26/09/13

Les contraires par Pittau et Gervais

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ALBUM COLLECTOR, tirage limité, couverture toilée et tiré à part, un habillage haute couture pour dix albums incontournables de la maison...

On trouve des exemples pertinents pour assimiler la note de contraire et acquérir un vocabulaire de base, mais surtout les illustrations très rigolotes, parfois osées, parfois cocasses, parfois déjantées, rendent la lecture attachante et incontournable aux yeux des enfants qui veulent du divertissement à travers leurs découvertes !

Seuil jeunesse, août 2012

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Un royaume sans oiseaux de Gilles Baum et Thierry Dedieu

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« Parce qu'il est inconsolable de la mort de son oiseau de compagnie, le maharadja Akhlalmash décrète que plus aucun oiseau ne vivra dans son pays. Personne sous peine de mort ne devra posséder un oiseau. Tout oiseau survolant son royaume devra être abattu. »

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Les gardes passent aussitôt à l'action et traquent les oiseleurs sur les marchés. Ni bec, ni plumes, par ordre du maharadjah. Râhi a peur et décide de conduire ses oiseaux dans un autre pays. Le voyage sera long, Râhi avance lentement à travers des tableaux merveilleux. Jamais il n'était allé aussi loin.

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Enfin Râhi parvient aux confins du pays mais découvrent des soldats en train de s'équiper pour partir en guerre. Ils sont sur le point de franchir la frontière pour attaquer le royaume sans oiseaux ! Râhi envoie ses oiseaux prévenir les gardes mais ils sont pris pour cible, ils tombent comme des mouches, seul le dernier, exténué par sa course, se pose sur le balcon de la fille du maharadjah. Juste à temps pour rassembler une armée et repousser l'ennemi.

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Toute la puissance de cette belle histoire se retrouve dans les illustrations aux couleurs chaudes et flamboyantes. Chaque double-page est un spectacle pour les yeux.

C'est un album d'une très grande beauté, au ton un poil solennel, qui vous fait voyager et découvrir des paysages merveilleux.

Un royaume sans oiseaux de Gilles Baum et Thierry Dedieu (Seuil jeunesse, septembre 2013)

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Chez Maud et Pierre, le retour ! ☺♥

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Voici le retour de nos deux copains cochons, Maud et Pierre, dans un recueil réunissant trois histoires drôles, drôles, drôles. Dans la première, ils ne cessent de se chamailler autour d'une bicyclette... et plouf, l'accident : ils viennent d'écraser un ver de terre. Vite, ils se rendent chez eux pour le guérir. Bien évidemment, ils sont incapables de s'entendre autour du remède !
Dans la deuxième aventure, Maud et Pierre trouvent dans la forêt un chien abandonné. Ils recherchent son propriétaire, avant de décider de le garder. Surprise, c'est un chien intelligent ! Par contre, c'est un mauvais chien de garde. C'est même le genre de chien qu'on voudrait appeler Rex, mais qui s'adapte mieux à un Slurp.
Dans la dernière histoire, nos deux amis veulent chewinguer avec tous les copains de la forêt, mais ils n'ont plus un sou. Alors ils trouvent une solution facile : ils créent un salon de coiffure. Pour une coupe au bol, un simple chewing-gum est demandé. Chic, il y a foule dans les bois... C'est la classe assurée avec cette nouvelle coupe à la mode !

Hélas, c'est déjà la fin. Ce sont trois petits tours et puis s'en vont. C'est court, beaucoup trop court. Toutefois, je ne me lasse pas de ce genre d'humour, même les illustrations en rajoutent une couche, c'est impayable. C'est dans le même esprit que les livres de Delphine Bournay (Grignotin et Mentalo, Pommes d'amis). J'attends le retour de Maud et Pierre avec impatience maintenant !

Chez Maud et Pierre, par Isabelle Bonameau (Mouche de l'Ecole des Loisirs, septembre 2013)

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‘Halloween est nuisible aux enfants !’ (43, rue du vieux cimetière) ☺

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J'avais découvert avec enthousiasme le début de cette fabuleuse série, 43, rue du vieux cimetière : Trépassez votre chemin, et c'est tout naturellement que je retrouve les habitants de cette grande maison victorienne. Malheur à eux, ils sont dans la ligne de mire d'un président d'une association anti-fantômes. Dick Tatter dénonce les mauvais traitement infligés à Les, un enfant qui devrait se trouver à l'école, être entouré de soins et d'amour (ahem), ne plus côtoyer un vieux monsieur qui prétend être amoureux d'un fantôme. C'est la panique à bord : les trois comparses sont séparés, envoyés dans des institutions qui riment avec prisons, obligés de se défendre à distance.

C'est encore une fois à travers leur correspondance qu'on suit leurs péripéties (Adèle, de son côté, doit prouver qu'elle existe et mettre la main sur ses vieux manuscrits, mais sa mission est mise à mal par l'obstination du vilain, en plus de sa légendaire étourderie !). C'est toujours un petit régal de se plonger dans cette ambiance, et puis le livre en lui-même est beau, avec son échantillon de lettres manuscrites ou typographiées, ses cartes postales, ses dessins et ses articles de journaux. C'est ce qui rend ce livre accessible aux plus jeunes car ce sont 130 pages qui s'avalent en une bouchée.

Avec très peu de texte, l'ensemble reste joyeux et entraînant. On aborde aussi sur le ton de la plaisanterie un sujet important qui touche à l'imagination et la liberté d'expression (il faut toujours s'opposer à ceux qui veulent brûler des livres !). En clair, c'est une petite série épatante, écrite avec intelligence, ponctuée d'illustrations rigolotes et basée sur des histoires palpitantes, avec des personnages qu'on apprécie énormément. A recommander pour tous les âges.

43, rue du Vieux-Cimetière (Livre Deux : Il faudra me passer sur le corps) par Kate & M. Sarah Klise 
Albin Michel jeunesse, coll. Witty, janvier 2013 - traduit par Mickey Gaboriaud

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25/09/13

“En Grande-Bretagne une tasse de thé est la solution à tous les problèmes.” ツ

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Monsieur Kipu est en apparence une histoire déjantée, autour d'un clochard qui porte bien son nom, puisqu'il ne sent pas la rose, mais l'étang, il vit sur un banc dans un parc, avec son chien aussi cradingue que lui. Un jour, une fillette à l'imagination débordante l'aborde, lui offre des saucisses puis l'installe dans la cabane à outils situé au fond du jardin de ses parents (ces derniers n'étant au courant de rien).

Chloé se sent incomprise parmi les siens : sa mère n'a d'yeux que pour sa jeune sœur, Annabelle, une abominable petite peste. Son père s'efface ou se planque dans le cagibi sous l'escalier pour ne pas avouer à sa femme son terrible secret. Celle-ci vient d'ailleurs de lancer sa carrière politique à l'aide d'un programme réduisant la liberté de chacun à néant. Une vraie terreur.

De toute façon, c'est une famille complètement désunie, au sein de laquelle Chloé trouve qu'elle n'a plus sa place. Monsieur Kipu est son seul ami, celui qui l'écoute et la comprend. C'est un peu son ange gardien, car il va remettre de l'ordre chez les Croûton et leur apporter un sentiment de paix et de bonheur retrouvé. Cette histoire est ainsi un savant mélange de situations loufoques autour de thèmes sensibles comme l'exclusion, le manque de confiance en soi et la solitude. Le talent de D. Walliams est, bien entendu, de ne jamais plomber l'ambiance et de prouver qu'on peut traiter de choses sérieuses en y mettant de l'humour. Effet top moumoute assuré, comme dirait l'autre.

Monsieur Kipu, par David Walliams (Albin Michel jeunesse, coll. Witty, août 2012)
Traduit par Valérie Le Plouhinec - illustrations de Quentin Blake

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“Un biscuit bi-chocolaté, c'est parfois comme une lumière dans la nuit.”

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Cette série poursuit son chemin et ne déçoit vraiment pas ! J'ai beaucoup aimé ce troisième tome où les aventures d'Olive Dunwoody prennent encore un tour inquiétant. La jeune fille est seule au courant du secret de sa maison, où les peintures sont magiques et peuvent être traversées grâce à une paire de lunettes spéciales. Il appartient à Olive d'empêcher les anciens propriétaires de poursuivre leur plan machiavélique (ils ont emprisonné les habitants de Lynden Street dans une vie sous cadre), mais ceux-ci sont redoutables et rusés.

Et puis, Olive est jeune, inexpérimentée, elle a la fougue de son âge, elle est aussi empressée et butée. Lorsque son meilleur ami lui apprend qu'il va quitter la ville, elle est profondément blessée et se croit abandonnée. Résultat, elle boude dans son coin et va doubler d'efforts pour sauver le jeune Morton, qui est coincé dans un tableau et veut retrouver ses parents. Elle va commettre des bêtises, c'est normal, et ça fait avancer l'histoire, donne plus de poids à l'ennemi, ajoute du stress supplémentaire, et rend l'ambiance d'autant plus énigmatique.

Que de charme dans cette lecture ! Cela vous séduit et vous captive en un clin d'œil. J'aime infiniment toutes les parures dont cette série s'entoure, les couvertures et les illustrations sont de toute beauté, les histoires sont de très grande qualité, même les chats sont au top. C'est donc un cocktail de fantaisie, d'humour, d'amitié et de bulles d'angoisse. C'est très bon ! On accroche instinctivement et on attend la suite (l'avant-dernier tome, il me semble) avec impatience.

La maison des secrets, tome 3 : L'espion surprise par Jacqueline West (Seuil jeunesse, septembre 2012 - traduit par Jimmy Montrose et illustré par Poly Bernatene).

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24/09/13

Attention, pépite ! ❤

« Tous les souvenirs, toutes les sensations, toute la connaissance, toutes les émotions que je garde de mes grands-parents sont liés aux fleurs. Toutes mes pensées... »

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J'ai adoré ce petit bouquin, j'y ai trouvé de la poésie, de l'humour, de la dérision, de la tendresse, et même de l'émotion... C'était beau, et doux, et merveilleux. J'y ai relevé de nombreux passages, j'ai souri, de nombreuses fois, j'ai cru me rappeler mes propres souvenirs, car c'est un livre qui parle de l'enfance, à travers les yeux d'un petit-fils, désormais adulte, mais c'est aussi le portrait d'un couple de grands-parents qui se dessine à nous.

Hyacinthe et Rose forment un couple détonnant : tout les oppose, lui est communiste, elle est bigote, il aime la bicyclette, la pêche à la ligne, le vin rouge, la belote et les chants révolutionnaires, elle préfère les mots croisés, le tricot, l'eau de mélisse, les dominos et les cantiques. Une passion commune, pourtant, les réunit : l'amour des fleurs.

Et ça embaume, ça papote, ça fleurit, ça estourbit, ça tourbillonne, ça frisotte, ça tournicote... C'est du bonheur à l'état pur. Cette version audio est aussi un enchantement, François Morel est accompagné du musicien Antoine Sahler pour un numéro de haute voltige qui vous met la tête et le cœur à l'envers. J'ai aimé, vraiment adoré cette lecture musicale.

On ne retrouve pas dans ce petit ouvrage les illustrations (magnifiques) de Martin Jarrie, toutefois c'est une autre invitation que celle-ci, dans l'univers de l'enfance et des souvenirs heureux. François Morel est un conteur talentueux, avec son histoire il parvient à toucher notre petite corde sensible, et c'est avec notre plein assentiment qu'on retourne se perdre dans le fabuleux jardin de Hyacinthe et Rose. Car, après tout : « On n'est pas bien, là... ? Où c'est que tu veux aller pour être mieux ? ».

François Morel raconte Hyacinthe et Rose, mis en musique par Antoine Sahler (éditions Thierry Magnier, février 2013)

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Teaser Tuesday #49

Il était une fois deux mondes, celui des ours et celui des souris. Deux univers qui s'évitent, se toisent avec méfiance, mais ne peuvent vivre l'un sans l'autre.

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Ernest est affamé et manque d'avaler Célestine, qui était coincée dans une poubelle. Celle-ci est bien embêtée car elle n'a pas atteint son quota de dents au cours de sa tournée. Tous deux concluent un pacte : elle montre à Ernest le passage pour se glisser dans la confiserie et avaler toutes les sucreries, en échange il aide Célestine à porter son gros sac de dents chipées chez le dentiste d'en face.

Dès lors, leurs ennuis ne font que commencer. Obligés de fuir la police et la justice, ils se réfugient dans la maison d'Ernest, dans la forêt, font ami-ami et vivent heureux, à l'écart des autres. Célestine est une rêveuse, elle passe son temps à dessiner. Ernest est un saltimbanque, il adore aussi jouer du piano. C'est ainsi que leur petite vie à deux ressemble à un beau tableau aux couleurs harmonieuses, bercé par la musique, des rires et des chants.

Daniel Pennac a apporté sa tendresse et sa facétie pour raconter l'histoire d'Ernest et Célestine : une histoire d'amitié sur fond de tolérance et de liberté. L'effet est magique, indescriptible. C'est apaisant, vraiment charmant. Et drôle aussi. L'auteur ne  manque pas non plus de rendre un bel hommage à Gabrielle Vincent...

Le roman d'Ernest et Célestine, par Daniel Pennac (Casterman Poche, septembre 2013)
-) Ce roman est le scénario du film, la novellisation de la célèbre série de Gabrielle Vincent.

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23/09/13

“It is one thing to ask questions; what do you do with the answers?”

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Kyla, seize ans, vient de subir une opération. Elle a été « effacée ». C'est une coutume courante, décrétée par les hautes instances, pour éradiquer la délinquance galopante. Des jeunes gens en crise ou désoeuvrés sont reprogrammés pour une nouvelle vie, avec une mémoire toute neuve, les émotions bridées par le port d'un Nivo greffé au bras. Toute montée d'adrénaline peut désormais les mettre en danger. Ce sont ainsi une flopée de jeunes gens aux sourires niais, qui ne se posent pas de questions, qui évoluent dans un semblant de vie ordinaire. Leurs nouvelles familles sont accueillantes, mais prudentes, car le système en place surveille tout, contrôle les moindres faits et gestes, et la police (les Lorders) n'hésite pas à arrêter tout élément perturbateur. Bizarrement, Kyla est consciente du climat pesant et suspicieux qui règne autour d'elle. Toutefois, elle a bien compris qu'il fallait qu'elle garde pour elle ses interrogations. Son opération aurait posé un léger couac, elle n'a pas la même attitude ni les mêmes compétences que ses pairs. Elle est innocente et naïve dans sa façon d'être avec les autres, et pourtant son esprit est vif dès lors qu'elle capte une anomalie dans son paysage (la disparition de camarades dans son lycée). Kyla a aussi des flashs durant son sommeil, elle est réveillée par des cauchemars qui lui dictent de vieux souvenirs, mais elle ne sait pas encore ce qu'ils cherchent à lui révéler.

J'ai aimé, beaucoup aimé ce livre. L'histoire, aussi captivante soit-elle, ne s'écoule pas sur un rythme effréné, au contraire c'est plutôt lent, mais on prend le temps d'apprendre un tas de petites choses, de savourer l'ambiance, assez glauque et flippante, de se poser des questions et de se surprendre à attendre la suite avec impatience. Ce roman vous réservera bien des surprises ! Au départ, il m'a un peu rappelé celui de Rachel Cohn, Version BETA, sans son parfum sulfureux, mais il est beaucoup plus angoissant, sombre et oppressant. C'est franchement fascinant, j'ai été scotchée.

Effacée, par Teri Terry (La Martinière J., septembre 2013 - traduit par Maïca Sanconie)

“It's the fate of all creators: They fall in love with their creations.”

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Victime d'un grave accident, Eve est envoyée dans les locaux de Spiker Biopharm, qui appartiennent à sa famille, pour y recevoir les meilleurs soins. Dans son état, seul un miracle est possible. Bingo ! Alitée, la jeune fille s'ennuie et se plaint auprès de sa mère, qui lui confie alors un nouveau projet : créer un spécimen humain parfait, physique et génétique comprises. L'adolescente se prend au jeu et s'inspire de Solo, qui travaille comme homme à tout faire chez Spiker.

Intriguée par l'idée de base, j'ai finalement été déçue par le traitement de l'histoire. C'est assez long, surtout à se mettre en place, les personnages ne sont pas touchants, ils font preuve d'humour et d'intelligence, mais ils ne dégagent rien. Aucune alchimie amoureuse non plus, là où il était attendu d'y avoir. C'est finalement une lecture qui me laisse un sentiment de lassitude et de grande perplexité. J'aurais pu me réconcilier avec l'espionnage auquel se livre Solo en douce, ou constater que la deuxième partie est plus enlevée, plus riche en action, oui c'est bien, ça bouge enfin, mais mon esprit voguait déjà vers d'autres rivages...

Projet Adam, par Michael Grant et Katherine Applegate
La Martinière J., septembre 2013 - traduit par Eric Marson

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