20/09/12

"Once you read something, you can't erase it from your brain."

Quand les autres s'endorment et plongent dans leurs rêves, le cauchemar de Janie commence.
 
WAKE 

De quoi sont faits nos rêves ? Que se passerait-il si quelqu’un pouvait entrer dans ces histoires folles qui agitent nos nuits ?
Depuis qu’elle a cinq ans, Janie Hannagan porte un lourd secret : quand les autres s’endorment près d’elle, elle perd connaissance pour être entraînée dans leurs songes. Témoin de leurs terreurs nocturnes, elle voudrait les aider mais comment faire ? Elle est là, au coeur de leur intimité la plus profonde, mais ils ne semblent pas la voir… Et quand elle se réveille, il ne lui reste qu’une sensation de gêne coupable qu’elle ne peut partager avec personne.
En se confiant à Cabel, Janie croit trouver l’âme soeur et espère sortir de sa solitude. Mais ses rêves, à lui, se révèlent si troubles et inquiétants… A-t-elle fait le bon choix en choisissant ce garçon-là ?

Je vais vite oublier ce rendez-vous loupé et abandonner Janie à ses rêves, parce que je n'ai vraiment pas accroché à son histoire. Problème d'écriture, un texte au présent, impression d'être prise pour une simplette, une histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard, des personnages sans éclat, sans charisme, et soudain l'envie de ne pas perdre son temps, de penser à tous ces autres livres qui attendent... Là je dis STOP ! Impression désagréable d'une lecture médiocre.

Wake, par Lisa McMann
La Martinière J. (2012) - traduit par Raphaële Eschenbrenner

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12/09/12

"On ne fait pas du rock avec de la technique, on fait du rock avec des tripes."

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Suite à son rendez-vous loupé à Londres, Max s'est donc replié en banlieue parisienne, chez son tonton, avec qui le projet complètement fou de monter un groupe de rock va voir le jour. A partir de là, Max ne peut plus reculer et doit rassembler les troupes - l'occasion de susciter des vocations, de permettre des rencontres et de tester ses limites !
Le résultat est jubilatoire, la prose de Max est toujours aussi ironique, le jeune homme se gausse de ses talents et de ses connaissances en matière artistique, croyez-le ou non, mais son attitude de snob lui va comme un gant et n'est pas du tout usurpée. Ce serait même un crime de lui contester son titre. Et puis ses goûts sont sûrs, que voulez-vous, un garçon de dix-sept, dix-huit ans qui ne se retrouve pas dans sa génération et qui flingue (verbalement) tout ce qui bouge, moi je dis qu'il en faut du culot, ou de l'inconscience, allez choisir. 
J'aime la verve de Max, j'aime quand il évoque son amour de la musique, j'aime quand il s'embrase, j'aime quand il se prend la tête, j'aime aussi ses délires entre potes (le coup des pernos, je lui tends mon pouce levé !), j'aime moins sa passion amoureuse, parce qu'elle n'est plus nouvelle et souvent je me lasse, d'ailleurs je trouve aussi que le roman est victime de quelques longueurs, mais c'était le risque, trois saisons plus tard.  
J'aime les aventures de Max, ses délires, son sens de la dérision et de la formule, son excentricité, sa frénésie créative et musicale, ses révélations, ses déconfitures aussi (hiii... Natacha, que fais-tu là ?!), j'aime ses potes, en tête Sa Kévinerie et aussi Stéphane, le p'tit nouveau qui n'est pas si nouveau non plus, j'aime la grand-mère de Max qui fait si bien les crêpes, et j'aime quand les romans d'aujourd'hui savent proposer des choses simples, rigolotes et actuelles sans forcément céder aux appels des sirènes ni nous plomber le moral. 

Comment devenir une rock star (ou pas), par Anne Percin
Rouergue jeunesse, 2012

"- Dites-moi juste un truc : Ma Dalton, qui m'a ouvert... Elle joue avec vous ?
- Non, elle fait des crêpes.
- Ah, c'est bien aussi. C'est important, les crêpes, quand on répète."

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30/08/12

"When is a night over? Is it the start of sunrise or the end of it?"

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Nick et Norah se rencontrent dans un bar de Manhattan. Il veut fuir son ex, Tris, qui est dans les bras d'un autre. Alors il demande à Norah de faire croire qu'ils sont ensemble, rien que cinq minutes. En réponse, tous les deux se roulent une galoche. Ils vont ainsi passer toute la nuit dans les rues de New York, à s'échapper des ambiances étouffantes, musicales, enfumées, bruyantes ou intimistes, pour tenter d'oublier leurs histoires du passé. Car finalement, ce n'est pas qu'une simple rencontre amoureuse, c'est surtout l'histoire des bagages qu'on porte alors qu'une nouvelle idylle s'offre à nous et qu'il serait temps de s'en délester pour mieux avancer dans la vie. Cela ne veut pas dire qu'il faut tout oublier, mais apprendre de ses erreurs, composer avec, s'en laver les mains et faire peau neuve.
J'aime bien l'idée, sauf que le traitement global devient poussif dans la deuxième partie du roman. Le début est nettement plus grisant, plus rock'n roll, plus culotté aussi. La suite se veut basique, plus adolescente dans son approche. Personnellement j'ai été moins séduite, mais j'ai aimé l'ambiance générale et les références musicales distillées dans le livre.

Nick & Norah's Infinite Playlist / Une nuit à New York, par Rachel Cohn & David Levithan
traduction : Alice Delarbre - Luc Rigoureau

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"Magic is overrated. Courage is what matters."

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Ce n'est pas avec ce troisième tome que la série pourra prendre des galons : l'intrigue se résume à percer le mystère entourant la disparition de toute magie dans la ville de Chicago. C'est tout. A côté, on oublie pourquoi les parents de Lily prétendent être en Allemagne, pourquoi Sebastian vole facilement au secours de la demoiselle, ne sont-ils pas des ennemis, et que cache Scout dans son précieux grimoire ?
Enfin, bon, des débuts de questions, on a su rapidement en trouver au cours des trois tomes. Quant à obtenir des réponses, c'est une autre paire de manches ! Parce qu'il faut reconnaître qu'on reste comme un rond de flan à la fin du bouquin, qui est censé être le dernier tome de la série. C'est dire comme c'est frustrant.
Ajoutons aussi que la lecture m'a souvent inspiré un sentiment de vide. Alors que les idées ne manquent pas à l'appel, elles apparaissent vite maladroites ou volages. Et puis, ça tourne facilement autour de thèmes rasoirs comme le fait d'aller en cours, de parler de garçons, de se crêper le chignon avec les pestes de l'école... Cela ne vole pas haut, ou disons que ce sont des considérations qui font sentir hors du coup une lectrice qui n'a plus 15 ans !
J'avais senti la déception pointer son museau en lisant le tome 2, la suite n'aura donc pas réussi à relever le niveau. Quel dommage ! (Je suis, par exemple, complètement accro à la série des Vampires de Chicago de Chloe Neill.) Cette série pour ados fait donc chou blanc : on trouve de belles idées, un cadre original, de la magie, de l'humour et des personnages pas trop mauvais, mais reste l'impression que la série ne parvient pas à décoller. L'éditeur français assure qu'une suite verra jour tôt ou tard, mais le site de l'auteur prétend le contraire.
Pour l'heure, ce troisième tome n'est pas assez concluant et classe Dark Elite parmi les séries au potentiel sous-exploité. Grosse déception, pour moi.

Dark Elite, tome 3 : Coup du sort par Chloe Neill
Castelmore, 2012 - traduit par Tristan Lathière

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11/07/12

" Que crois-tu que Jules Verne ou Herbert George Wells auraient donné pour être à sa place ? Même cinq petites minutes ? "

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Trois adolescents, condamnés à mourir tragiquement, sont finalement sauvés par un type du nom de Foster en devenant des Time Riders. Leur mission consiste à préserver le cours de l'Histoire via des voyages dans le temps pour s'assurer que tout se déroule comme convenu et éventuellement corriger les petites erreurs. Bien vite, il leur faudra contrer les agissements d'un ennemi, un certain Kramer, qui va s'immiscer dans les évènements et faits marquants, notamment en 1941, en aidant l'Allemagne à remporter la guerre. 

Liam, le garçon de 16 ans débarqué du Titanic, Maddy, sauvée d'une explosion d'avion en 2010, et Sal, miraculée d'un incendie en 2026, sont donc réunis à New York en 2001 (la veille des attentats !). Ils ont peu de temps pour approfondir leur apprentissage, car Kramer a quelques longueurs d'avance. 

Après un démarrage hésitant (premier tome oblige), la lecture nous enthousiasme par son rythme dynamique et son lot d'action. Véritable roman d'espionnage et d'aventure, il parvient à séduire en distillant quelques pointes d'humour et de suspense. L'idée de revoir un peu les bases fondamentales de nos connaissances historiques, et géopolitiques, à travers les voyages dans le temps, n'est pas nouvelle mais elle séduit toujours ! Pour l'instant je suis assez curieuse de connaître la suite, en espérant que la trame romanesque ne se répète pas trop. La série sera déclinée en 9 tomes ! 

Time Riders, tome 1 par Alex Scarrow
Nathan, 2012 - traduit de l'anglais par Aude Lemoine

Le tome 2 est déjà disponible : Le jour du prédateur (traduit par Anne Lauricella)
Où il est question de dinosaures, d'un petit génie à sauver et d'un jeune héros bloqué à des millions d'années en arrière, en plus d'une révélation choc en toute dernière ligne (laquelle m'a finalement peu surprise, tant ce détail était souvent signalé depuis le tome 1 !)... à suivre cet automne ! 

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09/07/12

Dans la gueule du Tigre.

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De retour en Chine, en 1960, la famille de Gangming s'installe dans une province reculée du pays, après avoir cru que le nouveau poste de travail du père les rapprocherait des grands-parents, près de la mer. La famille ne cesse de déchanter en découvrant le confort rudimentaire de leur habitation (sans eau courante), mais très vite la convivialité du lieu leur redonne courage.

Le garçon se lie d'amitié avec Taisen, une fillette de sept ans, qui a grandi à Kunming et n'a jamais bougé de là. Elle est passionnée de danse, curieuse et intrépide. C'est seulement au sortir de l'enfance que les choses vont se compliquer : la révolution culturelle frappe la Chine, les idées bougent, les mentalités changent, la politique entre en action, Gangming va être attiré par ces faux-semblants tandis que Taisen va se braquer.

Les années vont passer et les deux amis vont s'éloigner. C'est en offrant une double vision de leur parcours qu'on se rend compte de tous les possibles de cette Chine Maoïste, à travers l'aveuglement du garçon et le sens critique de la jeune fille. C'est très instructif comme témoignage, les exemples sont nombreux et s'appuient sur la vie quotidienne de deux adolescents et leurs proches. On découvre alors une période de chaos, durant laquelle la paranoïa a fait son nid, avec pour conséquence des dénonciations, des brimades, des embrigadements forcés... 

C'est un roman très intéressant à étudier, notamment sur l'aspect politique et historique de la Chine des années 60, à travers une histoire simple et proche de la réalité, puisque l'auteur s'est inspirée de l'histoire d'un ami pour rédiger son livre.

La vie en rouge, par Anne Thiollier
Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2009

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04/07/12

On the road again !

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Envie d'une lecture dépaysante, stressante et ne négligeant pas les sentiments des protagonistes ? Optez pour le roman de Christine Féret-Fleury, un roman dont la qualité d'écriture rappelle que la littérature pour jeunes ados n'est pas seulement creuse et approximativement scribouillée. Donc, nous avons une jeune mariée en fuite avec sa cousine et sa grand-mère, toutes trois au volant d'une Ford, en quête d'un peut-être et d'un ailleurs qu'elles pensent ne plus avoir dans leur vie actuelle.

C'est par cet aspect sensible et humain qu'on considère ce roman autrement qu'une simple lecture de thriller (car, oui il y a du piment au programme !). L'histoire aura à coeur de dévoiler des secrets, de mettre à jour des désirs et de découvrir des vieilles rancunes. Parce que ce sont trois personnalités différentes, avec des histoires fanées ou des histoires qui ne demandent qu'à être écrites, bref c'est une belle réunion de volonté féminine avec toute la subtilité et la complexité que cela représente (le personnage de Lavinia, la grand-mère, représente à mes yeux le plus de valeur !).

A côté de ça, on réalise qu'un taré est obsédé par Sarah et qu'il ne cesse de la poursuivre pour accomplir un sacrifice. A plusieurs reprises, on se glisse dans sa tête et on prend note de l'ampleur de sa folie... en un mot, c'est flippant. C'est ainsi un roman sympathique, qui se lit sans souci mais sans grand enthousiasme non plus, je dois l'avouer. J'ai surtout été totalement séduite par l'écriture et la qualité du roman en lui-même. Du même auteur, j'avais déjà lu L'évier.

La Trace, par Christine Féret-Fleury
Hachette, coll. Black Moon, 2012  

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27/06/12

"Okay, I warn you, I like to be evasive, inserutable and generally send mixed messages."

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C'est le 4ème et dernier volet (normalement) des aventures de Ruby Oliver, en dernière année de lycée. Bon, les choses paraissaient au beau fixe, Ruby est amoureuse mais a gâché son amitié avec Nora. C'était le prix à payer pour toucher au bonheur, pense-t-elle. Sereine, notre Ruby ? Hélas non. L'arrivée des vacances va mettre à rude épreuve les sentiments de la jeune fille.

Noel est en effet parti à New York et donne de façon sporadique des nouvelles à sa douce. Résultat, Ruby doute et laisse son imagination vagabonder. La perte de sa grand-mère venant se greffer à l'ensemble, Ruby nous fait une nouvelle crise de panique ! D'abord elle se fâche avec sa mère, son père file un mauvais coton et le retour de Noel n'arrange absolument rien, Ruby ne croit plus en l'amour pour de vrai et se laisse, presque, étourdir par Gideon... En gros, c'est la Bérézina !

La série surfe toujours sur les mêmes problèmes de cœur, il est vrai, mais elle n'est pas fondamentalement girly pour autant. En fait, le ton se veut léger, sans édulcorer la profondeur des soucis de Ruby. La demoiselle continue de suivre sa thérapie avec le docteur Z, qui soulève des questions en sommeil, comme cette fâcheuse tendance qu'a l'adolescente de s'accrocher à ses petits copains, de ne vivre que pour et par eux, en s'y accrochant comme une planche de salut.

Ruby fait souvent grand cas de l'Amour, mais a-t-elle la maturité pour en accepter la complexité, la souffrance et le bien-être ? (Tout ça à la fois, car l'amour n'est jamais de tout repos !) Alors on compatit sérieusement avec notre Ruby, ses années au lycée n'auront jamais été une partie de plaisir, ce qui met bien en lumière la tendre complexité de grandir, d'aimer, de savoir et de vouloir. Cette série aura été très attachante, surtout ne la boudez pas !

Le journal de Ruby Oliver : Pas très rond dans ma tête, par E. Lockhart
Casterman, 2012 - traduit de l'anglais par Antoine Pinchot 

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25/06/12

Essayer de comprendre l'amour, c'est comme vouloir disséquer un arc-en-ciel.

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C'est un petit roman bourré de charme, avec des personnages attachants et une histoire qui fait doucement rêver. Toute la vie de Katrina tourne autour du café de sa grand-mère, sauf que les affaires vont mal et qu'elles risquent de devoir mettre la clef sous la porte. Comble de malchance, leur voisin a ouvert un café branché et moderne, qui leur vole toute leur clientèle, ce qui a le don d'exaspérer la jeune fille. Pour preuve, elle ne supporte pas le soudain intérêt de Heidi Darling pour son meilleur ami Vincent.

Son histoire connaît un gros bouleversement dès lors qu'elle rencontre un type dans l'arrière-cour de leur café. Un clochard avec un kilt ? Katrina est méfiante, mais son bon coeur lui fait porter des petits gâteaux et une boisson chaude. Ce garçon, à la beauté troublante, s'appelle Malcolm. Il est messager. Et parce que Katrina a fait preuve de générosité, il a pour mission de lui offrir ce qu'elle désire le plus. Elle dispose de trois grains de café, il ne faut pas se louper.

Mais Katrina n'a strictement aucune idée des souhaits à émettre, elle n'a de cesse de se dévaloriser depuis des années, pense n'avoir aucun don particulier, et s'enorgueillit d'avoir un placard à échecs pour créditer ses propos ! Alors elle ne prend pas au sérieux le cadeau de Malcolm, de toute façon elle a tellement de soucis à gérer subitement, c'est comme si les catastrophes s'enchaînaient et que ses remparts s'écroulaient comme un château de cartes.

J'ai littéralement dévoré ce roman, tellement il est savoureux, réconfortant et romanesque pour de vrai. Il y a de jolies choses qui surviennent dans l'histoire, parfois prévisibles et d'autres fois non. C'est un livre qui parle de confiance en soi et qui évoque l'amitié comme étant fondamentale pour se sortir la tête de l'eau. Katrina est loin d'être seule, en plus d'Elizabeth et Vincent, ses amis de lycée, elle peut compter sur les Garçons (une bande de petits vieux fidèles clients du café Chez Anna) et sur Irmgaard, qui a fait voeu de silence et qui n'a pas son pareil pour cuisiner des soupes. L'ambiance fait penser à un cocon douillet, on s'y sent instinctivement bien, à l'aise, comme chez soi, c'est tellement bon à parcourir...

Café givré, par Suzanne Selfors
Flammarion, 2012 - traduit de l'anglais par Marie Hermet 

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23/06/12

Une fille avec un souhait dans le coeur.

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Hazel pensait réaliser son rêve en rencontrant sa mère biologique, mais en réalité elle découvrira qu'il est définitivement trop tard et toutes ses chances se sont envolées en fumée. Effondrée, elle murmure alors un souhait puis s'endort. Au moment de son réveil, elle se retrouve dix-huit ans plus tôt, sur l'île de Martha's Vineyard. L'énigmatique couturière de Mariposa de la Mission a encore mis son grain de sel en confiant une robe d'exception à une fille qui désespérait d'avoir une seconde chance.

C'est donc l'été, le temps est magnifique, Hazel rencontre Rosanna, une artiste peintre qui accepte de l'héberger dans sa grande maison, où d'autres jeunes ont élu domicile pour les vacances, comme Luke, notre prince charmant de service, et Julia, dont le tempérament revêche fait souvent soupirer Hazel. Mais les secrets ne font pas long feu sur cette île, et même en tant que lecteur on devine facilement les ficelles de l'histoire, rien de surprenant, donc, et ce n'est pas gênant non plus. On retrouve à travers les pages du roman une douce et chaleureuse ambiance, un air de parfum estival, agréable, dépaysant, nostalgique aussi. L'héroïne est une jeune fille émotive, qui s'accroche à ses espoirs comme à sa bouée de secours. C'est, selon moi, une jolie lecture pour les vacances, avec une petite dose de magie qui fait très conte de fées !

Fais un voeu, tome 2 : Trois chances pour tout changer par Alexandra Bullen
éd. Michel Lafon, 2012 - traduit de l'américain par Florence Mantran 

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