets de notes que je trouve très, très beaux !
MERCI QUI ?
Il faut remercier une petite nouvelle dans la blogosphère : elle s'appelle Agnès et sa passion, c'est la cuisine ! Pour savourer le bon goût de ses recettes, cela se passe aux 1000feuilledechou .
Alors un très, très grand merci à toi, Agnès ! Je sais que c'était ton premier swap et tu n'as pas à en rougir car le résultat est parfait. Je suis comblée : Merci mille fois !!!!!!!! ***
Pour le reste, ça se passe ici :
NB : excusez la maigre qualité des photos, mais il fait tellement gris ! ... le swap noir a empiété sur le territoire de la maison, avec son dégoulis de noirceur, l'APN ne dit pas merci ! ... :))
15 janvier 2008
Laysen disparue - Margaret Mitchell
Incroyable ! L'auteur d'Autant en emporte le vent avait donc laissé derrière elle une autre oeuvre romanesque, restée inédite durant trois quarts de siècle ! A sa mort en 1949, Margaret Mitchell avait demandé la destruction de toutes ses archives personnelles. Mais, à l'insu de tous, son ami d'enfance et de toujours, Henry Love Angel, s'était constitué un petit trésor de guerre - lettres, photographies et, surtout, le manuscrit dont elle lui avait fait cadeau on ne sait quand ni pourquoi - , qui revoit le jour, quelques décennies plus tard.
Toute la première partie de ce petit livre de 165 pages est donc consacrée à cette correspondance, à ces photos précieuses et à cette révélation sensationnelle des relations entre Henry et Margaret Mitchell - dit, Peg. Ses lettres nous la découvrent brillante et solaire, démontrant qu'elle n'a rien inventé pour créer son personnage de Scarlett O'Hara. Margaret Michell était aussi espiègle et entêtée, séductrice et sang-gêne, amie loyale et fidèle. Elle savait oser et braver quelques tabous de l'époque, elle portait des pantalons, flirtait avec plusieurs soupirants. C'était une intrépide, une vamp !
Gros coup de coeur pour toute cette première partie, enrichie de photographie et de reproductions des lettres manuscrites de Margaret Mitchell.
Le reste du livre concerne donc le manuscrit retrouvé : Laysen disparue. Il s'agit d'une longue nouvelle romanesque écrite par Margaret vers l'âge de 16 ans et qui a été donnée en cadeau à son ami (et soupirant éploré) Henry Love Angel. Celui-ci a conservé précieusement les deux cahiers, et c'est seulement après sa mort que les héritiers vont découvrir ce formidable trésor - et par la même occasion, les liens inextricables entre Margaret et Henry. Jusqu'alors, les biographes n'avaient pas su remarquer l'importance de cet ami d'enfance dans la vie de Margaret Mitchell. Ces pièces rares et inédites chamboulent ainsi toutes les données et poussent à revoir les copies !
Laysen disparue est une histoire romantique de marins, d'amour, d'honneur et de destin fatal. Bill Duncan, alors second à bord du Caliban, vieux rafiot qui transportait des voyageurs et de la marchandise entre les archipels du Pacifique Sud, fait un jour la rencontre d'une petite demoiselle, Courtenay Ross, une missionnaire très séduisante. Elle n'a que 19 ans, une tempérament ferme et frondeur, de l'humour et un optimisme pétillant qui envoûte le vieux briscard. Las, celui-ci prend connaissance du prétendant de la belle, Douglas Steele, et comprend que la petite demoiselle lui est définitivement inaccessible.
Dans ce petit coin paradisiaque, règne un métis, moitié jap moitié espagnol, Juan Mardo, qui possède la beauté du diable. L'homme a la jeune fille dans son collimateur, ce qui attise les craintes de Bill Duncan. Une première bagarre éclate, le marin est blessé et Courtenay se rapproche de lui pour panser ses blessures. De fil en aiguille Bill comprend qu'il est fou amoureux de la petite demoiselle et qu'il serait prêt à mourir pour elle. Comme Scarlett, Courtenay va subir une odieuse agression et ses deux soupirants vont unir leurs efforts pour laver son honneur.
Les qualités de ce texte sont bien maigres et souffrent vite de toute comparaison avec l'oeuvre majeure de Margaret Mitchell. On peut cependant constater que les deux héroïnes sont des jeunes femmes emportées et affirmées dans leur choix de vie. Elles refusent de suivre les diktats de la bonne société et optent pour l'absolutisme plutôt que le misérabilisme. Je garde toute ma préférence et ma vénération pour Scarlett O'Hara ; de même Autant en emporte le vent demeure à jamais dans mon panthéon des oeuvres intemporelles et éblouissantes !
Si vous figurez au nombre des puristes de l'Oeuvre de Margaret Mitchell, alors vous comprendrez que posséder ce livre devient une question d'incontournable nécessité ! N'attendez plus.
Présenté par Debra Freer. Traduit de l'anglais par Suzanne F. Mayoux. Gallimard, 1996. 85FF (soit, 12.96 €).
Dans mon cahier de doléances, je note qu'il me faut à tout prix trouver une biographie sur Margaret Mitchell et de remercier quiconque me transmettra de bonnes références... :)
03 janvier 2008
Etat des lieux
Mes chers lecteurs,
Un (bref) état des lieux s'impose après ma semaine fantôme ... Si j'ai lâchement quitté le navire, doutez-vous bien que c'était par la force des choses - une grippe redoutable ayant eu raison de mes faibles résistances. Noël fut pour moi scintillant et féérique, mais de loin, et ce, d'après mon brouillard où je me collais mes 40° de fièvre ! Pfff ...
(Je le trouve pathétique, ce chapitre ! Passons. )
Il n'empêche que le père nowel est un type formidable, car il n'a pas eu peur de passer - malgré les microbes, la cohue, le froid et tutti quanti. Il est venu, le monsieur en habit rouge, et il a été très généreux ! D'un autre côté, nous savons tous que je le méritais amplement - et il en va de même pour la Miss C., très largement chouchoutée itou !!!
Quoi de plus logique ... qu'offre-t-on à une grande lectrice ? Des livres, pardi ! Ceci n'est qu'un échantillon, et pourtant mes piles à lire sont déjà hautement vertigineuses. La maladie du lecteur compulsif est finalement plus inquiétante qu'une grippe qui vous cloue sous la couette pendant des jours - oui, je le pense fortement.
En vrac, quelques lots de gâteries ...
Encore !
La fin 2007 a senti un vent nouveau souffler en direction du pays du soleil levant et annonce pour 2008 un gros bain d'ébullition pour le manga. Je suis définitivement accro ! Durant mes journées de convalescence, je n'ai quasiment rien fait, rien lu - sauf des mangas ! J'avais été largement pourvue, quitte à me chamailler (presque) avec the little sister qui me chipait quelques titres à maintes reprises, à s'user les yeux de trop les lire et les relire ! Rhoooo ... (les objets du délit, ci-dessous)
J'en reparlerai bien vite !
La nouvelle année impose traditionnellement son te deum en matière de résolutions et de bilan. Alors, moi je me souhaite encore plus d'enthousiasme et de découverte, du partage et des éclats de lecture ... Et je vous souhaite, à vous aussi, de continuer de suivre mes pas, en ronchonnant ou en vous exclamant. Plus on est de fous, plus on rit ! Je ne souhaite pas ralentir l'allure, j'en veux encore et toujours plus. Et qui m'aime me suive !!! ;o)
Quant au bilan, hmmm ... j'affiche au compteur quelques 300 lectures, dont une centaine de romans pour la jeunesse. J'ai omis les albums, ceci ne concernant que la Miss et ses chroniques ponctuelles.
Quelques titres à vous rappeler, et qui ont fait mes beaux jours en 2007 :
Dans les rapides, de Maylis de Kerangal
Le 13ème conte, de Diane Setterfield
Tobie Lolness, de Timothée de Fombelle
L'ancre des rêves, de Gaelle Nohant
Quatre soeurs, de Malika Ferdjoukh
Comme tous les après-midi, de Zoyâ Pirzâd
Le corps de Liane, de Cypora Petitjean-Cerf
Pépites, d'Anne Laure Bondoux
L'élégance du hérisson, de Muriel Barbery
No et moi, de Delphine de Vigan
Le chat dans la gorge, de Colette Pellissier
L'amour comme par hasard, d'Eva Rice
Au pays de mes histoires, de Michael Morpurgo
Notez ces titres sur vos tablettes, si ce n'est pas déjà fait ! (La liste est exhaustive, mais ceci est déjà un bon début !)
Sur ce, amis lecteurs, je vous souhaite encore une très belle nouvelle année ! 12 longs mois de lecture, de rencontres, de bulles et de blablas ! ! !
Et merci infiniment pour vos visites régulières, vos messages chaleureux, vos clins d'oeil discrets ** special thanks to dearest G. ** et coucou à la familia qui passe et repasse en coulisses (joyeux anniversaire à la frangine, et bon retour à d'autres) ... un gros smacks incandescent à Kiki pour sa folie et sa gentillesse (merci encore pour ceci !) ... bref tous et toutes qui passez par ici, petits ou grands lecteurs, je vous offre cette chanson !
N.B. pour rappeler que l'année 2008 verra la parution du nouveau roman de la talentueuse Plume Salée - alias, Karine Fougeray - et comme moi je pense que vous avez hâte d'arriver à cette date (que je connais, voir un peu plus, mais je me tais ! vive les surprises ! ) Bien sûr, j'en reparlerai !!! :o)












































