18/09/18

Love & Gelato, de Jenna Evans Welch

love gelatoAvant de mourir, la mère de Lina lui fait promettre de partir en Italie pour faire la connaissance de Howard. Cet homme aurait beaucoup compté dans sa vie, si bien que la jeune fille suppose qu'il pourrait être son père. Mais pourquoi n'en a-t-elle jamais entendu parler auparavant ?
Encore sous le choc, complètement bouleversée, Lina accumule un trop-plein d'émotions et se rend à Florence à contrecœur. Sur place, ses premiers pas sont raides. Elle débarque chez un inconnu et découvre qu'elle va vivre dans un cimetière - Howard est gardien d'un mémorial de la Seconde guerre mondiale. Lina agit comme une automate, ne cesse de se poser mille questions sur sa mère et Howard, et s'imagine trouver des réponses dans le journal intime de celle-ci.
Au final, l'histoire va réserver à notre héroïne de bien jolies découvertes et des rencontres fabuleuses. Doucement mais sûrement, Lina va prendre goût à la culture italienne, s'imprégner du folklore local et côtoyer la jeunesse cosmopolite avec insouciance. En élargissant son horizon - ainsi que ses papilles, ses yeux et son cœur - elle aura le sentiment de mieux comprendre sa mère, de ressentir toute son histoire avec ses secrets.
Je dois avouer que ce roman a su me charmer, avec son romantisme, sa tendresse et sa gourmandise. C'était délicieux de parcourir la campagne et les rues florentines, de partager les rêves d'une jeune étudiante en art, de sécher ses larmes, de reprendre espoir, de flâner avec un cornetto con Nutella à la main, de s'échapper sur une Vespa et d'avoir le cœur qui bat trop fort... Allez hop ! cela ne coûte rien d'essayer, si ce n'est de passer un moment savoureux et réconfortant dans une ambiance géniale. Un petit roman parfait pour l'évasion.

Bayard jeunesse (2018) - traduit par Pascale Jusforgues

 

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Gaspard in love, de Stéphane Daniel

Cet ouvrage a été publié pour la première fois en 2006, puis en 2010 sous le titre Si par hasard c'était l'amour, aux éditions Rageot.

Gaspard in loveRoulant joyeusement sur la route des vacances, la famille Corbin doit pourtant revoir ses projets quand leur voiture tombe en panne en rase campagne. Le garagiste du coin leur promet d'agir au plus vite, en attendant Gaspard et ses parents s'installent à l'hôtel du Lion d'Or. Mais ce contretemps contrarie grandement l'adolescent, impatient de rejoindre sa bande de potes, plus particulièrement sa dulcinée, car il n'ignore pas que sa place laissée vacante sera rapidement occupée par un autre prétendant...
Face à ce garçon qui erre comme une âme en peine, l'hôtelière lui suggère de faire un tour au bistro voisin. Dans l'arrière-salle, d'autres jeunes de son âge ont l'habitude de se réunir autour d'un babyfoot. N'en rajoutez plus : les mots magiques ont coulé comme du miel sur Gaspard, dont les yeux brillent déjà de mille feux. Lui, le King de la gamelle, va enflammer la foule en délire. Il n'en doute pas une seconde. Du moins, ce serait oublié que ses vacances sont placées sous le signe de l'inattendu (et de la déconfiture).
Ha, ha ! Comment vous dire, à part que c'est drôle, mais tellement drôle à lire ! J'ai franchement souri tout du long des aventures de Gaspard, dont l'ironie est son arme fatale, quitte à paraître un peu lourd et cinglant, mais ce garçon mérite vraiment d'être connu. On partage à ses côtés quelques jours de vacances dans un village loin du tourisme de masse et on aime cette mise au vert imposée qui rend notre jeune parisien moins cynique à force de côtoyer la faune locale. C'est plein de vie, de joie, d'insouciance, d'amitié et d'amour. On passe un vrai bon moment et c'est tout ce qui compte. Big up aussi pour l'écriture en verve et les réparties rigolotes qui fusent à chaque coin de page. J'ai adoré.

Pôle Fiction, coll. Gallimard jeunesse (2018)

« Avec Gaspard, j'ai fait le choix de raconter une histoire d'humour, et de préférer les éclats de rire aux éclats de pire. J'ai eu pour ambition de rendre les lecteurs heureux, le temps d'une lecture. » Stéphane Daniel

 

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10/08/18

La courte histoire de la fille d’à côté, de Jared Reck

La courte histoire de la fille d'à côtéMatthew est amoureux de sa voisine, la fabuleuse Tabby. Ils se connaissent depuis toujours, ont grandi ensemble et sont inséparables. Mais Matt n'a jamais osé avouer ses sentiments. À la place, son cœur se brise en voyant son amie monter dans la voiture de Liam Branson - un élève de terminale ultra populaire. Le garçon est jaloux et masque son amertume derrière son humour. Pourtant, l'entente avec Tabby est toujours au beau fixe. Celle-ci n'a qu'à traverser la rue pour se réfugier chez les Wainwright où sa place est acquise. Tabby a tout partagé avec Matt : s'empiffrer de bonbons devant un marathon Star Wars, se déguiser en pygargue le soir de Halloween, partager les restes de dinde farcie et de jus de viande, s'échanger des cadeaux le lendemain de Noël... Pour Matt, Tabby est sa promise. Son futur. Son évidence. Et déjà le garçon se fait des films - façon comédie romantique - il ne doute pas qu'un jour les deux meilleurs amis tomberont dans les bras l'un de l'autre en se promettant l'éternité. Clap de fin. Un matin, cependant, les rêves s'effondrent car la réalité a repris ses droits. Et le raz-de-marée émotionnel est foudroyant.

Ce roman est certes bouleversant, mais pendant longtemps il nous transporte dans l'univers drôle et farfelu de son narrateur. Matt est un adolescent de quinze ans tout à fait ordinaire, amateur de basket, de friandises et de jolies filles, il a des idées folles qui bouillonnent dans la tête et des désirs absurdes, qui nous remettent aussi les pieds sur terre. Car l'auteur a tout compris des jeunes qu'il a l'habitude de côtoyer dans son boulot (prof dans un atelier d'écriture) et parvient à s'exprimer comme eux, sans fausse note. Le ton est cynique, naïf et paumé. On vit ainsi au rythme de leurs doutes et interrogations. Matt est en adoration devant Tabby mais souffre en silence quand elle tombe amoureuse d'un autre. Et quand survient le drame, on a également le cœur en miettes. Colère, détresse, nostalgie, impuissance... En somme, j'ai beaucoup aimé le tourbillon des émotions que nous fait vivre ce roman. J'ai aimé son style, son humour, ses personnages et sa sincérité. J'ai ri et pleuré. Je ne suis pas prête d'oublier Matthew & Tabitha ! C'était une belle découverte. À conseiller. 

Gallimard jeunesse (2018) - traduit par Nathalie Peronny

 

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02/07/18

Trans Barcelona Express, de Hélène Couturier

Trans Barcelona ExpressDans Bye Bye Bollywood, Nina rencontrait Jésus au cours de vacances mémorables dans un ashram, avec gros choc culturel, bouderies et autres aventures à mourir de rire. Après quoi, nos deux trublions avaient promis de se retrouver en Espagne pour explorer davantage leur connivence.
Mais sitôt débarquée à Barcelone, Nina comprend que leurs retrouvailles ne collent pas avec ses délires romantiques - Jésus est coincé chez sa grand-mère en rase campagne, puis rentre avec sa cousine qui ne le quitte plus, et enfin le garçon se montre distant et peu attentionné en sa présence. Tout soupçon d'idylle s'envole à grande vitesse. Et le moral de Nina est au plus bas.
La jeune fille se console dans l'apprentissage du folklore local (le botellón), mais elle boit trop et perd la tête car elle égare son sac et se retrouve avec celui d'un inconnu - un artiste torturé dont le carnet à dessins exprime tout son mal-être. Le lendemain, Nina lance un appel sur Facebook et rencontre Diego.
En vrai, ce roman est encore une fois étonnant. On partage non seulement les péripéties d'une héroïne rigolote et pleine d'autodérision, en quête d'amour et d'impossible, mais qui pose aussi un regard juste et intelligent sur le monde qui l'entoure - et plus particulièrement sur l'identité sexuelle et sur la question du genre.
Le ton est mordant, le rythme enlevé, les personnages tous attachants, les rebondissements agréables... en bref, c'est une histoire légère, bouleversante et palpitante ! Une très bonne série à découvrir.

« C'est quoi être une fille ?
C'est quoi être un garçon ?
Une fille n'est-elle pas censée aimer les voitures et le foot ? Et un garçon, pas censé aimer le rose et la danse classique ?
On est plus fille parce qu'on met du vernis à ongles et du rouge à lèvres ? On est plus garçon parce qu'on a des muscles et une barbe ?
Et celui (femme ou homme) qui justement aime des choses que son genre n'est pas censé aimer, il n'est pas normal ? Où est la limite, et qui la fixe ? Toute personne qui se comporte de manière atypique pour son genre serait-elle trans ?
Moi, Nina, un peu plus de quinze ans mais pas encore seize, en quoi est-ce que je me sens “fille” ? Parce que j'aime le gloss, les bijoux (surtout les bracelets), les fringues, les vernis hyperflashy et le garçons, même si très clairement je n'ai pas la main avec eux ?
Être une fille, c'est aimer les garçons ?
Non, l'identité de genre ne se définit pas par l'orientation sexuelle. On peut être une fille à part entière et avoir une attirance pour les filles ou même aimer les filles et les garçons.
Être bisexuel ?
Ça doit laisser plus d'opportunités pour trouver l'âme sœur. Tiens d'ailleurs, pourquoi on ne dit pas “l'âme frère” ? »

Syros, 2018

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Martin perché, de Christian de Montella

martin perchéUn soir de mai 68, alors que Paris est “à feu et à sang”, le père de Martin décide de partir à la campagne, sans demander son avis à sa famille. Pour Martin, quatorze ans, cet exil a un goût de frustration... Il ne cesse de penser à ELLE - une révolutionnaire en herbe, qui croque la vie à pleines dents et court à perdre haleine en dépavant les rues du Quartier Latin sous le nez des CRS. Et lui, en une journée, il a également couru après elle et pénétré dans son monde avec un cœur qui a fait boum-boum-boum. Comme son père est soudain résolu à abattre le chêne ancestral qui siège dans leur jardin (pour construire une piscine), Martin dit non. La nuit, il grimpe dans l'arbre et refuse d'en descendre au petit matin. Sa mère Francine va alors entendre toute son histoire sur sa rencontre avec l'étonnante Angie...

« Angie est arrivée dans notre classe en décembre. On dit qu'elle vient des États-Unis, mais, pour moi, elle vient de nulle part. Elle ne ressemble à aucune des filles que je connais. Elle porte des jeans, des ponchos, des vestes en peau de mouton, et les cheveux frisés, longs et libres.
Elle parle aux garçons comme si elle en était un. Elle interrompt les profs d'histoire et de français pour exiger qu'ils précisent leurs opinions. Quand on la menace de l'envoyer chez le censeur, elle réplique : “Vous ne connaissez que ça : la répression.” Bien sûr, on l'envoie chez le censeur et elle collectionne les heures de colle. Il paraît qu'elle n'y va jamais et qu'elle passera bientôt en conseil de discipline.
- Vous êtes un trublion ! lui dit un jour le prof de latin.
- Vous n'avez pas votre place dans le système scolaire, a renchéri la prof d'histoire, un autre jour.
- Petite enquiquineuse ! s'est écriée la prof de gym le matin où elle lui a demandé pourquoi les filles ne pouvaient pas jouer au foot comme les garçons, tout en ajoutant que, par ailleurs, elle considérait le football comme une activité frivole dont le but était de “détourner les masses populaires de son seul objectif légitime : la révolution”.
Elle n'est même pas jolie. Elle a l'air d'une folle trop intelligente et trop maigre. Et pourtant, elle me plaît. » 

En seulement 90 pages, le roman nous emporte dans sa frénésie, son exubérance et sa joie de vivre. Les personnages sont tous déjantés et fascinants. Puis l'histoire nous embarque dans une exploration, aussi brève qu'exaltante, des événements survenus en mai 68 - on croise ainsi Dany le Rouge, les slogans endiablés, la fougue populaire et la jeunesse en liesse. Tout paraît survolté, tant l'approche est joyeuse et insouciante.
À lire, c'est un vrai régal. 

médium / l'école des loisirs (2018)

*** avec une chouette couverture qui donne envie ***

 

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29/06/18

L'Archipel 1. Latitude, de Bertrand Puard

L'archipel LatitudeYann Rodin, bientôt dix-sept ans, est arrêté puis condamné pour des crimes qu'il n'a pas commis. Le garçon clame son innocence - il y a erreur sur la personne car il n'est pas du tout Sacha Pavlovitch mais juste son sosie.
Pire que ça, Yann est en fait le pion interchangeable d'un plan redoutable : une organisation secrète accepte d'effacer un individu de la surface de la planète et de le remplacer par une copie conforme. Hier, adolescent lambda, orphelin ayant trouvé refuge dans un monastère sur l'île de Porquerolles. Aujourd'hui, fils d'un criminel aguerri.
Contre la pression médiatique écrasante et la machine judiciaire en marche, impossible de résister. Le môme est expédié sur une île perdue près de l'Antarctique entre les murs d'une prison ultra sécurisée. Autant dire qu'il vient de tomber dans l'oubli...
De son côté, le vrai Sacha Pavlovitch doit donner le change en prétendant être Yann Rodin et débarque la fleur au fusil dans l'arrière-pays provençal en attendant de retourner à ses affaires crapuleuses. Digne héritier de son père, le gamin est froid et calculateur, jusqu'à son installation dans l'ancien fort militaire en compagnie du vieux prêtre aveugle Aliocha.
Contre toute attente, la quiétude des lieux va apaiser Sasha au point de titiller sa conscience et éveiller une petite pensée pour Yann, injustement sacrifié pour servir des intérêts trop grands. Ça et toutes les révélations à venir, je ne vous raconte pas la machination infernale qui va se déployer...
Et je dis bravo l'ami ! Voilà un scénario malicieux et captivant avec un roman qui se lit d'une traite et attend la suite des réjouissances au plus vite (rdv en août, ndlr). Ceci dit, je n'en espérais pas moins de Bertrand Puard qui avait déjà su me surprendre avec sa trilogie Bleu Blanc Sang ! On retrouve ici un rythme endiablé, des personnages énigmatiques, des ramifications nombreuses, des liens complexes et des dénouements invraisemblables... C'est gros, c'est osé. Mais on accepte le défi et on se glisse dans les méandres d'une vengeance de longue haleine.
Carrément TOP pour les jeunes amateurs de lectures qui procurent des sensations fortes. 

Casterman (2018)

 

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28/06/18

Un assassin de première classe, de Robin Stevens

Un assassin de première classe

Après les vacances mouvementées à Fallingford, chez son amie Daisy Wells, le père de Hazel Wong est rentré de Chine pour seriner sa fille et l'emmener avec lui à Istanbul à bord de l'Orient-Express. Cette fois, interdiction formelle de jouer les détectives. Les copines promettent, éblouies par le faste et la légende du train.
Bien entendu, leur voyage ne va pas se dérouler comme prévu. D'abord, elles recroisent cette chère Miss Livedon sous une nouvelle identité et apprennent que celle-ci est en mission secrète pour débusquer un espion ; par contre, elles doivent également jurer qu'elles ne mettront pas leur grain de sel dans son enquête.
Puis survient un nouveau meurtre dans une cabine fermée à clef. Le train est paralysé, les suspects se comptent à la pelle. Aussitôt les filles sont rappelées à l'ordre pour ne pas gêner les interrogatoires de l'éminent Dr Sandwich... Daisy fulmine, Hazel prend des notes. Un attentat est évité de peu. L'effervescence monte d'un cran. En bref, le temps s'est arrêté à bord de l'Orient-Express.
L'auteur ne s'en cache pas : cette intrigue est un hommage - en toute humilité - au roman d'Agatha Christie. L'ambiance est léchée, la mise en scène savoureuse et la palette de personnages pittoresque. On applaudit des deux mains. Cette série regorge de charme et de noblesse ! En plus, c'est british à souhait, palpitant et bien troussé. 
Autant de qualités auxquelles on ne peut résister. 
Et comme l'histoire se déroule en 1935, gageons que le contexte historique va prendre de plus en plus de poids dans les aventures de nos jeunes détectives ! À suivre...

Flammarion jeunesse (2018) - traduit par Faustina Fiore

[First Class Murder]


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Robin Stevens est née en Californie mais vit en Angleterre depuis qu'elle a trois ans. Elle a notamment grandi à Oxford. Elle est l’auteure des romans Un coupable presque parfait et De l’arsenic pour le goûter.

 

 

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27/06/18

Kat et la source magique, de Stephanie Burgis

Kat et la source magique

Je viens de relire cette série qui débute avec Kat, apprentie magicienne et je pousse un gros soupir de dépit car le troisième tome annoncé (Stolen Magic) ne sera vraisemblablement jamais traduit. Dommage. Cette lecture avait pourtant de sérieux atouts pour charmer les Janeites en herbe.
L'histoire se passe au XIXe siècle. La famille Stephenson compte trois filles et un garçon. Le père est un honorable pasteur, veuf et remarié, sa nouvelle épouse a le souci de bien marier toute sa descendance, mais voilà... Kat et sa sœur Angeline ont récemment découvert qu'elles avaient hérité des dons de leur maman défunte - une puissante sorcière - et qu'elles pouvaient bidouiller ci et là leurs talents pour esquiver un mariage arrangé ou cocher une flèche dans le cœur de leurs prétendants. Sentant venir un début de scandale, Belle-maman a toutefois décidé de prendre un bol l'air à Bath et met en garde tout son petit monde - aucun débordement ne sera toléré. Cela signifie que Charles doit résister aux tentations des jeux du hasard, que Angeline doit trouver un bon parti à épouser et que Kat doit se montrer délicieuse en toutes circonstances.
Malheureusement la famille Stephenson va de nouveau plonger dans des intrigues improbables - Charles s'acoquine avec des étudiants d'Oxford, Angelina tombe dans les bras du plus grand libertin du royaume et Kat entraîne sa cousine Lucy aux thermes romains où celle-ci va succomber à un étrange enchantement et perdre tout contrôle !
En bref, cette lecture combine le charme, la fantaisie et l'aventure. Et c'est un vrai régal. On hume ainsi un doux parfum de classiques anglais, associé à une atmosphère fantastique, qui franchement dépote et virevolte et tourbillonne sans fin. Le tout produit un effet enivrant... Ma foi, tentez l'expérience à votre tour ! Ce serait une bonne séance de rattrapage qui pourrait porter ses fruits. 

seuil jeunesse (2014) - traduit par Rosalind Elland-Goldsmith

série : Kat apprentie magicienne

couverture illustrée par Alexandra Huard

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Stephanie Burgis est née aux Etats-Unis et vit au Pays de Galles. Écrire les aventures de Kat était un moyen de concilier son amour pour Jane Austen et son admiration pour Tolkien.  

 

 

22/06/18

Les Mondes d'Ewilan #1: La Forêt des captifs, de Pierre Bottero

Ewilan la forêt des captifsPierre Bottero continue d'explorer son univers en ouvrant un nouveau cycle à sa série Ewilan, cette courageuse héroïne qui s'est découvert des origines exceptionnelles, au cours d'aventures tout aussi palpitantes.
Cette fois, la jeune fille va être kidnappée et torturée dans un laboratoire privé, dont elle échappera grâce à son fidèle ami Salim. Mais cette triste expérience va hélas laisser des traces. Réfugiée chez un vieux berger dans les Causses, Ewilan peine à retrouver ses forces et son don.
Vous l'avez compris, l'histoire se passe essentiellement dans notre monde et j'avoue que découvrir Ellana, Edwin, Siam ou Duom Nil'Erg hors de leur contexte familier - hors de Gwendalavir - donne souvent lieu à des situations cocasses et décalées.
En bref, la lecture enchaîne les rebondissements et s'écoute en quelques heures tant le rythme est vif et nous transporte. L'auteur est redoutable à ce jeu. Et déjà il lance de nouvelles pistes, sème des indices et largue les amarres pour de prochaines fuites. On sait notamment que l'Imagination est menacée, la terrible Eléa Rim'Morienval est de retour et un certain Illian, jeune garçon de 8 ans, possède un pouvoir étonnant mais incontrôlable, sans oublier Salim lui-même qui ne cesse de surprendre et de développer des dons hors normes.
En bref, les mondes d'Ewilan nous réservent encore de fabuleuses surprises - et d'autres bons moments d'évasion ! Le format audio se révèle un support très confortable pour en apprécier toutes les richesses, et Kelly Marot est juste formidable.

(P)2018 Audiolib. Lu par Kelly Marot (durée : 6h 44)

©2004 / 2015 / 2017 Rageot 

 

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21/06/18

La Terrifiante histoire de Prosper Redding #1 : Une Alliance diabolique, d'Alexandra Bracken

la terrifiante histoire de prosper reddingQuelques jours avant leur douzième anniversaire, les jumeaux Redding sont conviés dans le Cottage de leur grand-mère pour une grande réunion familiale. C'est sans se douter du piège à venir... car Prosper et sa sœur Prue vont être testés pour savoir lequel des deux est possédé par le démon. Vrai de vrai.
En fait, une vieille malédiction court chez les Redding - un pacte aurait été conclu mais sans jamais s'acquitter de la dette. Résultat, le démon est en colère et réclame son contrat avec âme en péril. Prosper, mouton noir de la famille, découvre qu'il vient de décrocher le gros lot. Aussitôt, ses proches lui tombent dessus et l'enferment dans un cachot. Le reste tombe dans l'oubli... Prosper se réveille dans une maison inconnue, chez un oncle et une cousine qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam.
Pourtant, Barnabas et Nell sont ses dernières roues de secours. Ils connaissent le sortilège capable de le libérer du démon, mais doivent réunir tous les ingrédients dans un laps de temps très court. En attendant, Prosper doit se cacher, prendre une nouvelle identité, rompre tout contact avec les Redding et résister à l'attraction démoniaque.
Car Alastor est un démon charmeur et persuasif. Il va habilement se servir du garçon pour qu'il gagne en popularité à l'école ou décroche les honneurs en arts plastiques. Ses intentions sont claires - pactiser avec Prosper - mais celui-ci n'est pas né de la dernière pluie. Il connaît trop les ravages d'une vie vouée à la destruction et à la vengeance pour tomber sous sa coupe.
Résultat, ils vont former un duo impayable ! Alastor est une créature mauvaise et perfide, mais joue franc jeu et avance sans filtre, si bien que Prosper n'est pas dupe de son numéro mais copine avec lui pour servir ses intérêts. Le gamin, particulièrement maladroit, possède aussi un solide sens de l'humour et une autodérision à toutes épreuves.
Qu'est-ce qu'on rit ! Je m'attendais, au vu de la sublime couverture, à une histoire sombre et effrayante, au bout du compte je découvre avec plaisir une intrigue savoureuse et cocasse. Quel bonheur. Certes, il y a aussi de la tension et du suspense, une bonne surprise finale et des haussements de sourcils qui font que j'ai vraiment très, très envie de lire la suite !
La lecture est surprenante et extraordinaire. J'ai dégusté chaque bouchée à la petite cuillère. Miam.

seuil jeunesse, 2018 - traduit par Cécile Magné

illustration de couverture : Anaïs Albar

 

 

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