22/06/12

“Why does it say she has three hundred and twenty friends?" Josh asks. "Who has that many friends?”

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Ce livre m'a un bref instant fait penser à celui de Sarah Mlynowski, Parle-moi !, dont l'idée générale est assez proche : avoir la possibilité de prendre le contrôle de son avenir. Serait-ce vraiment une aubaine ? Cette histoire semble prouver le contraire. Nous sommes à la fin des années 90. Emma vient de recevoir un CD-Rom pour installer internet sur son nouvel ordinateur. Et là, surprise, elle découvre un site du nom de Facebook qui s'ouvre pile sur la page d'une personne qui s'appelle comme elle, Emma Nelson Jones, avec quinze ans de plus. Eh oui, elle a sous les yeux son propre futur !

Elle met aussitôt dans la confidence son meilleur ami Josh et ensemble ils commencent à bidouiller leur avenir pour s'éviter la perspective d'une vie peu folichonne, sauf qu'ils tombent rapidement dans le piège du « toujours plus » et en font une fixation. Résultat, ils en perdent leur spontanéité, leur libre-arbitre, ne prennent plus les bons choix et mettent leur amitié en péril. De plus, Josh et Emma se plaisent follement mais n'osent pas se l'avouer car ils ont peur des incidences sur le futur. Ils sont tombés dans le piège (garder le contrôle de leur vie) mais ont perdu innocence et fraîcheur.

J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, qui m'a fait sourire rien que par le gouffre générationnel : dans les années 90, on ne connaissait certes pas Glee, ni Harry Potter, et encore moins les SMS ou les blogs. Mais on ne vendait pas son âme aux réseaux sociaux, en étalant sa vie privée à la face du monde. Ce n'est toutefois pas un livre sur la nostalgie et l'idée que « c'était mieux avant ». Simplement une manière de rappeler qu'il faut se protéger (délivrez-vous des griffes de Facebook !), vivre l'instant présent et apprécier les petits détails d'une vie, certes pas toujours parfaite. La lecture est vraiment sympathique, mais pas idéalisée par cette couverture... tendance has-been. 

Profil, par Jay Asher & Carolyn Mackler
Milan jeunesse, coll. Macadam, 2012 - traduit de l'américain par Guillaume Fournier 

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21/06/12

“My name's Val, not Buffy. Do I look like a blond cheerleader with questionable taste in men?”

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Val Shapiro se transforme toutes les nuits en Tueuse de vampires. Cela permet d'alimenter en énergie sa moitié de succube qu'elle tente de refouler en elle, sauf que sa vie est frustrante. Sa famille vient de la mettre à la rue, ne supportant plus les risques inconsidérés qu'elle faisait courir à ses proches (sa demi-soeur Jen, par exemple).

Heureusement elle est recrutée par le chef de la Section des Crimes Obscurs et fait équipe avec un certain Dan Sullivan, qu'elle trouve de plus en plus à son goût. Mais comme elle a honte, ou peur, de sa part démoniaque (elle a donné le prénom de Lola à son succube), elle préfère se tenir à distance des autres et se sent donc très seule !

Chargée d'une enquête épineuse, Val va pouvoir se changer les idées, réaliser que la ville de San Antonio regorge de créatures maléfiques et combattre le Mal pendant qu'il est encore temps. De plus, elle est assistée d'un chien-démon, baptisé Croc, qui fait preuve d'un humour mordant. Dans l'intervalle, Val fera la rencontre opportune de son *cousin* Micah et compte énormément sur lui pour apprivoiser la bête qui dort en elle.

Voilà grosso-modo pour ce premier tome d'une série qui s'annonce, ma foi, pas trop mauvaise, mais pas transcendante non plus. Je pense que toutes les bases sont posées, pour permettre à l'auteur de mieux s'éparpiller par la suite afin d'enrichir son univers. Déjà son héroïne est attachante, pas chipoteuse, c'est une fonceuse, une vraie, qui réfléchit beaucoup et qui sait se poser les bonnes questions (elle n'a que 18 ans aussi). Elle a également besoin de tendresse, et d'amour, sans que ça tourne à l'obsession non plus. 

J'ai apprécié ce mélange de force brute et de délicatesse, de prise de conscience et d'action dure et violente (ça reste de l'urban fantasy). Je n'ai peut-être pas envie de lire la suite immédiatement, mais j'y reviendrai sans doute car quelque chose m'a intriguée dans cette série.

Demon inside, tome 1 : Mords-moi par Parker Blue
Baam! éditions J'ai Lu, 2011 - traduction d'Emilie Etcheverry

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20/06/12

Il fallait qu'ils se fassent la guerre, c'était plus fort qu'eux.

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Les aventures écossaises d'Hannah se déroulent désormais à l'université St Andrews, où elle va être introduite auprès d'un Cercle, tenu par un certain Darius, que Leith réprouve farouchement. De manière globale, le petit copain d'Hannah a une fâcheuse tendance à la surprotéger et à lui dicter sa façon de vivre (personnellement, ça m'agace énormément !). Je ne suis toujours pas séduite par ce couple, leur romance ne me donne aucun papillon dans le ventre, et c'est regrettable.

L'histoire, par contre, a beaucoup évolué et en bien. Après un démarrage difficile et balbutiant, l'intrigue a sincèrement su me surprendre pour m'attraper dans ses filets. Niveau suspense, ça sent le pétard mouillé mais mon esprit diabolique s'est déchaîné intérieurement. Quelle fin, wooow, j'étais ravie ! Cette série, pour moi, est clairement divertissante, par contre je ne rejoins pas les éloges dithyrambiques en clamant qu'elle est la meilleure de tous les temps (n'exagérons pas, elle est agréable et victime de ses défauts aussi -) Hannah et Leith sont tellement niais !). Le troisième tome étant en rupture de stock, je fais donc une petite pause bénéfique. 

Les étoiles de Noss Head, tome 2 : Rivalités par Sophie Jomain
Rebelle éditions, 2011 

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19/06/12

Chaque ville médiévale a son lot de légendes. A toi de faire le tri.

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J'ai été agréablement surprise par ma lecture (alors que j'avais été moyennement séduite par Les anges mordent aussi du même auteur). Ceci s'explique essentiellement par le dépaysement ressenti : nous sommes à Wick, un petit coin paumé en Ecosse, dans un grand manoir familial, avec son cadre idyllique composé de landes sauvages, de promenades en bord de mer, de forêts sombres et mystérieuses... Ce sont aussi les vacances pour l'héroïne, Hannah, dix-huit ans au compteur, mais beaucoup moins d'âge mental. (La personnalité de la demoiselle a en effet été un gros, GROS souci. Si je n'avais pas été séduite par la musique d'ambiance, je crois bien qu'il m'aurait été facile d'abandonner le roman.)

Hannah représente tout ce qui m'agace chez les jeunes filles : capricieuse, immature, allumeuse, abrutie, sans jugeote, aveugle, jalouse, excessive, irréfléchie ... et j'en passe ! Sûr que c'est usant pour une seule personne. Son histoire ne manque toutefois pas de charme, en dépit de son manque d'originalité. Tout commence par une rencontre, avec un type d'une beauté stupéfiante, Leith, qui n'en est pas moins taciturne et sauvage. Longtemps il va souffler le chaud et le froid, Hannah ne va plus savoir sur quel pied danser, ce qui a failli gagner ma sympathie tant je trouvais Leith bébête avec ses manies de gentleman à la gomme !!!

Bref, la romance n'est donc pas du tout transcendante, le héros est faussement glamour et la demoiselle carrément bécasse. A côté, il y a un secret, une légende, un méchant, un danger de mort. A aucun moment notre coeur palpite à fond les ballons. Et pourtant, on avale toutes ces sornettes sans rechigner parce qu'on trouve qu'on n'est finalement pas si mal en Ecosse, on aime bien la placidité de l'intrigue, on trouve le ton un peu drôle (et un peu lourd aussi, dans le genre midinette survoltée) et on se dit qu'on a passé un moment pas si désagréable et qu'on va même lire la suite dans la foulée ! (Douce contradiction, quand tu nous tiens...)

Les étoiles de Noss Head, tome 1 : Vertige par Sophie Jomain
Elzévir 2010 (édition épuisée), rééd. Rebelle, 2011 

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15/06/12

“Want to start a fairy-tale romance with me?”

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Bon, très sincèrement j'ai entamé ma lecture sur une note d'ennui, je trouvais l'histoire gnangnan et molle, j'étais moyennement séduite. Et puis le miracle s'est produit tout doucement, je crois que le coupable porte le nom de Brendan A. Salinger. Mea culpa, mea maxima culpa. J'ai perdu tout sens commun face à ce garçon au charme irrésistible ! D'abord il nous apparaît comme un pur sauvageon d'humeur lunatique, sexy en diable, avec son regard émeraude qui met notre héroïne, Emma, sens dessus dessous. Cette fascination s'explique aussi parce que la demoiselle est complètement “envoûtée”, au sens strict du terme, par le jeune homme, qui ne cesse de la snober honteusement.

L'intrigue du roman est plutôt moyenne, avouons-le, c'est encore et toujours l'histoire d'une romance entre deux adolescents, marquée par une malédiction. Ce n'est pas nouveau mais c'est efficace. Nos deux chéris se tournent autour pendant plusieurs chapitres, avant de céder à la tentation. Il semblerait même que cette tendre affinité fasse son petit effet, car le couple fonctionne à merveille. Les personnages secondaires sont particulièrement repoussants, machiavéliques et horripilants (miss Kristin et sieur Anthony, bleh !). Leur pugnacité à empoisonner l'existence d'Emma fait d'ailleurs lever les yeux au ciel, mais je pense qu'il y a matière à épiloguer.

Sans mentir, l'histoire dégage un parfum de conte de fées, particulièrement enivrant. J'étais complètement gaga à la fin... la honte. Enfin bon, je ne vous fais pas un dessin, vous voyez le genre. Je me suis surprise à avaler les pages du livre avec enthousiasme, tout n'est pas parfait non plus, mais dans l'idée de passer du bon temps, en se vidant l'esprit, cette lecture est à prescrire avec les compliments de votre libraire (huhu).

Envoûtement, par Cara Lynn Shultz
Harlequin, coll. Darkiss, 2012 - traduction de Juliette Bouchery 

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14/06/12

"Sometimes love was not about winning, but about wise sacrifice and the realiability of friends."

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Ce recueil de quatre histoires, ancrées dans l'univers de Lauren Kate, est une parenthèse dans la série, un petit détour du droit chemin avant de retrouver le dénouement à paraître cet automne (octobre 2012).
Shelby et Miles viennent de franchir un Annonciateur, pensant être de retour à Shoreline, en Californie. Au lieu de ça, ils sont quelque part en Angleterre, à l'époque médiévale. Miles perd sa casquette préférée, la guigne, Shelby en profite pour jeter un oeil plus loin afin de retrouver Luce. Au cours de cette courte aventure, nos deux amis vont se découvrir des sentiments nouveaux l'un pour l'autre, c'est mignon et drôle à la fois.
Puis arrive Roland, dans sa tenue de chevalier. Il est d'humeur nostalgique, car il vient de retrouver son amour perdu, Rosaline. Il sait bien que son erreur du passé est impardonnable, mais il compte bien lui faire un dernier petit cadeau d'adieu en empêchant son compagnon de partir à la guerre.
Puis c'est l'histoire d'Arriane, amoureuse d'un démon, Tessriel. Et enfin, Daniel et Luce, nos amoureux maudits. Pour la première fois, ils vont pouvoir passer une nuit de la Saint-Valentin ensemble, sans craindre la malédiction. L'histoire est très romantique, fabuleusement plantée dans un décor où règne une profusion de fleurs.
Cerise sur le gâteau, le livre offre un avant-goût du dernier tome, Volupté, avec un extrait du prologue et du chapitre 1.

Amours damnées, par Lauren Kate
Bayard jeunesse, 2012 - traduit par Danièle Darneau 

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13/06/12

Post-Chaos 2029

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Depuis deux ans, Sarah et Adam sont en fuite. Cachés dans une forêt, ils sont rattrapés par des motards qui kidnappent Mia. Obligés de suivre Saul, le meneur, Adam et Sarah vont être conduits dans une institution où se tiennent des expériences secrètes. Le but de Saul est de s'emparer des nombres des autres, mais Adam a reçu un choc sur la tête et se sent complètement désarçonné, comme s'il avait perdu la mémoire. De son côté, Sarah, enceinte, tente de sortir de cet enfer, afin de préserver le secret de Mia.

C'est le dernier tome de la série, et pour moi c'est aussi le meilleur. J'ai toujours eu beaucoup de mal avec l'ambiance que Rachel Ward a tenté de communiquer, pas que l'effet chape de plomb me mette mal à l'aise, mais j'avais surtout le sentiment d'assister à une course-poursuite effrénée, où l'espoir n'était jamais permis. A la longue, ça usait. Ce troisième tome se conclut donc avec panache, non sans avoir flirté avec les affres du manichéisme à un point de non-retour. La lecture se veut tellement angoissante, mais tellement prenante aussi. J'ai apprécié d'en finir ainsi, de façon nette et précise, tout à fait logique également. Verdict sur la série : sympathique, stressante et pas du tout guillerette.

Intuitions, tome 3 : Infini par Rachel Ward
Michel Lafon, 2012 - traduit par Isabelle Saint-Martin 

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12/06/12

"Trust in tomorrow...Every day of your life, there's been a tomorrow. I promise you, there'll be a tomorrow."

la lecture du tome 1 est nécessaire (pour rappel : ICI), mais le deuxième est un livre d'accompagnement, pas forcément indispensable.

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L'histoire se passe un an après l'accident de l'astéroïde, mais la situation demeure toujours préoccupante. La famille Evans a survécu et tente désormais de songer à l'avenir. Or, rien ne se passe comme prévu : Matt ramène une épouse, le père des enfants est de retour et il n'est pas seul non plus. Cela commence à faire beaucoup de monde dans une petite maison.

De son côté, Miranda a besoin de changer d'air et prend goût au maraudage, ce que sa mère réprouve, mais l'adolescente s'en moque. Elle n'a guère changé malgré les épreuves, à dix-sept ans c'est une jeune fille capricieuse et égoïste, faisant souvent preuve d'immaturité. Mais un nouveau séisme l'attend, car Miranda va tomber amoureuse ! Oui, tout est possible en ce monde accablé. Même les causes perdues peuvent croire en leur bonne étoile. Je plaisante, simplement la romance est très différente des clichés habituels, là on sent bien que la pitié et le désespoir sont chevillés au corps des personnages. Les passions ravageuses sont de vieilles idées remisées dans les ouvrages littéraires, en vrai cela ne fait plus rêver. (A la place, Miranda crève d'avaler un steak !)

Pendant longtemps la lecture fait croire que le retour à la normalité est une réalité envisageable, et puis non, la dernière partie du roman est plus brusque, plus dramatique, elle nous rappelle ce qu'est la vulnérabilité, et c'est franchement poignant. Le roman se termine sur cette vision sombre et désespérante d'êtres désabusés et qui tentent encore d'espérer en un lendemain meilleur. A vrai dire, on abandonne Miranda et les siens à un triste sort, la suite n'appartient qu'à eux et on referme ce livre en songeant que notre fortune n'est finalement pas si dérisoire ou détestable.

Chroniques de la fin du monde, tome 3 : Les survivants par Susan Beth Pfeffer
Pocket jeunesse, 2012 - traduction de Laure Mistral 

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11/06/12

De mon sang (My Blood approves)

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Avant de rencontrer Jack, Alice menait une existence sinistre. Un soir, avec sa copine Jane, elles échappent de peu à une agression grâce à l'intervention providentielle de Jack (tshirt rose, bermuda). Son charme opère sur Jane, mais Alice ne ressent qu'un mélange de reconnaissance et de circonspection. Et pourtant, dès le lendemain, Alice accepte de le revoir et de sortir avec lui. Elle est persuadée qu'il lui cache quelque chose et veut percer son secret.

Leur relation est donc avant tout amicale, sans la moindre allusion romantique. C'est d'ailleurs très bizarre de suivre leurs petites virées en toute innocence, sans que cela ne suscite la moindre interrogation ou autre mise en garde (si, peut-être de la part de Milo, le petit frère d'Alice... mais tellement plus mature !). L'attitude d'Alice est plus d'une fois surprenante, pour ne pas dire agaçante. C'est une jeune fille en rupture, qui se fiche de l'école et de ses résultats, à la maison sa mère est souvent absente donc elle a pris l'habitude de mener sa barque sans prêter attention aux autres. Du moins, c'est ce qu'elle m'a inspiré.

Les choses bougent dès lors qu'elle rencontre la famille de Jack, et particulièrement son frère Peter. Alice est attirée par lui, comme un coup de foudre, de son côté Peter ne lui manifeste qu'un vague intérêt, qu'elle ressent comme une haine viscérale, c'est d'autant plus incohérent que ces deux-là vont jouer au chat et à la souris, plaçant la relation avec Jack dans une position inconfortable. Dans la foulée, la jeune fille découvre le secret du garçon, sans s'émouvoir, car désormais ses choix la guident vers ce besoin irrépressible d'être avec Jack et sa famille.

Je ne vous cache pas ma grande perplexité vis-à-vis de cette lecture. L'histoire, plus d'une fois, m'est apparue maladroite et tirée par les cheveux, portée par les agissements d'une héroïne qui invite à pousser des hurlements d'indignation ! Que cette fille est absurde, vraiment... Les autres personnages manquent un peu d'éclat aussi, entre Jack, éternel adolescent de 24 ans, et Peter, le frangin taciturne qui me fait penser à Heathcliff, la romance a malheureusement le choix entre un devenir simple, évident et logique, ou une tournure malsaine et déroutante. Malgré tout, ce triangle amoureux constitue à lui tout seul le véritable intérêt de cette lecture, que j'ai hélas trouvée souvent simpliste et empruntée.

De mon sang, par Amanda Hocking
Casterlmore, 2012 - traduit par Florence Cogne 

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31/05/12

.... singing musicals to yourself as serious psychological motivation.

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Cela fait déjà deux ans que j'ai lu la première partie des aventures de la famille Martin à New York. Rappelez-vous, propriétaire d'un hôtel tendance Art Deco, la famille se saigne aux quatre veines pour lui rendre son heure de gloire, alors que l'endroit est au bord du délabrement. Scarlett, quinze ans, suit l'exemple de ses aînés pour apporter sa modeste contribution en s'occupant d'une suite où la très excentrique Mrs Amberson, une ancienne comédienne, en a fait son point de chute. Cette arrivée providentielle avait été un vrai coup de pouce pour les Martin, qui ont été les témoins, et les acteurs, d'un été particulièrement mouvementé.

Sur un plan sentimental Scarlett s'était entichée d'Eric, le meilleur ami de son frère Spencer, mais l'idylle a tourné court et depuis l'adolescente est d'humeur morose. La rentrée approchant, de nouvelles péripéties vont cueillir cette charmante famille qui ne manque pas de ressources, sauf que cette fois l'intrigue va davantage se concentrer sur les premiers pas de Spencer, en tant que vedette la plus haïe de tout New York, de Lola, amoureuse désabusée qui risque de retomber dans les filets de son histoire inachevée, et Scarlett, désormais l'assistante de Mrs Amberson, poussée à devenir le chaperon de la dernière recrue de leur agence, Chelsea Biggs, comédienne en herbe, et son frère Max, affichant une ironie à toutes épreuves. Scarlett et lui ne se supportent pas, ils partagent la même paillasse en biologie, se lancent constamment des piques, mais tout ça, sous couvert de jolis sentiments naissants, on s'en doute. Toutefois, Scarlett n'a pas guéri sa déception amoureuse et Eric est de retour dans sa vie, comme s'il cherchait à renouer avec elle.

Sitôt les premières pages lues, j'étais complètement sous le charme ! C'est un tel bonheur de retrouver la famille Martin, de s'immiscer dans leur vie pas ordinaire et de suivre leurs aventures essentiellement tournées autour du théâtre et de la comédie (les affaires de l'hôtel sont passées au second plan). Mais c'est aussi et surtout une histoire qui met en avant la famille, au sein de laquelle surviennent les coups de tête, les coups de coeur, les doutes, les pardons, les interrogations, les solutions... bref, un formidable portrait d'amitié et de solidarité, toujours dans l'humour et la joie de vie, sans jamais édulcorer les petits bobos qui font pleurnicher. Je retiens de cette lecture un plaisir frais, pétillant et enthousiasmant, un joli moment de dépaysement aussi, puisque la ville de New York offre un cadre idyllique et magique, qui procure un effet grisant ! J'ai refermé mon livre sur une note d'enchantement, et de frustration aussi, puisque j'ignore quand la suite sera disponible. Et cette suite est tout bonnement indispensable, nomdediou !

Au Secours Scarlett ! par Maureen Johnson
Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2011 - traduction de Cécile Dutheil de la Rochère
illustration de couverture : Dominique Corbasson