12/04/18

La Reine de la Baltique (Meurtres à Sandhamn #1), de Viveca Sten

La Reine de la BaltiqueFérue des romans de Camilla Läckberg, dont j'attends désespérément le dernier, La Sorcière, en format audio, je me replie sur sa compatriote, Viveca Sten, puisque sa série des Meurtres à Sandhamn connaît également un joli succès ! Il existe d'ailleurs une (très bonne) série TV déjà diffusée sur Arte.

L'amoureuse des contrées nordiques (que je suis) n'a forcément pas su résister à cette nouvelle invitation, direction une petite île au large de Stockholm, un paradis pour des vacances en famille ou une mise au vert en toute quiétude. Le charme scandinave par excellence. J'ai donc succombé, c'était parié. Or, cet havre de paix est perturbé par la mort suspecte d'un homme échoué sur une plage, puis par d'autres découvertes macabres qui amènent l'inspecteur Thomas Andreasson à booster ses cellules grises afin de calmer le vent de panique qui monte chez les insulaires, en pleine saison touristique. Habitué de Sandhamn, Thomas y retrouve son amie d'enfance, Nora Linde, devenue juriste dans une banque et mère de deux enfants. Elle forme avec Henrik un couple bohème et moderne, même si la jeune femme aspire à d'autres ambitions, d'autres envies, et se heurte à un mur d'incompréhension chez son mari.

On ne retrouve peut-être pas encore cette même sensation d'immersion totale dans un cocon familier, celle qu'on éprouve à partager l'intimité du couple Erica Falck et Patrik Hedström, mais le dépaysement n'est pas mal non plus. Pour l'intrigue policière, l'action et le suspense sont bien dosés. On ne se fait pas des nœuds au cerveau non plus, et la fin pousse trop loin le bouchon, mais je ne louperai certainement pas la suite dès sa publication en audio ! J'ai adoré enfiler mes clogs Lotta, flâner à vélo et déguster des kanelbullars, mais j'aimerais maintenant bousculer les personnages pour qu'ils se lâchent davantage... Pour la détente et l'évasion, cette série s'annonce parfaite.

©2013 Albin Michel. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne

(P)2018 Audible Studios. Lu par Raphaël Mathon (durée : 11h)

 

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11/04/18

Au royaume des aveugles, de Felicia Yap

Au royaume des aveugles

Claire, l'épouse de l'écrivain Mark Henry Evans, voit son monde s'effondrer en apprenant que celui-ci est dans le collimateur de la police, après la découverte d'une jeune femme noyée dans la Cam. Pour l'inspecteur Hans, chargé de l'enquête, Mark connaissait Sophia Ayling. La lecture de son iDiary devrait mettre à jour ce détail et révéler les dessous de cette affaire aux relents sulfureux.

En effet, dans le monde de Felicia Yap, la société est divisée entre Monos, ceux capables de se souvenir des dernières 24 heures, et Duos, l'élite pouvant se remémorer jusqu'à deux jours entiers. Chaque individu a pour obligation de rédiger son journal électronique quotidiennement. Fait assez rare, le couple Evans est mixte - Mark, qui aspire à se lancer dans une carrière politique, a d'ailleurs choisi de prendre son histoire en exemple pour défendre son programme.

L'ouverture d'une enquête pourrait compromettre ses chances, même si dans cet univers de flou et de faux-semblants, toutes les vérités n'ont pas fini d'être dévoilées. « Ton journal ne dit que ce que tu lui fais dire. La mémoire, ce sont les faits que tu choisis de retenir. Nous sommes tous victimes des souvenirs que nous préférons. »

Troublant et captivant, ce roman mêle l'art du suspense et de la manipulation, la tension psychologique, la vengeance et la folie dans une intrigue rondement ficelée. On passe un bon moment de lecture, surtout au début, quand on découvre les personnages et l'étendue de la toile, puis l'excitation se tasse et donne lieu à une simple curiosité pour démasquer tous les non-dits. L'auteur explore assez superficiellement son univers et conclut son histoire sur un dénouement qui loupe, selon moi, son effet de surprise. Mais cela reste une découverte engageante !

HarperCollins Noir, 2018. Trad. Thibaud Eliroff [Yesterday]

 

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Émile et le joint de culasse, de Vincent Cuvellier & Ronan Badel

Emile et le joint de culasse

Branle-bas de combat, Émile nous attend pour sa 16ème épopée.

Pas de temps à perdre, car le copain de maman nous embarque en voiture pour une traversée de la France. Vroum vroum. Notre Émile est aux anges ! Et puis bim, la voiture casse. Les laissant en rade sur le bord de la route. Dépanneur, garage, et tout, et tout.

Plus Émile jubile et fait la danse des sioux, plus le copain de maman fait grise mine et rouspète que ça va coûter bonbon. Un joint de culasse, pardi ! C'est vraiment pas de bol. Et pas le temps de dire ouf, il faut déjà rentrer à la maison...

Alors, c'était chouette ? demande maman. Oh oui. Émile a, de plus, rapporté un super souvenir.

Applaudissements pour cette lecture complètement décalée - qui parle de joint de culasse dans un album jeunesse ? Pour ça, on peut compter sur Émile pour nous faire voir du pays.

La série fait toujours preuve d'originalité, de facétie et d'humour. On sourit à chaque page (dommage pour la coquille finale) et on se dit vivement le prochain, merci, hasta luego. ☺ 

Gallimard Jeunesse Giboulées, 2018

 

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Nouveautés Folio Junior : Le Club des super-héros - Le mystère Dédale - Hector et les Pétrifieurs de temps

J01030

Nouvel élève à l'académie Ducard, Bruce Wayne constate rapidement les nombreux dysfonctionnements de l'établissement - le personnel enseignant encourage la compétition, la triche et l'ambition dévorante, les étudiants sont tous plus idiots les uns que les autres, ils portent des masques de clown, font les 400 coups sans peur des représailles et multiplient les blagues humiliantes. Bruce est convaincu d'être tombé dans un traquenard. Il arrive à convaincre deux autres camarades, Clark Kent et Diana Prince, de rejoindre son club secret qui consiste à jouer les espions pour percer le mystère de Ducard. Qui est réellement son directeur ? Nul ne le connaît. À la place, le conseiller pédagogique Hugo Strange filtre chaque tentative d'entrer en contact avec celui-ci. Plus nos jeunes gens fouillent, plus la pression devient suffocante et les traîtrises apparaissent. Bruce découvre ainsi que Clark et Diana sont eux aussi des énigmes ambulantes et n'ont pas tout dévoilé de leurs origines.

Vous imaginez un collège réunissant Batman, Superman et Wonderwoman, avec à la barre des savants fous visant à recruter de jeunes disciples pour la ligue des assassins ? Eh bien, ne cherchez plus. Cela se passe ici. Nos apprentis super-héros font déjà l'amère expérience de la lutte contre les forces du mal en redoutant d'accorder leur confiance pour préserver leur nature, leur identité, leur mission, etc. Le format du livre se compose de rapports administratifs, de mails, d'articles de la gazette de l'école, d'extraits de carnet de notes ou du journal intime de Bruce. Tout est en noir et blanc. C'est sombre, assez brouillon et en même temps le scénario se veut classique mais complice, en servant de bonnes séquences burlesques, du suspense et des clins d'œil qui plairont aux amateurs de comics (le majordome Alfred, le Joker, les chauve-souris, Smallville, la Kryptonite, Lex Luthor, la lignée royale de Diana...).

Derek Fridolfs et Dustin Nguyen baignent dans le milieu en toute aisance, pour avoir déjà écrit d'autres aventures de super-héros (dont Li'l Gotham) et acquis une certaine notoriété. Ils confortent cette fois leur savoir-faire en s'adressant à un public plus jeune et visiblement ouvert à toute contamination.

Le Club des super-héros, de Derek Fridolfs & Dustin Nguyen
Folio Junior, 2018. Trad. Marie Leymarie. À partir de 9 ans

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Le corps du célèbre sculpteur Dédale est retrouvé mort dans un petit village en Afrique. Hermès se rend sur place pour mener son enquête. Faisant halte au royaume des enfers, il intercepte suffisamment tôt le passage sur le Styx, mais au moment d'interroger la victime, une créature sournoise surgit des entrailles du fleuve pour s'emparer du corps. Hermès est de plus en plus intrigué et se rend auprès des membres de sa famille (Aphrodite, Héphaïstos, Apollon...) pour constater leurs réactions à l'annonce du décès de Dédale (celui-ci n'avait visiblement pas que des amis). Il embarque avec lui le jeune Éros et part en Crète pour cerner le mystère de cet homme traqué et visiblement aux abois.

J'ai beaucoup aimé l'idée du dieu Hermès dans le rôle d'enquêteur à la Hercule Poirot, en train de fureter auprès de son illustre lignage pour connaître tous leurs petits secrets et percer leurs mensonges. On plonge dans l'intimité des dieux en toute impunité, le suspense est entier et les légendes s'épanouissent. La lecture prend rapidement un cap original, qui ne laisse rien filtrer du dénouement (j'étais bien en peine de deviner le fin mot de l'histoire). Le pari est donc réussi pour l'auteur, également professeur de lettres classiques, qui parvient à transmettre sa passion pour la mythologie avec cette série captivante et riche en rebondissements. Apprendre tout en s'amusant !

Le mystère Dédale, de Richard Normandon
Folio junior, 2018. Dès 10 ans.

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J01054Hector Obel a 10 ans et vit à Starkley, décrite comme étant la quatrième ville la plus ennuyeuse d'Angleterre, car il ne se passe jamais rien de palpitant. Jusqu'au jour où Hector, en train de se morfondre en classe, surprend son professeur et ses camarades figés sur place. Comme si le temps s'était arrêté net. Tout rentre finalement dans l'ordre au bout de quelques minutes. Le garçon n'a pas l'éternité devant lui, pour y réfléchir, que la situation se répète déjà, mais cette fois il a décidé de chronométrer la durée de la Pause. Sept minutes et sept secondes. Au lieu de se retourner le cerveau, Hector choisit de tirer profit de la situation et va s'amuser à parcourir la ville avec une Vespa flambant neuve, se venger de ses tortionnaires ou se rendre dans la boutique de bonbons pour faire des emplettes. La propriétaire, Mme CouCous, lui en a interdit l'accès sur un coup de tête. Une attitude qui lui rappelle que plusieurs adultes de Starkley se comportent désormais de façon très étrange, voire méchante. Est-ce que cela aurait un lien avec les Pauses ? Au bout de 100 pages, l'étau se resserre quand le garçon surprend des créatures affreuses, les Terribles, se faufiler dans la ville pour kidnapper ses habitants pétrifiés... L'heure est grave. L'histoire n'est plus à la rigolade. Hector doit agir, vite. Trouver des forces alliées (oui ! ... ça va arriver), sauver sa petite ville de cette invasion sournoise et se convaincre que son père disparu fait aussi partie du lot. 

Pour son intronisation dans la littérature jeunesse, Danny Wallace sort les grands moyens (univers déjanté, monstres terrifiants, péripéties à rebondissements, sur un ton sans cesse désopilant). Et c'est clair que le livre vise haut et fort. Au départ, l'histoire semble déjà écrite et préfigure les thèmes du genre : Hector est un gamin sensible, maltraité par des grosses brutes, et qui porte en lui le départ de son père comme un poids lourd insurmontable, sa mère bosse comme une dingue et son frère est devenu un ado renfrogné. Et puis, tout bascule vers une aventure délirante, fantastique et même de plus en plus sombre et inquiétante. Il faut le lire pour le croire. Les méchants ne font pas semblant, les enfants entrent en résistance et montent une association de Transpauseurs. On découvre alors une intrigue complètement loufoque, mais non dénuée d'action, d'émotion et de danger. C'est efficace, raconté de façon hilarante et néanmoins détachée. Nul doute que cette dose d'énergie bouillonnante plaira aux plus jeunes (dès 9 ans pour les bons lecteurs, le livre largement illustré fait 300 pages). Jamie Littler a contribué par sa touche d'encre à une atmosphère décalée et fascinante. À tester, pour le fun et l'atmosphère frissonnante.

Hector et les Pétrifieurs de temps, par Danny Wallace
Folio Junior, 2018 - Trad. Marie Leymarie.

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09/04/18

Boys Band Killeuses, de Goldy Moldavsky

Boys band killeusesErin, Pomme, Isabel et la narratrice (alias Sloane Peterson, alias Bright Lights, Big City) se connaissent à travers leur passion commune pour le groupe des Ruperts. En apprenant que les garçons sont descendus dans un hôtel en ville, nos fans hystériques décident de réserver une chambre au même endroit et arpentent ainsi les couloirs pour les rencontrer. Bingo, Pomme croise le moins sexy du lot près de la machine à glaçons et passe à l'action en bondissant sur lui. Le type est mis k-o, traîné par la jambe jusqu'à la chambrée des nanas qui piaillent d'excitation. Hop, elles le saucissonnent sur une chaise, le bâillonnent, lui posent un bandeau sur les yeux. Et puis quoi, après ? Exit le self-control. Les filles sont ingérables et ont perdu tout sens commun, elles n'écoutent que leurs pulsions et vont au bout de leurs fantasmes.

Ce qui était, au départ, un simple délire de nanas déjantées va finalement dégénérer et laisser place à un truc glauque et malsain ! Mais tenez-vous bien, c'est sacrément drôle. Oh là là, ces filles sont de vraies tarées. Elles sont carrément flippantes, voire un peu pathétiques. Toutefois, leur obsession maladive va également révéler une introspection mortifiante (folie vengeresse, ambition dévorante, trouble paranoïaque et j'en passe). Le ton est acide, cruel et amer. L'humour est noir et implacable. Et pourtant, c'est jubilatoire. On bascule dans la dérision avec facilité et ahurissement, l'enchaînement des événements est inattendu et parfois grotesque. En clair, j'ai trouvé ça bon et redoutable. Pour un premier roman, c'est diablement prometteur. ☺

La Martinière J. (2018) - Traduction d'Yves Sarda

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Phobos#4: Il est trop tôt pour respirer, de Victor Dixen

phobos4

De retour de leur mission, les derniers survivants du programme Genesis doivent répondre de leurs choix au cours d'un procès aux nombreuses retombées médiatiques. Léonor, plus particulièrement, est dans le viseur. Son bras de fer avec Serena McBee est encore dans toutes les mémoires. Qu'on aime ou pas, la jeune fille continue de diviser. Mais Léo tient bon et accuse les coups. Elle a d'ailleurs d'autres projets en tête et veut fouiller son passé pour percer le secret de ses origines. Elle n'oublie pas non plus son grand amour perdu, crie justice, affronte la pègre brésilienne et se lance dans le combat écologique pour préserver la planète et alerter l'opinion publique sur le drame des “errants climatiques”. Léonor est la pasionaria par excellence, même si elle saoule grandement. Autour d'elle, ses amis se consacrent à leurs carrières respectives (danse ou médecine) tandis que d'autres mordent la poussière ou luttent pour leur survie.

Mon appréciation globale de la série a toujours été en dents de scie - des personnages creux, des atermoiements interminables, des amourettes risibles et une expédition scientifique en dessous des normes. Pourtant, Phobos suscite un vrai engouement, une addiction palpable, qui fait qu'on y retourne, en dépit des défauts pointés du doigt. C'est assez spectaculaire et ingénieux pour le souligner ! Ce dernier volume ne déroge pas à la règle. Il va combler les nombreuses questions ouvertes, laissées en suspens, mais va procéder de façon convenue et longuette, avec une fin hollywoodienne à faire rouler des yeux. En puisant son inspiration dans les courants actuels (cinéma, jeux vidéo et internet), l'auteur produit ainsi des scènes sensationnelles, qui font leur petit effet auprès d'un public adolescent, avide d'émotions fortes. 

Lors de sa parution fin 2017, je pensais y plonger assez rapidement, intriguée mais lucide, car j'étais refroidie par les 17 heures d'écoute annoncées. Cet épisode 4 s'est néanmoins avéré distrayant et plaisant à écouter. Maud Rudigoz est une narratrice parfaite (joli timbre de voix, intonations cohérentes, aucune surenchère, nulle caricature, débit fluide et agréable). Et puis l'histoire offre son lot de bonnes surprises. En somme, la lecture n'est certes pas révolutionnaire, mais sympathique dans le genre.

 

©2017 Robert Laffont (P)2017 Audible Studios. Texte lu par Maud Rudigoz (durée : 17h 23)

 

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06/04/18

Qui ment ? de Karen M. McManus

qui ment karen mcmanusCinq lycéens, partageant la même heure de colle, découvrent qu'ils ont été piégés exprès pour être réunis tous ensemble au même endroit. Un carambolage sur le parking détourne l'attention de leur surveillant, lequel s'absente un bref instant, les abandonnant à leur sort. L'un des jeunes va décéder. Que s'est-il passé ?

À première vue, la victime ne comptait plus ses détracteurs -  colportant tous les potins possibles sur internet et n'inspirant guère une grande sympathie chez ses camarades, car tous redoutaient d'être un jour touchés par son fiel. Bronwyn, Addy, Nate et Cooper font partie du nombre. Eux aussi ont leurs petits secrets qu'ils ne voudraient pas étaler au grand jour. Or, la police va mettre le doigt dessus et s'en servir pour les livrer à la vindicte populaire... espérant ainsi faire tomber les masques. Étrange, très étrange.

Le scénario est pourtant redoutable et diablement rusé. Le suspense est constant et bien ficelé, le roman n'en est que plus haletant ! Entre faux-semblants et non-dits, l'intrigue trace sa route avec une apparente sagesse mais égraine ses petites révélations comme un lâcher de bombes. Cela peut surprendre, même si cela reste attendu dans ce domaine. Les personnages étant tous stéréotypés, ils incarnent au choix la bonne élève, le bad boy, la reine du bal ou le sportif top niveau. Mais leur image va souffrir et s'effriter au cours de l'enquête, laissant apparaître d'autres facettes de leurs caractères. Au final, l'histoire s'en sort sur une pirouette inattendue... je ne suis pas sûre d'en apprécier tous les rouages et regrette certains détails nunuches. Cependant, la lecture a offert de bonnes heures de tension et de stress, invitant souvent le lecteur à partager ses spéculations et échafauder toutes sortes de théories ! Pas mal du tout.

Bémol sur la narration faite par Leïlou Bellisa pour Audible Studios : une écoute crispante et agaçante, du fait d'avoir choisi d'accentuer les voix en les singeant au possible. Le rendu est niaiseux et parfois insupportable. C'est franchement dommage.

©2017 / 2018 Pour l'édition originale publiée sous le titre "One of Us Is Lying"  / Pour la traduction française par Anne Delcourt pour les Éditions Nathan

(P)2018 Audible Studios. Texte lu par Leïlou Bellisa. Durée : 10h env. En exclu pour Audible Studios  

 

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04/04/18

Les Trop Super : Peter le poussin péteur, de Henri Meunier & Nathalie Choux

les trop super peter le poussin peteur

Dans cette dixième aventure des Trop Super, Bruno et Balbir disputent une partie de football enfiévrée dans la forêt... hélas écourtée par la pollution des champugnons ! Ce sont en fait des champignons spéciaux qui dégagent une très vilaine odeur. Ils sont aussi la création du perfide Poussin Péteur, autrement dit Peter, qui se venge des moqueries subies par son camarade P(ierre) T(ujol). Celui-ci souffre de problèmes digestifs et n'est jamais invité à partager leurs jeux à cause de ses fuites malodorantes. Les affaires sont-elles liées ? En attendant, les Trop Super, décidés de mettre un terme à la culture des champugnons, poursuivent avec zèle le Poussin Masqué...

Que c'est drôle ! que c'est farfelu ! que c'est charmant ! On retrouve dans cet épisode tout le zeste de la série qui allie le loufoque à l'observation pertinente (oui, les pets des animaux d'élevage sont sources de pollution importante). Tout ça est glissé avec sourire dans un bel emballage soigné. C'est frais et acidulé. Une lecture loufoque, comme on adore ! ♥

Actes Sud junior, 2018

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Et pour rêver les yeux ouverts, plongez dans cet album “cherche et trouve” qui explore les profondeurs de l’océan et révèle l'univers éblouissant de Peggy Nille !

Le lecteur pourra ainsi contempler 10 paysages spectaculaires et scruter chaque détail avec attention.

20 animaux y sont en effet camouflés, de la tortue joyeuse à la rascasse coquette, de l'anémone mal coiffée à la murène tristounette, du poisson-perroquet gourmand à l'écrevisse trouillarde...

Tout un joli monde fabuleux et surprenant, qui se révèle tour à tour drôle, poétique et original !

Les raisons pour s'évader vers les fonds marins et approfondir ses connaissances en s'amusant sont donc nombreuses dans cet album au caractère féerique.

Une lecture étonnante, instructive & ludique. 

Cachés dans la mer, de Peggy Nille

Actes Sud junior, 2018

Cachés dans la mer

 

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Claude et Morino, d'Adrien Albert

Claude et Morino

Morino est un jeune taureau qui vit seul dans sa caravane isolée. Chaque soir, avant de se coucher, il aime se préparer une grande tasse de tisane. Le problème, c'est qu'il a tout le temps envie de faire pipi. Ras-le-bol de sortir en pleine nuit, il a donc bidouillé une trappe spéciale et se soulage sans mettre un pouce dehors. Allez comprendre... Ce soir-là, son pipi réveille un squelette qui était enterré sous la terre. Coucou, je m'appelle Claude. Et je suis frappé de malédiction. Morino et lui ne peuvent plus se séparer, sous peine d'exploser ! Damned. Notre ami taureau se trouve fort désappointé mais accueille la nouvelle avec philosophie. Après tout, avoir un peu de compagnie, ça ne peut pas nuire à sa routine. Ensemble, ils décident donc de partir en vacances avec la caravane. Direction, la côte pour voir la mer et respirer le bon air frais. Claude est épaté. Et voilà qu'une rafale de vent balaie notre squelette, puis la caravane, plouf, dans l'eau !

Ceci n'est évidemment que le début d'aventures palpitantes, qui font aussi beaucoup sourire. Le tandem formé par Claude et Morino est inattendu et tellement drôle. Leur histoire de malédiction va tisser entre eux un lien très fort, d'abord par obligation, puis par réelle tendresse, car l'un et l'autre vont s'apprécier envers et contre tout. Oui, Claude est pot-de-colle et Morino un peu ronchon. Mais ils vont connaître à deux de folles épopées et braver les tempêtes en se serrant les coudes. Si jamais la malédiction est enfin levée, trop tard, ils ne peuvent plus se passer l'un de l'autre ! C'est surprenant. 100% cocasse, pétillant, merveilleusement illustré, avec du peps, des couleurs, de l'humour, de l'amitié et même de la poésie. Où l'on découvre, par exemple, des moules chanter du Charles Baudelaire ! ... Ha, ha. C'est TOP. ♥

L'école des Loisirs, 2018

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Babymouse : Super-héroïne, de Jennifer L. Holm & Matthew Holm

Babymouse super heroine

Babymouse est une petite souris ordinaire, qui possède une imagination débordante. Face aux petits tracas du quotidien, elle fabule et rêve d'aventures extraordinaires. Le matin, quand elle loupe le bus, elle se figure dans l'ouest américain, en train de marcher dans le désert, épuisée et vaincue par l'effort... en chemin, elle croise un chariot de pionniers, où se trouve son ennemie jurée, Félicie Féline. Driiiing, retour à la réalité ! La vie à l'école n'est qu'une succession de drames et de larmes - trop de devoirs, trop de maths indéchiffrables, trop de cantine, trop de corvées. Aussi, pour s'empêcher de sombrer, Babymouse a recours à sa technique habituelle et s'évade dans ses pensées. Or, comment échapper à son pire cauchemar ? Compétition obligatoire de la balle aux prisonniers. Une longue, longue histoire pour Babymouse, traumatisée à vie par cette activité au cours de laquelle Félicie Féline prend son pied à l'écraser comme une crêpe. Humiliation légendaire. Babymouse cherche une issue de secours. Son meilleur ami Ben la Belette décide de l'entraîner. En vain. La veille du jour J, Babymouse implore l'arrivée d'une créature monstrueuse, qui ravagerait tout sur son passage. Driiiing, retour à la réalité ! Ce matin-là, Babymouse est dans ses petits souliers. Ah non, c'est vrai, elle a encore oublié sa paire de baskets à la maison ! Gloups.

Cette petite lecture, qui fait partie d'une collection de trois titres, est destinée aux enfants dès 8-9 ans. Elle se présente comme une bande dessinée romancée, au ton plein d'humour, avec une héroïne coquine et attachante, qui affectionne les aventures fantasmées. Le graphisme n'est peut-être pas très séduisant - le trait lourd et noir manque de charme. Par contre, l'histoire est drôle et assez insolite. L'imaginaire occupe une part importante dans son déroulement. Au lecteur de délimiter les frontières avec le réel ! ... Très sympa.

La Martinière J. (2018) - trad. Marion Hameury

Existe aussi : Babymouse Reine du Monde / Rock-star

Couverture de l'ouvrage Babymouse, tome 1 Couverture de l'ouvrage Babymouse, tome 3

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