18/11/09

Bienvenue au Japon

illustrations d'Izumi et de Sophie Leblanc
Milan jeunesse, 2009 - 92 pages - 16€

Pour tous les jeunes amoureux du Japon qui veulent comprendre ce qui les attire dans ce pays à la culture si riche et si complexe.

bienvenue_au_japonLe Japon est un pays ancré dans le modernisme mais également retranché dans ses traditions, et c'est ce mélange des cultures qui rend le pays si attirant et si fascinant. Ce précieux album, à considérer comme un carnet de voyage, se compose d'illustrations et de photographies, pour un esthétisme pur et ravissant. Le contenu se révèle très intéressant, riche en enseignements basiques. On y découvre le Japon à travers son histoire, son architecture, sa culture populaire, ses arts de vivre (la cérémonie du thé, les rituels de beauté, du bain), sa nourriture (les sushis, washoku), ses modes (cosplay, uniforme scolaire), son extraordinaire avancée électronique (les robots), ses figures mythiques (les geishas, le sumo, les samouraïs), ses expressions corporelles et artistiques (le butô ou la danse des ténèbres, le théâtre kabuki, le théâtre nô, le Budo ou arts martiaux), ses croyances religieuses, ses fêtes  et traditions (nombreuses)... et plus encore (le kami, les kokeshis, le Chindogu, le manga, le maneki-neko). C'est un ouvrage qui se lit très rapidement, sa brièveté n'empêche pas de traiter son sujet sérieusement et de manière complète. On y trouve également plusieurs mots japonais, et puis les illustrations sont vraiment très belles, en plus des photographies. J'ai vraiment pris plaisir à le parcourir.

feuilleter l'ouvrage (aperçu)

> Pour tous les amateurs de bento : FrenchBento
S'offrir de véritables produits japonais : JaponMania

Dans le même esprit, d'autres idées de lecture :

tonkyo_sanpo Tokyo Sanpo, de Florent Chavouet

JapanAi Japan Ai, par Aimee Major Steinberger (lu ICI)

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17/11/09

"I actually prefer the V word. It sounds awful, but it has a lot of power. Come to think of it, that applies to both V words."

Never Bite a Boy on the First Date ~ Tamara Summers
HarperTeen, 2009 - 280 pages

never_bite_a_boyKira est un vampire depuis un an et demi, suite à un accident de voiture. A seize ans, elle tente de mener une existence ordinaire avec sa nouvelle ^famille^ dans le Massachusetts. Elle vit avec ses parents, qui aiment dormir dans des cercueils, une grande soeur mariée avec un génie de la finance, et un frère du même âge, Zach, en fait son ancien petit ami (qui a été mordu par Kira).
Un matin, en se rendant au lycée, la police est déjà sur les lieux car le cadavre de la star locale de football baigne dans son sang. Kira et les siens ont vite remarqué que le macchabée portait des traces de morsure dans le cou. Aucun doute possible, c'est un des leurs qui a enfreint les règles (ne jamais mordre un humain, ne pas se nourrir de son sang) et Kira est aussitôt accusée, du fait de ses précédents.
Pour se défendre, la jeune fille a une semaine pour trouver le véritable criminel. Et parmi sa liste de suspects, on trouve trois types charmants, Milo, Rowan et Daniel. Le premier est un nageur accompli, le deuxième est un poète maudit et le troisième est un nouvel élève. Kira doit détecter le vampire parmi eux, et pour cela elle n'hésite pas à donner de sa personne (rendez-vous romantiques, petits bisous échangés, déclarations enflammées). Notre vampirette a les sens en ébullition, la tête lui tourne - Kira est en train de tomber amoureuse.
Le problème, maintenant, est de savoir si tout ceci est bien raisonnable. Ses déboires sentimentaux ne doivent pas l'éloigner de son enquête, ni occulter son jugement. C'est bien sûr ce qui arrive, car lorsque les révélations tombent, c'est la stupeur générale ! On ne connaît l'identité du coupable qu'à la toute fin du roman, et c'est une vraie surprise !
Le roman est déjà une excellente découverte car cela se lit tout seul, le ton est drôle et la langue anglaise favorise cet humour. L'histoire est racontée à la première personne, Kira est une narratrice exceptionnellement déjantée, proche du lecteur. Bien qu'elle soit vampire, ses réactions sont celles d'une ado ordinaire, elle n'a pas inventé l'eau chaude, il faut qu'elle bosse pour réussir et elle compte bien aller jusqu'au bout de ses études. Vampire, mais pas flemmarde. Son quotidien est vécu avec une certaine originalité (le folklore du vampire est une nouvelle fois bien mixé), mais c'est sincèrement la personnalité de Kira qui rend son histoire attachante et pétillante. C'est une jeune fille qui a un coeur d'artichaut, elle n'a pas toujours les pieds sur terre, or cette histoire de meurtre va finalement la servir pour régler des vieilles histoires (faire le deuil de son ancienne vie, comprendre sa mort) et donc elle va être amenée à prendre des décisions qui vont l'aider à avancer (jusqu'à présent, ses instincts étaient encore assez faibles !).
En bref, c'est un petit roman très agréable, facile à lire et très drôle !

**********

Pretty Dead ~ Francesca Lia Block
HarperTeen, 2009 - 195 pages

pretty_deadLa vie de Charlotte ressemble à un conte de fées. C'est une fille très belle, qui vit dans une villa remplie d'oeuvres d'art, elle possède un dressing à faire pâlir d'envie, son amie Emily est fascinée et rêve de lui ressembler. Car Emily est beaucoup plus discrète, elle se juge banale et inintéressante, en plus sa vie familiale n'est pas rose, elle porte un secret bien lourd pour son âge, d'ailleurs ceci expliquerait peut-être pourquoi elle décide de mettre fin à ses jours. 
Charlotte accuse le coup avec difficulté. Pour la première fois, elle s'était sentie proche d'une amie, elle l'aimait beaucoup et elle estimait que c'était une fille exceptionnelle. De plus, Emily possédait un bien précieux : l'amour de Jared Pierce. Ce garçon était fou de sa petite copine, le voilà effondré et au bord du gouffre. Comme Charlotte est doué de sixième sens, elle perçoit qu'il pourrait tout tenter pour rejoindre sa dulcinée.
Elle décide alors de ne plus le quitter, à deux ils vont se soutenir dans leur chagrin, puis se rapprocher et s'avouer leurs sentiments. Ceci entraînant bien d'autres choses, la véritable nature de Charlotte est mise à jour. 
Car cette jeune fille de dix-sept ans a déjà un siècle derrière elle, c'est un vampire qui a vécu mille vies auprès de son mentor, un certain William Stone Eliot. Charlotte l'ignore encore, mais celui-ci est de retour en ville, il la traque et semble attendre son heure.
Bon, je ne sais pas comment le dire, mais le roman a fini par me déprimer, alors qu'au début c'était plutôt bien parti pour me plaire. Le couac s'explique parce que la narratrice file un mauvais coton, elle est tristoune de la vie qu'elle mène, le glamour n'est plus, elle est de plus en plus amère de ses choix et ne cesse de penser aux êtres aimés qu'elle a perdus. La mort de son amie Emily va précipiter son malaise, car notre beauté fatale rêve d'amour, de bébé et de mortalité, tout ce qu'il ne lui est plus possible d'obtenir. Inversement, Emily rêvait d'avoir la vie de Charlotte... et au milieu, il y a Jared Pierce Adam.
L'intrigue va nous réserver d'étonnantes révélations, avec un retournement de situation plutôt osé, mais pas très logique non plus. Je n'ai pas du tout adhéré à l'idée. Les personnages non plus n'ont pas réussi à m'émouvoir : impossible de m'apitoyer sur le sort de Charlotte, et Jared n'a aucune personnalité, il est creux et n'existe qu'à travers ses élans du coeur.
Non, finalement trop de mélodrame dans ce roman... c'est dommage. La couverture est très belle, le roman évoque un monde opulent et surréaliste, où règnent en maître la beauté et l'horreur. Néanmoins, l'amertume de la narratrice est devenue une litanie glaçante, qui finit par peser sur la lecture. 

LireEnVoChallenge Lire en vo - 4

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A la faveur de l'automne, 7 instants... en musique !

Allez, pourquoi pas ? La nouvelle Mrs Duchovny vient de m'en faire cadeau (un questionnaire où l'on parle des 7 occupations qui rythment l'automne... et en musique, s'il vous plaît !).

  • First of all, THE HUNGER GAMES, naturally.
    Ma folie douce. Mon onguent. Ma crème. Mon addiction.
    Le genre de lecture qui me met en transe.
    La musique qui colle à ces livres : Uprising de Muse (forcément) :

    mais aussi Blow me away de Breaking Benjamin / Little bird par Imogen Heap / et Breathe me de Sia :

  • Les blogs anglais.
    Je ne passe pas une journée sans faire ma tournée des blogs anglais.
    On y retrouve souvent les mêmes livres, parce que les blogueuses en reçoivent énormément de la part des maisons d'édition. Donc, pas de grande originalité dans les propositions, mais il est encore possible de dénicher des découvertes.   
    Grâce à eux, j'ai enrichi ma collection de séries, qui sont venues grossir mes piles de livres à lire.
    Mais promis, j'ai décidé de me sevrer. (Ahem)

    # musique : Lisa Mitchell - Coin Laundry

  • Le thé.
    A la base, je suis une grande buveuse de cappucino.
    Et pourtant, cet automne me voit boire des litres de thé. Ma dernière préférence a été pour le rhubarbe-vanille que j'ai hélas liquidé en moins de deux.
    Dammann Frères, j'arrive !

    # musique : Emily Jane White - Victorian America

  • le tout nouveau disque de -M-. Dans son coffret collector, bien évidemment.

      43927926_p

      Euh, j'en ai déjà parlé... mais :

      J'aiMe le Monde de -M- !

      # musique : M - Le Roi des Ombres

  • Chaque année, à la même saison, j'ai la manie de ressortir mes disques de Juliette et je les écoute en boucle (la fille et son père n'en peuvent plus et crient pitié), mais que voulez-vous, une chanson comme A voix basse, c'est un peu moi, un peu vous aussi ...

Je délivre
De leurs livres
Des héros ou des vauriens
Qui surgissent
M'envahissent
Se vautrent sur mes coussins
(...)

Pour mon malheur, je lis beaucoup
Et c'est risqué, je le sais bien,
Mes hôtes peuvent aussi être fous
Ou dangereux, ou assassins
(...)

Je pourrais bien cesser de lire
Pour qu'ils cessent de me hanter
Brûler mes livres pour finir
Dans un glorieux autodafé
Mais j'aime trop comme un opium
Ce rendez-vous de chaque nuit
Ces mots qui deviennent des hommes
Loin de ce monde qui m'ennuie.

  • avoir le coeur gros en pensant à Patrick Swayze et revoir le film Dirty Dancing ... se rappeller combien ce film a été important, le faire découvrir à ma fille et se surprendre à réciter par coeur les répliques (sic) et se refaire la BO parce qu'elle donnait envie de danser, et parce que tout ça vous donne un sentiment que la vie, bah mon vieux, ça file vite et autant en profiter au maximum. :/   

    -) lire les billets de Flannie et rire de s'y retrouver...

    # musique : Dirty Dancing Movie Soundtrack - She's like the wind / Hungry Eyes

  • les vampires et autres créatures fantastiques  Pure Imagination
    mes choix de lecture varient, ce n'est pas uniquement l'effet d'une mode, c'est l'envie du moment, je ne lis pas tout le catalogue de la bit-lit ou de l'urban fantasy non plus, je suis curieuse, tout simplement.
    d'ailleurs, le tic-tac a commencé, bientôt l'heure des retrouvailles !
     
  • # musique : Lykke Li - Possibility

    A mon tour, je file le cadeau empoisonné à : 

    mle jteferaidire  - Mirontaine  - Lili Oregane  - Francesca  - Anne Ferrier  - Camille fantasme

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Le Goût des Mots

Les mots nous intimident. Ils sont là, mais semblent dépasser nos pensées, nos émotions, nos sensations. Souvent, nous disons : "Je ne trouve pas les mots." Pourtant, les mots ne seraient rien sans nous. Ils sont déçus de rencontrer notre respect, quand ils voudraient notre amitié. Pour les apprivoiser, il faut les soupeser, les regarder, apprendre leurs histoires, et puis jouer avec eux, sourire avec eux. Les approcher pour mieux les savourer, les saluer, et toujours un peu en retrait se dire je l'ai sur le bout de la langue - le goût du mot qui ne me manque déjà plus.
Philippe Delerm

Le Goût des Mots est une collection chez Points dirigée par Philippe Delerm. Cette présentation indique déjà son orientation. Je ne connaissais pas, peut-être parce que je ne suis pas lectrice de ce genre d'ouvrages. Et puis l'occasion m'a été offerte de feuilleter deux exemplaires, celui de Jean-Loup Chiflet : 99 mots et expressions à foutre à la poubelle, dans lequel oui, nous sommes tous épinglés car nous avons tous des tics de langage et nous employons tous ces vilains mots (et expressions), flous, vagues, creux et inutiles, qui polluent, qui irritent. L'auteur se place entre le donneur de leçons et le pédagogue avisé, j'ai applaudi son exaspération contre l'expression : que du bonheur ! par exemple, j'ai gigoté du popotin, mal à l'aise, de trouver ci ou là des entorses dont je m'avoue coupable, voui... mea culpa, toutefois j'ai aussi trouvé l'ensemble persifleur et un brin cynique, sans compter cet extrait qui m'a fait dresser les poils sur les bras :

[ disjoncter / péter une durite ] Une durite ? C'est tout simplement (j'explique pour les filles) un de ces nombreux tuyaux en caoutchouc qu'on trouve dans un moteur et destiné entre autres à acheminer un liquide de refroidissement.
Quant aux intellectuels, je leur conseille de lancer la mode du péter une dentrite, la dentrite étant au cerveau, comme chacun sait, même les filles, ce que la durite est au moteur.

Vous jugerez comme bon vous semble.

Par contre, je ne lpeux que vous conseiller l'excellent livre de Marianne Tillier : Les expressions de nos grands-mères, dans son édition collector agrémentée de 20 nouvelles expressions. J'ai adoré ! C'est un vrai plaisir de fouiller dans ces pages et d'y retrouver un florilège d'expressions souvent entendues lorsque j'étais petite fille (et encore maintenant !). Mais apprendre leurs origines, parfois comprendre ce que certaines signifient, a donc été un pur régal.

On trouve vraiment des expressions poétiques et pleines d'humour, quelques exemples : Ciel pommelé et femme fardée sont de courte durée  -  La beauté ne se mange pas en salade.  -  On dirait le bon Dieu qui vous descent en culotte de velours dans l'estomac.  -  Quand les andouilles voleront, tu seras chef d'escadrille.  -  Je te demande pas si ta grand-mère fait du vélo.  -   Crotte de bique à roulettes !  -  Ta bouche, bébé, t'auras une frite !  -  Un petit rien bordé de jaune  -  Tu la craches, ta Valda ?  -  Tu deviendras quelqu'un si les petits cochons ne te mangent pas.  -  Baisse la tête, t'auras l'air d'un coureur !

A également été picoré par Cathulu    

               expressions_de_grands_meres     mots_et_expressions_poubelle

Ma devise, coûte que coûte :

Les mots sont, les mots font, les mots disent
Les mots coulent, les mots roulent sur un fil
Moi, je laisse ces microbes, ces missiles
Aux bavards, aux poètes si possible
...

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13/11/09

Oscar Pill - La révélation des Médicus ~ Eli Anderson

Albin Michel, 2009 - 570 pages - 19€

oscar_pillVoilà un roman que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir !
Oscar Pill est un gamin de douze ans, aux cheveux roux et aux yeux bleus. Il n'a jamais connu son père, mort douze ans auparavant, et sa mère en parle rarement car cela lui cause encore beaucoup de chagrin. Sa vie est tout ce qu'il y a de plus ordinaire, au collège Oscar est un élève brillant mais dissipé, il se bagarre souvent avec une grosse brute, Ronan Moss. Du moins, Oscar n'est pas totalement commun puisqu'il a cette étrange faculté de soigner ses blessures rien qu'en passant la main dessus. Ceci est bien entendu un secret.
L'explication viendra peut-être de sa rencontre avec Berenice Whiters, une gentille mamie en apparence, contre laquelle la mère d'Oscar se heurte aussitôt. Hors de question, du balai, sortez de notre vie. Qui est cette femme ? Elle prétend avoir connu le père d'Oscar, et aujourd'hui elle souhaite inviter le garçon à Cumides Circle pour lui donner un apprentissage intensif de sa réelle condition... Oscar Pill est en fait un Médicus, soit quelqu'un capable de rentrer dans le corps de toutes espèces vivantes pour affronter et combattre les maladies infligées par les Pathologus. Ces derniers sont représentés par le Prince Noir et ses suivants qui veulent dominer le monde en mettant toute l'humanité en danger.
Berenice Withers a donc pour mission de rassembler tous les Médicus existants pour les préparer à la menace imminente. Le redoutable Laszlo Skarsdale s'est échappé du Mont-Noir, la prison où il avait été enfermé depuis treize ans, grâce à l'action héroïque de Vitali Pill.
C'est très tentant pour Oscar, qui brûle de mieux connaître son père, ou qu'on lui parle de lui. Quant à la charge d'être un Médicus lui-même, le garçon est encore trop naïf pour réaliser l'impact que cela représente dans sa vie.
Un roman d'aventure, où l'aventure se passe dans le corps humain ? C'est l'ambition de l'auteur, et c'est plutôt bien trouvé. J'ai beaucoup aimé, en embarquant sans relâche dans les 500 pages menées à un rythme passionnant. Même si j'ai retrouvé une ambiance chère à mon coeur (Harry Potter, pour ne pas le nommer), j'ai aussi savouré ce monde des Médicus, la promesse de l'exploration des cinq mondes (de l'univers digestif pour commencer, des poumons et du coeur, des chromosomes et des gènes, de la reproduction - ça promet ! - et l'univers du cerveau, pour les tomes prochains), les découvertes d'Oscar, les nôtres aussi, sa confrontation avec ses origines, sa famille, ses amis et ses ennemis. Un beau programme en perspective !
Cela fait également fortement penser à Il était une fois la vie, parce que sans être dans une vocation strictement éducative, l'exploration du corps humain est assez surprenante,  l'histoire est divertissante et drôle, mais promis j'arrête les références !
Ce premier roman s'inscrit dans une série de 5 livres au total. Et sous le pseudonyme d'Eli Anderson, on trouve l'auteur Thierry Serfaty ...

> vient d'être lu par Cuné !   

deux adresses, pour en savoir plus et pour s'amuser à attraper un petit canari : le blog de l'auteur et le site Oscar Pill

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12/11/09

Night World 1 : Le secret du vampire ~ L.J. Smith

Michel Lafon, 2009 - 282 pages - 14,95€
traduit de l'anglais (USA) par Isabelle Saint-Martin

nightworldPremier jour des vacances d'été.
Poppy tombe malade et apprend qu'elle a un cancer incurable.
Assommée par la nouvelle, elle accepte que James lui vienne en aide.
Comment son meilleur ami, son ami d'enfance, peut-il réussir là où la médecine s'avoue impuissante ?
Alors, James va lui confier son secret et convier la jeune fille à le rejoindre dans son Monde... peuplé de créatures de la Nuit (vampires, sorcières, loups-garous).
Mais les choses se compliquent, à commencer par la transformation. Par ses conséquences. En agissant ainsi, James a enfreint les Lois de sa communauté - ne jamais révéler son existence et ne jamais tomber amoureux d'un Humain.
Là aussi, c'est un sujet sensible car, en dépit des sentiments éclatants de la jeune fille, James s'est toujours protégé en refusant d'admettre son attachement profond.
Phillip, le frère jumeau de Poppy, veut protéger sa soeur, et naturellement il veut la protéger de James. Jusqu'où est-il capable d'agir pour son bien ?

Après ma première tentative (pour rappel, Vampire Diaries a également été écrit par LJ Smith), je suis maintenant fixée : l'univers de cet auteur n'est pas ma tasse de thé.
La couverture de cette série, également remise au goût du jour alors qu'elle date des années 90, est pourtant jolie et peut suffire pour attirer le lecteur.
Personnellement je n'ai pas accroché. C'est mon point de vue. Je n'y ai pas trouvé de suspense, tout m'est apparu très prévisible, la maladie, la mort et l'issue de secours qui ouvre la porte vers d'autres dangers, ok il y a bien quelques sursauts ici et là pour ponctuer l'intrigue, mais ce n'était pas assez pour me captiver. J'ai trouvé les personnages simples, à l'image de leurs sentiments... chastes, sans saveur, sans surprise. C'est bien le problème, tout est incroyablement simpliste et mou.
Et puis le style de LJ Smith est assez caractéristique, les thèmes pas tellement novateurs, la fin évite tout danger, c'est dommage, mais ce bouquin va néanmoins plaire et trouver son public (cible visée : collège-lycée) parce que ce que je trouve basique va au contraire soulever émotion et palpitation dans le coeur d'autres lecteurs.
Chacun ses goûts, après tout... ;o)

Annoncée avec un total de 10 tomes au compteur, la série Night World est particulière car il n'est pas besoin de lire les livres les uns après les autres. Chaque volume correspond à une histoire différente, le seul point commun est d'y retrouver des créatures appartenant au Night World. Donc, sur les 10 livres, on peut tout lire ou en lire une partie. Ce 1er livre nous a fait connaître Poppy et James, le prochain livre est déjà annoncé : Les soeurs des ténèbres (l'histoire de trois soeurs vampires qui vivent parmi les humains jusqu'au jour où leur frère Ash vient les rechercher pour les ramener au sein de leur communauté, mais au même moment le garçon tombe amoureux d'une amie de ses soeurs).
La sortie française n'a pas encore été communiquée. 

 

> l'avis de Camille, plus enthousiaste   > Ankya et Virginie ont également beaucoup aimé !
(mode *seule au monde* on)

 

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Le Mont des Brumes - Livre 1 : Les Voyages de Théodore ~ Susan Schade & Jon Buller

Bayard jeunesse, 2009 - 248 pages - 14,50€
traduit de l'anglais (USA) par Sidonie Van Den Dries

Au départ, je me suis dit, c'est un trop grand format, il y a trop de pages, presque 250, ma fille n'est pas habituée, ça ne va pas coller. Et j'ai eu tort, car lorsque j'ai commencé à le lire toute seule, je me suis surprise à ne pas relever mon nez avant la dernière page tournée ! J'ai été emballée par cette réjouissante découverte. J'ai été aussitôt convaincue que ma jeune lectrice allait également craquer. Car c'est un livre imaginatif, joliment illustré et au rythme narratif tout simplement captivant.

les_voyages_de_theodore

(présentation de l'éditeur)
Théodore Chipmunk, un jeune écureuil amateur de légendes anciennes, vit heureux dans la Forêt sauvage. Il est convaincu qu'il y a bien longtemps les êtres humains régnaient sur Terre et que les animaux ne parlaient pas ! Un jour, emporté par une inondation, Théodore échoue dans la Cité des Ruines, une grande ville d'où les humains ont disparu depuis la catastrophe qu'ils ont provoquée. Là, vivent d'étranges animaux qui parlent, ainsi qu'une mystérieuse Dragonne servie par des esclaves et protégée par des rats-visons. A peine arrivé, Théodore échappe de justesse à l'un d'eux et se réfugie dans la librairie de Ferdinand, un porc-épic. Bien que fasciné par cet endroit, Théodore aimerait bien rentrer chez lui. L'occasion se présente lorsqu'il fait la connaissance d'Olive, l'ourse intrépide. Cette dernière travaille à la construction d'une machine volante, " un vélocicoptère ", afin de rejoindre les siens au Mont des Brumes...

L'histoire est simple mais admirablement menée.
On suit les personnages avec plaisir, le petit écureuil est un peureux de nature mais au fond de lui il est curieux et rêve d'aventures. Ses rencontres avec Ferdinand le porc-épic, Olive l'ourse ou Brun le lézard sont autant d'instants plaisants, qui relancent sans cesse l'intérêt de l'intrigue. Le tout est raconté de façon drôle, c'est ouvert à l'aventure et à l'imagination, on y trouve également une prise de conscience sur l'environnement car le roman est aussi une fable écologique (on rappelle le mauvais traitement infligé à la planète par les humains, qui ont mystérieusement disparu de la surface terrestre !).
Je m'attendais à davantage de complication lorsque nos joyeux compères décident de se rendre au Mont des Brumes, et finalement la résolution est simple et efficace. Trop facile, peut-être ? Pas tant que ça, car la dernière page est assez cruelle pour relancer le suspense. (Deux autres livres doivent paraître !) Et puis, c'est suffisamment riche en action, le vol en vélocicoptère est une idée facétieuse, puis le parcours du labyrinthe ne manque pas de rebondissements.
Le livre en lui-même est aussi une belle surprise, couverture cartonnée, grand format, jolie jaquette avec des dorures etc. A l'intérieur, l'histoire est un mélange entre la BD et le récit (c'est pratiquement du roman graphique) ; les illustrations sont très belles et complètent le charme rétro de ce livre.
Franchement, je me suis réjouie d'une telle découverte ! J'ai apprécié, ma fille est en train de le lire à son tour et elle est pour le moment ravie. 

dans le même registre, une autre idée de lecture : la trilogie du Royaume d'Outrebrume de M.I. McAllister.

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11/11/09

Lottie Biggs n'est presque pas cinglée ~ Hayley Long

Albin Michel, coll. Bliss, 2009 - 252 pages - 10€
traduit de l'anglais par Dorothée Zumstein
illustration de couverture : Pénélope Bagieu

lottie_biggsLottie Biggs est une adolescente de quatorze ans, bientôt quinze, qui vit à Cardiff, dans le quartier de Whitchurch, avec sa maman, commissaire de police. Lottie a une vie plutôt ordinaire : le lycée, son petit boulot de vendeuse de chaussures et sa meilleure amie Goose. Toutes les deux ont le béguin pour un type nommé Neil Adam, et lorsque celui-ci commence à sortir avec Goose, Lottie va carrément perdre la boule.
Le jour même de son anniversaire, les choses empirent. Entre fous rires et crises de larmes, Lottie Biggs n'est pas simplement jalouse ni atteinte par une crise d'ado aigüe. C'est plus fort et plus sérieux qu'on ne le pense.
Au départ on s'imagine lire un roman de filles, une petite bulle légère, à l'humour déjanté et délicieusement british. On se trompe, car au bout du compte, on pénètre avec sensibilité dans les affres de la maniaco-dépression, une maladie pas facile à gérer, traitée ici avec la délicatesse d'une jeune fille, paumée, de quinze ans. Mais non Lottie Biggs n'est pas cinglée.
Le roman s'organise autour d'un devoir à rendre à son professeur de français, un projet d'écriture personnel, qui ressemble davantage à un journal intime. On y trouve des petits dessins, des confessions pudiques et touchantes, un regard sur elle toujours drôle (les colorations pour les cheveux, par exemple), et même un passage où l'exercice est écrit à la main.
La couverture fraîche et ravissante, signée Pénélope Bagieu, peut induire en erreur. Ce n'est pas qu'un simple roman de poulettes, c'est aussi plus sincère et émouvant qu'en apparence.
Une jolie découverte, qui ouvre la toute nouvelle collection Bliss chez Albin Michel.
D'autres titres sont disponibles : Hollywood starlet de Lola Douglas et Une fille haute couture de Lucy Sweet (parution en janvier 2010).

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10/11/09

Paola ~ Vita Sackville-West

Autrement, 2009 - 80 pages - 12€
traduit de l'anglais par Micha Venaille

paolaPaola est une longue nouvelle, qui date de 1932, et qui nous raconte l'histoire de la famille Godavary à l'heure des funérailles de Noble, l'oncle du narrateur, Gervase. Celui-ci a plus de cinquante ans, il vit à Londres et, depuis trente ans, n'a plus jamais remis les pieds dans sa région natale en Ecosse, fuyant ses racines et plus particulièrement sa famille, une bande de dégénérés rustres et sauvages, incapables de franchise et de passion. Gervase lui-même n'est pas un type brillant, il le reconnaît. Son arrivée à la Grange, la demeure du défunt, ne se passe pas sans un certain souffle d'ennui et de lassitude. Son cousin Austen est agacé, il attend la venue de Rachel, sa maîtresse mariée à un autre cousin, en même temps qu'il trépigne d'en finir avec toute cette histoire. Il est le fils aîné, l'héritier en titre, du moins doit-il composer avec l'épouse en secondes noces de son père, une lady italienne qui n'était autre qu'une paysanne, selon le narrateur, et qui a donné naissance à une fille, Paola. Cette dernière apparaît à Gervase comme une flamme dans la nuit, elle est hautaine, directe, pleine de haine envers les Godavary. Un instant, l'homme se reconnaît en elle. Mais la jeune femme dérange, elle est trop explosive, trop spontanée. Son dédain horripile, comme celui de snober volontairement Michael, le frère de Gervase, qui est raide dingue d'elle. En totale admiration, mais muet, transi, crispé. Bref, un rien perturbe le bon ordre de la maisonnée, nous sommes sur le fil du rasoir et l'ouverture du testament, pense-t-on, sera le point d'orgue de l'intrigue. Que nenni. La suite révélera que cette histoire courte n'est en fait qu'un semblant de cocote minute prête à exploser, et ce de façon inattendue et un brin déconcertante.
Connaissant de nom, simplement, Vita Sackville-West, je la découvre donc à travers ce texte, à travers cette histoire de famille constipée qui fonce droit vers un véritable carnage, et c'est un style impeccable et un ton mordant qui se dévoile. J'ai naturellement aimé.
Le paysage de la vallée écossaise, si admirablement dépeinte, et pas forcément en des termes lyriques, participe également au charme de cette histoire... laquelle est peut-être un peu noire lorsque arrive la dernière page.
Belle tentation.
 

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09/11/09

La promesse de Noël ~ Anne Perry

10-18, coll. grands détectives, 2009 - 185 pages - 10€
traduit de l'anglais par Pascale Haas

la_promesse_de_noelMine de rien, il s'agit du 5ème livre des Petits Crimes de Noël où se retrouvent pour la plupart des hors-série mettant en scène des personnages déjà croisés dans d'autres séries d'Anne Perry. Cette fois, il s'agit du commissaire Runcorn, le supérieur de William Monk. Les fêtes de fin d'année approchent et notre homme est en vacances sur l'île d'Anglesey lorsqu'un crime est commis. Le corps d'une jeune femme, Olivia Costain, est retrouvé sauvagement assassiné dans le cimetière. Elle était la soeur cadette du pasteur du village, c'était une demoiselle charmante et insouciante, qui refusait une par une toutes les demandes en mariage. Serait-ce la raison du crime ? Olivia connaissait son meurtrier, elle a été surprise par lui, ne s'est pas débattue et soudain l'enquête apparaît plus sombre et plus mortifiante pour tous les membres de cette communauté proprette, qui vit recluse sur elle-même. Selon Runcorn, ce n'est pas l'acte d'un fou mais bien la marque d'une haine farouche qu'aurait voué l'un ou l'autre des bons chrétiens d'Anglesey. Sir Alan Faraday est appelé pour résoudre l'affaire, hélas son manque d'expérience n'apaise pas la psychose ambiante. Runcorn, qu'on avait judicieusement mis de côté en le priant de ne pas se mêler des affaires privées de la communauté, est finalement sollicité pour apporter son aide. Et très vite, l'homme va flairer une piste, rencontrer les habitants et discuter tout de go avec eux. Ses questions dérangent et mettent à nu des secrets dont leurs auteurs auraient souhaité ne jamais déterrer. Runcorn n'appartient pas au même monde, celui de la gentry, une vieille connaissance le lui fait bien sentir, mais il a à coeur de boucler ce dossier épineux, surtout depuis qu'une jeune femme veuve, Melisande Ewart, lui a confié tous ses espoirs pour une issue heureuse et diligente.
En fait, je n'ai pas tellement aimé ce livre. A l'image du personnage central (Runcorn), l'ensemble m'est apparu fade, sans flamme et incroyablement mou. Je n'ai même pas frétillé de l'oeil pour suivre l'enquête criminelle, pas été étonnée non plus par l'identité du coupable. L'intrigue sentimentale entre Runcorn et Melisande est un vulgaire détail sans importance. Non, très franchement, je n'ai pas été renversée par cette lecture.
Le roman de l'an dernier, Le secret de Noël, était bien meilleur par exemple !
Néanmoins, c'est un rendez-vous agréable, incontournable pour les lecteurs qui, comme moi, apprécient cette jolie édition à la couverture cartonnée (même si je suis déçue par ce titre, car j'espérais mieux).

> Les autres livres des Petits Crimes de Noël.

 

Posté par clarabel76 à 17:30:00 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
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