14/04/15

La Pâtisserie Bliss : Une pincée de magie, de Kathryn Littlewood

Kathryn Littlewood

Après l'enchantement du 1er tomej'avais anticipé la suite avec empressement et bonheur. ** Spoilers *** Lily a trompé son monde et a fait main basse sur le précieux livre de recettes magiques de la famille Bliss. Rose, se sentant responsable, a juré de le récupérer. Elle met au défi sa tante, devenue une vedette de la télévision, pour le prochain Gala des Grands Gâteaux Géants à Paris. Celle qui remportera le premier prix repartira avec le grimoire. Mais la compétition s'annonce difficile, avec une Lily plus rusée que jamais, ensorcelante en diable, grâce à son ingrédient magique.

L'équipe Bliss n'est pas en peine et compte parmi ses rangs Grand-Père Balthazar, déraciné du Mexique, Jacques la petite souris et Serge le chat sans oreilles, en plus d'une formidable cohésion familiale, de l'optimisme à toutes épreuves et du ressort pour parer à toutes les éventualités. L'histoire nous ouvre des perspectives étonnantes, au pays de la gourmandise et des épopées historiques, avec une pincée de sorcellerie (le panel des recettes est enivrant !). Résultat, c'est divin, frais et charmant.

Petits et grands lecteurs y trouveront autant de plaisir, car l'aventure et l'imagination ne manquent pas. Dans ce deuxième tome, les personnages d'Oliver et de Nini se révèlent excellents et d'une drôlerie raffinée ! J'ai été follement séduite. Mon seul minuscule regret aura été d'avoir été éloignée de la petite ville pittoresque de Calamity Falls. Sans quoi, ce roman aura permis une jolie échappatoire entre deux, trois lectures plus consistantes.

PKJ. ♦ Avril 2014 ♦ Traduit par Juliette Lê (A Dash of Magic) 

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Goldstein, de Volker Kutscher

GoldsteinCD

Berlin, 1931. L'arrivée en ville du gangster américain, Abraham Goldstein, met le commissariat en ébullition. Pour éviter les risques d'une flambée de violence (guerre des gangs, récupération politique), Gereon Rath doit lui coller aux basques. Mais Goldstein ne va pas hésiter à tromper l'adversaire à force de malice. Les raisons de sa venue étant assez floues, on impute aussitôt à l'individu les premiers meurtres de quelques voyous notoires. La presse antisémite s'embrase et Gereon est à la peine. 

Sa compagne Charly est elle aussi tracassée par la disparition de son principal témoin dans une affaire de cambriolage loupé. La jeune délinquante accuse un policier d'avoir poussé dans le vide son partenaire. L'affaire est grave, Gereon appelle à la prudence avant de reprocher à Charly d'accorder une confiance aveugle à une inconnue. Cela suffit pour mettre le feu aux poudres au sein du couple. Jalousie, incompréhension, dialogue de sourds, nos amoureux sont dans l'impasse.

Une série policière se déroulant à Berlin dans les années 30 ? On pense aussitôt à la Trilogie de Philip Kerr. Mais là où Bernie Gunther s'avère un personnage horripilant, Gereon Rath surprend agréablement. Moins arrogant, mais pas forcément moins lisse, le type cultive des relations sulfureuses avec la pègre locale ou la presse. Il n'aime pas non plus recevoir des ordres et a tendance à partir en roue libre, ce qui a souvent mis sa carrière en péril.

Qu'importe, notre homme n'est ni ambitieux, ni parvenu. Ce qui compte avant tout, c'est son bonheur auprès de sa Charly, dompter sa jalousie maladive, et se tenir à l'écart du chaos politique régnant en ville. L'ombre d'Hitler plane, les chemises brunes sèment la zizanie, dans un semblant de confusion habilement organisé en coulisses, tandis que la population, soucieuse des restrictions économiques, préfère sous-estimer la menace. 

C'est avec une étourdissante simplicité que Volker Kutscher rend compte de l'état d'esprit de l'entre-deux-guerres, à travers une intrigue à suspense, parfaitement maîtrisée, malgré quelques longueurs. Ce 3ème opus des enquêtes de Gereon Rath, après Le Poisson mouillé et La Mort muette, est un très bon roman policier, sur fond historique, mené tambour battant, sous la houlette d'Eric Herson-Macarel (bien connu par les amateurs de livres audio). Entre espionnage, banditisme, corruption, sens du devoir et trahison, le récit est d'une intensité dramatique saisissante.

Texte lu par Éric Herson-Macarel pour les éditions  Sixtrid (novembre 2014) ♦ Traduit par Magali Girault pour les éditions du Seuil & Points

Goldstein

13/04/15

Les Souvenirs, de David Foenkinos

« Comment puis-je laisser cette femme qui m'a tant aimé, qui m'a consolé, qui m'a fait des soupes et des moussakas, comment puis-je la laisser là ? »

Les souvenirs

J'ai beaucoup aimé le début du récit, qui évoque avec tendresse et mélancolie, la famille, les souvenirs d'enfance, la vie conjugale, la vieillesse, le deuil etc. Après la mort de son grand-père, le narrateur tente d'adoucir le quotidien de sa grand-mère en lui rendant visite dans sa maison de retraite. Un jour, elle se fait la belle et lui adresse une carte postale énigmatique, l'invitant à partir à sa recherche.

Toute la première partie est un vrai régal à lire et raconte une histoire universelle qui touche et fait réfléchir. J'étais enchantée et émue d'y trouver des bribes de souvenirs plus personnels. Malheureusement mon enthousiasme a été douché avec l'apparition de Louise. Le grand amour du narrateur. Et l'auteur de basculer dans ce qu'il affectionne tant, la vie de couple, sa banalité et son échec. À partir de là, je me suis beaucoup ennuyée.

Au micro, Loïc Corbery tente une approche compatissante, d'une voix posée, sans emphase. Cela peut sembler fastidieux pendant 8 heures d'écoute, sauf si l'on considère que ce récit s'écoute par petites touches pour en apprécier pleinement l'impact émotionnel. La deuxième moitié du récit n'échappe malheureusement pas au sentiment de vide et de niaiserie que m'a inspiré la relation amoureuse. Dommage d'avoir bouclé ce tour de piste sur une note aussi amère et désabusée...

Gallimard, coll. Écoutez Lire, janvier 2015 ♦ texte lu par Loïc Corbery, de la Comédie-Française (env. 8 h)

À noter aussi que Jean-Paul Rouve vient d'adapter le roman en une comédie vraisemblablement enjouée et pleine de sensibilité, d'après la bande-annonce.

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La Vérité et autres mensonges, de Sascha Arango

La Vérité et autres mensonges

Tout s'écroule pour Henry Hayden lorsqu'il apprend de sa jeune maîtresse qu'elle est enceinte et qu'il serait temps d'annoncer à son épouse leur idylle, mais Henry n'est absolument pas prêt à tout quitter pour cet accident de parcours. S'il est aussi attaché à sa chère femme, c'est qu'elle est pour lui sa poule aux œufs d'or. Entre eux, existe un accord tacite : elle écrit des bestsellers, qu'il publie sous son nom en récoltant tous les lauriers. La supercherie dure depuis des années et a fait sa fortune, il n'est pas prêt de s'arrêter en si bon chemin. Se pose alors un terrible cas de conscience : avouer, oui. Mais avouer quoi, à qui ?

Dans l'esprit machiavélique de Henry, un plan se forme. Un plan d'une perspicacité sidérante, qui trouvera à rebondir dès qu'une complication pointera le bout de son nez. Et dieu sait qu'elles seront nombreuses, prêtes à lui mettre le dos au mur et lui arracher sa superbe arrogance ! Mais notre homme ne cessera de botter en touche. Rusé, malin, redoutable. Ce fieffé menteur a tout pour déplaire : il est odieux, manipulateur, mégalo... et pourtant on ne peut pas le détester. On est, au contraire, fasciné par son implacable dextérité de son jusqu'au-boutisme.

La lecture se révèle prenante du début à la fin, grâce à une histoire à tiroirs qui se renouvelle constamment et nous propose une multitude de pistes à suivre. La voix d'Olivier Cuvellier, pour Audiolib, est agréable et entraînante, donne corps au personnage et nous le rend, à notre grande honte, séduisant. Je n'ai pas vu le temps passer, 8 h 30 d'écoute sous un soleil printanier, rechignant à ôter le casque des oreilles, attentive, curieuse, accrochée et impatiente. Un très bon cru que ce titre, lauréat du Prix du Polar européen 2015 du Point !

Audiolib, mars 2015 ♦ Texte intégral lu par Olivier Cuvellier (8h 31) ♦ traduit de l'allemand par Dominique Autrand (Die Wahrheit und andere Lügen)

heart

11/04/15

En poche ! #42

Nouvelle sélection des dernières nouveautés en format poche ou nouveautés à paraître...  ☺

 ♦♦♦♦♦♦

Au revoir là-haut   Rédemption   Je suis Pilgrim

Au revoir là-haut, de Pierre Lemaître  [LU]

Rédemption, de Matt Lennox  [LU]

Je suis Pilgrim, de Terry Hayes

 

Solo   TABOU   Une disparition inquiétante

Solo (Une nouvelle aventure de James Bond), de William Boyd  [LU]

Tabou, de Casey Hill

Une disparition inquiétante, de Dror Mishani

 

 

Fenêtre sur crime   Froid mortel   1, rue des Petits-Pas

Fenêtre sur crime, de Linwood Barclay

Froid mortel, de Johan Theorin

1, Rue des Petits-Pas, de Nathalie Hug

 

LA CONFIDENTE DES MORTS   JE SUIS LASSE DES OMBRES

La Confidente des morts, d'Ariana Franklin

Je suis lasse des ombres (Flavia de Luce #4), d'Alan Bradley ♦ INÉDIT ♦ 

 

Le Goût des souvenirs   Comment trouver la femme idéale ou le théorème du homard

Le Goût des souvenirs, d'Erica Bauermeister

Comment trouver la femme idéale, ou Le Théorème du homard, de Graeme Simsion

 

Un été à Pont-Aven   Le Cricket Club des talibans

Un été à Pont-Aven, de Jean Luc Bannalec  [LU]

Le Cricket Club des talibans, de Timeri N. Murari

 

 

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10/04/15

N'y pense même pas ! de Sarah Mlynowski

« C'était comme de lire le journal intime de quelqu'un ou d'entendre une conversation téléphonique qui ne vous était pas destinée. Quand on avait entendu, on ne pouvait plus revenir en arrière. » 

Ny pense meme pas

Suite à leur séance collective de vaccination contre la grippe, la classe de 2nde B du lycée Bloomberg de Tribeca se découvre un étonnant pouvoir de télépathie. Or, toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre : être dingue de son meilleur ami, espérer un amour réciproque, passe encore... mais découvrir qu'il en pince pour une autre, avouer son infidélité, ou surprendre l'intimité de ses parents, cela devient un cauchemar pour ces jeunes gens, qui se révèlent les uns aux autres, pas toujours sous leur meilleur jour. Scènes de détresse, de colère ou de jalousie... bienvenue au lycée, cette jungle impitoyable ! La lecture ressemble à une gigantesque cacophonie, d'où il ne ressort finalement pas grand-chose, tant le contenu est superficiel et sans consistance. La télépathie n'est qu'un prétexte pour exacerber les angoisses existentielles des adolescents, souvent liées à leurs amours balbutiantes ou à leurs histoires de cœurs brisés, mais traitées à la légère, sans humour. Assez frustrant de la part d'un auteur comme S. Mlynowski. De plus, la narration à la 1ère personne du pluriel m'a quasiment paralysée d'effroi. C'était comme se retrouver devant un bataillon de monstres, « des phénomènes ». Ils font bloc, face au lecteur, c'est assez déstabilisant. Enfin, personnellement je n'ai pas aimé et me suis vite sentie mal à l'aise. La couverture déjà n'était pas très avenante, on oubliera donc facilement ce rendez-vous loupé.

Albin Michel, coll. Wiz, mars 2015 ♦ traduit par Claudine Richetin (Don't Even Think About It)

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09/04/15

La Légion de la Colombe noire, de Kami Garcia

La Légion de la colombe noire

Kennedy, 17 ans, pensait avoir touché le fond avec la mort de sa mère et l'existence d'un démon revanchard à ses trousses. C'était sans se douter qu'elle appartenait à un groupuscule secret, La Légion de la colombe noire, auquel appartient quatre autres jeunes gens (les jumeaux Jared et Lukas, le geek Priest et la sublime Alara). Leur but est d'exterminer les entités paranormales (poltergeist, esprit fantôme, démon etc.) en ciblant le plus redoutable, Andras, qu'auraient invoqué leurs familles respectives. Un bien lourd héritage, que voulez-vous...

Kennedy tombe des nues, on s'en doute, mais ne cherche pas à se ressaisir, persuadée d'être l'intruse du groupe. On a même l'impression qu'elle reste avec eux pour les beaux yeux des frères canons. Ah, soupirs... Quelle exaspération ! Pour le coup, Kami Garcia aurait pu s'abstenir cette sérénade sirupeuse de l'adolescente tiraillée par deux beaux gosses, aux tempéraments opposés, et qui semblent l'attirer l'un et l'autre selon les circonstances. Au secours. C'est franchement neuneu. 

Sans quoi, l'univers global me rappelle fortement celui de la série Supernatural. C'est loin d'être bluffant, de plus le schéma narratif tend à se répéter (la quête perpétuelle, entrecoupée de vilaines rencontres, des missions arrachées in extremis et la marque de la victoire sur le poignet... yala !). Au milieu, on se demande quel rôle incombe à Kennedy... une héroïne désespérante, car passive. L'ensemble est pataud, pétri de bonnes intentions, avec action, humour, sensations fortes etc. mais il lui manque la petite pincée de sel pour pimenter le tout correctement. À voir pour la suite.

Hachette, coll. Black Moon, novembre 2013 ♦ traduit par Christophe Rosson (The Legion 1 - Unbreakable)

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08/04/15

Fille de l'eau, d' Emmi Itäranta

FILLE DE L’EAU

Noria sait qu'un jour elle sera Maître de thé comme son père, qui lui enseigne déjà tous les secrets de son art, selon les rites ancestraux. Leur vie, pourtant, est menacée dès l'instant où le commandant Taro met un pied en ville. Ce type, intransigeant et acharné, a donné pour mission à ses troupes de surveiller l'approvisionnement en eau de la population et démanteler tout trafic illégal. La neige ayant disparu, l'eau est devenue une denrée rare. Appauvries par la sécheresse, les contrées sont donc rationnées pour leur besoin personnel. Le commandant Taro est persuadé que le Maître de thé possède en secret une source d'eau douce pour sa cérémonie, dont les traditions séculaires ne sont plus en phase avec les privations subies par la population (trop de gaspillage, selon lui). Pensant que Noria est naturellement dans la confidence, il tente de l'intimider pour obtenir les précieuses informations. Or, elle a juré de ne jamais évoquer cet « endroit qui n'existe pas ». Son existence paisible, vouée à reprendre le flambeau de son père, va alors basculer dans le chaos.

Cette lecture m'aura finalement inspiré un profond sentiment de lassitude et d'ennui. Non pas que l'histoire soit inintéressante (elle montre l'importance de l'eau et la nécessité de la préserver pour notre survie). C'est simplement la façon de la raconter qui est particulièrement accablante. L'intrigue est pesante et dramatique, le ton monotone, l'héroïne désespérée et l'action lente. Tout ça baignant dans une atmosphère austère et glaciale, pas étonnant de se sentir oppressé, avec l'envie pressante d'en sortir ! Je n'ai donc pas été sensible aux charmes de cette histoire poignante, un brin déroutante, limite cafardeuse. Et malgré l'atmosphère poétique et le contexte original, on s'y sent mal à l'aise et peu inspiré. Dommage.

Presses de la Cité, janvier 2015 ♦ traduit du finnois par Martin Carayol (Teemestarin kirja)

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07/04/15

La Prophétie du Paladin, de Mark Frost

LA PROPHÉTIE DU PALADIN

« Ne regarde pas ta vie comme si c'était un film dont quelqu'un d'autre serait le héros.
C'est toi, le héros, maintenant. »

Will a grandi en respectant les préceptes de ses parents : ne jamais attirer l'attention, ne faire confiance à personne, se fier à son instinct, ne pas poser de questions. Son destin bascule suite à un test d'aptitudes qu'il a brillamment réussi au lycée, après quoi on lui propose d'intégrer une institution privée (le Centre), réservée aux jeunes surdoués dans son cas. Dès lors, la vie de Will va voler en éclats. Des individus jaillissent de nulle part, prennent en otage ses parents et veulent également lui mettre la main dessus. Le garçon doit fuir le plus loin possible. Et chercher à comprendre les mystères entourant sa famille.

Attention, lecture hautement addictive ! Malgré ses 600 pages, elle se lit d'une traite et nous entraîne au cœur d'une intrigue brillante, menée de main de maître par Mark Frost, un auteur particulièrement doué pour créer ce genre d'atmosphère haletante (lisez La Liste des 7 pour vous en convaincre !). Je partais donc en terrain conquis en ouvrant ce livre, et c'est clair qu'il m'a plu d'entrée de jeu. On n'a pas le temps de dire ouf qu'on découvre un univers fantastique stimulant, ponctué d'action, d'humour, de surprise et de fougue. 

Will a beau être cerné par le danger, habitué de rester sur ses gardes, il n'en demeure pas moins un adolescent de 15 ans, avec les préoccupations de son âge (les copains, les filles, la rigolade, les premiers émois amoureux, les rivalités et les coups bas). On le suit donc dans sa routine d'élève qui prend ses marques, se fait de nouveaux amis, suit ses cours et va au-devant de découvertes parfois incroyables. Il s'entoure de camarades attachants (Ajay, Nick, Elise et Brooke), auprès desquels il a le sentiment de partager une jeunesse normale, mais ne perd pas de vue les objectifs cachés (et si son arrivée au Centre n'était pas purement fortuite ?). C'est à la fois rafraîchissant à lire, en plus d'être excitant. On ne s'ennuie pas une minute, le rythme est endiablé, le récit épique et ingénieux, franchement passionnant, à suivre en 3 tomes ! 

PKJ. ♦ Février 2015 ♦ Traduit par Christophe Rosson (The Paladin Prophecy)

heart

 

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06/04/15

L'Élite, de Joelle Charbonneau

L’Elite

Meurtrie par les guerres successives et les catastrophes naturelles à répétition, la planète se reconstruit avec peine. La société a également remodelé ses repères en formant diverses colonies où chacun doit multiplier ses efforts pour assurer sa survie. Dès 16 ans, la jeune génération est jetée en pâture, soit pour travailler, soit pour aller à l'université et devenir l'élite de demain. Mais pour se montrer à la hauteur des attentes, il faut faire montre d'intelligence, de rouerie et d'acharnement.

Cia a grandi dans la colonie des Cinq Lacs et aspire à rejoindre la Capitale pour intégrer l'université de Tosu. Pour décrocher son ticket d'entrée, il faut être sélectionnée à passer le fameux Test (une série d'épreuves intellectuelles, physiques et morales). Son père en a fait l'expérience, mais n'en a plus aucun souvenir. Cette situation frustre la jeune fille, désireuse de se surpasser. De plus, cela fait dix ans que leur petite colonie n'a pas envoyé de candidats pour les représenter. Cia a donc hâte de chambouler la répartition, quand arrive enfin la remise des diplômes, avec l'annonce officielle de la précieuse sélection.

À l'annonce du cocktail : jeunes gens prêts à tout pour décrocher le Graal, écrémage drastique, selon des règles à l'éthique douteuse & zigouillages d'une rare violence (poison, arbalète, chasse à l'homme), vous vous dites “j'ai déjà lu ça”. Mais encore ? Eh bien figurez-vous que cette histoire au scénario rodé parviendra une fois encore à vous surprendre, en vous embarquant dans une aventure palpitante, et qui tient en haleine. Seule l'héroïne a pour principal défaut d'être une demoiselle trop parfaite (elle sait tout, capte très vite, semble revenue de tout). Même son histoire d'amour arrive comme un chien dans un jeu de quille. C'est passablement frustrant.

À part ça, on mord à l'hameçon et on ne le lâche plus. L'intrigue ancrée dans le milieu universitaire est une donne nouvelle et intéressante. On se sent vite à son aise, curieux de tout, angoissé par les épreuves et leurs enjeux. Même si la recette est parfaitement éculée, elle est toujours efficace et d'une intensité psychologique redoutable ! J'ai beaucoup aimé et n'ai pas traîné pour lire la suite !

éditions Milan, coll. Macadam, mai 2014 ♦ traduit par Amélie Sarn (The Testing)

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