12/11/12

◘ POD ◘

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Il est cinq heures du matin lorsqu'un cri perçant et métallique retentit brusquement. Josh et son père sont tirés de leur sommeil et s'interrogent. En levant les yeux au ciel, ils n'en reviennent pas de voir de grosses boules noires surgir de nulle part, suivies par des faisceaux de lumière qui foudroient tout sur leur passage. La situation est grave, seule issue possible : ne pas bouger de chez soi et attendre la suite des évènements.

A Los Angeles, Megs, douze ans, attend seule sa mère dans leur voiture lorsque la catastrophe arrive. Autour d'elle, sur le parking de l'hôtel, c'est le début d'un chaos monstrueux. La panique force tout le monde à tenter de fuir, mais c'est peine perdue. La gamine comprend alors qu'elle ne doit compter que sur elle-même, dans un milieu devenu désormais hostile. Chapitre après chapitre, on zigzague ainsi de la Californie à l'état de Washington en accompagnant les deux personnages principaux confrontés à la même situation désespérée, dans un climat tendu et inquiétant. D'où viennent ces perles de la mort et quelles sont leurs intentions ?

Pour ceux qui ont eu la chance d'être encore en vie, il faut songer à s'organiser : nourriture, eau, médicaments, électricité, toilettes, tout y passe. Ajoutez les plus bas instincts humains et vous obtenez une histoire stressante, au rythme parfaitement efficace puisqu'on ne fait que tourner les pages avec avidité. N'attendez cependant pas trop d'action du côté des envahisseurs, qui vont rester une simple ombre dans le décor (ô frustration !). Le vrai danger ne vient pas du ciel, c'est écrit sur la couverture. En gros, je ne suis ni déçue, ni follement séduite, mais j'espérais une lecture plus intense au vu du florilège des commentaires enthousiastes. Une suite serait fortement souhaitée !

POD, par Stephen Wallenfels
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2011 - traduit par Alice Delarbre

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La mémoire des murs.

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Suite au divorce de ses parents, Emma emménage avec sa mère dans une nouvelle ville. Leur nouvelle maison possède beaucoup de charme, mais son ambiance austère lui déplaît. Ce n'est pas seulement la situation qui la rend aussi désabusée, Emma se sent mal à l'aise mais n'arrive pas l'expliquer. La nuit, elle fait de mauvais rêves et s'imagine dans la peau d'une autre avant de découvrir qu'une adolescente a été tuée quinze ans plus tôt dans cette maison, et découverte morte dans la cave !

Particulièrement glauque et flippante, l'histoire promet de titiller mes instincts de poule mouillée dès les premiers chapitres. Emma est en connexion psychique avec la victime, elle revit les derniers instants de celle-ci, elle tente de reconstituer le puzzle avec beaucoup de perplexité. La journée, elle est confrontée à d'autres soucis, notamment lorsque sa meilleure amie s'amourache de son prof de théâtre et ne cherche plus à ôter ses oeillères pour découvrir ses défauts, au risque de tomber dans un piège !

On est très vite pris dans l'engrenage de l'intrigue, à s'interroger sur ses mystères et ses secrets, à vouloir participer à l'enquête. C'est facile, cela paraît évident - ceci dit, j'ai longtemps suspecté un personnage avant de m'apercevoir que je m'étais plantée ! En somme, le roman n'est pas déplaisant et tient la route, niveau suspense c'est assez prenant (sans être renversant). Je reste, malgré tout, perplexe car l'intrigue m'est finalement apparue ordinaire et sans surprise, avec des personnages pas très attachants. Je vous conseille un autre roman d'Amélie Sarn, comme Les proies par exemple. 

Clairvoyance : La maison de l'ombre, par Amélie Sarn
J'ai Lu, 2012

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09/11/12

Où est passée Lola Frizmuth ?

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Lola est folle amoureuse de Tristan, qui vit actuellement au Japon où bosse son père. N'en pouvant plus d'être séparée de lui, et parce qu'elle a quelques démêlés avec des filles de son école, Lola prend le premier vol pour Tokyo et se présente la bouche en coeur devant la porte de son élu. Ce serait le plan idéal, à la place Lola est seule, paumée et doit échapper à une bande de Yakuzas qui cherche à lui piquer son téléphone !

Cette aventure complètement dingue démarre en fanfare, et j'avoue avoir bu du petit lait. Les péripéties de Lola sont invraisemblables et purement cocasses, totalement dépaysantes, et puis c'est très drôle, l'humour sarcastique de l'héroïne fait des merveilles, j'ai franchement accroché. La brochette des personnages secondaires est elle aussi croustillante, entre le gangster japonais qui rêve d'une retraite paisible en buvant une bière au soleil et en caressant son petit chat, ou le jeune stagiaire de l'ambassade, au look de premier de la classe, du genre coincé et peureux, qui a eu la malchance de croiser le chemin de la tornade blonde... Vraiment, on ne s'ennuie pas une seconde ! C'est frais, déjanté, actuel et mené à fond les ballons.

Où est passée Lola Frizmuth ? par Aurélie Gerlach
Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2012

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08/11/12

...rien d'autre que des adolescents qui n'avaient pas trouvé mieux que de passer leur puberté en compagnie les uns des autres...

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Triste année de Terminale pour Louise. Alors qu'elle devrait se préparer avec assiduité pour son bac, en prévision de ses nombreux projets, elle n'a strictement plus le goût à rien. Sa meilleure amie, Claire, est à l'hôpital. Malade d'avoir trop maigri, de n'en avoir rien dit et de s'enfermer dans sa bulle de dépression. Cette nouvelle a eu pour effet de faire voler en éclats leur petit groupe d'amis, qui comprenait Baptiste, Tom et elles.

Louise est désormais seule avec son chagrin, sa colère, sa nostalgie et son incompréhension. Baptiste a abdiqué, Tom a fui, seule Louise s'accroche à ses souvenirs. Elle a beaucoup de mal à tourner la page, à avancer. De toute façon, elle se sent incapable. Après avoir vécu une telle histoire d'amour, ensemble, tous les quatre, elle se dit que c'est impossible de vivre sans.

Ce roman est une véritable petite pépite d'émotions, je vous le garantis, sitôt que vous lisez les premières pages, vous n'avez plus envie d'en décrocher. Au départ, un simple coup d'oeil à la couverture (très jolie, au passage), me laissait penser que ce serait une histoire mignonne, pour me changer les idées. Terrible erreur. Finalement j'ai eu le sentiment de replonger quelques années en arrière, à cette époque douce et bénie où l'on ne vit que pour ses potes, notre oxygène à nous, et où on n'imagine pas une seconde que tout ça puisse s'arrêter un jour. Bah si. Petite moue de crispation.

L'histoire est une lente, et longue, immersion au pays du Spleen (le chemin vers la rédemption et la guérison est semé d'embûches !). Malgré tout, l'histoire de Louise nous tient tellement à coeur, avec sa détresse poignante, sa sensibilité à fleur de peau et son désespoir chevillé au corps. Bon sang, que c'est fort, troublant, bouleversant ! Cela vous parle d'une jeunesse éclatante et exaltée, qui s'accroche à ses promesses et qui boit la tasse dès qu'un obstacle se présente. Reste le plus dur, oublier pour mieux s'arracher. Je ne suis pas prête d'oublier cette lecture (une belle écriture, une histoire poignante, des personnages attachants, une amitié qu'on croyait invincible, un amour absolu), j'ai adoré !

Pieds nus dans la nuit, par Marjolaine Jarry
éd. Thierry Magnier, 2012 - illustration de couverture : Agathe Demois

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06/11/12

"Victoria voulait une vie d'aventures, une vie folle, une vie plus grande qu'elle."

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Victoria glisse dans la vie comme une simple passagère, en attendant des jours meilleurs. Dans sa tête, c'est le festival des aventures palpitantes, la promesse de destinées fabuleuses, de rencontres inoubliables. Victoria est une rêveuse, car Victoria est une amoureuse des livres et de leurs histoires. Son existence vacille le jour où elle apprend que les trois cheyennes ont disparu. Cling, son cerveau s'illumine, la fiction a pris le pas sur la réalité, enfin son ordinaire terne et sans saveur bascule dans l'extraordinaire.

D'autres faits étranges et surprenants vont intervenir, un papa habillé en cowboy, la vieille horloge qui finit en poussière, des romans fétiches qui s'évaporent dans les airs, des rêves troublants sous une pluie d'étoiles, le petit voisin devenu un fidèle complice... Tout ceci n'éclipse pas les secrets de famille, qui ne sont pas non plus un gros point d'interrogation, mais ce n'est pas bien grave.

De ce moment de lecture, j'ai surtout retenu cet hommage magnifique à tous les amoureux de la lecture, tous ceux et celles qui rêvent éveillés, qui aiment trouver dans les romans un instant d'évasion, et qui vivent probablement leur vie dans le fol espoir de décrocher de la réalité. C'est très beau, assez touchant, un peu prévisible sur la fin, mais franchement c'est du Timothée de Fombelle généreux et envoûtant. Pour la petite anecdote, on passe presque autant de temps à décortiquer la couverture (à rabats) de François Place. Vous comprendrez pourquoi.

Victoria rêve, par Timothée de Fombelle
Gallimard jeunesse, 2012 - illustration de François Place

-) avec parution simultanée en livre audio, lu par l'auteur (environ 1h15), là aussi j'ai été transportée ! 

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05/11/12

Le complot de la Dernière Aube

La lecture des tomes précédents est nécessaire pour la compréhension de ce livre !  (en savoir plus en un clic)

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Troisième tome, et probablement le dernier de la série ! Toutes les questions ont trouvé une réponse, nous avions abandonné Neil Galore plus dépité que jamais, après la débandade des évènements provoqués par la terrible Brigade Pâle, mais plus déterminé que jamais aussi ! Il veut trouver l'ennemi, mettre un terme à leurs pratiques perverses et redoutables, dans le même temps il aimerait bien en savoir plus sur ses origines (et balayer la nouvelle d'un revers de la main), réunir ses anciens acolytes, la belle Elly en particulier, et gagner ses lettres de noblesse au sein de la prestigieuse Agence Pinkerton (on pourrait facilement le considérer comme l'ancêtre de Fox Mulder !).

Sans trop en dévoiler, sous peine de livrer des révélations secrètes, je tiendrai en estime ce troisième tome, pour son ambiance western, son dynamisme, ses personnages attachants, son histoire où l'on respire la poussière, l'odeur du colt et du whisky, les ennemis implacables, les secrets de famille enfin dévoilés, même si guère brillants. J'ai aimé cette série, complètement, et pourtant j'ai trouvé ce troisième tome légèrement moins enthousiasmant. Pas décevant, mais disons que j'avais des attentes haut placées ! C'est une série que je conseille à tous les amateurs du genre, ils ne regretteront pas le détour.

L'Agence Pinkerton, tome 3 : Le complot de la Dernière Aube, par Michel Honaker 
Flammarion, 2012 - illustration de Benjamin Carré

25/10/12

Peut-être le monde pourrait-il un jour changer grâce aux femmes, si elles parvenaient à prendre une autre place dans la société.

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Penelope Green s'ennuie toute seule à Londres, elle n'a pas de nouvelles de Cyprien, sur les mers depuis plusieurs mois, et commence enfin à se poser des questions sur la nature de son attachement pour lui. Bientôt, un petit paquet contenant un précieux éventail lui est livré, avec une lettre du garçon. Il lui informe être sur le départ pour la Chine, sur les traces d'un trafic de caisses au contenu douteux (des bibles, par centaine). Il demande à la journaliste de sauter dans le premier bateau pour le rejoindre et mener ensemble cette trépidante enquête.

Penelope bondit de joie, se heurte à la colère de son patron du Early Morning News, échappe à la vigilance de son cerbère qui devait la conduire en Ecosse, elle file à toute allure pour retrouver son fidèle *assistant*. Pourtant elle va jouer de malchance et louper chaque escale du garçon, elle est sur ses traces, toujours plus mélancolique, furieuse et impatiente. À peine débarquée sur les terres chinoises, l'aventure se poursuivra tout aussi follement, puisque l'énigmatique Monsieur Wang veut s'offrir les services de Penelope. Chez lui, dans sa belle maison, elle rencontre ses épouses et ses filles, le but étant de tisser une relation cordiale, la jeune anglaise va également ouvrir grand les yeux en découvrant cette nouvelle culture dont elle ignorait tout.

Finalement, c'est Cyprien Bonaventure qui piste les trafiquants en cherchant à percer le mystère. Penelope et lui auront décidément été beaucoup séparés dans cette nouvelle aventure, mais cela aura-t-il suffi pour éclairer la lanterne de la jeune fille ? Réalise-t-elle enfin que ce garçon est mordu, et qu'elle aussi en pince sérieusement pour lui ? Cette relation amoureuse n'est finalement que l'ombre de ce qu'elle devrait être ! A quand un vrai rapprochement ? Sans cela, cette série est toujours aussi divertissante et passionnante. Ce troisième tome est imprégné d'un parfum d'exotisme, très enivrant, j'ai beaucoup apprécié l'intrigue pleine d'intelligence de ce roman.

Penelope Green, tome 3 : L'éventail de Madame Li, par Béatrice Bottet
Casterman, 2012

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24/10/12

Penelope Green : l'Affaire Bluewaters, de Béatrice Bottet

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Penelope Green a gagné la confiance du rédacteur en chef du Early Morning News et s'embarque pour New York afin de rencontrer la poétesse Alison Redfern. A bord du paquebot, elle fait la connaissance de Mrs Helen Pryce, dont le cerveau est complètement embrumé par les vapeurs du laudanum. Cette dame aurait un secret, selon son patron, qui attend de Penelope de creuser le sujet car il pressent une affaire criminelle.

Bluewaters. C'est tout ce dont dispose la jeune journaliste. Nul autre indice. Sa seule source reste inexploitable, de plus le mari de la dame refuse qu'elle continue d'entretenir le moindre contact avec elle. Penelope arrive donc à New York, complètement fascinée, mais surtout avec l'envie d'en découdre. De fil en aiguille, elle va traiter son enquête avec minutie, intrépidité, bravoure et curiosité. Heureusement elle pourra compter sur son *assistant* Cyprien, mais n'échappera pas aux dangers qui vont l'attendre au tournant.

Penelope Green est une aventurière, une vraie, pas dans le sens du XIXème siècle. C'est une jeune femme audacieuse, une risque-tout, qui se jette dans la gueule du loup sans craindre les conséquences. Son affaire Bluewaters sent le soufre, mais ça ne va surtout pas freiner Penelope dans sa quête de la vérité. Sa complicité avec Cyprien est toujours évidente, mais s'agit-il d'une relation amicale ou amoureuse ? Ce deuxième tome demeure très flou sur le sujet. Cela ne nous gâchera pas le plaisir d'apprécier l'élégance de cette série, son écriture raffinée et l'aspect méprisable des dessous des affaires pêchées par la jeune journaliste.

Penelope Green, tome 2 : L'affaire Bluewaters, par Béatrice Bottet
Casterman, 2012 

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01/10/12

"I know you can hear me. The guy I love is still in there. Come back to me."

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** Spoilers droit devant ! ** Nous retrouvons la spectrale Bianca et le très vampirique Lucas, condamnés à retourner à Evernight où Mrs Bethany, cruelle et impitoyable, promet de ne pas rester les bras croisés, avec ce sourire énigmatique et ce regard hautain plaqués sur le visage, pour bien longtemps ! En effet, elle prépare un projet fou en cherchant à emprisonner les fantômes ancrés aux humains. Pourquoi, comment ? Notre couple va se donner la peine de trouver des explications.

Ce n'est pourtant qu'une goutte d'eau dans un océan, pas seulement parce que l'ambition démesurée de la directrice représente une vraie menace pour toute l'humanité, c'est surtout la nouvelle condition du couple qui pose un gros dilemme. Ils ont été maudits, condamnés, seuls contre tous... Maintenant, ils sont pire que tout : immortels, mais sans espoir de vivre ensemble. C'est compliqué, je sais, mais si je lâche le morceau, ce ne sera plus drôle pour les prochains lecteurs.

En fait, j'ai trouvé ce dernier tome assommant de romantisme, de lyrisme et d'absolutisme... que du -isme gonflant dont certaines séries pour ados s'abreuvent, à tort, car cela représente tout ce qui me pompe l'air dans ce créneau ! Donc, vraiment dommage. Un peu d'humour, par exemple, ne fait jamais de mal. J'ai apprécié le retour à Evernight (l'académie me manquait), mais les idées sur l'immortalité, le retour à la vie, le mélange des sangs, les sacrifices et tout ça, pfff, j'ai eu du mal. Je regrette aussi la présence effacée de Balthazar, personnage qui deviendra le héros exclusif du 5ème livre, avec la jeune Skye Tierney, mais ce sera un roman totalement indépendant de la série. Donc, voilà la fin de l'histoire, sans surprise, sans éclat, et tellement sirupeuse. Finalement seuls les deux premiers tomes de cette saga valaient le coup d'oeil, le reste... c'est moyen.

Evernight (Livre IV), par Claudia Gray
Pocket jeunesse, 2012 - traduit par Cécile Chartres

“You’ll live forever and being remembered by you is the only immortality I’ll ever need if I only live on as a part of you – Bianca, that’s my idea of heaven.” 

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28/09/12

“Forget normal.” He grinned. “We’re going to be extraordinary.”

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** risque de spoilers ** Ce troisième tome fait suite aux tragiques évènements survenus précédemment, avec l'attaque de l'école, Bianca et Lucas sont en fuite, aux côtés de la Croix Noire. Techniquement, la position de la jeune fille est délicate. Aussi, elle affiche un profil bas et se contente de coller son petit copain du mieux qu'elle peut. Sa couverture est menacée dès lors que Balthazar a été capturé après un raid sanglant mené par Mrs Bethany.

Mais l'histoire ne tourne pas éternellement autour des intrigues secrètes au sein des tueurs de vampires, Bianca et Lucas veulent fuir, ce sont les amants maudits par excellence, lui est un traître aux yeux de ses proches, elle est un monstre à abattre, ils sont seuls contre le monde entier. Ajoutez aussi que Charity la folle est de retour en ville, toujours aussi cinglée et déterminée à se venger de son frère, sans oublier les spectres qui rôdent non loin de Bianca, lui susurrant qu'elle leur appartient, hein, il ne faudrait pas l'oublier, ses parents et elle ont des comptes à régler.

Enfin bref, tout ça nous place dans une configuration particulière, la mise en scène de ce tome est aussi très appuyée sur le mélodrame, mais vraiment, que de théâtralité ! La fin, surtout, décroche le pompon. C'est un peu dommage. On sort les violons, on tire les ficelles jusqu'au bout, on joue à fond avec la corde sensible, on en rajoute une couche avec l'amour impossible, huuuu, c'est moi ou c'est franchement pénible ? Parce que, dans tout ça, Bianca n'est pas une héroïne très digne ou remarquable, elle est plate, gnangnan, sans jugeote et passive. Alors je ne sais pas ce que j'attendais en vrai, mais ce tome a presque failli me décevoir. Je trouve qu'il est désespérément sérieux et grave, c'est triste, non ? Un grain de fantaisie ne ferait pas de mal à cette série, et puis je dois avouer que le cadre d'Evernight m'a beaucoup manqué.

Evernight (Livre III), par Claudia Gray
Pocket jeunesse, 2012 - traduit par Cécile Chartres

“People get stupid when they're in love; people want what they can't have; and the years between ages twelve and eighteen always, always suck.” 

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