15/12/06

Bus Stop

Marilyn est Chérie, une chanteuse de petite vertu, qui exerce ses talents dans un bastringue à Phoenix - le "Dragon Bleu". Un soir elle rencontre Bo, un cowboy fraîchement débarqué en ville pour concourir au rodéo. Bo a 21 ans, sort de sa campagne perdue et s'est mis en tête de rencontrer une fille, SON ange. Et c'est elle, Chérie ! Aussitôt il décide de lui proposer fiançailles, mariage et retour dans le Montana pour vivre au ranch. Or, Chérie a tracé sa route jusqu'à Hollywood, elle ne tient pas à s'enterrer avec Bo, d'ailleurs elle n'aime pas ce garçon aux manières rustres, qui braille, harponne les filles avec un lasso et prend ses désirs pour des réalités ! Entre eux deux, c'est une relation unilatérale. Chérie se dit dévergondée, Bo n'a aucune expérience avec les femmes. Aucune expérience, tout court ! Son attitude en ville et avec les gens autour de lui tend à prouver qu'il est complétement incivil ! Il mérite une bonne leçon qu'il recevra par une nuit de tempête de neige, chez Grace, le relais du Bus Stop.
"Bus Stop" est un émerveillement ! C'est drôle, c'est touchant et c'est loin de toutes paillettes. Marilyn en chanteuse de petite vertu est fascinante ! Elle n'hésite pas à accentuer son anglais de la campagne, qui frise les aigus et le mauvais genre, affublée d'un petit costume vert, encore plus pâle & blanche que d'habitude. A ceux qui pensaient d'elle que c'était une actrice de seconde classe, elle n'a jamais cessé de démontrer l'étendue de ses capacités ! Surprenante, toujours ! Face à elle, Don Murray faisait ses premiers pas au cinéma dans ce rôle taillé sur mesure - Bo Derek, le cowboy sans éducation mais au grand coeur !
Un divertissement, plus qu'un film !!!! Il dépasse très largement les 5 étoiles ! 

vu en décembre 2005

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15/11/06

Vanity Fair

Grand classique de la littérature anglaise, "Vanity Fair" est le chef d'oeuvre de William Thackeray, dans lequel il raconte l'ascension d'une jeune arriviste sans le sou, Rebecca/Becky Sharp, dans la bonne société de ce début du 19ème siècle. Brillante, intelligente et futée, Becky va réussir à forger sa place (mariage, fortune, succès) mais à quel prix !?... Car au fil du temps, on découvre le dur combat pour "sauver les apparences" et maintenir à tout prix ce statut de vie facile. Sauf qu'en ce 19ème siècle, on tolère difficilement la réussite fulgurante et jalouse l'ambition féminine ! A ce propos, j'ai trouvé une certaine ressemblance avec un autre personnage de la littérature, Scarlett O'Hara, dont la volontée absolue de réussir avait surpassé tous les scrupules et toute bienséance. (Une certaine scène dans ce film me rappelle d'ailleurs un moment crucial de GWTW.)

Reese Witherspoon incarne le personnage inclassable de Becky Sharp avec brio, élégance et malice. Grâce à la réalisation exotique et colorée de Mira Nair, le rôle atteint une ampleur flamboyante, avec la dose de décadence justement dosée dans le parcours de l'intriguante. Car le film dure longtemps, plus de deux heures, mais passionne instantanément. Surtout si vous affectionnez les films d'époque, en costume, dans une Angleterre du 19ème pudibonde, avec ses salons secrets pour laisser place à la débauche ! Aux côtés de l'actrice, il y a un joli tableau de faire-valoir, comme Bob Hoskins (assez drôle) ou Gabriel Byrne (glacialement séduisant). Bref, ce film prend des couleurs chaudes et chaleureuses (sa réalisatrice est indienne) qui font un tapis rouge incontestable pour la "terrible" Becky Sharp ! A découvrir, ou voir, sans rechigner ! Et à lire, ensuite... (Pitié, faites abstraction de cette déplorable couverture et du mauvais goût de la "traduction" du titre...) !

vu en février 2006

Posté par clarabel76 à 17:27:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

25/10/06

Nip / Tuk Saison 2

Le début de cette saison 2 frise la catastrophe, honnêtement j'ai trouvé les trois premiers épisodes complètement nuls, à plonger encore une fois et trop facilement dans des scènes gratuites de sexe et de névrose. Bof ! J'attends mieux des Drs McNamara et Troy qui ont enfin fêté leurs 40 ans. Pour cela, grosse remise en question pour ces messieurs, à propos du temps qui passe et de leur pouvoir de séduction qui se fane lentement...

Sean et Julia avaient réussi à raccorder leur couple, pourtant en rencontrant la coach de vie Ava Moore la vie des McNamara va s'effondrer et plonger toute la famille dans la panique. Un drame est à l'horizon. De son côté, Christian veut absolument être le père du petit Wilbur, le fils de Gina. Mais la jeune femme est déséquilibrée et ruine toutes les chances du chirurgien. Christian va progressivement se racheter une conduite, devenir un homme plus raisonnable et à l'écoute de ses émotions. Avec Sean, il va être confontré aux victimes d'un violeur en série, surnommé le Découpeur.

La saison 2 se termine d'ailleurs sur l'angoisse, les larmes et l'horreur ! Ouf, la suite des épisodes a relevé le piètre niveau du début. Les scénaristes n'ont pas chômé et ont décidé de rendre à Julia McNamara la vie de plus en plus compliquée, de libérer la frustration de Sean et de sensibiliser le séducteur impénitent qu'est Christian. La saison gagne honnêtement en séquences dramatiques, plus les incontournables scènes "choc" des opérations de chirurgie esthétique (pas évidents à encaisser, mais soulagées par une bande musicale toujours impeccable).

Nip / Tuck est une série étonnante, plus riche qu'on ne le pense, bien au-delà de ses clichés érotiques et glamour. D'ailleurs, cette saison a accueilli quelques "special guest stars", comme Vanessa Redgrave (qui interprète la mère de Julia), Famke Janssen, Alec Baldwin et Rebecca Gayheart... A suivre avec attention !

vu en octobre 2006

Posté par clarabel76 à 12:35:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12/10/06

Stage Beauty

Dans le Londres du XVIIème siècle, Edward « Ned » Kynaston est la « femme » la plus célèbre d'Angleterre. A cette époque, les femmes n'ont pas le droit de jouer sur scène, situation dont Ned profite, faisant usage de sa beauté et son habileté à interprété avec Brio les grands rôles de femmes. Mais le roi Charles II, las de voir toujours les mêmes comédiens dans les mêmes tragédies, décrète, que les femmes auront dorénavant le droit de monter sur scène et que les hommes ne pourront plus interpréter des rôles féminins. Cette décision royale bouleverse la vie de Ned qui perd sa position privilégiée de « femme » la plus désirable de Londres. Entre en scène, Maria, l'habilleuse de Ned, qui devient une vedette instantanée.

Stage Beauty rappelle un certain Shakespeare in love... Mais toute comparaison s'arrête vite là ! Dans le film de Richard Eyre, Claire Danes et Billy Crudup se donnent la réplique, avec en toile de fond la pièce "Othello". Ce couple de jeunes acteurs n'a rien à envier à Gwyneth Paltrow et Joseph Fiennes, loin de là ! Et puis, il y a davantage d'espièglerie et de transparence concernant le milieu du théâtre de ce 17ème siècle anglais. Les femmes étaient interdites sur scène... qu'importe, les hommes pouvaient se travestir et faire bondir les coeurs de toute assistance. Comme ce fut le cas pour l'incomparable Kynaston (décrite comme la plus belle femme d'Angleterre par Samuel Pepys). La révision de cette loi va finalement conduire au "chômage" bon nombre d'acteurs, comme Kynaston. Et celle qui dans l'ombre se pâmait du rôle de Desdemone, se verra briller sur les devants de la scène... en la personne de Maria (Mrs Hughes), auparavant humble costumière de Kynaston. Bref, au lieu de jouer au chat et à la souris entre ces deux-là, le réalisateur Richard Eyre a tourné sa caméra vers le contexte de l'époque (société frivole, qui s'ennuie) et montre sans complaisance l'ambivalence de Kynaston, paralysé d'attirance pour les deux sexes (et encore ?). Dans Stage Beauty, aucune mièvrerie, mais une fin un peu trop compassée, et un casting talentueux, dont Ruppert Everett en Charles II grandiloquent !

vu en février 2006

Posté par clarabel76 à 12:55:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]