06/11/12

Le bonnet d'Ona

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Pour sa première année en maternelle, Ona doit porter un bonnet jaune. Or, contrairement à tous ses camarades, Ona n'a pas un bonnet qui vient de la boutique du marchand. C'est sa maman qui le lui a tricoté avec de la laine, qui ne gratte pas, sauf que la petite Ona n'est pas très fière. A l'école les garçons se moquent de son bonnet, elle voudrait se faire toute petite, ou au moins ne pas être différente des autres.

Mais voilà que le bonnet tombe dans la boue, ce qui donne à Ona l'idée de le piétiner encore et encore, comme ça il sera trop abîmé pour le porter les autres jours, sa maman sera obligée de lui acheter un neuf. Celle-ci est bien perplexe, un peu inquiète, car finalement elle comprend que sa fille n'ose pas lui avouer qu'elle voudrait un bonnet plus dans l'air du temps. Alors elle décide de l'accessoiriser pour rendre ce bonnet jaune un modèle exemplaire !

Beaucoup de tendresse dans cette histoire, et un message qui consiste à démontrer qu'on est plus fort en étant différent. Cet album ne manquera pas de toucher les enfants qui manquent de confiance en eux, les mamans qui raffolent de tricot et de couture, les petits et les grands qui veulent se fondre dans la masse (à tort), et pour les gourmands aussi avec cette savoureuse double page remplie de sucres d'orge !

Le bonnet d'Ona, par Frédéric Stehr (Ecole des Loisirs, 2012)

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Teaser Tuesday #42

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Un petit loir et une taupe cheminent sur une terre grasse... Méoukivont ? 
Un énorme coeur rose en plumes est suspendu comme par magie dans un ciel bleu turquoise..Mékeskeçé ? 
Nous sommes dans un marécage flamboyant, mais pourquoi ces barreaux... Mékeskispasse ? 
Derrière cet éventail se cache sûrement une surprise de belle taille... Mékeskiscache ?

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Magnifiquement étrange et envoûtant. Poétique et captivant.
Vous tenez la promesse d'une lecture à multiples facettes avec ce superbe album. 

Mékeskispasse ? - par David McNeil et Tina Mercié (Seuil jeunesse, 2012)

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05/11/12

L'histoire du soir #10 : Ogre, cacatoès et chocolat, par Cécile Roumiguière & Barroux

Manon est une collectionneuse de mots. Elle en choisit un dans le dictionnaire, elle l'apprend, le tourne, le retourne dans sa tête. Puis elle le recopie sur un bout de papier. Elle écrit des mots porte-bonheur pour se protéger, et d'autres mots très longs, des mots pour rêver.

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Manon est une petite fille qui aime collectionner les mots. Elle les recopie sur des bouts de papier et les range dans son sac. C'est son arme secrète. D'ailleurs, ça lui sera précieux lorsqu'elle tombera nez à nez avec l'ogre de la forêt. Ce dernier est énorme, redoutable, grognon et impatient. Il s'ennuie, donc il a faim. Il avalerait bien la petite demoiselle, mais celle-ci rouspète. A sa façon, elle lui dégaine sa science et utilise ses mots si précieux pour lui clouer le bec.
Euh ... un cacatoès ? la mer ? du chocolat ? Mais ce gros monstre est un ignorant ! Comme ce serait méchant de se moquer, aussi Manon préfère le prendre par la main. Un mot en amenant un autre, c'est tout un chemin auréolé de mystère et sujet à la fascination qui se présente à lui. D'ailleurs l'ogre n'a plus envie de tout croquer sans réfléchir. Il est rassasié de nourritures spirituelles !
Toutefois, quand la fillette est coincée dans les rochers, c'est sa force physique qui sera bien utile. 
On peut dire que ces deux-là ont su se trouver. Elle avec son intelligence et son amour des mots, lui avec son charme rustique et son envie d'apprendre, la connivence est parfaite.

C'est une très jolie histoire, qui se récite à voix haute. Vous en apprécierez les tournures et la petite mélodie. Cécile Roumiguière est une poétesse, une magicienne, vous le savez. Son histoire est un vibrant hommage à toute cette poésie qui se balade autour de nous, parce que les mots sont beaux, les mots sont précieux, les mots sont une arme dont il faut se servir dans un but particulier (pour le bien, quoi). Très belle leçon de tolérance, empreinte de délicatesse et de facétie.

Ogre, cacatoès et chocolat, par Cécile Roumiguière et Barroux (Belin jeunesse, 2012)

et puis les mots, tout aussi magiques, poétiques et envoûtants, de Juliette, 

Je pourrais dire ton enfance
Elle est dans l'essence des choses
Je sais le parfum des vacances
Dans les jardins couverts de roses
Une grand-mère aux confitures
Un bon goûter dans la besace
Piquantes ronces, douces mûres
L'enfance est un parfum tenace
Tout ce sucre c'est vous
Tout ce sucre et ce miel
Le doux du roudoudou
L'amande au caramel
Les filles à la vanille
Les garçons au citron
L'été sous la charmille
Et l'hiver aux marrons
Je reprendrais bien volontiers
Des mignardises que tu recèles
Et retrouverais dans mon soulier
Ma mandarine de Noël

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Le complot de la Dernière Aube

La lecture des tomes précédents est nécessaire pour la compréhension de ce livre !  (en savoir plus en un clic)

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Troisième tome, et probablement le dernier de la série ! Toutes les questions ont trouvé une réponse, nous avions abandonné Neil Galore plus dépité que jamais, après la débandade des évènements provoqués par la terrible Brigade Pâle, mais plus déterminé que jamais aussi ! Il veut trouver l'ennemi, mettre un terme à leurs pratiques perverses et redoutables, dans le même temps il aimerait bien en savoir plus sur ses origines (et balayer la nouvelle d'un revers de la main), réunir ses anciens acolytes, la belle Elly en particulier, et gagner ses lettres de noblesse au sein de la prestigieuse Agence Pinkerton (on pourrait facilement le considérer comme l'ancêtre de Fox Mulder !).

Sans trop en dévoiler, sous peine de livrer des révélations secrètes, je tiendrai en estime ce troisième tome, pour son ambiance western, son dynamisme, ses personnages attachants, son histoire où l'on respire la poussière, l'odeur du colt et du whisky, les ennemis implacables, les secrets de famille enfin dévoilés, même si guère brillants. J'ai aimé cette série, complètement, et pourtant j'ai trouvé ce troisième tome légèrement moins enthousiasmant. Pas décevant, mais disons que j'avais des attentes haut placées ! C'est une série que je conseille à tous les amateurs du genre, ils ne regretteront pas le détour.

L'Agence Pinkerton, tome 3 : Le complot de la Dernière Aube, par Michel Honaker 
Flammarion, 2012 - illustration de Benjamin Carré

Tout cela ressemble à une grande farce, dit-il. Mais l'histoire est jolie.

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L'orphelinat d'Abbey Road est loin d'être un lieu rempli d'amour et de tendresse, les fillettes en manquent cruellement, aussi tentent-elles de se serrer les coudes, de s'évader dans la lecture, de visiter des coins cachés et de porter aux nues lady Bartropp, leur bienfaitrice. C'est ainsi que Joy et Margarita font la découverte de tunnels, sous l'abbatiale, et tentent de s'y glisser pour explorer cet univers inconnu.

L'aventure connaîtra un revers étonnant, qui confortera le charme de cette lecture à l'ambiance délicieusement mystérieuse. On s'attache aux personnages, des jeunes filles curieuses et rêveuses, certaines ont des dons qui sortent de l'ordinaire, de quoi accentuer l'étrangeté de l'intrigue, au pouvoir tellement fascinant ! Et puis le cadre est beau, un peu gothique, comme coupé de la réalité, plongé dans un autre temps. Les orphelines sont des petites demoiselles accablées par le doute et les questions, tyrannisées par la mesquinerie de certaines bonnes soeurs (j'ai adoré les détester !)... Comment vous dire ? Cette lecture bénéficie d'un halo de charme, de mystère et d'élégance qui constitue un véritable atout de séduction. Je recommande ce roman à la jolie couverture illustrée par Christel Espié !

Les orphelines d'Abbey Road, tome 1 : Le Diable Vert, par Audren
Ecole des Loisirs, 2012 - illustration de couverture : Christel Espié

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02/11/12

L'histoire du soir #9 : Madame le lapin blanc, de Gilles Bachelet

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Alors, il nous raconte quoi, ce Gilles Bachelet ?
Une histoire étonnante, drôle et savoureuse. Oui, oui. Je vous explique tout ça.
Vous connaissez le lapin blanc de Lewis Carroll, celui qui est toujours en retard. Alors maintenant imaginez qu'il est marié et père de famille, et que c'est sa délicieuse épouse qui va nous tracer son portrait, ou disons le tableau de leur vie intime, bardée de tâches ménagères et d'enfants nombreux à gérer, une vie où la belle harmonie familiale serait crispée, parce que Mme Lapin frise la crise de nerfs !
Vous n'y êtes pas du tout si vous imaginez que le journal intime de l'épouse usée serait grinçant et chargé d'amertume, vous n'avez pas tout compris, en fait. Mme Lapin est simplement blasée par son quotidien trop rempli, ses enfants tous plus excentriques les uns que les autres, les habitants du village trop causants, son mari souvent absent et toujours étourdi...
Voyez-vous, il lui arrive d'oublier que c'est l'anniversaire de sa dulcinée, ce n'est pas sa faute, il a un boulot de dingue, il faut le comprendre. Cher journal, non ce n'est pas une vie de rêve mais elle ne manque pas de tendresse !
A la sauce Gilles Bachelet, vous obtenez une lecture farcie de détails loufoques et de clins d'oeil amusés à Lewis Carroll. Un régal, vous dis-je. Un régal. 

Madame le lapin blanc, par Gilles Bachelet  (Seuil jeunesse, 2012)

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01/11/12

L'histoire du soir #8 : Les classes vertes, de Michel Van Zeveren

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Chic, un nouvel album de Michel Van Zeveren ! J'ignore ce que cette lecture me réserve, mais je me frotte les mains d'avance. 
La petite SiSi a la trouille de partir une semaine en classe verte, loin de ses parents. Alors elle décide de les emporter avec elle. Zou, en un claquement de doigts, ils deviennent des souris. C'est ainsi.
La fillette part le coeur léger, mais très vite, dès le voyage dans le bus, cette cohabitation s'annonce un peu pénible. D'abord, papa a le mal du transport, puis maman est une vraie pipelette, la fillette doit mentir et tricher pour ne pas attirer l'attention. Résultat elle se retrouve toute seule, à l'avant du bus, près des adultes, privée des joies simples de passer du temps avec les copines.
Les jours se suivent et vont s'organiser sur le même moule : SiSi est finalement bien embêtée d'avoir ses parents dans sa poche. En plus, ces deux-là sont intenables et attirent l'attention alors qu'ils devraient rester discrets. C'est donc la chasse à la souris dans la château, même le gros chat de la propriétaire se pourlèche les babines, sans oublier que le secret de SiSi est en train de s'éventer et que l'enfant n'en peut plus de se coltiner des parents qui se comportent pire que des gosses !

Cette histoire a le bon goût de raconter aux oisillons, qui paniquent à l'idée de quitter le nid, que l'aventure sans les parents est aussi une expérience à vivre pleinement car elle offre l'occasion de connaître des instants uniques (faire des bêtises, avoir un amoureux, s'amuser à des jeux de son âge, ne pas livrer ses pensées les plus intimes à tout bout de champ, avoir du temps pour soi). Chacun son jardin secret, après tout ! Michel Van Zeveren nous livre une histoire trépidante et drôle sur l'art de grandir et de se détacher des siens sans avoir mal.

Les classes vertes, par Michel Van Zeveren  (Pastel, 2012)

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31/10/12

L'histoire du soir #7 : Ma chère grand-mère est une sorcière, de Tracey Corderoy & Joe Berger

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Une petite fille trouve sa grand-mère extravagante, avec ses animaux de compagnie (des chauve-souris, des chats et des crapauds) qui ne la quittent pas d'une semelle, ses tea-time parties entre copines à faire de la prestidigitation, et puis toujours avec ses toilettes qui se remarquent de loin, et son balai magique qui se moque du code de la route...
Non, vraiment ça ne peut plus durer. Il faudrait que grand-mère se range et devienne une mamie comme les autres, plus classique, plus ordinaire. Alors, pour plaire à sa petite-fille, elle se plie au jeu et devient une autre. Quelle terrible erreur ! Même la fillette ne reconnaît plus sa grand-mère et est plus que déçue !
En plus, elle est prise de remords car sa mamie file un mauvais coton et a perdu sa joie de vivre, elle préfère rester sous la couette. Hop, hop, hop, il faut redonner à cette sorcière de grand-mère la liberté d'être différente, ou mieux encore, d'être merveilleusement différente !
Quelle formidable histoire ! Ce n'est pas seulement une histoire de sorcière, il s'agit surtout d'une déclaration d'amour d'une petite-fille à sa grand-mère, celle-ci n'est pas traditionnelle, et justement c'est pour ça qu'elle est aussi extraordinaire. Il faut cultiver ses différences, rester fidèle à ce que l'on est, ne pas se travestir pour plaire aux autres, même par amour. Aimer, c'est accepter les différences !
Illustrations au charme vintage absolument délicieuses.

Ma chère grand-mère est une sorcière, par Tracey Corderoy, illustrations de Joe Berger (Gallimard jeunesse, 2012)

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30/10/12

L'histoire du soir #6 : Les monstres n'existent pas ! de Kerstin Schoene

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L'allemande Kerstin Schoene nous raconte l'incroyable histoire d'un monstre, outré de constater que la masse populaire ne croit plus en son espèce. Il n'aura de cesse de fournir des preuves de son existence, en tant que monstre, il est cruel, fort et redoutable. Petits et grands ont tout à craindre de lui !
Mais voilà, rien n'y fait. Sur les murs, le débat fait rage et on ne cesse de répéter que non, les monstres n'existent pas. Point à la ligne. C'est désolant pour notre ami monstrueux.
A force de tour de passe-passe, l'auteur partage avec facétie les tribulations d'un monstre qui voudrait tant qu'on le remarque. C'est très drôle, ou comment détourner de son registre une créature qu'on croyait vouée exprès pour les histoires qui font peur. La preuve que c'est l'exception qui confirme la règle. Je conseille fortement cet album ! La lecture est drôle et décalée. Une chouette découverte, incontestablement.

Les monstres n'existent pas ! par Kerstin Schoene (Pastel, 2012)

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29/10/12

L'histoire du soir #5 : Dans la tempête, de Gwendoline Raisson & Jean-Luc Englebert

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Au large des côtes de Chine, un bateau quitte la grande ville de Shangaï pour se rendre plus au sud. Il a à son bord un capitaine, deux marchands, une comtesse, un cuisinier, une famille nombreuse, un matelot et une petite servante.
Naviguant en pleine mer, le bateau ne peut échapper à la tempête qui s'abat sur lui. Les vagues se soulèvent, le vent souffle et l'embarcation est malmenée. A son bord, tout le monde tremble de peur. Seule la petite servante se met à écoper l'eau à l'aide de sa minuscule tasse de thé.
C'est ridicule, voyons. Le bateau va couler ! Mais elle continue à écoper.
C'est, hélas, trop tard. Et le drame se produit.
Tout ce petit monde est en détresse, s'accroche du mieux qu'il peut à l'épave du bateau. Encore une fois, la petite servante agit en silence et attrape les restes du bateau qui flottent autour d'elle. Enfin, on se réveille et décide de suivre son exemple. Un radeau de fortune voit ainsi le jour.
En s'y mettant à plusieurs, on peut espérer une issue favorable. La petite servante, elle, ne dit jamais un mot de trop. On comprend mieux pourquoi à la dernière page de l'histoire.
Alors, forcément on ne peut s'empêcher d'avoir le coeur qui bat un peu plus fort à ce moment précis.
Cette histoire a été inspirée d'une légende amérindienne, celle du colibri. On a beau se sentir tout petit et impuissant face à une épreuve, on a en nous une faculté à réagir qui nous est propre, on peut paniquer, on peut pleurnicher, on peut demander de l'aide, ou on peut se retrousser les manches et chercher une solution. Après tout, « chacun fait sa part. »

Ce qui est particulièrement fascinant, aussi, dans cet album, ce sont les illustrations de la tempête. Elles paraissent tellement réalistes, qu'on ressent les frissons de l'angoisse et de l'oppression, comme si on subissait aussi cette tempête. C'est vraiment bluffant !

Dans la tempête, par Gwendoline Raisson - illustrations de Jean-Luc Englebert (Pastel, 2012)

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-) extrait du blog de Gwendoline Raisson, 

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »
 
Cette légende a été elle-même colportée dans nos contrées par le philosophe et agriculteur Pierre Rabhi. Et moi, j'aime bien ce que dit Pierre Rabhi. Alors, je rapporte...
« Au-delà des clivages politiques et de tout ce qui fragmente notre réalité commune, c’est à l’insurrection et la fédération des consciences que nous faisons appel. C’est-à-dire à ce lieu intime où chaque être humain peut mesurer sa pleine responsabilité et définir les engagements que lui inspire une véritable éthique de vie pour lui-même, pour ses semblables et pour les générations à venir. »  Pierre Rabhi.

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