14/06/14

Qui va là ? (Joue avec les formes) de Suse Macdonald

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À la question, Devine qui je suis ? on trouve en premier indice : Je vivais il y a très très longtemps... Puis l'auteur va égrener d'autres indications pouvant mettre la puce à l'oreille : des yeux ronds comme des billes, des dents pointues, une tête ovale et ainsi de suite.
De page en page, un visage se forme. Jovial et sympathique. Avez-vous trouvé la réponse ? La surprise finale se cache sous un rabat, mais je ne suis pas sûre que la solution soit aussi évidente pour des jeunes enfants (à moins d'être super calés en dinosaure).
Sans quoi, c'est une lecture qui permet de jouer à découvrir les formes (rond, triangle, croissant, losange), grâce à un graphisme et des découpes basiques et efficaces. Même les couleurs sont éclatantes et confortent le sentiment d'une lecture exaltante ! Un livre astucieux, pour apprendre les couleurs et les formes avec humour et malice !
Seuil jeunesse, juin 2014

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La drôle d'idée de mon papa, de Rémi Chaurand et Alexandra Huard

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Ce matin, Thelonius n'a pas envie d'aller à l'école. Son papa dit d'accord, en route pour l'école buissonière !

Il l'entraîne alors dans une folle journée, programmée à l'instinct, sans contrainte, avec un copieux petit-déjeuner au bistro, la balade top chrono dans un musée, le shopping, le zoo, les bêtises aussi... bref la totale liberté. Quel rêve !

Les enfants vont avoir des yeux comme des soucoupes en découvrant ce papa fantasque, prêt à combler les moindres désirs de son bambin, quitte à lui faire louper l'école (mazette) et vont réclamer la même chose à leurs parents. Mais rassurez-vous, parents récalcitrants, la circonstance est exceptionnelle et donne son excuse en fin de parcours.

Sinon, cette lecture aura le dessein de faire rêver et vagabonder l'imagination. Les illustrations chatoyantes comblent aussi cette sensation d'évasion, de ravissement. La combinaison est réussie, pour une lecture gentillette et apaisante.  

Nathan, juin 2014

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13/06/14

Dans les rapides, de Maylis de Kerangal

« T'es rock, t'es pas rock. La vie rock. Ce n'est pas gravé sur les disques, ce n'est pas imprimé dans les livres. Une épithète consubstantielle, un attribut physique comme être blonde, nerveux, hypocondriaque, debout. Rock rock rock. Le mot est gros comme un poing et rond comme un caillou. Prononcé cent fois par jour, il ne s'use pas. Dehors le ciel bouillonne, léger, changeant quand les nuages pèsent lourd, des milliers de tonnes bombent l'horizon derrière les hautes tours, suspendus. Être rock. Être ce qu'on veut. Plutôt quelque chose de très concret. Demandez le programme ! »

Dans les rapides de Maylis de Kerangal

Le Havre, 1978. Lise, Marie et Nina ont 15 ans et s'ennuient. Un dimanche de pluie, elles font du stop et dans la R16 pistache « déboule une voix de fille, une voix de fille qui sonne comme une voix de fille justement, une voix qui chante vite, et fort, et vite et fort et vit »la voix de Debbie Harry, la chanteuse de Blondie. Debbie qui s'impose aux garçons de son groupe, Debbie qui va devenir leur modèle. Les filles courent acheter le disque, le passent en boucle. Et rêvent en grand (New York, la liberté, le rock, la vie, etc.). Avec son style syncopé, son écriture débraillée et sa gouaille de rockeuse, Maylis de Kerangal injecte à son histoire une nostalgie euphorisante. Elle y clame la passion d'une époque, l'esprit d'une jeunesse désenchantée mais exubérante, la volonté de croire en ses rêves et de suivre son étoile. En clair, cette lecture vous galvanise ! La musique est partout, pas seulement Blondie et son image rock et glamour, on découvre également Kate Bush (« la petite voix, le filet d'or, le bijou du pendentif sur la gorge du rossignol ») à travers son album The Kick Inside qui va bouleverser l'unité du groupe. C'est à lire avec le casque sur les oreilles, pour une rencontre lumineuse et électrisante ! 

♪♫ en poche ! ♫♪ Folio, juin 2014 ♦ 1ère publication aux éditions Naïve, janvier 2007

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Rosa Candida, par Audur Ava Olafsdóttir

Rosa Candida or

Après la tragique disparition de sa mère, Arnljótur quitte le foyer familial pour donner un sens à sa vie. Il a proposé ses services de jardinier dans un monastère où se trouve une roseraie abandonnée. Il souhaite y développer la culture de la Rosa Candida, une rose à huit pétales, sans épine, que sa propre mère chérissait. Arnljótur s'éloigne de son père, trop pressant, et de son frère jumeau, isolé dans sa bulle d'autiste, mais aussi de sa petite fille, un bébé de quelques mois, qu'il a eu avec la petite amie d'un copain, un soir, en couchant avec elle dans la serre. Cette relation, mine de rien, le taraude. Au fil de son périple, ponctué de rencontres éclatantes, le garçon y revient sans cesse, sans prendre le temps d'analyser son rapport aux autres. Car à vingt-deux ans, on croirait davantage un môme de douze ans ! Il est désespérément naïf, niais, placide... il ne m'a inspiré que de l'agacement. Comment, alors, s'attacher à un récit dont le personnage central vous sort par les trous de nez ? C'est bien dommage, car l'écriture est séduisante, l'aura globale doucement envoûtante, mais les pérégrinations du jeune homme ne m'ont pas touchée. Du tout, du tout. Je suis restée en marge, un peu lassée par son ton geignard. Et l'ensemble m'a paru morne, ennuyeux, mis à part la rencontre extraordinaire avec le moine cinéphile. Je quitte donc ma lecture sur une note de dépit. Pas franchement bouleversée par ce rendez-vous qui aurait déjà comblé «300.000 lecteurs» !

Points - coll. points d'or ♦ novembre 2013 ♦ traduit par Catherine Eyjólfsson pour Zulma

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12/06/14

Vamp in love, de Kimberly Raye

En poche ! 

Vamp in love

Lilliana Marchette, mais ses amis l'appellent Lil, est une vampirette célibataire, sexy, branchée et dotée d'un indéniable flair en matière d'accessoires (les chaussures griffées, plus particulièrement). Elle vient de créer en plein Manhattan la première agence de rencontres pour vampires. Or, en dépit de ses talents d'entremetteuse, l'agence Vamp'n Love a du mal à décoller. Lil vient aussi de faire la connaissance d'un séduisant chasseur de primes, Ty Bonner, qui est - hélas pour elle - un récent mordu. La demoiselle appartient à la branche des vampires héréditaires, “les snobs”, et elle ne peut décemment guère envisager de s'abaisser à une caste inférieure.  C'est interdit.  Pourtant, le type a toute la panoplie du cow-boy éclatant de virilité (stetson noir, manteau en cuir qui frotte le sol, jean noir et bottes noires patinées). Il est taciturne, sexy, intouchable, graou ! Il est en ville sur les traces d'un serial-killer, mais très franchement, on s'en contrefiche un peu de l'enquête (qui se révèlera cocasse et sympathique), car tout ce qui compte ne se raconte pas, ça se vit, ça se lit, entre le cow-boy et la belle, tout est dit ! « Il est supersexy. D'une façon sauvage, primitive. Il avait les cheveux bruns mi-longs, une mâchoire carrée ombrée d'une barbe naissante, et des yeux bleus. Mais pas n'importe quel bleu : un bleu fluo, si vif et si intense que, lorsque nos regards se sont croisés, j'aurais pu jurer entendre bourdonner un néon. Certes, le bourdonnement pouvait provenir de mes hormones de vampirette frustrée, qui tendent à s'emballer à la vue de trop de testotérone. » Mouhaha. Véritable petite bulle de fraîcheur, cette lecture se croque avec délice, garantie sans prise de tête. Lil est une vampirette insatiable, bavarde et irrésistiblement drôle, qui aime porter du rose et qui sent la barbe à papa. Entre son boulot, sa vie de famille (sa mère cherche à la caser à tout bout de champ) ou son attirance fatale pour Ty Bonner, qui est beau, qui sent bon le sable chaud, oups, n'en jetez plus, la coupe est pleine. C'est simple, facile, complètement délirant. Et j'aime ça. 

Pocket, juin 2014 ♦ traduit par Christine Barbaste pour les éditions Fleuve Noir

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11/06/14

Felicity Atcock, Tome 2 : Les anges ont la dent dure, par Sophie Jomain

Felicity Atcock 2

Greg le Bulldozer, l'ex de Felicity Atcock, traverse une mauvaise passe mais refuse de lui ouvrir sa porte pour lui expliquer la raison de son passage à vide (il s'est amouraché d'une sorcière aux pulsions destructrices). La jeune femme fait contre mauvaise fortune bon cœur, rentre chez elle et découvre un poulet épinglé sur la porte de sa maison ! Gloups. Elle fait aussitôt appel aux deux hommes de sa vie - Stan, son amant d'une seule nuit et Terrence, son petit casse-croûte du moment. Et quel micmac ! Tout ce petit monde possède en effet des ressources cachées et cela réserve une histoire déjantée. L'intrigue dans ce deuxième tome m'est apparue plus élaborée, plus croustillante, plus intense et plus addictive. Le temps où Felicity m'épuisait à courir dans tous les sens est révolu, ici j'ai trouvé l'héroïne drôle et sarcastique, même ses histoires de fesses prennent enfin un sens, particulièrement sa relation avec Stan, piquante et savoureuse, j'en demande encore. En clair, me voilà mordue ! J'ai carrémment pris goût au rythme de cette série, dotée d'une bonne dose de dérision et d'un sérieux penchant pour l'art du rebondissement. J'ai été baladée comme une novice, je n'ai rien vu venir, la fin est un festival d'action et de révélations, jusqu'à la toute dernière ligne... vite, la suite !! 

J'ai Lu, coll. Darklight ♦ Juin 2014

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Afterburn / Aftershock, de Sylvia Day

Afterburn Aftershock

Cœur brisé, moral en vrac, deux ans plus tôt, Gianna Rossi était à ramasser à la petite cuillère. Elle s'est donc lancée dans le boulot pour oublier Jackson Rutledge. Celui-ci, beau, riche, séduisant, sûr de son charme, est de retour en ville, ravivant les souvenirs et le désir de la jeune femme. Mais Gianna a appris de ses erreurs, elle assume son attirance et son pouvoir de séduction, prend le risque de retomber dans le piège d'une relation explosive, mais intense, à certaines conditions. Et quelle histoire torride ! Durant toute la première partie (Afterburn), Gianna et Jax se livre à une guerre des nerfs particulièrement excitante et pimentée. La suite (Aftershock) est coulée dans le même moule, mais laisse une impression de trop-plein (d'émotion et d'énergie) qui épuise et frustre le lecteur. C'est bien, mais tout va trop vite ! Et puis le couple se déchire, se réconcilie, et ainsi de suite, le schéma est répétitif, on ne prend plus la mesure des véritables sentiments, leur évolution est brutale et empressée. C'est un poil dommage. Par contre, j'ai absolument adoré la famille de Gianna, les Rossi forment une unité soudée, très complice, je ne serais pas contre une série avec les frangins ! J'ai ainsi pris beaucoup de plaisir à découvrir cette romance, qui se veut légère, glamour et sexy en quelques pages. Une lecture sans prétention, qui nous fait ressentir de folles sensations.

Harlequin, coll. Mosaïc ♦ juin 2014 ♦ traduit par Alba Neri

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10/06/14

Thérapie, par Sebastian Fitzek

Thérapie

Viktor Larenz a tout pour lui : bel homme, sûr de son charme, il mène une brillante carrière de psychiatre, reconnu et respecté par ses pairs, il affiche aussi une vie familiale exemplaire, marié et père de famille. Mais ce fantastique portrait est éclaboussé par un drame : la disparition de sa fille Josy, douze ans. Celle-ci souffrait d'un mal étrange depuis plusieurs mois. Le jour de son rendez-vous chez un allergologue, la jeune fille est portée absente. Nulle trace d'elle. Après quoi, Viktor Larenz sombre dans une sévère dépression et sera interné dans un service psychiatrique. Son cas, pourtant, est plus étrange : en tête à tête avec un confrère, il raconte le déroulement des derniers événements tragiques. Son besoin de s'isoler dans sa maison de campagne, sur une île, sa rencontre avec une certaine Anna Spiegel, une romancière qui souffre de schizophrénie et qui prétend donner vie à ses personnages de papier. Sa dernière expérience en date, une jeune Charlotte, atteinte d'une maladie incurable, qui aurait choisi de fuguer pour guérir... Viktor Larenz est troublé, mais accepte d'ouvrir sa maison à l'inconnue pour une « thérapie ». Et là, vous, le lecteur, vous ne savez plus qui croire, que penser, et vous vous enfilez les chapitres d'une traite. Le principe aussi est efficace : très courts, ils se terminent à chaque fois sur des révélations flippantes, qui vous poussent à vouloir poursuivre, connaître la vérité, atteindre le bout de l'histoire et démasquer la supercherie. Franchement, j'ai adoré le climat confiné de l'île de Parkum, la tempête qui s'abat sur les côtes, l'isolement, la peur paranoïaque, le doute... Facile de succomber à la sensation d'angoisse rampante, qui vous saisit à la gorge et menace de vous étouffer. C'est le premier titre de Sebastian Fitzek que je lis, ce ne sera pas le dernier !

Le Livre de Poche - novembre 2009 ♦ traduit par Pascal Rozat pour L'Archipel

Rupture de contrat, par Harlan Coben

Myron Bolitar #1

RUPTURE DE CONTRAT

Parce qu'il redoute les conséquences désastreuses sur la carrière de son petit protégé, Christian Steele, principal suspect dans l'enquête sur la disparition de sa petite amie, dix-huit mois plus tôt, Myron Bolitar, son agent sportif, décide de tirer au clair la soudaine réapparition d'un magazine montrant des photos dénudées de la jeune fille. Certes, Myron risque lui aussi de devoir renouer avec un passé qu'il aurait souhaité laisser derrière lui : Jessica, la sœur de la disparue, était aussi sa fiancée à l'époque. Leur rupture a littéralement miné notre champion, déjà en pleine traversée du désert.

Ce tout premier livre de la série introduisant Myron Bolitar est agréablement frais et surprenant. J'ai pris un réel plaisir à le lire, conquise aussi par une intrigue rondement menée, franchement je n'ai pas eu le sentiment de perdre mon temps ! Et quel bonheur de rencontrer le fameux Myron B., la petite trentaine, débordant de charisme, le sourire ravageur et un humour sarcastique. Sensible et honnête, il gère ses affaires loin des combines mafieuses si coutumières dans le milieu sportif et se fait régulièrement taper sur les doigts à cause de sa désinvolture.

Ajoutez aussi une brochette de personnages très attachants, en premier lieu “Win” Horne Lockwood III, le meilleur ami de Myron depuis l'université, est surtout un riche héritier expert en arts martiaux et à tendance sociopathe. Au boulot, il s'est également entouré d'une assistante de choc, en la personne d'Esperanza Diaz, une ancienne catcheuse surnommée Petite Pocahontas. Et n'oublions pas Mama Bolitar, chez laquelle Myron vit toujours, en occupant le sous-sol familial, oui, oui, je vous jure, on aura tout vu !

C'est seulement parce que l'aspect comédie est inexistant, sinon cette série aurait pu doucement me faire penser à celle de Janet Evanovich (Stephanie Plum) ou de Lisa Lutz (The Spellmans). Pour tous les petits détails anecdotiques qui rendent une lecture si addictive ! Sans quoi, on reste dans le thriller pur et dur, mais parfaitement divertissant à parcourir. Une bonne pioche, selon moi.

Pocket, septembre 2012 pour la présente édition ♦ traduit par Martine Leconte pour les éditions Fleuve Noir

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09/06/14

Quand souffle le vent du nord, par Daniel Glattauer

Quand souffle le vent du nord

Deux inconnus entament une relation épistolaire (par mail) tout à fait anodine, mais au fil du temps celle-ci ressemble de plus en plus à du badinage amoureux. Après tout, pourquoi pas ? Leo se remet tout juste d'une rupture sentimentale difficile, par contre Emmi... c'est beaucoup plus compliqué. La jeune femme est mariée, elle l'affiche d'emblée, se dit comblée et épanouie. So what ? Qu'est-ce qui la pousse, jour après jour, à consulter sa messagerie pour y glaner un message de son correspondant anonyme ? Affamée, insatiable, impatiente, excitée, bref une véritable amoureuse ! Le jeu est également pimenté par leur refus de se rencontrer en vrai. Ils demeurent ainsi deux fantasmes, parfaitement intouchables. Contrairement à la plupart des lecteurs, j'ai très peu adhéré à l'histoire, qui me pose un réel cas de conscience. À partir de quand estime-t-on être infidèle ? peut-on se sentir libre de tout dire, sous prétexte que c'est par écrit, et parce qu'on ignore tout de l'autre, derrière son écran ? Je n'ai absolument pas capté les motivations de la jeune femme, Emmi est entière, limite capricieuse et exigeante, sa relation avec Leo est pour moi tout à fait illogique et incongrue. (Son correspondant est devenu “sa chose”, mais elle lui propose de rencontrer sa meilleure amie célibataire, très belle et sensuelle, là elle pique une crise de jalousie sitôt qu'elle comprend que ces deux-là se sont trouvés et lui échappent ... !) J'ai donc beaucoup soupiré, trouvé le temps long, pas compris l'engouement pour ce livre. Seule la fin a su trouver grâce à mes yeux, enfin un choix judicieux, qui en appelle à l'imagination du lecteur. Mais l'auteur a succombé à la facilité en publiant une suite. Hélas.

Audiolib, mai 2010 ♦ texte intégral lu par Jean-Marc Delhausse, Nathalie Hugo et Robert Guilmard ♦ traduit par Anne-Sophie Anglaret pour les éditions Grasset & Fasquelle