03/07/15

Les Fourmis, de Bernard Werber

Les Fourmis CD

Jonathan Wells vient d'hériter de l'appartement de son oncle Edmond, un éminent entomologiste qui a dédié sa carrière à l'étude des fourmis. Une seule consigne accompagne ce legs : ne jamais descendre à la cave. Mais Jonathan va braver l'interdiction ... et disparaître de la circulation. Aussitôt ses proches s'inquiètent et vont explorer la pièce souterraine, avant de s'évaporer à leur tour. Même les équipes de secours ou de gendarmerie vont s'éclipser mystérieusement.

À côté de ça, on découvre l'existence d'une colonie de fourmis, baptisée Bel-O-Kan, avec sa hiérarchie, ses codes rudimentaires de survie, ses stratégies de guerre... et ses modes de communication. Or, la cité est menacée par une arme de destruction massive dont les fourmis peinent à analyser la source et la signature. Pour l'instant, le danger est sournois. Seul le jeune mâle 327 est sur les charbons ardents. Et personne n'est sensible à ses discours alarmistes.

Vrai de vrai, si l'on m'avait prédit qu'un jour je lirais un livre sur les fourmis, j'aurais ri aux éclats. À part les quelques productions animées, vues avec ma fille, comme Fourmiz, Minuscule ou 1001 Pattes, je n'étais franchement pas attirée par les insectes. C'était sans compter sur l'émission de F. Lopez dans laquelle Bernard Werber était invité pour un weekend à la campagne. L'auteur y était apparu passionnant et possédé, et avait su donner l'envie de plonger dans son univers.

Qui n’a jamais rêvé vivre une expérience unique, dans un monde différent et plus passionnant que le nôtre ? Bernard Werber réalise ce rêve - vivre dans le monde des fourmis ! Quelle aventure inclassable, empruntant des tours et des détours scientifiques, documentaires ou épiques, tout en flirtant avec le genre du thriller, unique en son genre, avec tension psychologique, scène cauchemardesque et description gore.

C'est aussi grâce au comédien Arnaud Romain, qu'on partage cette expérience mémorable. Car son interprétation est flamboyante et caméléonienne ! Selon les personnages en scène, le comédien adapte sa voix, son intonation, son jeu. J'ai plus d'une fois été captivée par les modulations proposées et dois admettre avoir apprécié énormément cette ambiance grâce à son jeu d'acteur.

Mea culpa : j'ai préféré “la partie humaine” de l'intrigue (le mystère de la cave) au détriment des bestioles qui tombent vite dans une routine et enflamment de moins en moins notre imaginaire, passée l'originalité du début. Mais j'espère que les deux autres tomes rejoindront vite l'écurie Audiolib, car ma curiosité a été piquée au vif et j'aimerais connaître la suite de cette incroyable épopée ! 

Audiolib / juin 2015 ♦ Texte lu par Arnaud Romain (10h 34) ♦ Préalablement édité chez Albin Michel en 1991 !!! 


#8PM, tome 2 : Effets secondaires, de Jeff Sampson

8PM

Emily était une jeune fille sans problème, plutôt réservée, jusqu'au jour où sa personnalité a commencé à se dédoubler pour devenir une Emily de la Nuit, vamp incontrôlable, qui fait les 400 coups et drague les mecs lors des soirées alcoolisées. Mais c'était avant de découvrir sa nature profonde et de comprendre qu'elle avait servi de cobaye pour un laboratoire privé. Elle a depuis identifié d'autres jeunes gens dans son cas, zigouillé un meurtrier en série et renoncé à sa vie d'avant. Car les ennuis la poursuivent et Emily doit sonner le rassemblement de la “meute” pour prévenir la présence envahissante de “spectres” et repérer les nouveaux “déviants” qui circulent en électrons libres. Or, son amie Megan prend la mouche et pollue futilement une grande partie de l'histoire, qui déraille en une spirale infernale, mais pas démentielle non plus. Le rythme est bon, les personnages bien en place dans une intrigue peu exceptionnelle, mais pas déplaisante. On n'a pas une évolution fulgurante des caractères qui restent, pour la plupart, très juvéniles et peu fouillés. Je reste aussi perplexe à la lecture de l'univers dépeint (le truc où l'on se renifle... mouaip), même si l'auteur tente sincèrement de renouveler une mythologie ressassée (je spoile si je balance sa teneur), cela reste donc trop en surface à mon goût. Il s'agit de l'avant-dernier tome d'une série qui ne se distingue pas par son originalité, mais inspire une certaine sympathie.

Milan, coll. Macadam / avril 2014 ♦ Traduit par Mim (Deviants #2 : Havoc)

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02/07/15

3 fois rien qui font tout, de Stewart Lewis

« J'ai toujours eu le sentiment de me préparer à vivre une autre vie ; comme si j'avais attendu sur un quai qu'un train m'emmène vers une destination inconnue, que je ne reconnaîtrais qu'en y arrivant. »

Trois fois rien qui font tout

Olivia rêve d'une vie parfaite, entourée de gens heureux, libérés de leurs soucis. Adoptée par deux papas adorables, hélas confrontés à des problèmes d'argent, elle choisit de se retrousser les manches pour dénicher un petit boulot. Le jour de son entretien, pour être l'assistante d'une directrice de casting, elle croise une voyante qui se propose de lui lire son avenir à titre gratis. La jeune fille est sceptique, mais quand elle réalisera que les prédictions entendues vont l'une après l'autre se concrétiser, Olivia se sent prête à labourer des terrains laissés inutilement en jachère.

La suite de l'histoire s'annonce invraisemblable, mais magique. Olivia va dénicher un vieux livre de cuisine, ayant appartenu à une certaine Rose Lane, en 1966. Les notes laissées en marge vont aussitôt l'attirer et lui dévoiler un portrait de femme très touchant. Peu de temps après, elle retrouve aussi son premier béguin. Puis fouille dans son passé pour connaître l'identité de sa mère... Et de fil en aiguille, l'intrigue procure une sensation de bonheur simple et gentillet. C'est comme lire une bluette sans aspérités, où les bons sentiments sont mis à l'honneur, ainsi que la résolution de tous vos rêves, en un claquement de doigts.

Parfaitement utopiste, ce roman ne nous déçoit pas pour autant car c'est toujours délicieux de se sustenter d'ingrédients légers et onctueux. Olivia incarne aussi l'adolescente de 16 ans comme il est rarement permis d'en croiser - adepte du vintage, réfractaire au téléphone portable et passionnée de cuisine au point d'en faire sa carrière. Cette jeune fille est un mythe absolu ! Mais c'est ce qui rend ce livre attachant et adorable. Je n'en attendais pas davantage.

La Martinière J. / février 2015 ♦ Traduit par Corinne Julve (The Secret Ingredient)

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Écoutez Lire : Cucu la praline, de Fanny Joly

Crever de chaud & se désaltérer en écoutant les aventures d'Angèle Chambar, 8 ans.

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Notre mistinguette a pour son malheur deux grands frères, Victor et JM, qui prennent plaisir à la taquiner du sobriquet de Cucu la praline. Elle déteste ça. Aussi, redouble-t-elle de malice pour se venger de leur bêtise légendaire !

Angèle est une héroïne astucieuse et espiègle, qu'on adore soutenir dans sa guérilla contre ses aînés (cf. le piège des bonbons, ah ah !). Cela vous transporte aussi dans le quotidien ordinaire d'une famille (qui cherche à mettre les petits plats dans les grands pour séduire le responsable d'un comité floral, au cours d'une soirée mémorable !).

Et ce sont ainsi 3 histoires courtes à lire ou écouter, au son de la voix de Fanny Joly, l'auteur de cette série délicieuse. La saison est propice aux livres audio (plage, transport, farniente, soleil). Je ne répèterai jamais assez la praticité d'un tel format à adopter sans rechigner ! ;-)

Gallimard jeunesse, coll. Écoutez Lire / mars 2015  ♦ Illustrations de Ronan Badel

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01/07/15

Happy end ! de Meg Cabot

Happy end

On ne présente plus Heather Wells, ex-lolita de la pop, reconvertie en employée zélée à la résidence universitaire de New York, où depuis quelques tomes elle s'improvise aussi détective maladroite mais sexy pour résoudre des meurtres en cascade. Fisher Hall a ainsi récolté la sinistre réputation du Dortoir de la Mort ! Fidèle à la tradition, ce 5ème livre de la série s'ouvre sur une découverte macabre - une responsable d'étage retrouvée sans vie dans sa chambre.

Branle-bas de combat à la direction, qui en a soupé de la mauvaise publicité et pensait redorer son image grâce à l'émission de tv réalité (cf. Ready to rock !). De plus, Fisher Hall accueille entre ses murs un VIR (un résident très important) en la personne du prince Rachid de Qalif, un héritier riche et séduisant, dont le passe-temps consiste à organiser des soirées alcoolisées, au sein même de la résidence, et où se pressent étudiants et personnel. Double scandale.

Mais Heather ne se contente pas d'avoir une vie professionnelle trépidante, puisqu'elle a aussi prévu de se marier avec Cooper Cartwright, l'homme de sa vie, et doit composer avec une vie familiale en conflit ouvert (toute sa fortune de lolita spoliée par sa mère et son petit copain) et un retour en fanfare de sa tendre génitrice. Cough, cough. Ambiance survoltée, électrique et savoureuse. La recette ne change pas et ne nous déçoit pas !

C'est délicieux, pétri d'humour, simple et efficace. Une lecture de pure distraction, où l'on a plaisir de retrouver des personnages attachants, confrontés à des situations saugrenues, avec un zeste de suspense pour pimenter le tout. Sans quoi, ce tome concentre essentiellement de la tendresse, du bonheur et de l'émotion, rien que dans le dernier chapitre, on a un sourire bécasse jusqu'aux oreilles ! Sans prétention, mais tellement bon.

Albin Michel, coll. Wiz / juin 2014 ♦ Traduit par Florence Schneider (The Bride Wore Size 12) 


Garçon cherche fille, de Meg Cabot

Garçon cherche fille

Kate vient de décrocher un job d'assistante de DRH pour The New York Journal (cf. Le garçon d'en face) mais doit hélas congédier Ida Lopez, une vieille dame employée à la cantine, qui vient de commettre un esclandre en refusant de servir une part de tarte à un cadre de l'entreprise. Kate est déprimée par cette perspective. Comble de l'horreur, elle reçoit peu après une convocation chez un avocat pour licenciement abusif !

Les ennuis ne font que s'enchaîner, son ex ne la lâche plus et la harcèle jusqu'à son lieu de travail, elle galère pour trouver un nouvel appart et squatte le sofa de sa meilleure amie Jen, alors que celle-ci est galvanisée aux hormones et tente d'avoir un bébé avec son mari. Sa supérieure lui reproche de porter des jupes trop courtes et la harcèle pour l'obliger à soutenir une version commune lors de la procédure juridique.

Au milieu de tout cela, Kate vient de faire la connaissance de Mitchell Hertzog, sexy, séduisant, drôle et original... Sauf qu'il est avocat, défend Ida Lopez et est le frère du fiancé de sa chef. Un vrai sac d'embrouilles. L'histoire est ainsi une déferlante de mails, de notes de service, d'extraits de journal, d'affichettes chipées ci et là pour conduire le récit à toute vapeur. On sourit beaucoup, c'est drôle, romantique et cocasse. Pas extraordinaire, mais super distrayant à lire. 

Hachette / juin 2014 ♦ Traduit par Luc Rigoureau (Boy Meets Girl)  ♦ Préalablement édité sous le titre Embrouilles à Manhattan (Marabout, 2006)

30/06/15

Bilan du mois : Juin 2015 ♪♫•*¨*•...•*¨*•♫♪

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♪♫•*¨*•...•*¨*•♫♪

Ont été lus et appréciés, dans la joie et la bonne humeur : 

♣ Les Incorrigibles enfants de la famille Ashton, de Maryrose Wood

♣ L'Histoire épatante de M. Fikry & Autres trésors, de Gabrielle Zevin

♣ Nos étoiles contraires, de John Green

♣ Et ils s'envoyèrent en l'air, d'Elizabeth Maxwell

♣ Presque parfait, d'Annie Lyons

♣ Je suis là, de Clélie Avit

♣ Fiançailles, de Chloe Hooper

♣ Maman a tort, de Michel Bussi

♣ Temps Glaciaires, de Fred Vargas

 

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Hommage de la ville de Montmorillon à son auteur, Régine Deforges, décédée en avril 2014

 

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Et ils s'envoyèrent en l'air, d'Elizabeth Maxwell

Et ils s'envoyerent

Comédie légère et enjouée, probablement écrite sous euphorisant, cette histoire s'amuse des codes de la romance, de l'érotisme et du fantastique avec une ébouriffante décontraction. Sadie Fuller, 46 ans, divorcée d'un mari homo et mère d'une jeune ado, gagne sa vie en écrivant des romans érotiques sous le pseudonyme de KT Briggs et entretient une relation physique occasionnelle avec Jason, rencontré sur internet. Elle qui vend du rêve et du glamour sur papier est loin de partager un conte de fées, mais conserve un sens de l'autodérision franchement désopilant.

Tout bascule le jour où elle croise au supermarché un Adonis frappé d'une amnésie, qu'elle va loger sous son toit, à Billsford, dans la banlieue de Manhattan, et l'aider à accomplir sa mystérieuse mission dont il n'a aucun souvenir. Ce type surgi de nulle part lui donne des papillons dans le ventre et lui rappelle son héros fictif, Aidan Hathaway, multimillionnaire sexy, dont l'histoire peine à s'écrire ou prend des tournures inattendues. Et là, je vous assure, c'est très, très drôle, dans le genre lecture incroyable et purement récréative.

Sadie est une héroïne attachante, aux formes généreuses, pour ne pas dire « moelleuses », qui cultive un certain cynisme pour oublier les petits coups durs de la vie. Les lectrices pourront facilement se reconnaître en cette quadragénaire bafouée et malheureuse en amour, qui va être transportée dans une folle épopée, où l'imaginaire et le réel s'entrecroisent joyeusement, pour un truc insensé mais génial qui va changer sa vie. J'ai adoré slalomer entre les fantasmes, les clichés, le loufoque et le sérieux. C'est assez original et concrètement cinglé. Tout pour me plaire.

Presses de la Cité / avril 2015 ♦ Traduit de l'anglais par Marion Roman (Happily Ever After)

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Mon Ange gardien, de Julie James

Mon ange gardien de Julie James

Jack Pallas, agent du FBI, et Cameron Lynde, l'adjointe du procureur, se détestent depuis le fiasco d'une affaire, vieille de trois ans, sur laquelle ils avaient tous deux collaboré. Ils se retrouvent donc autour d'un meurtre (une escort-girl a été éliminée dans la chambre voisine de l'hôtel où séjournait Cameron, qui a aperçu la silhouette du suspect) et c'est Jack, bien sûr, qui est chargé de surveiller le témoin principal de l'enquête. 

Le couple est à couteaux tirés et se livre à des interactions volcaniques. Scénario classique, mais excellent ! Le flic est l'archétype du héros taciturne, au regard noir menaçant, qui ne laisse échapper aucune émotion. La jeune femme n'est certes pas insensible à ses charmes, mais ne risque pas de se brûler les ailes en s'approchant de lui car elle a conscience de l'aversion qu'elle suscite et préfère afficher une froideur et un cynisme remarquables.

Cette tension constante donne lieu à des échanges drôles et irrésistibles. De plus, le couple met du temps à faire tomber les masques, et l'auteur alimente l'essentiel de son histoire avec cette aura sensuelle qui change des scénarios classiques (pas d'érotisme sauvage, ouf !). Pour cela, j'ai beaucoup aimé. C'est très cliché, mais ça remplit à merveille toutes les clauses du contrat : on a une romance piquante et drôle, avec un couple qui s'enflamme pour de vieilles (et fausses) rancunes. C'est super basique, mais ça reste une vraie partie de rigolade. 

J'ai Lu, coll. Promesses, avril 2011 ♦ traduit par Cécile Ardilly (Something about you)

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29/06/15

Presque parfait, d'Annie Lyons

Presque parfait

Les sœurs Darcy, Rachel et Emma, ont coutume de se soutenir dans toutes les épreuves, même si elles mènent des existences plutôt ordinaires (famille, amour, boulot), pimentées par les aléas de la vie. Rachel ne supporte plus d'être à la maison, avec ses trois enfants, et panique à l'idée de déménager en Écosse pour le boulot de Steve. Emma se plie en quatre pour booster sa carrière d'éditrice et vient de décrocher le jackpot en publiant un potentiel bestseller, dont l'auteur sûr de son charme ne la laisse pas indifférente, sauf qu'elle vient de se fiancer avec Martin.

Quel micmac, savamment désordonné, mais franchement ça se lit avec grand plaisir, en toute simplicité et sans réserve. On a là des personnages ordinaires, qui vivent des choses tout aussi basiques, sans tomber dans une routine assommante. Au contraire, on se sent en territoire familier et confortable. J'ai beaucoup apprécié, alors que j'avais tendance à juger le début lisse et platonique, j'ai fini par m'attacher à la banalité ambiante, et malgré tout chaleureuse ! L'histoire est aussi adorable que possible, avec des séquences drôles, pathétiques ou émouvantes. J'ai vite succombé.

Par contre, contrairement à ce qu'on cherche à nous vendre, ce livre n'a strictement rien à voir avec Jane Austen ! Je le précise, car j'ai personnellement entamé ma lecture sur un malentendu et ainsi manqué de l'apprécier à sa juste valeur. Après quoi, j'ai dégusté les dialogues francs et naturels, les soirées entre filles, les questions qu'on se pose sur son couple, l'importance de la famille, les fous rires et les crises de larmes. Je pense aussi que le milieu professionnel d'Emma ne manquera pas de séduire d'autres amoureux des livres, comme moi, en y découvrant les coulisses et les rouages diaboliques !

En bref, ce roman a été une agréable et onctueuse découverte, ni trop sucrée, ni trop mielleuse, juste ce qu'il faut pour se détendre pendant les vacances.

Harlequin, coll. &H / juin 2015 ♦ Traduit par Marion Przetak (Not Quite Perfect)

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