16/04/12

Emile est un enfant comme les autres. Presque comme les autres.

Joli coup de coeur pour la nouvelle série de Vincent Cuvellier, illustrée par Ronan Badel - le duo de choc !

C'est décidé. Aujourd'hui, Emile est invisible. À midi, plus personne ne pourra le voir ! Pourquoi à midi ? Parce qu'à midi, maman fait des endives. Des endives ! Mais c'est horrible, les endives !

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Qu'est-ce que j'ai pu rire en lisant cette histoire ! Emile est un petit garçon avec des idées farfelues, qu'il met toujours en application. Après tout, pourquoi se priver ? Il a, par exemple, décidé de devenir invisible et de n'en faire qu'à sa guise. Le plat d'endives ? Peuh, très peu pour lui. Il est invisible, cela veut dire que personne-ne-peut-le-voir ! Mais zut, sa maman possède des rayons X à la place des yeux, rien ne lui échappe mais Emile a plus d'un tour dans son sac. Sûr qu'il croit en son potentiel d'invisibilité... non mais ! 

La fin est absolument désopilante, j'étais bidonnée et je me suis payée le luxe de relire l'histoire plusieurs fois. C'est facétieux, avec un chouette personnage, dont la bouille me donne déjà envie de l'adopter. On croirait un mauvais bougre qui sourit lorsqu'il se brûle... franchement, c'est une lecture extra ! Juste pour rire et en redemander.

Et cela tombe bien, puisque ce sont deux albums de la même série qui viennent de paraître. *bonheur*

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Emile laisse aux autres enfants l'envie d'avoir un chat, un chien ou bêtement un poisson rouge, lui veut une chauve-souris. Et ce n'est pas pour de rire. Ses parents font cependant grise mine et Emile doit négocier. Une chauve-souris, avec ses ailes toutes bizarres, ses yeux noirs, ses petites dents, ses petites griffes, ne représente-t-elle pas une bestiole sympathique ? Ou à la place, il a bien une autre suggestion en tête...

L'histoire, encore une fois, surprend agréablement et nous ravit avec sa fin rigolote. Emile rejoint ainsi le club fermé des héros fétiches, bravo ! 

Emile veut une chauve-souris !  &  Emile est invisible par Vincent Cuvellier et Ronan Badel 
Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2012.  

Ha, ha ! je ne peux pas m'en empêcher... smileyc219

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Lulu et le Brontosaure

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Lulu est une petite fille capricieuse et têtue, qui prend tous ses désirs pour des réalités. Jusqu'à présent, ses parents se sont pliés en quatre pour satisfaire ses exigences, mais la dernière en date s'annonce tellement excentrique qu'ils doivent se résoudre à dire NON. Et là, ils s'exposent à une furie : Lulu hurle et tape du pied comme une folle. Lulu n'accepte pas la résistance, alors elle fait sa valise et part dans la forêt à la recherche de son nouvel animal de compagnie.
Oui, Lulu a pour lubie d'avoir un brontosaure pour son anniversaire. On passera outre l'impossibilité d'une telle opportunité, car Judith Viorst n'en fait qu'à sa tête elle aussi. L'auteur a décidé de raconter sa propre histoire, d'inventer ce qu'elle veut, de faire des entorses au règlement et de modeler ses propres arrangements à sa convenance. Elle est libre, elle le revendique, elle fait d'ailleurs de nombreux apartés dans son récit et c'est ce qui est excessivement drôle et excusable.
Alors on suit Lulu dans la forêt, croisant des animaux sauvages qui veulent la dévorer, mais aussi à la découverte de son nouvel ami, le brontosaure. Celui-ci aussi a bien envie de compagnie, et il va rouler la petite Lulu dans la farine, ça lui apprendra à ne jamais dire SVP !
Cette lecture est fraîche, enthousiasmante, généreuse et farfelue. Les intrusions de l'auteur sont une très bonne idée, comme celle de suggérer pas moins de trois fins au récit. Pourquoi pas ? Le sourire ne nous quitte pas un instant, on pardonne les excès d'humeur de la petite Lulu, le ton ne se veut pas moralisateur non plus, cela permet d'avaler plus doucement la pilule. Les illustrations sont de Lane Smith, c'est différent de ce qu'on connaît de lui jusqu'à présent (C'est un livre ! et L'histoire en vert de mon grand-père), mais c'est parfaitement coordonné avec le ton humoristique, un peu mordant et insolent de l'histoire !
Je connaissais déjà l'édition originale, aussi j'ai été ravie de découvrir que cette collection était maintenant accessible sur le marché français. Convient aussi à la lecture à haute voix.

Lulu et le brontosaure, par Judith Viorst - illustré par Lane Smith smileyc002
Milan jeunesse, 2012 - traduit de l'anglais par Nathalie Zimmermann 

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ABC bestiaire

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Antonin l'âne, Barbara la baleine, Didier le dindon, Florimond le flamant rose, Léon le lapin, Marcel le mouton, Sophie la souris, Théodora la tortue, Victoire la vache, Zadig le zèbre... ce sont une partie des 26 animaux présents dans cet abécédaire particulièrement original : par son choix des prénoms et des espèces parfois peu répandues (qu'est-ce qu'un jabiru ? un narval ? un quetzal ? un unau ou un xérus ?). De prime abord, les jeunes lecteurs risquent d'être décontenancés par cette approche, mais il ne faudrait pas sous-estimer leur curiosité. Et puis la lecture est amusante, elle se présente sous la forme d'une partie de cache-cache au cours de laquelle il faut retrouver les animaux (et les lettres) au fil des pages. Ajoutez les illustrations de Janik Coat et vous obtenez un univers doux et ludique où il fait bon se balader.  

ABC Bestiaire, par Janik Coat (Autrement, 2012)
Gaëlle nous dévoile de très beaux extraits, ICI

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Les Satellites

Ça y est, j’ai compris le secret des jeunes ! … Les jeunes sont des petits satellites qui tournent dans l'espace, en faisant des ronds... C'est pas plus compliqué ! 

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Aurélien est un jeune homme dont l'existence bourgeoise et confortable tend à le gonfler un petit peu, il a besoin de changer d'air. Il décide de trouver une mère adoptive, et pourtant il n'est ni orphelin ni fils endeuillé. Il va donc rencontrer Olivia, la quarantaine, jolie, élégante et exubérante, via une petite annonce dans le journal. Aurélien se fond dans son existence comme un poisson dans l'eau, il est heureux et toujours aussi nonchalant. Sa soeur Nicole manifeste cependant des signes de jalousie, elle découvre alors l'existence d'un autre fils qu'Olivia aurait voulu adopter quelques mois plus tôt. En l'apprenant, Aurélien devient obsédé par ce Michael et se considère soudain comme un second choix qui ne fait rêver personne.

Cette histoire est tout à fait surprenante et raconte l'extraordinaire oisiveté de deux jeunes gens de bonne famille, qui vivent une relation fusionnelle de frère et soeur, et qui se cherchent des buts ou des envies dans la vie, à défaut d'autres choses. Qu'ils cherchent à quitter le cocon familial ou à accepter une demande en mariage sans amour, ils sont la parfaite démonstration d'une jeunesse désabusée et désoeuvrée. Le tableau n'est pas flatteur, et pourtant il ne manque pas de charme. Les illustrations de Claire de Gastold apportent aussi une touche déterminante dans la description du cadre (les détails de leur habitation montrent un lieu baroque et très chargé, mais de toute beauté !). Bref, on suit l'errance du couple avec la sensation fugace d'être dans un film de la Nouvelle Vague. On y découvre l'instantané d'une époque où la jeunesse est en quête d'elle-même. Il y a aussi toute une galerie de personnages secondaires fort attachants! 

Les Satellites, par Alexandre Franc & Claire de Gastold
Gallimard, coll. Bayou, 2012 

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14/04/12

Grou !

Michel est un enfant comme les autres ... à deux détails près. D'une part, il a l'apparence d'un monstre avec les yeux de son papa ET de sa maman. D'autre part, il ne connaît en tout et pour tout qu'un seul mot passe-partout : "Grou !". 

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Encore un titre de la collection BD Kids à conseiller : cette série humblement intitulée Michel promet de belles heures de lecture, même si elles sont toujours trop courtes, on peut toutefois compenser par la relecture... Ce tome 1 réunit les 6 premières histoires de Michel, qui est un petit monstre poilu et dont le vocabulaire n'est pas très étendu. C'est le fils chéri de ses deux parents, Ronique sa mère et Fréjus son père. Son meilleur pote s'appelle Tanatus. Michel adore les chaussures grillées, tartinées de confiture. Et il a une aversion pour le Funky Freddy Cola. Voilà grosso-modo pour la présentation du personnage. C'est un livre qui se lit avec délice et facilité, c'est un recueil d'aventures toutes simples, mais terriblement drôles, dans le genre absurde. Le dessin est très épuré, pour coller à l'esprit sans chichi que je chéris. Une philosophie pour résumer cette rencontre : fendons-nous la poire ! J'adore, forcément.

Michel, tome 1 : Grou ! Par Dewi Noiry, Pauline Pinson, Ivan Rabbiosi
BD Kids, 2012 

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« Ma tache à moi… »

Dans la famille Ours de Fadélie, de père en fils et de mère en fille, on a 54 taches, pas une de plus, pas une de moins. Sauf pour le petit frère… Bélem, 53 taches. Avec sa tache en moins, il va à l’école le matin seulement. L’après-midi, c’est pour les oursons qui ont toutes leurs taches. Les autres, les « moins-une-tache » et les « taches-en-trop » rentrent chez eux ou se retrouvent dans les squares quand il fait beau.

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Encore un album magnifique, écrit par Céline Sorin et illustré par Célia Chauffrey. C'est une histoire sur la différence, sur l'amour des parents, sur le handicap et sur la tolérance. De façon très poétique, cela nous raconte que notre place dans le monde dépend aussi du regard qu'on pose sur lui. Dans l'histoire le petit Bélem sait qu'il n'est pas comme les autres, mais il sait aussi que sa tache manquante est partout, dans ce qui brille autour de lui, dans ce qu'il aime et dans ce qui est bon. C'est une histoire subtile, attachante, où l'on peut y lire ce qu'on a envie d'y trouver entre les lignes. J'aime beaucoup cette finesse dans l'écriture, et surtout les illustrations sont un pur enchantement !

le blog de Célia Chauffrey : http://celia-celiachau.blogspot.fr/

Matachamoua, par Céline Sorin et Célia Chauffrey (Pastel, 2012)
également à l'origine de : Hibiscus   

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13/04/12

“Heroes are made by the paths they choose, not the powers they are graced with.”

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Un an plus tôt, Nikki Beckett a disparu de la circulation, en bouleversant la vie de ses proches. Elle réapparaît au bout de six mois, sans toutefois révéler qu'elle revient de l'Enfernité (un monde parallèle où des âmes en peine sont attirées, car leurs émotions servent de nourriture aux habitants). Nikki ne dispose que de six mois pour se racheter et faire ses adieux correctement. Il y a an, elle était naïve et amoureuse, mais elle a cru tout perdre et a voulu effacer sa douleur, sauf que cette solution avait un prix. Aujourd'hui sa vie ne lui appartient plus, elle est liée à Cole, même si elle est de retour pour Jack.

On plonge tout de suite dans l'ambiance dès le premier chapitre, ce roman est d'une beauté sombre et émouvante, c'est prenant, quelque peu accablant, mais franchement c'est fascinant. Nikki est un personnage dévasté, qui se débat avec son histoire, en même temps qu'elle cherche à trouver une solution car elle est toujours attirée par Jack et veut sauver leur histoire. C'est grâce au principe du va-et-vient qu'on découvre leur idylle, tellement craquante, et même si le temps a passé et brisé leurs belles illusions, on découvre aussi que les sentiments ne sont pas complètement éteints, il n'y a que les doutes et la peur qui demeurent à la surface. Jack est un garçon adorable, il a été blessé par le départ de Nikki et il est bouleversé par son retour, ses émotions sont toutes chamboulées, on le comprend, de son côté Nikki ne sait plus si elle doit le préserver ou leur accorder cette fameuse seconde chance (parce que son temps est compté !). Le couple est face à une impasse, mais c'est plus fort qu'eux.

Et puis il y a Cole. C'est lui le mauvais garçon, il est guitariste dans un groupe de rock, il a une moto, il traîne dans les clubs, il dragouille sans vergogne et il a une influence sur Nikki. C'est un Enfernaute, il cherche à l'entraîner avec lui, il la veut à ses côtés mais l'histoire n'explique pas tout. A sa façon, lui aussi exerce une séduction au goût d'interdit, c'est palpable mais indéfinissible. En somme, ce roman est tout simplement envoûtant. Avec son ton doux-amer et son romantisme désabusé, il nous dévoile une intrigue qui ne fait pas dans la dentelle. Car plus on avance dans l'histoire, plus le compte-à-rebours nous saute à la gorge. Le dénouement paraît soudain si fatal, franchement attendez-vous à avoir le coeur pris en étau. Personnellement j'ai adoré, je suis impatiente d'en savoir plus car c'est inhumain de nous abandonner sur ces notes de tristesse !

Enfernité, par Brodi Ashton smileyc002
Milan, coll. Macadam, 2012 - traduit de l'anglais (USA) par Jacqueline Odin. 

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12/04/12

❦ La Sélection ❦ Kiera Cass

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Le royaume d'Illéa organise un grand jeu télévisé, la Sélection, qui consiste à inviter au palais 35 filles, âgées d'au moins seize ans et issues de différentes castes, afin de gagner les faveurs du prince héritier, Maxon. Parmi les candidates, se trouve America Singer. Elle participe à ce show grotesque sous l'impulsion de sa mère, terriblement ambitieuse, et de son amoureux secret. Mais celui-ci est pris d'un accès d'orgueil et décide de rompre tout contact avec la jeune fille, lui accordant ainsi toutes ses chances pour réussir. C'est donc le coeur brisé et amer qu'America entame la compétition, ses intentions sont claires : elle est là par souci d'apporter un confort matériel à sa famille, pour manger à sa faim et non pour conquérir un titre de gloire. Et c'est sans prétention, mais avec autant de naturel et de conviction, qu'elle expose ses intentions au prince, lors de leur tout premier rendez-vous !

Ce que j'ai essentiellement apprécié, dans cette histoire, c'est bien évidemment la relation teintée de complicité et d'écoute qui se crée entre America et Maxon. C'est tout simplement adorable. Lui est d'abord perçu comme un garçon renfermé et coincé, alors qu'il est curieux, charmeur et enchanté de partager ses opinions avec une personne de confiance, en l'occurence America. Cette dernière est la grâce personnifiée, même si elle manque d'assurance, elle semble découvrir jour après jour son potentiel de séduction, mais n'en fait pas étalage non plus. Cette modestie est appréciable, parce qu'on partage très vite ses sentiments, sauf en ce qui concerne son premier grand amour qui lui a mis le coeur en miettes. A ce sujet, America fait preuve de grande sottise, ce qui aurait légèrement le don de nous agacer. 

L'histoire fait un peu conte de fées, avec son cadre enchanteur et son prince charmant, le jeu télévisé n'est pas tellement mis en avant, par contre on commence à découvrir un aspect politique qui dévoile les failles de cette cage dorée (des renégats font des attaques répétées et violentes dans l'enceinte du palais). J'ai aussi apprécié l'idée de départ de cette dystopie : les USA, trop endettés envers la Chine, n'ont pas su rembourser leurs dettes et ont subi une invasion qui a donné lieu à une nouvelle nation baptisée l'Etat américain de Chine. La révolte viendra bien des années après, d'où la naissance d'Illéa. Plausible, non ? Je n'ai pas ressenti la moindre pointe d'ennui, le roman se lit très vite, on en ressort avec une sensation d'avoir partagé un agréable moment, de s'être familiarisée avec les lieux et les personnages avec une étonnante facilité. C'est comme une petite musique à l'oreille, elle ne nous quitte pas, elle n'est pas dérangeante et on s'y habitue très vite en regrettant la chute des dernières notes. Ce roman à la couverture sublime est donc un pur moment de délectation, il me tarde de lire la suite !

La Sélection, par Kiera Cass smileyc002
Robert Laffont, coll. R, 2012 - traduit de l'anglais (USA) par Madeleine Nasalik 

11/04/12

The only good angel is a dead angel.

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En acceptant de lire l'avenir d'une fille de son lycée, Willow ne s'imaginait pas une seconde que son existence allait basculer dans une course-poursuite avec un assassin à ses côtés et une bande d'anges insatiables à ses trousses. En effet, en découvrant le secret de Beth Hartley, Willow s'attire les foudres des responsables de l'Eglise des Anges, un mouvement sectaire secrètement mis en place par des anges eux-mêmes, ces derniers étant venus sur Terre pour se nourrir de l'énergie humaine. En révélant ses pouvoirs, Willow s'avère une arme de destruction contre ces créatures. Nécessité faisant loi, il faut qu'elle déguerpisse de Pawntucket !
La vie de l'adolescente plonge donc dans l'horreur absolue, et pour sauver sa peau, elle accepte de suivre un type dont elle ignore tout et qu'elle ne supporte pas. Alex est un tueur à gages, il appartient à une branche spéciale de la CIA. Sa dernière mission consistait à éliminer la jeune fille, mais de troublantes révélations ont remis en cause ses convictions et sa motivation.
L'histoire s'engage sur plus de 500 pages à avaler du bitume et à tuer le temps dans des chambres de motel ou dans une cabane perdue dans les montagnes. L'alternance de rythme, entre l'action folle et les temps morts à essayer d'élaborer une stratégie de repli puis de riposte, permet d'apporter un certain équilibre au récit. C'est franchement très agréable à suivre, il faut dire aussi que l'alchimie du couple est tellement juste et quasi parfaite qu'il m'était impossible de ne pas craquer.
Cette lecture est à considérer sans prétention, juste dans le dessein de passer un bon moment avec des personnages attachants. J'ai été entraînée dans cette aventure palpitante, suivi avec intérêt la lente éclosion amoureuse des deux tourtereaux et senti mon coeur palpiter un peu plus fort au tempo des trépidations de l'intrigue. La recette est facile, mais efficace. Je suis impatiente de lire la suite !

Angel, par L.A. Weatherly smileyc002
Gallimard jeunesse, 2011 - traduit de l'anglais par Julie Lafon 

Sous le pseudonyme de Titania Woods, L.A. Weatherly est aussi l'auteur de la série L'Ecole des Fées en Folio Cadet (ma fille a lu les premiers tomes il y a quelques années, avant de se juger trop grande pour la suite). 

10/04/12

The Force- always may it be with you.

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Ce petit livre est une perle d'humour, dont la ligne directrice se résumerait à ceci : comment Maître Yoda a sauvé la vie d'un petit groupe de ratés. L'approche est farfelue, mais ne manque pas de singularité. Dennis, qui n'a pas peur du ridicule, arrive à l'école avec une marionnette de Yoda en origami qu'il porte au bout du doigt. Il prétend que son Yoda détient un vrai pouvoir, qu'il suffit de l'interroger pour régler vos soucis. Outre l'aspect extravagant, c'est aussi la meilleure façon d'aborder les sujets fâcheux (être ou ne pas populaire, aborder une fille, ne pas planter son interro, devenir un champion de sport...), tout en distillant un brin de fantaisie. C'est imparable : on s'attache au petit groupe des six copains et on s'amuse des situations les plus grotesques qu'ils rapportent (le livre se présente comme un journal, avec les témoignages de tous les acteurs, parce qu'il y a une volonté d'expérience scientifique là-dessous). L'idée est franchement géniale, j'ai beaucoup rigolé et j'attends la suite, avec Dark Vador, en me réjouissant d'avance !

Didn't Gandalf say "With great power comes great responsibility"? (If it wasn't Gandalf, maybe it was Thomas Jefferson. Or Spider-Man's uncle.)

L'étrange cas origami Yoda, par Tom Angleberger smileyc002
Seuil jeunesse, 2012 - traduction par Nathalie Zimmermann 

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